Compte tenu des opportunités offertes par l’entrée en vigueur de la Directive AIFM et de la version révisée de la Directive OPCVM IV, le groupe Allianz Global Investors fait évoluer la structure juridique de ses entités en Europe par la mise en place d’une seule et même entité opérationnelle couvrant l’ensemble de l’Europe. Allianz GI France deviendra ainsi, le 21 juillet au plus tard, la succursale française d’Allianz GI Europe dans le cadre d’une opération de fusion-absorption qui s’inscrit dans la suite logique des fusions déjà réalisées en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et au Royaume-Uni. A compter du 21 juillet, les droits et obligations d’Allianz GI France sont donc automatiquement transférés à Allianz GI Europe.
Une nouvelle page d’OFI Asset Management s’est tournée lors des Assemblées Générales des trois sociétés de gestion constituant le c??ur de l’activité du Groupe OFI le 27 juin 2014. Depuis le 1er juillet 2014, les activités de mandat et de gestion collective de ces trois structures sont intégralement regroupées au sein d’OFI Asset Management. OFI Asset Management est désormais la 4e société de gestion ISR (1) et la 8e société de gestion institutionnelle (2) sur le marché français. Elle gère plus de 60 milliards d’euros d’actifs sous mandat et en gestion collective. Alain Montarant, nouveau Président de la Macif et Daniel Havis, Président de la Matmut sont respectivement nommés Président et Vice-Président d’OFI Asset Management. Les actionnaires Macif, Matmut et Ofivalmo Partenaires (holding contrôlé par les partenaires et actionnaires adhérents à la Mutualité Française et au GEMA) ont renouvelé leur confiance aux équipes dirigeantes opérationnelles : Gérard Bourret est reconduit dans ses fonctions de Directeur Général ; Deux Directeurs Généraux Délégués, en les personnes de Franck Dussoge (précédemment Président du Directoire d’OFI Mandats et Directeur Général de Macif Gestion)et de Jean-Marie Mercadal (en charge des gestions du Groupe) sont nommés pour le seconder. Ces Conseils ont également permis de constituer une nouvelle gouvernance pour le Groupe OFI : de nouveaux membres du Conseil d’Administration sont nommés au sein des administrateurs des acteurs de la Mutualité Française et du GEMA, accompagnés des organes de contrôle qui en émanent. (1) Source Novethic, en taille d’encours dans les fonds ouverts (2) Classement bfinance en France, avril 2014
Le gestionnaire d’actifs américain Polen Capital a annoncé avoir recruté Julian Pick, un spécialiste expérimenté des actions, en provenance de Janus Capital, au poste de gérant de portefeuille international. L’arrivée de Julian Pick intervient alors que la société de gestion cherche à développer ses capacités d’investissement au-delà de sa stratégie US Large Cap Growth, précise un communiqué de presse. Ainsi, le nouvel entrant sera chargé de construire et de lancer une nouvelle stratégie «Global Growth» au sein de Polen Capital.Julian Pick affiche plus de 25 ans d’expérience dans le secteur de la gestion. Il a passé l’essentiel de sa carrière en tant que «research analyst» et gérant de portefeuille chez Janus Capital où il a co-géré le Janus Institutional International Equity Portfolio et le Janus Advisor International Equity Fund.
Mirabaud Asset Management a annoncé le 3 juillet la nomination de Joachim Suter en qualité de responsable du marché suisse depuis le 1er juillet. L’arrivée de Joachim Suter est une nouvelle étape importante dans le cadre de la stratégie de développement mise en oeuvre par Mirabaud Asset Management depuis 2011. Joachim Suter aura pour mission de répondre aux besoins des investisseurs institutionnels de Suisse alémanique aux côtés de Patrick Stauffer, responsable de la clientèle des intermédiaires financiers dans la région.Il a débuté sa carrière pendant ses études, chez Credit Suisse et Credit Suisse First Boston à Zurich, avant de s’orienter vers le développement et la gestion de solutions sur mesure et non standard dans différentes classes d’actifs pour les investisseurs institutionnels chez UBS. Il rejoint PIMCO en 2005 au poste de responsable du développement de la clientèle institutionnelle avant d’entrer chez Macquarie Infrastructure and Real Assets en 2008 où il couvre les régions germanophones d’Europe, ainsi que l’Italie et le Luxembourg. En 2012, il participe au financement de différents projets avant de rejoindre Altius Associates l’année suivante, où il s’occupe de la distribution des solutions d’investissement.Selon Bertrand Bricheux, responsable des ventes et du marketing chez Mirabaud Asset Management, « l’arrivée de Joachim Suter permet à Mirabaud Asset Management de renforcer sa présence sur son marché domestique et de répondre à la forte demande émanant de la clientèle institutionnelle et privée pour ses produits et ses solutions d’investissement dédiées. Alors même que notre expansion se poursuit avec succès en Europe, le recrutement de Jaochim Suter démontre notre engagement vis-à-vis des investisseurs de long terme, qui nous accordent leur confiance depuis de longues années. »L’arrivée de Joachim Suter intervient après la nomination de plusieurs collaborateurs de renom au sein de Mirabaud Asset Management, dont Matthias Egger (auparavant chez DWS), Dan Tubbs (auparavant chez Blackrock), Anu Narula (auparavant chez Axa Framlington), Nicolas Crémieux (auparavant chez Dexia AM), Andrew Lake (auparavant chez Aviva Investors), Fatima Luis (auparavant chez F&C) and Kirill Pyshkin (auparavant chez Aviva Investors), et plus récemment Isabelle Richard (auparavant chez Candriam) et David Basola (auparavant chez Syz).
La firme américaine de capital investissement TPG fait son entrée sur le marché du financement des start-up et de nouveaux hedge funds en Asie en nouant un accord avec HS Group à Hong Kong, rapporte Bloomberg. De fait, TPG a acquis une participation au capital de HS Group tandis que Tim Dattels, managing director et co-responsable de TPG Capital Asia, intègre le comité consultatif du fonds de HS Group qui fournit du capital à long terme aux hedge funds. Ni le pourcentage de cette participation ni le montant de l’opération n’ont été dévoilés.Cet accord intervient alors que les actifs des hedge funds au niveau mondial ont atteint le niveau record de 3.000 milliards de dollars, les investisseurs ayant apporté 93,3 milliards de dollars de capitaux dans l’industrie au cours des cinq premiers mois de l’année 2014, selon des données du cabinet eVestment.
Bientôt deux ans se sont écoulés depuis le premier financement par placement privé au format « Euro PP » et force est de constater que le développement de cette nouvelle manne ne s’est pas fait au rythme escompté. Le décret du 2 août 2013 modifiant le code des assurances a ouvert des perspectives en portant à quelque 90 milliards d’euros la capacité d’investissement des assureurs français dans le financement de l'économie, en direct ou via les fonds de prêt à l'économie. Cependant, les montants levés, 8 milliards d’euros environ à fin mai, essentiellement en direct (5 milliards d’euros) et dans une moindre mesure par l’intermédiaire de fonds de dette spécialisés (3 milliards d’euros), ne sont pas négligeables. Symptomatique de la situation, l’initiative de place NOVO, qui regroupe sous l'égide de la Caisse des Dépôts et Consignations les intérêts de 27 investisseurs à travers deux fonds, n'était pas encore parvenue au quart de son objectif (1,1 milliard d’euros), ayant jusque-là attribué 250 millions d’euros de financement à des entreprises de taille intermédiaire (ETI). «Nous sommes dans le rythme de déploiement prévu», a relativisé Bertrand Labilloy, directeur des affaires économiques et financières de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) au cours d’une table ronde organisée par la Revue Banque. «Les gérants sont très soucieux de la qualité de la souscription et de la structuration des opérations. Ils cherchent notamment à parer au risque de la survenance d’un incident qui pourrait inciter le régulateur à fermer les vannes», a-t-il expliqué. Relation gérants-entreprises Dans l’ombre de NOVO, d’autres fonds de prêts aux entreprises sont en train de voir le jour (AG2R La Mondiale, Schelcher Prince Gestion, Ofi AM...), imitant ainsi les premières sociétés de gestion à s'être lancées dans le financement direct des ETI/PME (Amundi, Tikehau ou encore AXA IM), sans compter les quelques initiatives de dette immobilière et d’infrastructure. Ces fonds, qu’ils soient abondés par l’assureur maison ou des souscripteurs tiers, affichent en règle générale des capacités de financement de plusieurs centaines de millions d’euros. «Le développement d’un fonds se fait en trois temps. La communication sur son lancement, plutôt de l’ordre de l’effet d’annonce, est suivi du closing, pour lequel il faut convaincre des investisseurs institutionnels de participer au tour de table. Le gérant doit enfin procéder au déploiement des capitaux, qui est de loin l'étape la plus longue», détaille Thibaut de Saint-Priest, directeur général d’Acofi. Le rythme de réalisation des investissements est notamment soumis à une phase d’apprentissage des gérants de la relation avec les candidats à l’emprunt, d’autant plus longue que ceux-ci sont le plus souvent des sociétés non notées voire non cotées. «Contrairement à une banque, les sociétés de gestion n’entretiennent pas une relation au quotidien avec les entreprises et peuvent avoir de fait des exigences spécifiques qui ne sont pas toujours bien comprises», observe Thibaut de Saint-Priest. Ces nouveaux fonds de dette sont également soucieux de leur capacité à structurer une documentation juridique qui protège suffisamment leurs intérêts en cas d’incident. «De fait, comme NOVO et les autres fonds sont en période sensible de réalisation des investissements, ils n’ont quasiment pas le droit à l’erreur. Pour pouvoir lever de nouveaux fonds, les sociétés de gestion doivent être en mesure d’offrir un fort niveau de sécurité à leurs clients institutionnels», souligne Muriel Nahmias, Senior Director, responsable Conseil en Dette Privée chez bfinance. À cela s’ajoute un contexte de marché marqué par l’accélération de la baisse des taux longs et du resserrement des spreads de crédit, ce qui ne facilite pas la tâche des assureurs. «Risque ou rendement ? Vers quoi va pencher la balance dans les mois à venir ? Certains fonds sont en train de revoir leur couple rendement / risque. De leur choix dépendra en partie l'élargissement du gisement des ETI/PME éligibles à l’EuroPP», anticipe Muriel Nahmias. Duration et diversification Les termes et conditions des Euro PP traduisent le plus souvent côté prêteur la prise en considération des contraintes propres aux assureurs qui, outre le fait d'être les principaux investisseurs dans les fonds de prêts, sont nombreux à souscrire en direct aux opérations. «Du point de vue de l’emprunteur, une des valeurs ajoutées d’un financement par un investisseur institutionnel se situe dans la possibilité d’allonger la maturité par rapport à un prêt bancaire», indique Muriel Nahmias. «Jusqu’ici, 80 % des placements privés au format euroPP affichent une échéance initiale de 6 ou 7 ans. C’est plus long qu’un financement bancaire mais pas encore assez pour être différenciant, du moins tant que le marché bancaire restera aussi compétitif», précise-t-elle. À l’instar des banques avec les règles de Bâle III, les assureurs doivent se conformer à une réglementation prudentielle européenne (Solvabilité II) qui les contraint à mobiliser des fonds propres selon le risque de crédit et la duration de leurs actifs. «La duration moyenne des passifs de l’assurance-vie est certes de dix ans mais la grille de pondération en capital prévue dans Solvabilité II se veut relativement plus pénalisante pour les prêts d’une telle maturité ou plus. D’autre part, les assureurs cherchent à se protéger contre le risque de hausse des taux en prêtant un peu plus court que la duration de leur passif», justifie Bertrand Labilloy. L’intérêt des assureurs pour le financement des entreprises est soutenu par la faiblesse historique des taux souverains, qui les incite à diversifier leurs placements. Dans cette perspective, ils cherchent avant tout à ce que les spreads « ne soient pas trop écrasés » de manière à préserver le niveau des rendements servis à leurs assurés. «Les assureurs offrent également aux entreprises la possibilité de diversifier leur base de prêteurs dans une optique de partenariat à long terme. Certes, les Euro PP sont encore, dans certains cas, 150 à 200 points de base plus chers qu’un crédit bancaire mais la documentation juridique est généralement plus flexible et la question de l’allocation du side-business ne se pose pas», souligne Muriel Nahmias. «Pour l’heure, l’apport des assureurs dans le financement des entreprises ne peut être que complémentaire à celui des banques compte tenu de capacités de prêt limitées au regard d’un encours actuel de crédits mobilisés en France de l’ordre de 800 milliards d’euros - dont 700 milliards à plus d’un an et 570 milliards sur les PME et ETI». Vers une européanisation de l’euroPP ? Reste que les capacités d’investissement du secteur institutionnel français dans les prêts aux entreprises de taille intermédiaire devraient bientôt bénéficier d’un nouveau relais de croissance. Une proposition de texte prévoyant d’ouvrir l’accès des fonds de prêts aux mutuelles de santé et de prévoyance vient d'être soumis à consultation et des modifications sont attendues pour août ou septembre. L’extension des dispositions réglementaires laisse néanmoins de côté certains investisseurs institutionnels de premier plan, tels que le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) ou encore les institutions de l’Agirc et de l’Arrco, dont les règles de fonctionnement ne sont pas régies par le Trésor. Enfin, les travaux qui ont contribué à l’essor de l’Euro PP en France pourraient bien servir de base à la constitution d’un marché paneuropéen du placement privé. Un groupe de travail coordonné par l’association internationale des marchés de capitaux (ICMA), et incluant des associations issues de plusieurs pays en Europe, ??uvre actuellement au développement de pratiques communes en s’appuyant notamment sur le contenu de la charte €PP française. Un groupe de travail a également été mis en place au niveau de la Loan Market Association (LMA) pour réfléchir à une adaptation de la documentation standard des crédits bancaires afin de compléter le document français par un modèle de contrat de placement privé non coté.
L’Université Paris Dauphine met en place une formation professionnelle inédite à compter d’octobre 2014, le Certificat Pilotage International des fonds de pension, en partenariat avec le Think Tank GENERATIONS E.R.I.C. Notre objectif est double, indique Lionel Tourtier, responsable de la formation et délégué général de GENERATIONS E.R.I.C. D’une part, former en France des spécialistes pour le pilotage international des fonds de pension. Nous souhaitons créer ainsi un vivier d’experts qui fait défaut dans notre pays, notamment pour accompagner les grandes entreprises françaises dans la montée en puissance des fonds de pension paneuropéens. C’est le Luxembourg et la Belgique qui sont les centres de gestion au c??ur de ce mouvement, ce qui risque de marginaliser davantage la Place financière de Paris, notamment en raison de flux d'épargne retraite trop faibles dans notre pays, poursuit Lionel Tourtier. Notre certificat devrait permettre d’ici cinq ans de créer une cinquantaine d’experts capables d’enclencher une vraie dynamique en France pour booster l'épargne longue. L’affaire Alsthom montre combien des fonds de pensions français nous font défaut. D’autre part, ces experts permettront aux grandes entreprises et aux prestataires Français d’intervenir de façon plus intense au sein des instances européennes de régulation, notamment l’EIOPA. L’expérience montre que nous ne sommes pas assez présents pour défendre nos spécificités, en particulier les éléments clefs des politiques sociales de nos grandes entreprises et leurs engagements sociaux. A qui s’adresse cette formation ? Il s’agit d’un certificat universitaire qualifiant, précise Lionel Tourtier. La formation est ouverte aux professionnels évoluant depuis au moins cinq ans dans de multiples domaines en rapport avec la retraite ou la gestion d’actifs. Sont notamment concernés des responsables Benefits dans les entreprises, des trésoriers, cadres dans les fonctions comptables et financières, et pour les prestataires, assureurs, banques dépositaires, des commerciaux ou des techniciens, ainsi que des actuaires, des gérants de fonds, etc. Une dizaine de participants par an devraient prendre part à ce certificat de spécialisation, sur la base de cours dispensés deux fois par mois, d’octobre à juillet, au sein de l’Université de Paris Dauphine. C’est Najat El Mekkaoui de Freitas, professeur associé, qui en assure la direction. C’est l’une des meilleures expertes en France sur ce sujet et sa notoriété internationale est forte. C’est donc un gage de qualité pour cette formation innovante. Pour plus d’informations, découvrez la plaquette dédiée à la formation
Pimco ne parvient pas à stopper l’hémorragie. Le fonds phare de la société de gestion américaine, le Pimco Total Return géré par Bill Gross, a enregistré un 14éme mois consécutif de décollecte en juin, rapporte le Financial Times qui évoque les dernières données de Morningstar. De fait, le cabinet de recherche estime que la décollecte du mois de juin à atteint 4,5 milliards de dollars, portant ainsi à 64 milliards de dollars la décollecte enregistré depuis avril 2013.Le quotidien britannique note cependant que cette décollecte intervient alors que la performance du fonds s’est sensiblement améliorée, dépassant de 88 % celle des fonds similaires au cours du mois écoulé et, surtout, ayant battu son indice de référence, le Barclays Aggregate Bond Index, de 32 points de base.
Le Conseil d’Administration de la MFP (Mutualité Fonction Publique), réuni le 30 juin 2014, a élu Serge Brichet comme nouveau président. Il succède à Alain Arnaud à ce poste. Le Conseil d’Administration de la MFP, vient d'élire son nouveau président en la personne de Serge Brichet, qui occupe également depuis 2007 la tête de la Mutuelle Générale de l'Économie, des Finances et de l’Industrie (MGEFI). Âgé de 60 ans, Serge Brichet a été élu administrateur de la MFP en 2004 puis vice-président en 2008. Il est également membre du Conseil des présidents d’Istya (l’union mutualiste de groupe composée de la MGEN, la MNT, la MGET, la MAEE, la MCDEF et la MGEFI). Au sein de la Mutualité Fonction Publique (qui regroupe aujourd’hui 23 mutuelles ou unions de mutuelles professionnelles), Serge Brichet sera accompagné de Marc Tranchat (MGEN) qui occuepra le poste de Secrétaire général, ainsi que de 5 vice-présidents : Hubert Borderie (MGET), Denis Engelmann (MNT), Christophe Lafond (MGEN), Maurice Mouhet (MNH) et David Ollivier-Lannuzel (MCDEF). Enfin, Dominique Combe (MASFIP) devient trésorière générale et Alain Doyen (MNT) et Régis Bardou (CNG-MG) occuperont tous deux le poste de trésorier général adjoint.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 281.000 emplois en juin, un chiffre nettement supérieur aux attentes et le plus élevé enregistré depuis novembre 2012, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 200.000 créations de postes. Le chiffre de mai est confirmé à 179.000. La publication de l’enquête ADP intervient à la veille de celle des statistiques officielles du marché du travail, avancées à jeudi en raison de la fête du 4 juillet aux Etats-Unis.
Manuel Valls annonce dans une interview au quotidien un report partiel de l’application du compte personnel de prévention de la pénibilité, geste envers le patronat qui menace de boycotter la conférence sociale de la semaine prochaine. Il demandera aux ministres du Travail et des Affaires sociales, François Rebsamen et Marisol Touraine, de reprendre les projets de décrets d’application «pour aller plus loin dans la simplification et la sécurisation du dispositif».
Avec plus de 6 milliards d'euros d'encours sous gestion dans le fonds de démantèlement et plus d'un milliard d'euros en contrepartie des engagements sociaux, le groupe Areva fait partie des investisseurs institutionnels de long terme. Il dispose de ce fait d'une équipe importante composée d'une trentaine de personnes dédiées aux opérations financières et de trésorerie qui est dirigée par Jérôme Guttieres.
