Eric Lombard veut «revoir le périmètre» de la Caisse des dépôts
Eric Lombard «correspond à la volonté du président que soit menée une réflexion en profondeur sur les missions, l’organisation et la structure de la Caisse des dépôts», déclarait-on à l’Elysée, le jour de l’annonce du choix présidentiel, le 16 novembre.
Auditionné ce mardi par les Commissions des Finances du Sénat puis de l’Assemblée nationale, chargées de confirmer sa nomination à la tête de la CDC, l’ancien président de BNP Paribas Cardif et de Generali France a promis une transformation de la Caisse, mais non une révolution. Il s’est fixé pour ambition une «Caisse des dépôts plus forte au service des territoires de la République». 39 parlementaires se sont prononcés pour sa nomination, 6 contre. Celle-ci a donc été confirmée.
S’agissant du fonctionnement du groupe Caisse des Dépôts, Eric Lombard a souligné sa volonté de «moderniser la gestion, de se concentrer sur les domaines où la nécessité de l’intervention publique est avérée». Une «revue du périmètre» jugée «prioritaire». Il faudra «mener les réorganisations nécessaires, afin de dégager des marges de manœuvre supplémentaires». Ainsi les effectifs seront «stables ou en légère baisse».
Eric Lombard veut mettre aussi en œuvre une décentralisation, «trop de personnel étant à Paris ou dans les grandes métropoles». Il faut conduire un travail de «départementalisation», renforcer «la présence dans les quartiers en difficulté, près des petites collectivités». Pour ce faire, il faut établir une meilleure distinction «entre équipes techniques et interlocuteurs sur le terrain, plus nombreux, capables de faire appel aux compétences techniques plus centralisées». C’est «un grand chantier, compliqué, qui passera par des efforts de formation et de mobilité». A cet égard, Eric Lombard veut une «meilleure répartition des rôles entre le réseau de la Caisse, et ceux de BPI France et de La Poste». Des «synergies peuvent être développées, il faut «améliorer les coopérations avec La Poste».
Eric Lombard veut lancer «dès son arrivée» une revue du portefeuille de participations, «selon trois critères : l’intérêt patrimonial de la Caisse, l’intérêt à long terme des entreprises concernées, de leurs clients et de leurs collaborateurs et l’intérêt général». A cet égard, tout en restant prudent, il n’exclut pas une évolution du statut de la CNP: «ça fait partie des sujets que j’étudierai, il n’y a de statut particulier de la CNP».
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