L’AMF met lourdement à l’amende la galaxie Novaxia
L’Autorité des marchés financiers a infligé plusieurs amendes d’un montant total de 680.000 euros à différentes sociétés du groupe Novaxia et à son dirigeant Joachim Azan, selon une décision de la commission des sanctions adoptée le 19 novembre et publiée ce jeudi sur le site internet de l’AMF. La société de gestion spécialisée dans l’immobilier, Novaxia Investissement, ex-Novaxia AM est sanctionnée à hauteur de 300.000 euros, un montant inférieur aux 500.000 euros requis en octobre. La commission des sanctions a infligé un avertissement et une amende du même montant en revanche à Joachim Azan, le triple des 100.000 euros demandés le mois dernier. Trois autres sociétés sont condamnées à des amendes cumulées de 80.000 euros.
L’AMF a relevé de nombreux manquements entre 2014 et 2018, tels que des lacunes dans la gestion des conflits d’intérêt entre les différentes sociétés du groupe et concernant les investissements personnels de son dirigeant; le non-respect des limites de frais annoncés dans les prospectus des fonds; ou encore le non-respect des obligations en matière de commercialisation des produits.
L’autorité a également caractérisé «le manque de diligence et de loyauté à l'égard de la mission de contrôle» chez Novaxia, mais aussi un manquement d’entrave pour les sociétés tierces Novaxia Sarl, Novaxia Gestion et Novaxia Finance, ce qui fait l’originalité de cette affaire.
La commission des sanctions «a estimé que les demandes des contrôleurs, circonscrites quant à leur objet et la période couverte, relevaient des nécessités du contrôle compte tenu de l’intensité des liens capitalistiques unissant les différentes sociétés du groupe Novaxia et du caractère très étroit de leurs relations d’affaires», selon un communiqué. Elle a jugé que le secret des affaires invoqué par ces trois sociétés pour justifier leur refus de transmettre leurs données comptables, «n’était pas opposable dans le cadre d’un contrôle de l’AMF.»
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
GIC acquiert les murs de 35 magasins Carrefour en France et en Espagne
Le fonds souverain de Singapour intervient via une coentreprise immobilière avec Atrato, pour une valeur nette vendeur d'environ 290 millions d'euros. -
CBRE nomme sa responsable des investissements immobiliers en industriel et logistique
Valérie Spira succède à François-Régis de Causans à compter du 1er janvier 2027 et pilotera l’activité Investment Properties Industriel & Logistique en France.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
Liste de coursesNouveau nucléaire : les six verrous à lever d’ici à la fin de l’année
Face aux exigences tatillonnes de Bruxelles et aux impératifs budgétaires, le gouvernement et l'électricien jouent gros pour lancer la construction des nouveaux réacteurs -
LézardesBudget de la Sécurité sociale : des fondations fragiles
L'exécutif est-il trop optimiste dans ses prévisions macro-économiques ? L'exemple du dérapage cette année souligne la sensibilité du sujet -
ExpertiseComment le Conseil des prélèvements obligatoires entend éclairer en direct le débat budgétaire
L'organe d'experts considère que la baisse de la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur les très grandes entreprises, exceptionnelle, va dans le bon sens. Il défend aussi le coup de rabot sur le régime d'apport-cession, ou la baisse de l'abattement fiscal des retraités