Le vice-président de l’ACPR, Jean-Marie LEVAUX, vient d’informer par lettre recommandée le groupe Pasteur Mutualité que le collège de supervision ne le plaçait pas sous administration provisoire. Il semble donc que les explications fournies lors de la réunion du 19 juin, évoquée par la Lettre, aient convaincu le collège qu’une mesure d’exception ne se justifiait pas. En revanche, l’ACPR donne un mois au groupe pour présenter un plan de rétablissement de sa gouvernance. Ce plan doit notamment prévoir la régularisation de l’adhésion d’un certain nombre d’administrateurs élus sans avoir signé de bulletin ad hoc. Le pire semble donc à ce stade évité pour le groupe.
Enderby, cabinet indépendant de conseil en stratégies de communication et relations publics spécialisé dans les métiers de conseil aux directions générales (secteurs finance, audit, conseil et juridique), publie les résultats de son étude capital-risque et réseaux sociaux, menée à partir d’un échantillon d’une centaine de fonds de private equity et de leurs dirigeants. Les résultats de cette étude apparaissent comme contre-intuitifs. Alors même que ces accompagnateurs de start-up présentent une appétence naturelle pour les nouvelles technologies, du fait de leur activité, les fonds de capital-risque sont peu présents sur Twitter et sur LinkedIn. Dans leur majorité, ils sous-utilisent ces outils. Alors que les réseaux sociaux constituent un levier de développement business indispensable, les fonds d’investissement actifs dans le segment du capital-risque n’ont que partiellement inscrit les réseaux sociaux dans leur feuille de route, ce qui constitue un paradoxe pour des sociétés exerçant dans le secteur high tech. Des sociétés de gestion frileuses, voire réticentes: Si 38% d’entre elles disposent d’un compte sur Twitter et 62 % ont un profil sur LinkedIn, à peine deux tiers (26 sociétés de gestion) s’en prévalent en faisant figurer de façon visible des boutons sur leur site Web. dans le cas où elles disposent de comptes officiels, elles n’animent pas toujours ceux-ci de façon active : 56% tweetent au moins une fois par semaine, en moyenne, mais 71% limitent leur profil sur LinkedIn au strict minimum. Au final, les fonds en capital-risque ont donc saisi l’opportunité de nourrir leur carnet d’adresses via LinkedIn, tout en choisissant de ne pas s’exprimer outre-mesure. Des patrons de fonds encore peu actifs Quant au comportement des dirigeants des sociétés de gestion passées au crible, il est cohérent avec l’action de leur structure. Afin d’optimiser leur utilisation des réseaux sociaux, sans s’exposer de façon exagérée, ils privilégient l'élargissement du carnet d’adresses à la prise de parole : seuls 20% des patrons de fonds disposent d’un compte actif sur Twitter ; ils sont toutefois 74% à avoir activé un profil sur LinkedIn. En France, certains dirigeants de société de gestion se distinguent du reste de la profession, notamment par un nombre élevé de followers sur Twitter : Toutefois, en élargissant les critères d’analyse à ceux que nous avons retenus dans notre méthodologie, il est possible d’identifier 11 bons élèves très actifs sur Twitter et sur LinkedIn, parmi lesquels figurent Olivier Goy (123Venture), Jean-Marc Bally (Aster Capital), Philippe Collombel (Partech Ventures), Benoît Bazzochi (SmartAngels) et Thierry Merquiol (Wiseed). Exerçant dans un secteur où les nouvelles technologies sont omniprésentes, la présence des fonds de capital-risque sur les réseaux sociaux apparaît aujourd’hui comme indispensable. En se faisant connaître et reconnaître par leurs clients, en parlant le même langage, les sociétés de gestion ont à portée de main un outil de développement, marketing et communication d’accès immédiat et unique, nécessitant néanmoins d’en maîtriser les codes. En France, les capital-risqueurs gèrent leur relation avec les réseaux sociaux de façon prudente, sans véritable réflexion de fond sur leur communication institutionnelle, explique Franck Moulins, directeur conseil chez Enderby. Ils disposent donc d’une grande marge de progression, afin de gagner en visibilité et en notoriété. Menée dans le courant du mois de mai 2014, l'étude capital-risque et réseaux sociaux d’Enderby décrypte le lien des investisseurs experts du financement des start-up avec les réseaux sociaux Twitter et LinkedIn. Ses résultats s’appuient sur l’analyse de 102 sociétés de gestion et sur leurs dirigeants. Etude complète disponible sur demande auprès d’Enderby.
