La mise en place de Solvabilité 2 entre dans sa dernière ligne droite
L’ACPR a fait le point sur les prochaines étapes d’une année 2015 chargée, et dévoilé les premiers résultats de son exercice préparatoire 2014.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Julien Beauvieux
De l’aveu de Jean-Marie Levaux, le vice-président de l’ACPR, 2015 sera une «année charnière» pour la mise en musique de Solvabilité 2. A l’occasion d’un point étape sur la mise en œuvre des nouvelles règles prudentielles qui régiront les assureurs européens à partir de 2016, le vice-président de l’ACPR a souligné que «le cadre réglementaire est en voie de finalisation malgré l’ampleur des travaux qui restent à accomplir».
Les actes délégués publiés le 10 octobre par la Commission européenne, qui constituent le deuxième niveau de la réglementation après la directive elle-même, pourraient être entérinés par le Parlement de Strasbourg dès le 12 janvier, espère Nathalie Quintart, la chef du service des Affaires internationales assurance. Ces actes ont notamment introduit un assouplissement des contraintes en capital pesant sur la titrisation et des précisions sur le calcul de la «correction pour la volatilité», très demandée par les assureurs.
Le premier lot de textes de «niveau 3» (les normes techniques d’exécution et les orientations arrêtées par l’Eiopa), qui concerne notamment le calcul des provisions techniques, devrait quant à lui entrer en vigueur le 1er avril, après accord de la Commission. La finalisation des déclinaisons techniques devrait donc intervenir en toute fin d’année, avec la validation du deuxième lot de «niveau 3», qui concerne notamment les sujets liés à la supervision.
Thomas Groh, sous-directeur assurances à la direction générale du Trésor, a par ailleurs fait un point sur la transposition en droit français de la directive Solvabilité 2, qui doit être effective d’ici au 31 mars 2015. Mené par voie d’ordonnance, le projet devrait être présenté dans les prochains jours devant le Conseil d’Etat, qui examinera en janvier le décret d’application.
Parallèlement aux travaux juridiques, l’ACPR a présenté les premiers résultats de l’exercice préparatoire au reporting 2014, jugé «globalement satisfaisants» par Jean-Marie Levaux. Le régulateur déplore des remises d’états «encore largement perfectibles» mais souligne que près de 43% ont été transmis au format XBRL, obligatoire en 2016. Donnée à titre indicatif, la partie quantitative a par ailleurs fait ressortir un taux moyen de couverture du ratio SCR de 287%. Quelque 6% des participants ne couvrent pas leur SCR.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides