Les valeurs bancaires s’envolent après l’accord sur Bâle 3
Grâce à la perspective d’une évolution réglementaire plus clémente que prévu, le secteur bancaire joue le rôle de locomotive de la Bourse de Paris vendredi matin.
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est arrivé jeudi à un accord sur la finalisation de la réforme Bâle 3 - communément appelée Bâle 4 - et «les termes de l’accord nous semblent finalement plus positifs que ne l’attendait le marché», analyse Natixis. Le bureau d'études anticipe une réduction significative du risque de réduction de la politique de dividende et un rebond généralisé du secteur bancaire, écrivent Alex Koagne et Florent Laroche-Joubert dans une note publiée vendredi par Natixis. D’après leur calcul, le corpus de nouvelles mesures proposées par le comité se traduirait, sur un échantillon de 88 banques européennes, par une baisse du ratio de fonds propres en dur dits CET1 de seulement 60 points de base, et 80 points de base pour les banques jugées systémiques. Un impact «nettement plus faible que les anticipations de marché», corrobore Oddo BHF.
Pour ce dernier, s’il apparaît à ce stade prématuré - l’application des réformes ayant été reportée à partir de 2022 pour une finalisation en 2027 - de tirer des conclusions spécifiques pour chacune des banques, «en première approche» Oddo juge le biais «plutôt positif pour les banques françaises».
Dans le sillage de la feuille de route produite par le Comité de Bâle, vendredi matin, Société Générale bondit de 4,26%, Crédit Agricole SA grimpe de 3,96%, BNP Paribas de 3,09% et Natixis de 1,52%.
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