?Le secteur de l’immobilier avance?. C’est le sentiment qui prédomine chez Yona Kamelgarn. La chargée d'étude immobilier durable de Novethic fait le constat d’une réelle amélioration des pratiques environnementales des 20 plus grandes foncières françaises (société dont l’objet est de détenir et de gérer un parc immobilier). ? 60 % d’entre elles s’engagent sur des objectifs de résultats. 10 % s’engagent à mettre en place des moyens pour améliorer leurs pratiques. Et 30 % n’affichent aucun engagement. Mais cela ne signifie pas qu’elles sont indifférentes à la question ?. Atteindre ces fameux objectifs n’est pas toujours aisé pour ces sociétés. Le bilan est globalement très satisfaisant sur la gestion de l’eau et sur la gestion de leurs déchets. Il est en revanche très insuffisant en matière d'émission de gaz à effet de serre et dans l'économie d'énergie. Une démarche volontaire efficace ?Pour aller plus loin il faut travailler avec les utilisateurs, explique François Cantin, Directeur Groupe Ingénierie Immobilière et Développement Durable d’Unibail Rodamco.Nous avons par exemple 80 centres commerciaux. Cela représente 8 000 baux avec des commerces différents. Leur sensibilité environnementale restant généralement faible, nous travaillons à un programme global avec les sièges internationaux des grandes marques franchisées pour qu’ils conçoivent des équipements eco-friendly pour tous les magasins. Les avancées dont témoigne le baromètre publié le 1er juillet 2014 par le centre de recherche de Novethic sont d’autant plus remarquables que les foncières n’ont pas d’obligation légale d’amélioration de leurs pratiques. Elles ont uniquement une obligation de reporting RSE (document qui concentre les informations et indicateurs sociales, sociétales et environnementales de l’entreprise). Mais cette obligation joue, par ricochet, un rôle auprès des entreprises qui louent leurs bureaux : Nos démarches environnementales les intéressent dans le cadre de leur reporting RSE explique Odile Batsere, Directrice de la Gestion Immobilière et Environnementale de la société de la Tour Eiffel qui louent des bureaux à de grandes entreprises en Ile-de-France. Des efforts à faire sur les usages ?Globalement, le comportement des utilisateurs est encore plutôt un frein. Que ce soit sur la température des bureaux ou l’extinction des ordinateurs en quittant son bureau. Dans le premier cas, baisser la température d’un degré fait économiser 7 % d'énergie. Dans le second, les ordinateurs consomment 80 % de l'énergie dans des immeubles de bureaux. Il est donc clef de travailler aussi sur ce levier puisque l’amélioration environnementale du secteur immobilier reste un processus collectif. Et c’est là que le bât blesse. Car si les grandes foncières affichent des objectifs et mettent en ??uvre les moyens de les atteindre globalement sur une grande partie de leurs actifs immobiliers, ce n’est pas forcément le cas du reste de la chaîne (constructeurs, promoteurs, utilisateurs). Pour Anne-Catherine Husson-Traore, la directrice générale de Novethic,? il faut que le concept de valeur verte progresse, ce qui est toujours plus difficile en temps de crise économique. Améliorer les performances environnementales d’un bâtiment permet de mieux le commercialiser et d’anticiper sur son obsolescence. Le succès de la green bond émise par Unibail Rodamco témoigne de l’intérêt des investisseurs pour ces stratégies ?.
