Astorg Partners s’apprête à prendre le contrôle de Metrologic
L’appétit des fonds de capital investissement pour les éditeurs de logiciel ne se dément pas. Astorg Partners vient d’annoncer qu’il s’apprêtait à boucler le rachat de Metrologic. Après quatre ans passés avec Carlyle, la société spécialisée dans les logiciels de mesure 3D deviendra le sixième investissement du fonds V d’Astorg (1,05 milliard d’euros levés en 2011 et désormais investis à 75%) après Linxens, Kerneos, Megadyne, M7 et Sebia.
Le rachat, une offre préemptive alors même que Carlyle se préparait à lancer des enchères ouvertes, a été signé début février et valorise la société de Meylan (près de Grenoble) entre 200 et 250 millions d’euros, ce qui correspond à un multiple compris entre 10 et 12 fois l’Ebitda. «C’est une belle valorisation mais cela n’a rien d’excessif par rapport à ce que l’on observe dans le secteur du logiciel depuis quelques temps», observe un professionnel. A titre de comparaison, Bridgepoint avait racheté eFront plus de 15 fois son Ebitda en fin d’année dernière.
Astorg était conseillé par Bryan Garnier et Carlyle par Arma Partners. Un financement de plus 100 millions d’euros – levier autour de cinq fois l’Ebitda - composé d’une tranche senior et d’une tranche mezzanine (pour un peu plus d’un quart du financement) a été mis en place. Il est qualifié d’«agressif» par certains professionnels de marché.
«Comme la société présente des revenus très récurrents, le financement a attiré beaucoup d’intérêt de la part des prêteurs, ce qui nous a permis d’obtenir de très bons termes financiers», explique Stéphane Epin, membre de l’équipe d’investissement d’Astorg. «Pour la dette senior, nous avons choisi de mettre en place un club deal avec cinq banques (CIC, GE, HSBC, Bank of Ireland, Babson), afin de nous assurer une certaine flexibilité», précise-t-il. La tranche mezzanine a été mise en place avec Partners Group et MezzVest. La société profite en outre de son exposition à l’international et d’une position de leader sur son marché. Son Ebitda est passé de 14 à 20 millions d’euros en quatre ans.
En 2011, Carlyle avait acquis 62% du capital de Metrologic auprès de ses fondateurs, à un prix valorisant l’ensemble des actions de la société autour de 152 millions d’euros. Compte tenu des 60 millions d’euros de trésorerie, la valeur d’entreprise ressortait alors entre 90 et 100 millions d’euros. Deux offres publiques avaient suivi, en 2011 et 2012, la deuxième se soldant par un retrait de la cote.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant