Standard & Poor’s vient saluer le chemin parcouru par Scor
A moins d’une semaine de l’ouverture des Rendez-Vous de Septembre à Monte-Carlo, qui marquent traditionnellement l’ouverture de la période des renouvellements des traités de réassurance, c’est une très bonne nouvelle pour Scor. Standard & Poor’s vient de porter la note de solidité financière du réassureur de «A+ perspective positive» à «AA- perspective stable». Un long chemin parcouru par le groupe français qui était noté «BBB+» en juillet 2003 et «A» en mars 2009. Scor est noté «A» par AM Best, «A1» par Moody’s et «AA-» par Fitch.
Dans une note, S&P cite comme appui à sa décision le fait que Scor «a démontré sa très forte position concurrentielle par la bonne résistance de la tarification et de la rentabilité technique de son portefeuille P&C, et a renforcé sa position de chef de file sur le marché de la réassurance vie aux Etats-Unis». Sur un marché de la réassurance en phase de consolidation, le groupe a défendu ses positions «grâce à une gestion prudente du risque et à une discipline tarifaire», ajoute l’agence de notation. Sa marge technique en réassurance vie s'établit ainsi à 7,1% au titre de 2014, contre 7,2% en 2013. Le groupe est également parvenu à améliorer son ratio combiné en non-vie à 89,5% l’an dernier, contre 91,4% l’année précédente.
La stratégie du plan «Optimal dynamics», qui consiste à élargir la franchise en vie (au travers notamment des solutions financières) et à se différencier en P&C, porte ses fruits. Avec une croissance des primes brutes émises de 10% sur la même période et un résultat net de 509 millions d’euros l’an dernier, S&P juge Scor en mesure de maintenir une forte capacité bénéficiaire sur les deux prochaines années avec un niveau de capital élevé. Son rendement des fonds propres est attendu dans une fourchette de 9% à 10%, tandis que son bénéfice net ajusté devrait se maintenir en moyenne au-delà des 550 millions d’euros.
Le PDG du groupe Denis Kessler doit faire demain un point sur sa stratégie à l’occasion d’une journée investisseurs, à un an de la fin de son plan triennal. Dans une note publiée début septembre, Fitch a souligné le fait que «les grands réassureurs tier 1 avec de solides franchises et positions de marché [sont] les mieux placés pour s’adapter et tirer parti du paysage changeant de la réassurance».
Plus d'articles du même thème
-
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques. -
Kering peine à voir le bout du tunnel pour Gucci
Si les revenus du groupe de luxe ne sont qu'en léger recul au 3e trimestre, la trajectoire de la marque italienne se dégrade de nouveau. Luca de Meo, le directeur général de Kering, réclame de la patience. -
Nokia plonge en Bourse malgré de bons résultats
L’équipementier finlandais a doublé son bénéfice net au troisième trimestre. Entre les prises de bénéfices et les inquiétudes sur les perspectives, les investisseurs ont vendu le titre qui a perdu 10% en Bourse.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres -
Stéphane Carcillo : « Anticiper la hausse du smic n’est pas une bonne idée »
L'économiste pointe le risque d'une smicardisation accrue face à cette demande syndicale