La Mutuelle Générale projette un avenir commun avec Malakoff Médéric
Les 48 administrateurs de la Mutuelle Générale ont tranché. Réunis hier, ils ont retenu Malakoff Médéric pour nouer un partenariat de «développement structurant», au détriment d’Humanis, un autre groupe de protection sociale. Les deux acteurs entendent boucler leurs négociations exclusives avant la fin de l’année. Le nouvel ensemble constituera «le premier groupe français non lucratif en santé-prévoyance, s’appuyant sur deux pôles équilibrés, l’un paritaire, l’autre mutualiste», souligne un communiqué de Malakoff Médéric.
Ce mastodonte affichera, sur la base des données 2013, un chiffre d’affaires de près de 4,6 milliards d’euros, dont 2,4 milliards d’euros en santé, et protègera plus de 6,3 millions de personnes (individuels et salariés). Un tel rapprochement s’est imposé à la lumière des mutations dans le secteur de l’assurance santé. L’ANI (accord national interprofessionnel) de 2013, qui généralisera la complémentaire santé à tous les salariés à compter de 2016, va peser sur les marges et pousse les acteurs à nouer des alliances. Sans compter que d’autres facteurs se cumulent: fiscalité, réglementation (réforme des contrats dits responsables)... De son côté, Malakoff Médéric, piloté par Guillaume Sarkozy, est en passe de conclure une opération de rapprochement «transformante», après l'échec d’un projet d’union avec Réunica et d’un partenariat avec CNP Assurances.
Fin juin, Guillaume Sarkozy se disait prêt à mieux reconnaître le «fait mutaliste» au sein du groupe. De fait, la Société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) qui sera créée dotera chacun de ses trois collèges (employeurs, syndicats, représentants mutualistes) d’un tiers des voix, a-t-il indiqué aux Echos. Cette Sgam combinera les comptes et abritera des fonctions essentielles. La Banque Postale, déjà partenaire de la Mutuelle Générale en santé individuelle, sera en outre associée au projet au travers d’accords commerciaux, ajoute le quotidien.
Pour sa part, Humanis a dit prendre acte de la décision de la Mutuelle Générale et ne pas vouloir dévier de sa stratégie. «Au contraire, l’intense travail réalisé ces derniers mois pour concevoir un partenariat structurant avec l’une des plus grandes mutuelles françaises a permis à Humanis, tant au niveau de ses équipes que de ses administrateurs, d’approfondir ses réflexions détaillées sur un pôle mutualiste encore plus élargi et attractif», commente le groupe paritaire et mutualiste.
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