Michel Lucas est prêt à lâcher du lest dans le groupe Crédit Mutuel
Maintes fois discuté par les observateurs du monde bancaire français, le départ à la retraite de Michel Lucas, le président du Crédit Mutuel-CIC, n’est pas à l’ordre du jour. Mais l’emblématique patron a consenti à lâcher du lest, ont révélé hier Les Echos. Agé de 75 ans, Michel Lucas aurait donc informé en interne qu’il allait mettre fin à certains de ses mandats.
Les instances du groupe n’ont pas souhaité faire de commentaires. Toutefois, il semble bien qu’une déclaration soit prévue sur le sujet – à une échéance indéterminée.
Jusqu’à présent, le banquier est à la tête des principaux organes de la foisonnante galaxie du groupe mutualiste: président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (l’organe central des 18 fédérations de caisses régionales, qui les représente auprès des pouvoirs publics), président de la Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe (CMCEE), autour de laquelle s’est constituée le CM11-CIC (regroupement de 11 fédérations et du CIC), président du CIC, président de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel (qui assure le refinancement et les emplois réglementaires des caisses du CM11) et président de la Banque fédérative du Crédit Mutuel, qui intervient sur les marchés pour le compte du CM11-CIC et gère ses participations.
Michel Lucas abandonnerait les seuls mandats de président du CIC, conformément à certaines déclarations officieuses faites il y a plusieurs mois, de la Caisse fédérale et de la Banque fédérative. Il serait remplacé par Nicolas Théry (l’actuel PDG du CIC-Est) à ces trois postes.
Michel Lucas resterait donc à la tête des deux instances les plus stratégiques du Crédit Mutuel, à savoir la Confédération nationale et la Fédération du CMCEE, la plus puissante des 18 fédérations. Cette position lui permettrait de garder une influence majeure sur le destin du Crédit Mutuel, même si, juridiquement, la fonction de président ne confère pas de pouvoirs opérationnels, par opposition à celle de directeur général, dont le poste – pour le CMCEE et la Caisse fédérale du Crédit Mutuel – est occupé par Alain Fradin. Michel Lucas aime d’ailleurs à se présenter comme «retraité et bénévole». Son mandat à la tête de la Confédération prendra fin en 2015, une échéance qu’il a déjà repoussée par le passé.
Plus d'articles du même thème
-
L'heure est aux investissements dans l'IA pour la fonction finance
L’année 2026 sonne l’heure du passage à l’échelle dans l'adoption de l'IA dans la finance, selon Xavier Niffle, associé chez KPMG France en charge de l'innovation et co-auteur d'une étude sur le sujet. -
BASF veut racheter son compatriote Evonik
Le géant allemand de la chimie a présenté une offre non engageante à son concurrent en vue d’une possible OPA. L’action Evonik en profite, celle de BASF se replie. -
Le coût de l'IA est en chute libre
Selon une étude de l’institut de recherche Epoch AI, le coût de l'intelligence artificielle a chuté de 47% par trimestre depuis 2023 pour un même niveau de performance.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre -
Mystification« Le pacifisme dévoyé de Jean-Luc Mélenchon fait le jeu de Vladimir Poutine »
Sous couvert de prévenir toute escalade, le leader insoumis « s'accommoderait parfaitement d’une annexion de l’Ukraine et se place du côté de l’agresseur russe », analyse Philippe Marlière, politiste à l’Université de Londres et spécialiste des gauches -
Laïcité, GPA, fin de vie… Le discours offensif de Léon XIV face à Emmanuel Macron
Reçu à l'Elysée peu après son arrivée à Paris, vendredi matin, le pape a insisté dans sa première intervention sur plusieurs sujets clivants du débat public français.