Eurazeo en négociation pour la cession de la moitié de son immobilier
Eurazeo a annoncé aujourd’hui que sa filiale ANF Immobilier, dont elle détient 51,6% du capital, avait reçu deux offres pour la reprise de la moitié de son portefeuille immobilier. La société d’investissement précise que ces deux offres, portant sur des parties distinctes du parc immobilier d’ANF Immobilier, s'élèvent au total à près de 817 millions d’euros. «Notre filiale ANF Immobilier a annoncé ce matin avoir reçu deux offres s'élevant au total à 817 millions d’euros et portant sur 52% des actifs de la société», a fait savoir Philippe Audouin, le directeur financier d’Eurazeo, lors d’une conférence téléphonique.
La première offre, émanant d’un consortium composé de Foncière des Murs et de La Française REM, porte sur les murs d’hôtels de la chaîne B&B et s'élève à 503,5 millions d’euros. La seconde, déposée par le britannique Grosvenor, porte sur le parc immobilier lyonnais d’ANF Immobilier et s'élève quant à elle à 313,1 millions d’euros. «Les ventes pourraient se réaliser dans le courant du mois de novembre 2012», précise Eurazeo dans un communiqué.
La société d’investissement indique par ailleurs avoir dégagé un actif net réévalué (ANR) de 51,7 euros par action à fin juin, en progression de 5,7% par rapport à fin décembre. Cependant sur le premier semestre, sa perte nette s’est creusée et atteint 126,6 millions contre une perte de près de 100 millions un an plus tôt. Sur la période, son chiffre d’affaires ressort à 2.129,4 millions d’euros, en hausse de 1% par rapport à l’an dernier.
Le directeur financier d’Eurazeo n’a toutefois pas été en mesure de confirmer son objectif d’atteindre un actif net réévalué par action de 100 euros à l’horizon 2015. «Pour l’instant, nous n’avons pas d'éléments nouveaux sur ce point-là. Nous referons un point en fin d’année, a déclaré Philippe Audouin. La perspective de l’ANR dépend de l'évolution des business plans des sociétés. Faire un business plan dans une société est un lourd travail».
Plus d'articles du même thème
-
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène. -
Google fait son grand retour dans la compétition aux modèles d’IA de pointe
Google a lancé, jeudi 1er octobre, un nouveau modèle d'IA haut de gamme, Gemini 4 Argon, testé par quelques partenaires de confiance. Avec Anthropic et OpenAI, tous rivalisent sur la puissance de leurs outils d’IA, alors même qu'ils appellent publiquement à la modération.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Choix publicsLe budget de la défaite
Le budget 2027 n’échappe pas à la règle : une fois encore, les discours simulent la rigueur gestionnaire alors que l’exercice laisse croître la dépense -
Royaume-Uni : le soutien croissant des Britanniques à l’UE peut-il rebattre les cartes du Brexit ?
Plusieurs enquêtes récentes montrent qu’une part importante des Britanniques est désormais favorable à un retour dans l’Union européenne. Alors qu’Andy Burnham envisage ouvertement une nouvelle adhésion, une telle perspective nécessiterait de longues négociations, sans garantie pour Londres de retrouver les dérogations dont il bénéficiait avant le Brexit -
Guerre au Moyen-Orient : à court de missiles, l’Amérique découvre les limites de sa puissance
En sept mois de guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont largement puisé dans leurs stocks d’intercepteurs. Pensé pour protéger les alliés américains au Moyen-Orient, le système THAAD illustre aujourd’hui les difficultés de l’industrie de défense américaine à soutenir, sur la durée, une guerre de haute intensité