Pour la première fois, l’industrie de la gestion d’actifs a fait partie de la délégation française qui s’est rendue à Pékin la semaine dernière dans le cadre du Comité France-Chine, rapporte La Tribune. Cela a été l’occasion pour Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l’AFG (Association française de la gestion financière), de promouvoir ce secteur et de rencontrer les régulateurs et son homologue chinois. Dans une interview, Paul-Henri de La Porte du Theil souligne que cinq des 63 sociétés de gestion enregistrées en Chine sont des coentreprises avec des maisons françaises, ce qui permet à ces dernières de bénéficier d’un réseau de distribution dans le pays et à leur partenaire local de profiter d’une solidité, d’une qualité et d’une technicité qu’il n’a pas encore.
In an interview with Newsmanagers, Francis Ailhaud, CEO of Groupama Asset Management, discusses the creation of Sigma and international activities, two strategic areas for the asset management firm of the Groupama group, which as of the end of December managed EUR89.9bn in assets.
Le groupe de télévision a fait part jeudi de la cession de sa société de jeux et de paris en ligne SPS à Solfive. L’opération intervient un peu plus d’un an après la montée de TF1 au capital de SPS. Les termes financiers n’ont pas été dévoilés, mais un analyste estime que le prix de cession devait être de l’ordre de 5 millions d’euros.
En Europe, les fonds obligataires à haut rendement (high yield) ont débuté 2011 en fanfare, avec des souscriptions nettes de 11 milliards d’euros sur janvier-février (5,8 milliards en janvier et 5,2 milliards en février), contre 3,9 milliards d’euros sur la période correspondante de l’an dernier, qui était pourtant déjà un niveau record pour cette classe d’actifs, selon les dernières statistiques de Lipper. Cet essor intervient alors que la plupart des fonds obligataires et actions - toute nature confondue - ont souffert en février. Ainsi, les premiers ont globalement enregistré des souscriptions nettes de seulement 160 millions d’euros sur le mois et les seconds de 4,6 milliards d’euros (le plus faible niveau en 5 mois). Dans les deux cas, ce sont les rachats sur les marchés émergents qui ont pesé sur le solde total. Par exemple, les fonds de dette émergente monde ont accusé des sorties nettes de 1 milliard d’euros (le pire niveau en deux ans), tandis que les fonds actions émergentes (monde, BRIC et Amérique latine) ont accusé des rachats de 5,8 milliards d’euros, dont près de 90 % sur des fonds gérés activement. Hormis les fonds high yield, les classes d’actifs les plus dynamiques, ont été les matières premières (souscriptions nettes de 1,3 milliard d’euros), les obligations convertibles (1,7 milliard) et les fonds garantis (1 milliard). Mais la palme revient aux fonds d’allocation d’actifs, qui ont enregistré des souscriptions nettes de 2,7 milliards d’euros, ce qui semble confirmer l’intérêt des investisseurs pour ces produits flexibles. Au total, en février, les fonds commercialisés en Europe ont enregistré en février des souscriptions nettes de 15,7 milliards d’euros hors fonds monétaires et de 18 milliards d’euros fonds monétaires inclus. La société de gestion ayant le plus collecté en février est BlackRock, avec 3,6 milliards d’euros, dont 2,6 milliards dans des fonds actions. Robeco et Henderson arrivent ensuite pour les actions, avec chacun juste un peu plus de 530 millions d’euros. Côté obligations, c’est Franklin Templeton qui a été le plus actif, avec des souscriptions nettes de 1,4 milliard d’euros.
Dans le cadre de son mandat de surveillance des développements sur les marchés, le Forum de stabilité financière (FSF, ou FSB, Financial Stability Board) a publié le 12 avril une note sur les risques potentiels liés à la forte croissance des ETF («Potential financial stability issues arising from recent trends in exchange-traded funds»).Outre sa forte croissance, le marché des ETF, encore pour l’essentiel constitué de produits simples, a néanmoins diversifié son offre avec, dans certains cas, des produits complexes. La note vise à améliorer la compréhension des problèmes de stabilité financière liés à ces développements et à encourager le secteur financier à adapter ses pratiques de gestion des risques et d’information au rythme des innovations sur le marché.A la fin du troisième trimestre 2010, les actifs sous gestion du secteur des ETF s'élevaient au niveau mondial à 1.200 milliards de dollars, dont 85% en produits simples. Le secteur a connu une croissance moyenne de 40% par an au cours des dix dernières années. Récemment, le marché s’est caractérisé par une forte innovation produits, tant sur le marché des ETF proprement dit que sur le marché des ETN (Exchange Traded Note) ou des ETV (Exchange Traded Vehicle) qui sont pour l’essentiel des produits de dette alors que les ETF sont des fonds. Certains de ces nouveaux produits sont emblématiques de cette fièvre innovatrice, à l’instar des ETF à levier ou des ETF inverses). Le premier ETF de prêts corporate dans la catégorie spéculative a été lancé récemment. Selon le FSB, «la complexité et l’opacité qui caractérisent ces innovations appellent une surveillance accrue dans la mesure où les investisseurs pourraient être ainsi exposés à des risques non anticipés».Le Forum estime notamment que l’accélération de la croissance des ETF synthétiques mérite une attention particulière, en raison par exemple des risques de conflits d’intérêts que peuvent présenter ces produits lorsqu’une banque intervient à la fois comme fournisseur d’ETF et contrepartie sur le dérivé. La note évoque également l’impact potentiel du fort volume de transactions des ETF sur la liquidité et les prix des titres sous-jacents. Dans la même veine, les faibles marges sur les ETF physiques simples poussent les fournisseurs à s’engager dans du prêt de titres à grande échelle afin de gonfler leurs rendements.Dans ce contexte, les autorités de marchés et les superviseurs bancaires sont en train de renforcer la surveillance du marché des ETF et des travaux sont en cours pour évaluer l’impact des innovations récentes sur les risques systémiques. En attendant les résultats de toutes ces initiatives, les fournisseurs d’ETF et les investisseurs devraient se pencher sur les stratégies de gestion des risques des ETF, notamment en ce qui concerne le risque de contrepartie et la gestion du collatéral, et évaluer leur exposition aux risques de liquidité et de marché. En outre, estime le FSB, les fournisseurs d’ETF devraient améliorer le niveau de transparence proposé aux investisseurs, en proposant notamment de manière régulière une information détaillée sur la composition des produits et les différents risques «afin de permettre aux investisseurs d’exercer leur due diligence et de promouvoir une meilleure compréhension du marché des ETF dans son ensemble».Le Forum indique dans un communiqué que les commentaires sur toutes ces problématiques sont bienvenus jusqu’au 16 mai prochain.
La banque irlandaise, qui a accusé une perte de 10,2 milliards d’euros en 2010, va supprimer 2.000 postes, soit 13,3 % de son personnel, d’ici à fin 2012
Le groupe italien détient 30 % du constructeur américain et assure pouvoir monter à 51 % avant la fin de l'année, une fois le prêt aux autorités remboursé
Les actifs qui garantissent les droits à retraite des cotisants au Régime additionnelle de la Fonction Publique (l'ERAFP) dépassent désormais les 10 milliards d'euros. Ils ont vocation à augmenter à un rythme rapide puisque la jeunesse du Régime (opérationnel depuis 2005) lui assure des cash flows nets positifs très élevés. Ainsi les investissements du Régime devraient être de l'ordre de 1,5 milliard d'euros par an, pendant les prochaines années. Logiquement cette montée en charge accélérée s'accompagne d'une volonté de poursuivre la diversification des actifs.
In an interview with Les Echos, John Paulson, president, CEO and founder of Paulson & Co, responds to criticisms as to the excessive size of hedge funds. “I don’t see any reason to be concerned about our size or our excessive influence,” says Paulson. With USD36bn in assets, “we are 100 times smaller than BlackRock, which manages USD3trn. We are very small in terms of asset management.” He also claims that US financial reforms are “largely precipitated by an emotional reaction. The result is that they create many conflicts and uncertainties. Like Alan Greenspan, I think that they will create market distortions. The European approach, based on Basel III, is far better and more flexible.”
Fitch Ratings a confirmé les notes « AAA » à long terme et « F1+ » à court terme attribuées à la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (CADES). La perspective est stable. Les notes de la CADES reflètent son statut d’Etablissement public à caractère administratif (EPA) qui, selon Fitch, lui confère une garantie de solvabilité et de liquidité de la part de l’Etat français (noté ???AAA'/Stable/F1+). Les notes prennent également en compte le fort soutien de l’Etat et le contrôle étroit qu’il exerce du fait de l’importance stratégique de cet organisme dans le système de sécurité sociale français. Elles traduisent également la gestion prudente par la CADES de sa dette et de sa liquidité. Un éventuel abaissement de la note de l’Etat français se répercuterait sur les notes de la CADES. Celles-ci pourraient par ailleurs être revues à la baisse en cas de perte ou de modification notable du statut d’EPA ou de ses principales caractéristiques - mais cette éventualité semble pour l’instant peu probable. Du fait du statut d’EPA de la CADES, l’Etat exerce un contrôle étroit sur son cadre financier, réglementaire, et administratif. Ce statut lui procure par ailleurs une garantie sur sa solvabilité et sa liquidité. Si les prévisions budgétaires laissaient apparaître une difficulté pour la CADES à faire face à tous ses engagements, l'État serait ainsi tenu de lui en fournir, en dernier ressort, les moyens . La nature de sa mission (refinancement et amortissement de la dette sociale) expose la CADES au risque de liquidité du marché. Ce risque est toutefois limité par la qualité et la diversité des programmes de financement à court terme de la CADES. Par ailleurs, en cas d'éventuels problèmes de trésorerie, la CADES aurait un accès immédiat à la liquidité à travers l’achat, par le Trésor, de billets de trésorerie émis par elle. Depuis la création de la CADES jusqu'à fin 2010, 137 milliards d’euros de dette accumulée par différentes entités du système de sécurité sociale lui ont été transférés. A fin 2010, elle en avait amorti 47,9 milliards. La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2011 prévoit un nouveau transfert de dette pour un total de 130 milliards d’euros.Sur ce montant, 68 milliards correspondent à la reprise des déficits accumulés par le régime général et le régime vieillesse en 2009 et 2010, augmentés des déficits prévisionnels pour 2011, et 62 milliards, à raison de 10 milliards d’euros par an correspondent à la dette de la branche vieillesse et du Fonds de solidarité vieillesse sur la période 2012-2018. Ces nouveaux transferts de dette s’accompagnent d’un allongement de la durée de la CADES de quatre années. Depuis 1996, la CADES perçoit une ressource fiscale récurrente dédiée au remboursement de sa dette, la CRDS. En vertu de la loi organique de 2005, tout nouveau transfert de dette doit être accompagné d’une augmentation des recettes de la CADES permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale. Ainsi, depuis 2009, parallèlement au transfert de dette supplémentaire, la CADES reçoit une fraction de la CSG sur la base d’un taux relevé à 0,48% par la LFSS 2011. La LFSS 2011 prévoit, en outre, le versement annuel à la CADES de 2,1 milliards d’euros par le Fonds de réserve des retraites ainsi que l’attribution d’une partie des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et des produits de placement. Fitch estime que ces recettes prévisibles devraient permettre à la CADES d’amortir la totalité de sa dette d’ici 2024. La CADES a été créée en janvier 1996 afin d’apurer les déficits accumulés des organismes de sécurité sociale. Pour rembourser sa dette, elle bénéficie de recettes dédiées, dont la CRDS et la CSG. Sa durée de vie, étendue une première fois en 2004, a été allongée de quatre ans en 2011 et la CADES existera jusqu'à l’amortissement complet de la dette sociale.
D’une pierre deux coups. A l’occasion de l’ouverture officielle en plein centre de Francfort de son bureau allemand, Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé la nomination de Thomas Gerhardt, en qualité de responsable marchés émergents et matières premières à compter du 1er septembre 2011. Deux informations qui témoignent de l’importance du marché germanique dans la stratégie de développement à l’international d’Edmond de Rothschild AM qui a multiplié les initiatives ces dernières années avec de nouvelles implantations à Hong Kong, au Chili, en Espagne ou encore récemment en Belgique."Dans les cinq prochaines années, l’Allemagne deviendra l’un de nos marchés les plus importants en Europe après la France. Nous voulons mettre en place une activité complète dans ce pays», a déclaré le 7 avril à Francfort, le président du directoire d’EdRAM, Philippe Couvrecelle. Plus précisément, l'établissement espère afficher un montant d’actifs sous gestion de 3 à 5 milliards d’euros dans l’intervalle.Non seulement autour de l'équipe commerciale qui vient de démarrer ses travaux pratiques après l’enregistrement en Allemagne d’un ensemble de 26 fonds maison mais également avec le développement à Francfort d’un des domaines d’excellence d’EdRAM, les marchés émergents. Précédemment responsable de l'équipe actions émergentes de DWS, Thomas Gerhardt rejoint EdRAM avec pour mission de porter à 14 l’effectif de l'équipe marchés émergents et matières premières avec le recrutement de trois gérants à Francfort au cours des prochains mois. Ils viendront s’ajouter aux quatre gérants basés à Paris et aux six gérants spécialisés dans les actions asiatiques basés à Hong Kong. Quant aux actifs sous gestion dédiés aux marchés émergents, ils s'élèvent déjà à environ 3,4 milliards de dollars."Notre objectif dans l’espace germanophone est de développer parallèlement notre activité auprès des investisseurs institutionnels et nos ventes intermédiées par le biais des platefeformes et des gérants de fortune», a souligné pour sa part le patron du bureau de Francdfort, Rupert Hengster qui envisage de se lancer sur le marché autriichien d’ici à la fin de l'été.Rupert Hengster estime que l’entrée sur le marché allemand intervient à un moment plutôt favorable. «Dans un environnement où les marchés obligataires restent déprimés et où les bénéfices des entreprises sont élevés alors que les valorisations de marché sont encore intéressantes, les investisseurs allemands sont de plus en plus tentés de relever leur allocation actions. Nous observons parallèlement un intérêt grandissant pour les services d’allocation d’actifs», explique-t-il.Néanmoins, EdRAM n’aurait-il pas trop attendu pour se lancer sur le marché allemand, plusieurs enseignes ayant déjà investi le marché allemand ? «Notre arrivée sur le marché allemand n’est pas liée au comportement de la concurrence» répond Philippe Couvrecelle. On n’aborde pas un marché aussi important et concurrentiel sans mettre tous les atouts de son côté. A savoir, un renforcement des équipes, le développement de nouvelles expertises et des investissements très significatifs –une dizaine de millions d’euros- dans l’intégration des systèmes informatiques. «Avec une gamme de fonds complète et concurrentielle, nous sommes désormais bien positionnés pour accélérer notre développement à l'étranger et tout spécialement en Allemagne, où nous avons de grandes espérances», a-t-il lancé. Et lorsqu’on demande à Rupert Hengster si un effectif à deux chiffres est envisageable d’ici à la fin de l’année, il relève avec un sourire entendu que ce sont les clients qui dicteront le rythme du développement...
In an interview with the Financial Times, Bernard Madoff said that banks including JPMorgan Chase and regulators had enough information to detect suscpicious activity. “I am not a banker but I know that USD100bn going in and out of a bank account is something that should alert you to something,” he told the FT at his prison in Butner, North Carolina. Madoff also predicted that HSBC and UBS “are going to have big problems”.