Les faibles rendements obligataires continuent à peser sur le Lloyd’s of London
Epargné par les catastrophes naturelles, le marché de l’assurance londonienne continue à souffrir de la faiblesse des rendements obligataires. Lors du premier semestre 2013, clos au 30 juin, le Lloyd’s of London a dégagé des rendements à hauteur de 247 millions de livres (293 millions d’euros) comparé à 619 millions de livres une année auparavant, ce qui a précipité le déclin de 10% de ses profits imposables semestriels à 1,379 milliards de livres.
«Juste avant la clôture de nos résultats fin juin, la légère remontée des taux a provoqué une chute des cours des obligations, ce qui explique la faiblesse de nos rendements», a expliqué Luke Savage, directeur financier du Lloyd’s, selon lequel «il va falloir s’habituer à vivre dans un environnement à faible rendement pendant encore trois, quatre ou cinq années».
Le volume des primes est resté en revanche dynamique au cours du semestre, avec une hausse à hauteur de près de 5%, conséquence surtout de taux de change favorables et d’une croissance sous-jacente à hauteur de 2%.
Le faible niveau de catastrophes durant le semestre a cependant eu un impact favorable sur le ratio combiné du marché, qui a atteint sur la période 86,9% comparé à 88,7% une année auparavant. «Le Lloyd’s est bien souvent impacté par les ouragans américains au cours du second semestre de l’année fiscale, ce qui rend pratiquement impossible toute prévision de résultats sur une année», prévient néanmoins le directeur financier.
Le marché de l’assurance a enfin regretté l’afflux de capitaux en provenance d’investisseurs extérieurs dans l’industrie de l’assurance. «La demande en matière d’assurance augmente moins rapidement que le capital nécessaire à souscrire des polices, ce qui pèse sur les tarifs», explique Luke Savage. «De nouveaux acteurs, comme les fonds d’investissements, les fonds alternatifs ou encore les fonds de pension voient dans certains produits émis par l’assurance (ndlr : les cat bonds) une opportunité de générer de meilleurs rendements sur le court terme. Or, si certains acteurs pourraient se retirer à terme, d’autres, comme les fonds de pension risquent de continuer à investir cette sphère, dans laquelle le secteur de l’assurance détient une véritable expertise. Cela risque de briser les retours moyens de l’industrie dans son ensemble», conclut-il.
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