Nordea et DNB font fi de la chute du Brent
Jusque-là tout va bien pour les banques nordiques, qui ne se déclarent que très faiblement impactées par la faiblesse du prix du pétrole. «Nous publions pour 2014 un résultat solide avec des revenus stables, une réduction des coûts, et une amélioration de la qualité du crédit, malgré un environnement difficile marqué par une croissance faible, des taux bas et des tensions géopolitiques grandissantes», a résumé Christian Clausen, directeur général de Nordea, mercredi.
La plus grande banque des pays nordiques affiche un résultat net de 877 millions d’euros au quatrième trimestre, contre 773 millions un an auparavant et alors que les analystes attendaient 842 millions en moyenne. A l’annonce des résultats, le titre a connu sa plus forte hausse en trois ans à la Bourse de Stockholm. La banque suédoise va verser un dividende en hausse de 44%, à 0,62 euro par action pour 2014. Le résultat net pour l’année 2014 s’élève à 3,3 milliards d’euros, en augmentation de 7% sur un an.
Nordea précise dans une adresse aux investisseurs que son exposition directe au pétrole représente approximativement 2% de l’exposition totale du groupe. «L’exposition directe est limitée», corroborent les analystes de Créditsights. La faiblesse des prix du pétrole aura probablement un impact négatif sur l’économie norvégienne, indique toutefois Nordea, alors que cette économie contribue à hauteur de 12% au résultat d’exploitation du groupe en 2014.
Christian Clausen estime que le risque de voir les pertes sur les prêts augmenter dans les prochaines trimestres est limité, dans la mesure où le portefeuille de clients concerné se compose de grandes entreprises bien capitalisées et plutôt résilientes à ces niveaux du cours du Brent. «Nous allons continuer à suivre avec attention tout signe de détérioration des activités de Nordea en Russie et dans le pétrole», indiquent toutefois les analystes crédit de BNP Paribas.
Mardi, le directeur général de DNB, la plus grande banque norvégienne, a également indiqué que la faiblesse des prix de l’or noir n’affectait pas son portefeuille de crédit, même si les analystes de Morgan Stanley considéraient récemment que cette banque est l’une des plus exposées aux compagnies pétrolières. «La part de notre portefeuille directement exposée au pétrole et au gaz a la qualité de crédit la plus élevée. Nous la considérons comme solide», assure Rune Bjerke.
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