Goldman Sachs renoue avec une structure de direction bicéphale à Paris
Goldman Sachs se dote d’une nouvelle direction en France et renoue avec une structure bicéphale. A compter de janvier prochain, Philippe Altuzarra et Laurent Lellouche prendront la tête du bureau parisien, comme l’indiquait hier Les Echos. Ils remplaceront à ce poste Jean Raby, nommé à la direction de la banque d’affaires américaine à Moscou, à compter de la mi-janvier.
«Cette structure de direction constitue presque la norme, plutôt que l’exception, chez Goldman Sachs», relève Jean Raby, qui codirigeait auparavant l’entité parisienne avec Shahriar Tadjbakhsh jusqu’au départ de ce dernier début 2010 pour devenir COO de la division Investment Banking de Goldman Sachs à Tokyo. En France, la direction a été dans le passé assurée par différents tandems, à l’image de celui constitué par Sylvain Hefes et Reuben Jeffery dans les années 1990 ou de celui composé par Philippe Altuzarra et Jean-Luc Biamonti au tout début des années 2000.
Ce mode de direction existe au-delà des frontières hexagonales, tel le tandem Michael Sherwood et Richard Gnodde, qui sont codirigeants de Goldman Sachs International. Jean Raby rejoint par ailleurs Chris Barter pour diriger la banque en Russie. «Ma nomination s’inscrit dans la logique de développement de Goldman Sachs vers les pays de la zone Bric, appelés à une forte croissance», indique Jean Raby.
Dans le cadre de ce nouveau tandem parisien, Philippe Altuzarra, qui retrouve une fonction occupée par le passé après un passage par Londres pour couvrir les clients européens de Goldman Sachs, prendra la direction des activités de banque d’affaires. Laurent Lellouche, nommé associé, s’occupera des activités de marché.
«Il s’agit d’une segmentation naturelle entre activités de conseil et de marché. Ces nominations n’impliqueront pas de réels changements au sein de la structure parisienne», souligne Jean Raby. Parallèlement, «les effectifs sont restés relativement stables au cours des douze derniers mois», poursuit le dirigeant. L’équipe parisienne compte une douzaine de «managing directors» pour un effectif global d’une petite centaine de postes.
Après une année 2010 marqué par un environnement difficile et volatil, «nous nous montrons raisonnablement optimistes en 2011 sur notre activité en Europe, dans la perspective d’une reprise de l’activité économique et des performances sur les marchés actions», indique Jean Raby.
Plus d'articles du même thème
-
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
Good Value for Money anticipe un taux moyen de 2,90% pour les fonds en euros en 2026
Dopés par la hausse des taux obligataires, les fonds en euros devraient offrir un rendement moyen proche de 3% en 2026 et creuser encore plus l'écart avec le Livret A. -
Les actions américaines sont préférées aux européennes pour la fin de l'année
Le S&P 500 pourrait grappiller 2,4% et les indices européens sont attendus au même niveau que fin juin, tandis que le Nikkei marquerait légèrement le pas.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable