JPMorgan poursuit la grande réorganisation de ses effectifs
Vague de départs chez JPMorgan. La première banque américaine sur le plan des actifs va supprimer plus de 5.000 postes d’ici à l’année prochaine, soit 2% de ses effectifs, rapportaient jeudi soir le Wall Street Journal (WSJ) et l’agence Bloomberg. Le groupe dirigé par Jamie Dimon consolide son support au niveau du back-office, réduit le nombre de collaborateurs affectés aux crédits hypothécaires sur fond de baisse des volumes et diminue également le nombre de guichetiers en raison d’un recours croissant aux canaux automatisés.
Son réseau comporte encore 5.570 agences. Une agence type devrait perdre deux guichetiers et accueillir un conseiller financier. «C’est moins cher pour nous et bon pour les clients», a déclaré Jamie Dimon mercredi lors d’une conférence à New York.
JPMorgan, qui comptait 214.145 employés fin mars, avait indiqué en février qu’il entendait contracter ses dépenses de 4,8 milliards de dollars dans ses divisions de banque de détail et de banque d’investissement. Selon un document réglementaire déposé en avril, la banque avait déjà supprimé quelque 6.000 postes sur une période de douze mois close fin mars. Tous les grands métiers du groupe sont concernés par cet effort, y compris la gestion d’actifs et les services aux entreprises. Selon une source citée par le WSJ, les employés affectés aux fonctions de «contrôle» seront également touchés, la banque comptant réduire la voilure dans un domaine qui a grandi dans des proportions conséquentes au cours des dernières années.
Sur les 5.000 supressions de postes projetées, 1.000 d’entre elles auraient déjà été réalisées. Ces suppressions ne signifient pas pour autant que les effectifs de la banque vont continuer à décroître puisque JPMorgan recrute quelque 40.000 personnes chaque année pour combler des postes vacants. Elles montrent en tout cas que l'établissement reste focalisé sur la maîtrise de ses coûts.
Son PDG Jamie Dimon veut ainsi donner des gages, alors que les conditions de son maintien ne sont pas du goût de tous. Le plan de rémunération des dirigeants a rencontré une vive opposition lors de l’assemblée générale la semaine dernière, 38,1% des votes étant contre. Mercredi à New York, Jamie Dimon s’est en violemment pris aux actionnaires «paresseux» qui suivent les recommandations des cabinets de conseil en vote ISS et Glass Lewis, les qualifiant d'«irresponsables».
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