MetLife France mise sur les CGPI pour se développer sur la prévoyance
La compagnie d’assurance insiste sur l’opportunité de valoriser le conseil et le sur-mesure auprès des travailleurs indépendants.
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Antoine Duroyon
De plus en plus préoccupés par la situation financière de leur entreprise et avec le sentiment d'être peu protégés face aux imprévus, les travailleurs non salariés (TNS) et dirigeants de très petites entreprises (TPE) constituent une cible de choix pour la distribution de contrats prévoyance. Selon une étude commandée par MetLife France à l’institut CSA, si trois professionnels sondés sur quatre ont déjà souscrit une complémentaire santé, moins d’un sur deux a souscrit un contrat prévoyance (arrêt de travail/invalidité et décès).
Ces dispositifs sont néanmoins considérés comme mal adaptés pour une majorité d’entre eux. Fort de ce constat et de son expérience acquise dans l’assurance-emprunteur, MetLife France nourrit des ambitions en capitalisant sur son modèle.
«Le distributeur de proximité (courtier, agent général...) est très bien placé pour cela, en particulier pour des produits complexes permettant de valoriser la dimension conseil», explique Joël Farré, directeur général de MetLife France. L’assureur compte quelque 3.500 intermédiaires actifs, dont 500 sur la prévoyance et la santé. Un peu moins de 10% sont des CGPI, une part que MetLife France entend plus que doubler. La compagnie voit donc dans la prévoyance un «relais de croissance» attrayant pour les CGPI. L’activité en prévoyance et santé pour les travailleurs indépendants a dégagé sur un an un volume de primes d’environ 2,5 millions d’euros en production. Cela représente moins de 10% de l’activité générée grâce au courtage, une part que MetLife France souhaite tripler à horizon 2017.
«Nous croyons toujours à une distribution intermédiée pour autant qu’elle se positionne sur de la valeur ajoutée», insiste Joël Farré. En santé, la généralisation de la complémentaire en entreprise (ANI), un sujet désormais bien identifié par les TNS et dirigeants de TPE, va plutôt être perçue comme une contrainte, ouvrant la voie à une distribution de masse pour les bancassureurs. «Il peut y avoir un partage du marché», assure Joël Farré qui vante les mérites d’une approche sur mesure.
Cela étant, MetLife France, qui distribue également des contrats en direct, pourrait déployer des offres packagées dans le contexte de l’ANI.
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