Un accord se dessine sur les règles de Bâle
Stefan Ingves, président du Comité de Bâle, et Mario Draghi, président de la BCE et du Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), tiendront une conférence de presse le 7 décembre sur les règles bancaires Bâle 3, ou Bâle 4 comme les surnomme le secteur bancaire. L’invitation, envoyée ce vendredi, laisse présager l’annonce d’un accord sur la finalisation des nouvelles règles prudentielles après des négociations qui ont décalé d’un an le processus. Le GHOS, instance de direction du Comité de Bâle, n'était pas censé se réunir tant qu’un accord n’aurait pas été conclu de manière informelle.
Le représentant de l’Allemagne dans les négociations, Andreas Dombret, a déclaré la semaine dernière que le Bundesbank et l’autorité allemande des marchés financiers, la BaFin, soutenaient, malgré des réticences, la dernière proposition de compromis, ce qui laissait la France isolée et sous pression. Le compromis en discussion verrait l’instauration d’un plancher sur le niveau de fonds propres imposé aux banques utilisant des modèles internes. Cet «output floor» serait fixé à 72,5% du calcul des actifs pondérés du risque par la méthode standard.
Début novembre, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, avait posé les conditions auxquelles un accord serait acceptable: le paquet Bâle 3 ne devrait pas forcer les banques à réaliser des augmentations de capital dédiées, ni remettre en cause le financement de l’immobilier et des PME. Les Etats-Unis devraient par ailleurs s’engager à appliquer les nouvelles normes sur le calcul des risques des activités de trading des banques (FRTB).
«S’il advenait que le Comité de Bâle est incapable d’atteindre un compromis sans le floor, alors des actions appropriées devraient être prises au niveau européen pour en mitiger les dommages pour l'économie réelle», a indiqué dans un communiqué la Fédération bancaire européenne (FBE). Le lobby bancaire a réuni vendredi un conseil en présence de Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, en charge de la réglementation financière.
Plus d'articles du même thème
-
Les lignes bougent dans les projets éoliens aux Etats-Unis
Alors qu’un tribunal fédéral a ordonné à l’administration Trump de lever le gel afférent à l’examen de parcs terrestres, RWE se désengage à son tour de l’éolien en mer dans ce pays. -
Londres dévoile sa base de données consolidée sur les actions
La Financial Conduct Authority a publié le 31 juillet une consultation sur son projet de «consolidated tape», destiné à accroître la transparence et l'attractivité du marché des actions britanniques. -
Les défauts publicitaires des sociétés de gestion sont détectés par l’IA en Espagne
L'intelligence artificielle, utilisée par le régulateur espagnol, a permis de détecter des irrégularités chez dix sociétés de gestion.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Etats-Unis : Todd Blanche, ancien avocat de Donald Trump, confirmé à la tête du ministère de la Justice
Le Sénat américain a approuvé samedi 8 août, par 50 voix contre 49, la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice. Ancien avocat personnel de Donald Trump, il occupait le poste par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril -
L'ONU s'apprête à renouveler son contrat avec Palantir malgré les inquiétudes sur la protection des données
Le Programme alimentaire mondial finalise un nouvel accord de cinq ans avec l’entreprise américaine Palantir. Un audit interne de 2025 avait pourtant relevé des lacunes dans la gestion des risques et de sérieuses inquiétudes concernant la protection des données -
Affaire Lyhanna : l'audit recense des enquêtes sur les violences sexuelles sur mineurs « perdues » dans toute la France
Des procédures introuvables, des milliers de dossiers non signalés aux parquets et des enquêteurs débordés ou insuffisamment formés : un état des lieux réalisé après la mort de Lyhanna révèle de graves défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs