Contrairement aux craintes affichées par les fonds de pension européens, la proposition de révision de la Directive sur les institutions de retraite professionnelle (le projet IORP 2), publiée le 27 mars dernier, ne comporte pas de nouvelles règles de solvabilité. La publication du texte s'inscrit par ailleurs dans le cadre d'une communication sur le « financement de l'économie à long terme » de la Commission européenne.
Dans un article paru dans le magazine n° 4 des Professions Financières et de l'économie, Christian Brugeilles considère que l'action sociale peut être un levier d'investissement dans des domaines améliorant la vie des cotisants et de leurs ayants droits.
EDF souhaite transformer des fonds dédiés hostés par FundQuest (FCP à procédure allégée de droit français) en OPCVM européen (respectant les normes UCITS IV, utilisation du passeport européen par l’ex société de gestion délégataire qui devient la société de gestion du fonds). Au total, 6 fonds sont concernés (poches Amérique, Europe et Japon). Il s’agit ainsi d'établir un schéma relationnel plus simple et moins coûteux pour EDF et trouver une solution à l’arrêt de cette activité par FundQuest, transférée à CamGestion. Le processus a été finalisé fin 2013 pour le fonds « Pilote », en 20114 pour l’ensemble des fonds concernés.
Avant de gravir les échelons dans la finance, à Londres, Milan puis Paris, Pauline Bernard a dévalé quelques pistes dans les Alpes. Grande sportive, elle a fait de la compétition, en s'entraînant tous les mercredi après-midi sur les sommets au-dessus d'Albertville, jusqu'à devenir championne de Savoie en 1984. Naturellement, elle fut aux premières loges pour assister aux Jeux Olympiques de 1992...
Mikaël Cohen, directeur des investissements chez CNP Assurances dans une interview accordée à Newsmanagers : Sur les taux, notre stratégie actuelle est d’acheter des titres de dettes privées mais pas forcément des titres longs, c’est-à-dire de l’ordre de 5 ans en moyenne. Nous nous plaçons en effet dans le scénario d’une hausse modérée des taux et pensons que le risque de défaut des corporates est pour le moment limité compte tenu de la reprise économique et de l’assainissement des bilans opéré pendant la crise. Nous regardons les prêts aux entreprises mais notre problème est lié à la taille. A moins de développer une équipe dédiée, je ne pense pas que ce sera, à soi seul, une solution au contexte de taux d’intérêts bas. Nous avons 1 milliard d’euros d’exposition dans les prêts et nous intervenons toujours de manière indirecte à travers des gérants d’actifs car cette classe d’actifs est très consommatrice de ressources et de compétences pour originer les opérations et les gérer dans le temps. En parallèle, nous avons investi 100 millions d’euros dans le fonds de place Novo dédié aux PME et ETI. En parallèle, nous avons augmenté notre part en immobilier entre 2011 et maintenant, celle-ci ayant progressé de 25% à 30 % sur la période et représente environ 10 milliards d’euros en valeur de réalisation.
Eric Emoré vient d'être nommé au poste de directeur général d’HSBC Assurances France, sous réserve de l’approbation des autorités de tutelle. En poste chez HSBC France depuis 2001, Eric Emoré devient le nouveau directeur général d’HSBC Assurances France et reporte à Pierre Ruhlmann, directeur de la Banque de particuliers et de Gestion de patrimoine du groupe bancaire dans l’hexagone. Âgé de 41 ans, Eric Emoré est diplômé de l’ESSEC (Master of Science en Finance) et a débuté sa carrière en 1995 au sein des activités de marchés de taux de BNP Paribas. Après avoir rejoint le département Institutions Financières d’Ernst & Young, il intègre en 2001 les équipes de Fusions-Acquisitions de HSBC France de la Banque de Financement, d’Investissement et de Marchés jusqu’en 2008. Eric Emoré est ensuite nommé Managing Director de la Banque d’Investissement, en charge du conseil auprès des entreprises du secteur de la banque et des assurances. A partir de 2009, il assure, parallèlement à ses responsabilités au service des institutions financières, la direction de l'équipe d’exécution des Fusions-Acquisitions de HSBC France.
??uvrer à la création d’un tissu plus dense d’ETI en France, et faire émerger le « CAC 40 du futur ». Telle est l’ambition d’Arnaud Montebourg, Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, lorsqu’il a mis en place, le mois dernier son « programme d’accélérateur de croissance pour les PME ». Très concrètement, un jury composé de 10 membres, représentant le secteur public et le secteur privé, est chargé de sélectionner, d’ici fin septembre, les 120 PME qui constitueront la promotion 2014 de ce « CAC 40 du futur ». Leaders dans leur domaine, ces PME devront avoir la volonté d’accélerer leur développement pour devenir des ETI. Ces PME « auront accès à un panel de services pour muscler leur croissance pendant les deux prochaines années », explique Bercy. Panel de services qui sera élaboré pendant l'été par un comité de pilotage animé conjointement par Bpifrance, la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) et la Direction générale du Trésor. A noter que figurent, parmi les membres du jury représentant le secteur privé, deux représentants des assureurs crédit : Frédérique Verneray Alliaune, membre du comité de direction d’Euler Hermes France et Sylvie Portero, sous-directrice en charge des ETI et PME à la Coface. La composition du jury est la suivante : pour le secteur public : Bertrand Finet, Directeur Exécutif « Fonds Propres PME » à Bpifrance; Alain Schmitt, chef du service de la compétitivité et du développement des PME à la DGCIS; Sandrine Duchesne, Directrice générale adjointe de la Direction Générale du Trésor (DGT) ; pour le secteur privé : Dorothée Kohler, consultante spécialiste des établissements de taille intermédiaires (« ETI »); Stephan Guinchard, co-auteur avec Hermann Simon de l’ouvrage « Les champions cachés du XXIème siècle - stratégies à succès » ; Michel Chabanel, Président de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Président de CEREA Partenaire ; Elizabeth Ducottet, Co-Présidente d’ASMEP ETI et PDG de Thuasne ; Dominique Restino, Président de l’Association Française des Instituts du Mentorat Entrepreneurial ; Frédérique Verneray Alliaune, membre du comité de direction d’Euler Hermes France ; Sylvie Portero, sous-directrice en charge des ETI et PME à la Coface.
Le gouvernement va réduire les budgets des Chambres de commerce et d’industrie, d’une part en prélevant 500 millions d’euros en 2015 dans les comptes des CCI, et, d’autre part en réduisant progressivement d’un tiers le montant de la taxe qui leur est affectée, selon les CCI vendredi 25 juillet. Bercy veut prélever 500 millions d’euros en 2015 dans les fonds de roulement des CCI, après 170 millions en 2014, a annoncé le ministère de l’Economie jeudi 24 juillet lors d’une réunion destinée à présenter aux Chambres leur participation au plan de 50 milliards d’euros d'économies du gouvernement pour 2015-2017. Outre ce prélèvement, le montant de la taxe affectée aux 145 chambres va passer de 1,23 milliard en 2014 à 788 millions d’euros en 2017, soit une baisse de 36%, selon Pierre-Antoine Gailly, président de la CCI Paris Ile-de-France, confirmant une information publiée par Les Echos de vendredi. Si le gouvernement voulait démonter les chambres de commerce, il ne s’y prendrait pas autrement, a-t-il déclaré à l’AFP. Une décision quasi-définitive Selon André Marcon, président de CCI France, ce plan menace entre 6.000 et 7.000 emplois dans les CCI sur un total de 26.000 environ, soit le plus grand plan social que l’on puisse envisager. Les 145 chambres tirent leurs revenus de la taxe affectée, payée par les entreprises, mais aussi des inscriptions des écoles qu’elles gèrent, et des prestations de services aux entreprises, selon Pierre-Antoine Gailly. Les CCI estiment que le plan menace aussi 20.000 à 30.000 apprentis sur un total de 100.000, les cotisations au régime de retraite des salariés, et un certain nombre de chambres de commerce qui vont devoir mettre la clé sous la porte, selon André Marcon. Ce dernier parle d’une décision présentée comme quasi-définitive, et interpelle le Premier ministre et le président de la République. Une prochaine réunion est prévue en début de semaine prochaine au ministère de l'économie. En juin, la secrétaire d'État au Commerce et à l’Artisanat Carole Delga avait déclaré que les CCI devaient participer à l’effort de redressement des comptes publics, tout en promettant que le gouvernement soutiendrait l’apprentissage.
Banque Privée Espirito Santo cède à la Compagnie Bancaire Helvétique la majeure partie de ses actifs locaux, issus de clients ibériques et latino-américains
En mission de management de transition à la direction des affaires financières de la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) depuis novembre 2013, Anne Larpin devient directrice générale adjointe aux finances. Elle prend la responsabilité des finances, des risques pour MNH santé, MNH prévoyance ainsi que pour le groupe MNH. Cette diplômée de l’Ecole centrale de Lyon, de l’Essec et de l’Institut des actuaires français a débuté son parcours professionnel dans le consulting chez Ernst & Young. En 1989, elle rejoint le groupe Axa au sein duquel elle a notamment exercé les fonctions de directrice du contrôle de gestion puis de directrice technique adjoint Iard d’Axa France. En 2001, elle est nommée chez Swiss Life en tant que directrice de la comptabilité et du contrôle de gestion avant d'être promue en 2006 au poste de directrice financière et des risques. Depuis 2010 elle était consultante chez Taramak.
Quels sont vos critères de placement ? A la suite de la crise, nous avons mis en place une charte de gestion qui a été validée en 2009 par la direction générale et le conseil d’administration. Depuis, cette charte encadre notre politique qui consiste à ne choisir que des placements très sécurisés en respectant des critères sur les ratings, sur la volatilité ou encore sur la contrepartie bancaire. En tant qu’investisseur prudent, nous pratiquons une gestion dite « de bon père de famille ». De fait, nous pensons qu’il vaut mieux risquer un manque à gagner plutôt que faire supporter des moins-values à la SACD. Jusqu'à présent et surtout avant la crise, nous avions pour habitude d’aller sur des fonds obligataires car très sécurisés, très courts et donc très souples. Aujourd’hui, le compte à terme nous offre également une grande sécurité de placement mais les intérêts étant fixes et perçus annuellement, ces derniers ne correspondent pas toujours à nos besoins de cash, contrairement à un fonds pour lequel il est possible d’arbitrer plus facilement les fonds nécessaires à nos décaissements lorsque ceux-ci doivent être réalisés. Quelle est votre démarche de placement ? Concrètement, nous avons 2 démarches. Lorsque nous souhaitons placer, la première consiste à nous adresser directement à nos partenaires bancaires, c’est-à-dire une bonne quinzaine d'établissements. L’autre démarche consiste à répondre aux prestataires qui nous approchent pour nous faire part d’opportunités. Avec ces nouveaux partenaires entrants, il est indispensable de vérifier leur adéquation avec les critères de notre charte de gestion, tout comme les produits qu’ils nous proposent (pas de volatilité, pas de risque). De façon générale, nous avons plutôt tendance à nous tourner vers des produits proposés par des banques et des sociétés de gestion françaises. Sollicitez-vous plusieurs partenaires bancaires ? En réalité, partir à la recherche du meilleur taux ou de nouveaux partenaires prend beaucoup de temps, sans compter qu’obtenir le bon interlocuteur au bon moment n’est pas évident. Sur la même problématique, la recherche d’opportunités de placements implique de mettre en place un tableau comparatif des différentes offres reçues, un travail plutôt long et fastidieux qui vient s’ajouter au temps consacré à la recherche initiale de partenaires. Pas idéal non plus de contacter une dizaine d'établissements dans la journée lorsque nous disposons d’un temps très court pour placer. Pour lire l’interview en intégralité : cliquez ici
Réduire la dépendance aux agences de notation : les modalités de mise en ??uvre dans les documents règlementaires des fonds d’investissement. La note commune de l’AFG et de l’Af2i validée par l’AMF. Certaines sociétés de gestion ont rencontré, en début d’année, quelques difficultés d’agrément dans la rédaction de leurs prospectus, chaque fois qu’ils faisaient référence au recours à la notation ou à une note minimale d'éligibilité des papiers. Afin de les conforter, des échanges et un accord ont eu lieu entre l’AMF, l’AFG et l’Af2i. Ils ont donné lieu à la rédaction d’une note commune AFG et Af2i dont un extrait est publié ci-dessous. Dans ce débat, les associations ont mis en exergue auprès de l’AMF la nécessité de recadrer le rôle de la notation qui, avant tout, participe à la définition, comme d’autres critères, de l’univers d’investissement d’un fonds, qu’il s’agisse d’un OPCVM ou un FIA (fonds dédié par exemple). Il existe cinq grands groupes de notation : haute qualité de crédit (high grade), catégorie investissement (investment grade), catégorie spéculative appelée aussi haut rendement (non investment grade), non noté (non rated), enfin distressed debt. Ces groupes ont donné lieu à la création de fonds spécialisés par des sociétés de gestions qui ont développé des expertises spécifiques, des formats de fonds adaptés ; la distressed debt relève plutôt de la gestion alternative. Il s’agit donc bien de stratégies bien différentes tout comme leurs processus d’investissement, d’analyse crédit et de gestion. De leurs côtés, les investisseurs considèrent comme importants d’identifier les typologies de gestion et de fonds, car ils intègrent ces fonds spécialisés dans leurs portefeuilles en fonction de différents paramètres, par exemple leur réglementation ou leurs engagements. Il a été également souligné que ce n’est pas le suivi des notes des agences de notation qui doit déclencher l’analyse et les décisions de la société de gestion, mais c’est le processus d’analyse et de décision qui intègre le suivi des notes des agences. Il n’est pas question d’adopter la démarche contestable du projet de règlementation européenne des fonds monétaires qui oblige de suivre toutes les agences qui ont noté un instrument et de déclencher systématiquement une nouvelle analyse en cas de dégradation.
Les fournisseurs de supports d'investissements sont en quête permanente d'innovations : nouveaux produits, nouvelles stratégies, nouvelles classes d'actifs, désintermédiation... Toutefois, comme les nouvelles applications smartphones, les innovations découlent parfois d'utilisations nouvelles de produits existants. C'est ce que nous ont appris les assureurs européens au cours de ces derniers mois avec les ETF.
La Fondation Ethos salue la volonté de procéder à une révision du Code suisse de bonne pratique pour le gouvernement d’entreprise. En effet, le Code actuel date de 2002 (avec une annexe datant de 2007) et de nombreux points ne reflètent plus la meilleure pratique internationale. Un projet ambigu De manière générale, Ethos est très satisfait que le principe «Comply or explain» fasse partie intégrante de la nouvelle version du Code. Ce principe est aujourd’hui incontournable et est devenu la pratique dans les codes à l'étranger depuis une décennie. Par ailleurs, il est à saluer qu’il est prévu dans le Code que, de manière générale, le conseil d’administration doive se laisser guider par le développement durable de l’entreprise. En revanche, il est regrettable que la nouvelle version du Code ne fasse aucune mention ni du principe de l'égalité de traitement des actionnaires (une seule catégorie d’actions), ni du principe «une action = une voix» (pas de limitation d’inscription ou de vote). Il s’agit de concepts reconnus internationalement comme très importants dans tous les documents qui se réfèrent à la bonne gouvernance. Nombreuses exceptions à la bonne pratique En analysant en détail les différents articles du projet de nouveau Code, Ethos regrette que de nombreuses exceptions à la bonne pratique soient possibles (voir réponse d’Ethos à la consultation). En particulier, il est prévu (point 27 du projet) que les règles du Code de bonne pratique puissent être adaptées pour les sociétés de taille moyenne ou petite. Ces dernières représentent environ 180 sociétés sur les 200 comprises dans l’indice boursier SPI. Permettre à ces sociétés de fixer d’autres règles de gouvernance (par exemple de renoncer à constituer des comités au sein du conseil d’administration) conduit à vider de son sens l’existence du Code pour 90% des sociétés initialement concernées. En ce qui concerne le réviseur externe (point 28), le projet laisse toute latitude à la société de révision pour s’organiser et assurer son indépendance. Le Code devrait au contraire promouvoir une harmonisation avec le nouveau règlement de l’Union européenne publié le 27.5.2014. Ethos est d’avis qu’il faut préciser que les sociétés d’audit doivent respecter au minimum les deux règles suivantes: Les honoraires des services non liés à l’audit ne doivent pas être supérieurs aux honoraires pour les services d’audit. La durée maximale de la mission d’audit ne peut pas dépasser 7 ans (pour le lead auditor) et 20 ans (pour la société d’audit).
Plus de collaboration entre le directeur financier et le directeur des ressources humaines peut contribuer à créer de la valeur, selon une étude du cabinet EY menée auprès de 550 DAF et DRH. De fait, parmi les entreprises qui ont mis en place un rapprochement entre ces deux directions - notamment par l’intermédiaire d’outils de gestion, d’objectifs ou de projets communs -, 41 % d’entre elles ont vu leur Ebitda augmenter de plus de 10 % au cours des douze derniers mois, contre seulement 14 % dans les autres entreprises, évalue le cabinet de conseil. «Les décisions prises collectivement améliorent d’abord la cohérence des orientations de l’entreprise, ce qui crée des économies en faisant gagner du temps à ses collaborateurs, explique Sabine Bechelani, associée EY, responsable de l’amélioration de la performance des directions financières. Mais la mise en place d’un système d’information commun ou la réalisation collaborative d’un projet de production de fiche des salaires ou de gestion des carrières permettent également d’améliorer plus concrètement la productivité de l’entreprise.» Cette rentabilité accrue s’explique également par un renforcement de l’engagement des employés (chez 44 % d’entre elles, contre 9 % pour les autres entreprises) ainsi qu’une amélioration de la productivité de ces derniers (pour 43 % d’entre elles contre 10 % au sein des autres entreprises). Ces gains d’optimisation devraient même se poursuivre à l’avenir, selon EY. En effet, 80 % des directeurs financiers et de ressources humaines interrogés déclarent avoir collaboré de manière plus étroite ces trois dernières années.
Si l’offre de rachat d’Andrea Bonomi l’emporte face à celle du tandem Ardian-Fosun, l’ancien patron du Club Méditerranée Serge Trigano deviendra président non exécutif du groupe, indique Reuters qui cite une interview au Journal du Dimanche. En outre, à la question d’un retour éventuel comme actionnaire, il répond : «Oui. Je souhaite investir. Je n’ai pas vocation à devenir un gros investisseur mais je ne m’imagine pas en actionnaire marginal». L’ancien président du Club Med estime que l’offre d’Investindustrial est «la plus séduisante et la plus intéressante pour les actionnaires».
Les banques centrales doivent prendre en compte les distorsions de prix que la politique monétaire peut entraîner sur les marchés et agir pour aider à prévenir la formation de bulles, déclare le ministre allemand des Finances dans une interview conjointe au Handelsblatt et aux Echos. Interrogé en compagnie de son homologue français Michel Sapin, il dit déceler «des signes de bulles dans certaines parties du marché immobilier».
La Commission européenne estime à un trillion d’euros les besoins d’investissement dans les réseaux transeuropéens de transport, d'énergie et de télécommunications jusqu’en 2020. Les financements ne pouvant plus, dans un contexte d’austérité budgétaire, être apportés par les Etats, elle a proposé il y a un an la création d’un produit d’investissement : les fonds européens d’investissement de long terme (Eltif) afin de mobiliser l'épargne des institutionnels et des particuliers. Et dans ce domaine, la Commission veut aller vite : l’entrée en vigueur étant prévue mi-2015. Les règles de fonctionnement de ces nouveaux véhicules ont été précisées avant les élections européennes. Les actifs éligibles sont les infrastructures de transport, les énergies durables, les infrastructures durables et sociales, mais aussi dans un souci de financement de l'économie, les PME non cotées et les PME cotées dont le total de bilan est inférieur à 1 milliard d’euros. «Les actifs éligibles devront représenter 70 % de l’actif et se situer pour 60 % d’entre eux dans l’Union européenne, indique Erwan Duquoc, senior manager chez Audisoft Oxéa. Des règles de dispersion ont également été fixées ; par ailleurs, le retour aux instruments dérivés sera limité à des fins de couverture tandis que les ventes à découvert seront interdites. Enfin, le levier sera autorisé dans la limite de 30 % de l’actif.» Autre spécificité : la durée de vie de ces fonds devra être calée sur celle des actifs en portefeuille. Des fonds communs pour les institutionnels et les particuliers Ces règles ont en partie intégré les demandes des professionnels. «Initialement le recours aux produits dérivés et les investissements dans les entreprises cotées n'étaient pas possibles, précise Gwénola Chambon, directeur infrastructures généralistes chez Mirova. Nous avons beaucoup milité pour l’introduction de critères de développement durable et la dernière version du texte intègre bien cette dimension.» S’ils saluent ces avancées, les gestionnaires d’actifs pointent néanmoins une limite aux fonctionnements de ces produits : l’association de capitaux provenant d’institutionnels et de particuliers. «Il me paraît difficile de faire cohabiter des institutionnels et des particuliers dans un même fonds car les règles qui s’appliquent à ces deux catégories d’investisseurs sont très différentes, plaide Gwénola Chambon. A titre d’exemple, les investissements dans les infrastructures nécessitent des appels de fonds sur une période qui peuvent s'étaler sur plusieurs années ; si les institutionnels peuvent s’engager à effectuer différents versements, les particuliers n’ont pas la même visibilité sur leur capacité d'épargne.» Autre contrainte : les sociétés de gestion devront s’assurer que les particuliers ne placent pas plus de 10 % de leur portefeuille dans ce type de fonds, mais elles ne disposent pas forcément d’informations sur le patrimoine de leurs clients. «On peut craindre en l'état que le texte ne soit pas suffisamment souple pour lui permettre d'être opérationnel et ainsi de se transformer en un succès», déplore Gwénola Chambon. Des assouplissements nécessaires Mais le succès dépendra surtout de la capacité des investisseurs à se déployer dans cette classe d’actifs. Du côté des institutionnels, des assouplissements seront nécessaires. «Les fonds Eltif sont considérés dans le cadre de la directive Solvabilité 2 au même titre que les actions, le capital requis étant de 49 %, indique Erwan Duquoc. Il s’agit d’un véritable frein aux investissements des assureurs dans ces fonds. De même, il faudra amender la directive sur les caisses de retraite de 2003 afin de permettre à celles-ci d’investir dans ces fonds.» Du côté des particuliers, ces fonds n’ont de sens que dans le cadre d’un dispositif de préparation à la retraite. «Il faudrait pouvoir passer par un intermédiaire, comme des fonds d'épargne salariale ou d'épargne retraite, qui permettrait d’agréger des particuliers, prévient Gwénola Chambon. Des mécanismes de sortie seront, par ailleurs, forcément nécessaires, la durée de vie de ces fonds pouvant être supérieure à 30 ans, notamment pour les investisseurs particuliers qui n’ont pas facilement accès à des marchés secondaires de cession de parts.» Malgré tous ces besoins d’ajustements, les sociétés de gestion sont plutôt séduites par ce dispositif. Elles pourraient donc être nombreuses à en proposer car la seule contrainte pour le faire, en dehors de posséder un agrément AIFM, sera d’en maîtriser les sous-jacents.
Lunalogic, le cabinet de conseil en ingénierie financière recherche un consultant spécialisé en attribution de performance avec une expérience entre 3 et 5 ans minimum auprès d’un gestionnaire de fonds, d’un institutionnel ou d’un valorisateur de fonds, avec une maîtrise parfaite des outils d’attribution de performances ou équivalent (Statpro, factset, bi-one). Le poste est basé à Paris. Pour postuler : cliquez ici
Le groupe américain a annoncé qu’il allait supprimer jusqu'à 18.000 postes, soit environ 14% de ses effectifs, justifiant sa décision par l’intégration de Nokia et par une réorientation de ses activités. Cette vague de licenciements est la plus forte annoncée par le groupe de Redmond depuis sa création il y a 39 ans. Elle intervient cinq mois à peine après l’arrivée à sa tête de son nouveau directeur général Satya Nadella.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle de juillet 2014 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 3 et le 9 juillet. En résumé : La situation des trésoreries d’exploitation est jugée aisée par une large majorité de trésoriers interrogées en juillet 2014. Petite détérioration des opinions sur les marges de crédits bancaires dans l’enquête de juillet. La tendance reste à la détente des marges sur les crédits. Les recherches de financement sont à nouveau jugées plus aisées. La désaffection pour les OPCVM en tant que véhicule de placement se poursuit. Lire la suite en pièce jointe
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) is taking shape. The infrastructure debt fund aimed at European institutional investors, announced by Laurent Tignard, the firm’s global CEO, in an interview with Newsmanagers on 2 December 2013, is now complete. BRIDGE (Benjamin de Rothschild Infrastructure Debt Generation), whose first closing EdRAM announces today, represents the first debt fund from the asset management firm. With a total of EUR400m, the securitisation fund will accept investments from French institutionals (pension funds, insurers, large businesses, etc.) seeking to participate in the financing of infrastructure in Europe, and to benefit from more attractive long-term returns. The fund will be managed by France Titrisation, while EdRAM will be responsible for investment advising. The dedicated team, based in London, includes 8 people, led by Jean-Francis Dusch. The BRIDGE 2014-1 sub-fund will invest in France, the United Kingdom, Benelux, Germany, Austria and Scandinavia, with a final closing expected in fourth quarter 2014. It aims to create a portfolio of securities in the transportation, energy (including renewable energy), social infrastructure and telecommunications sectors, in about 10 European Union member countries. The sub-fund will invest in both greenfield and brownfield assets.
Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) concrétise. Confirmé par Laurent Tignard, son global CEO, au cours d’une interview donnée à Newsmanagers le 2 décembre 2013, le fonds de dettes « infra » destiné aux investisseurs institutionnels européens est désormais sur les rails. BRIDGE (pour Benjamin de Rothschild Infrastructure Debt Generation) dont EdRAM annonce ce jour le premier closing, constitue le premier fonds de dette de la société de gestion. D’un montant de 400 millions d’euros, ce fonds commun de titrisation doit réunir des investisseurs institutionnels français (caisses de retraite, assureurs, grandes entreprises,…) qui souhaitent participer au financement des infrastructures en Europe, en bénéficiant par ailleurs de rendements plus intéressants et à long terme. En pratique, le fonds sera géré par France Titrisation tandis qu’EdRAM assurera le conseil en investissements. Basée à Londres, l’équipe dédiée est constituée de 8 personnes et est dirigée par Jean-Francis Dusch. Le compartiment BRIDGE 2014-1 investira en France, en Angleterre, au Benelux, en Allemagne, en Autriche et en Scandinavie avec un closing final attendu au 4ème trimestre 2014. Il vise à créer un portefeuille de créances dans les secteurs du transport, de l’énergie (y compris les énergies renouvelables), des infrastructures sociales et des télécommunications) dans environ dix Etats membres de l’Union Européenne. Le compartiment investira tant dans des actifs dits «greenfield» que «brownfield». «Le Groupe Edmond de Rothschild souhaite développer cette expertise en ouvrant également son savoir-faire aux institutionnels et fonds de pension européens et projette de lancer, dans les prochains mois, un fonds de dette infrastructure de droit luxembourgeois», note un communiqué à paraître ce matin. En outre, le groupe a pour ambition de devenir l’un des plus gros acteurs indépendants de gestion de dette infrastructure avec une cible d’1 milliard d’euros d’encours.
Le 1 % Logement a baissé pavillon et vient d’accepter le compromis proposé par l’Etat. Ce dernier a besoin d’argent pour financer le pacte de responsabilité, mais c’est au détriment des fonds consacrés à la construction de logements. Action Logement (l’ex-1 % Logement) a finalement cédé. L’Etat va accroître sa ponction dans les caisses de l’organisme paritaire dont la mission est de financer le logement.???«???Le montant de la contribution d’Action logement aux politiques nationales sera relevé à hauteur de 1 milliard d’euros en 2016, 900 millions en 2017, 700 millions en 2018, et 500 millions en 2019 pour tenir compte du pacte de responsabilité et de solidarité???», a annoncé un communiqué de Sylvia Pinel, la ministre du Logement. C’est une ponction plus importante que ce à quoi s'était engagé par écrit l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault en 2012. Il avait promis de ramener la contribution actuelle d’Action Logement de 1,2 milliard à 900 millions en 2016, 700 millions en 2017 et 500 millions à partir de 2018. Mais l’organisme avait été informé le 2 juin dernier que l’Etat revenait sur son engagement par besoin d’argent pour financer le pacte de responsabilité. Démission du président A cette nouvelle, le mouvement géré paritairement par le Medef et les syndicats s'était d’abord rebellé. Il arguait du fait que financer le pacte de responsabilité n’avait rien à voir avec sa mission de construire des logements. Cela revenait même à faire payer par ses entreprises cotisantes les allégements de charges des entreprises prévus par le pacte. Ceci au détriment des fonds alloués à la construction de logements, via les HLM ou en direct par l’ex-1 % Logement. Président de l’organisme nouvellement en fonction, au 26 juin, Jean-Luc Monteil, patron du Medef PACA, s'était montré d’emblée très combatif. Il n’hésita pas à arrêter tout paiement aux organismes HLM, estimant ne plus en avoir les moyens si la contribution d’Action Logement était augmentée. Mais les représentants du Medef et des syndicats composant la direction du mouvement n’ayant pas soutenu sa position radicale, deux semaines après son arrivée, Jean-Luc Monteil avait annoncé en interne sa démission le 7 juillet. L’explication donnée alors au personnel était que ce dernier avait agi pour «???raisons personnelles???». Pas de montée au front Très vite, cependant, le bruit avait circulé que le président d’Action Logement avait pris sa décision en réalisant qu’en dépit d’une opposition de façade, la direction du mouvement paritaire (côté Medef comme syndicats) était prête à un accord avec l’Etat sur l’augmentation de la ponction. Et ceci, dit-on, sous l’influence de Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), une des plus importantes adhésions versées chaque année au Medef. Toutefois, il semble bien que le secteur de l’immobilier dans son ensemble n’ait pas souhaité monter au front sur le sujet. Lors de la réunion le 11 juillet à Matignon où ils étaient conviés par le Premier ministre Manuel Valls et la ministre du Logement afin de trouver des pistes pour accroître la construction de logements, aucun des acteurs de la filière BTP-immobilier-logement (soit douze fédérations) n’a évoqué l’augmentation de la ponction sur le 1 % Logement.
Le Conseil d’administration de l’Institut des actuaires, renouvelé pour moitié lors de l’Assemblée générale réunie le 20 juin dernier, a élu le 9 juillet son nouveau Président. Thomas Béhar, qui occupait le poste depuis 2012, est ainsi réélu. Agé de 45 ans, Thomas Béhar est actuaire agrégé, diplômé de l'école Polytechnique (promotion 1990) et de l’ENSAE. Ingénieur général des mines, il a démarré sa carrière à la Commission de contrôle des assurances (devenue l’ACPR). En 1999, il intègre le groupe Caisse des Dépôts, avant de rejoindre en 2002 CNP Assurances, dont il est le directeur technique groupe depuis 2011, et membre du comité exécutif depuis septembre 2013. Très investi dans le mouvement actuariel, il a été président de l’Institut des actuaires de 2006 à 2010, et de 2012 à 2014. Convaincu que « les métiers actuariels sont en pleine mutation, en raison des changements réglementaires (Solvabilité 2, Bâle 3) ou techniques (data sciences, innovations digitales) », Thomas Béhar estime que les actuaires seront d’autant mieux entendus s’ils respectent des règles strictes de déontologie, telles que véhiculée par le nouveau code de déontologie que vient d’adopter l’Institut des actuaires lors de son assemblée générale du 20 juin dernier. Le bureau de l’Institut des actuaires est désormais composé des personnalités suivantes : Vice-président : Arnaud Cohen (partner chez Forsides Actuary) Secrétaire général : Olivier Cabrignac (directeur adjoint du marché français du Maghreb et de l’Afrique Subsaharienne francophone au sein de Scor Global Life) Secrétaire général adjoint : Xavier Milhaud (co-responsable de la voie actuariat de l’ENSAE Paris Tech) Trésorière : Chloé Parfait (Manager chez Optimind Winter) Trésorière adjointe : Claude Chassain (associé de Deloitte Conseil, responsable de l’activité actuariat assurance) Trésorière adjointe : Anne-Laure Beneteau (responsable de l'équipe ALM Vie individuelle et dommages d’AXA France