La Sicav Emergence, lancée à l’initiative de la Place de Paris il y a 2 ans, va aider une poignée de gérants sous les 100 millions d’euros d’encours à accélérer leur développement. Dénicher les talents de demain. C’est la mission que s'était donnée la Sicav Emergence, lancée il y a 2 ans à l’initiative de la place de Paris (Paris Europlace, AFG et Finance Innovation). Depuis, elle a participé à la création ou au développement de cinq (1) nouvelles sociétés de gestion en France, spécialisées dans la gestion alternative. Aujourd’hui, elle annonce le lancement d’un nouveau compartiment, spécialisé sur les gérants d’actions européennes. Le premier compartiment avait permis de rassembler 150 millions d’euros auprès d’un noyau dur de 9 grands investisseurs institutionnels (2), et après l’examen de près de 130 dossiers. «???Aujourd’hui, pour le nouveau compartiment, nous avons déjà reçu 70 dossiers de candidature???», se réjouit Antoine Rolland, le patron de NewAlpha AM (groupes La Française et OFI) qui a été sélectionné comme gérant délégataire de la Sicav. Autrement dit, c’est lui qui sélectionne les dossiers. Si une trentaine de dossiers ont déjà été rejetés, le premier nom retenu devrait être annoncé fin septembre. Un délai lié aussi au besoin de réunir tout l’argent nécessaire. « ???Avec la baisse des taux, il y a une pression forte sur les marges ce qui fait qu'économiquement parlant il est plus contraignant qu’avant de se développer. C’est pour cela que nous intervenons en apportant du ‘seed money’???», explique Antoine Rolland. Par «??? seed money??? », il faut entendre le capital investi dès l’origine d’un projet, souvent par les associés, leurs familles et donc ici la Sicav Emergence. Vigilance sur le risque de corrélation Pour ce deuxième compartiment, le dirigeant prévoit plus un accompagnement au développement des sociétés de gestion que des créations. Le nombre de sociétés de gestion agissant sur les actions européennes est en effet très important et concurrentiel, du coup la taille critique pour se développer dépasse souvent les 100 millions d’euros. «???On ira vers les sociétés qui gèrent entre 50 et 70 millions depuis quelques années pour leur donner le dernier coup de pouce nécessaire???», explique-t-il. Consciente que les gestions sélectionnées seront par conséquent corrélées entre elles puisqu’elles agiront toutes sur les actions européennes, Emergence mise sur la diversité des styles pour atténuer cette corrélation. « Nous espérons pouvoir lever jusqu'à 200 millions d’euros avec un noyau d’investisseurs institutionnels qui se sera peut-être élargi. Mais beaucoup d’entre eux attendent d’y voir plus clair sur la réglementation qui les concerne appelée Solvabilité 2. D’une façon générale, cette réforme est très destructrice pour la croissance car elle les gênent pour investir en actions???», glisse au passage Alain Leclerc, président d’Emergence. ??? (1) : Eiffel Investment Group, Bernheim Dreyfus & Co, Keyquant, Rcube et BlueHive Global Opportunities. (2) : Caisse des Dépôts, CNP Assurances, UMR, BNP Paribas Cardif, Aviva, CAVP, Macif, Matmut et Neuflize Vie.
Nos économistes tablent sur une reprise très progressive sur ces marchés en 2014 : +1,2% en moyenne, avec un rebond plus marqué sur La Grèce et le Portugal.
Une des conséquences des taux bas s’avère être essentiellement la révision des produits d’assurances, a expliqué Marie Lemarié, directeur des investissements de Groupama. L’ensemble des assureurs vont réviser les caractéristiques des produits pour y donner moins de garantie, ils peuvent dans ce but accentuer le développement des unités de comptes, mais aussi des placements euro croissance. Un point de vue partagé par Mikaël Cohen, directeur des investissements de CNP Assurances. Une solution envisageable dans cette situation est de changer la nature des produits, notamment en s’orientant vers les unités de compte et les euro croissance, a déclaré Mikaël Cohen avant d'émettre une réserve. Les euros croissance étaient réellement le bon produit pour l’assureur vie lorsque les taux étaient un peu plus hauts. Marie Lemarié a relevé deux points positifs dans l’environnement de taux bas. Dans l’univers actuel, l’accès au capital est plutôt facile, a-t-elle développé. Par ailleurs, en assurance-vie, les produits sont montés avec un mécanisme de lissage de la performance, le problème, si tel est le cas, ne sera donc pas visible tout de suite. La directeur des investissements estime que la problématique de pilotage et de performance va se révéler lentement, ce qui va laisser le temps à chacun de mettre en ??uvre sa stratégie afin de faire face aux taux bas. De son côté, Mikaël Cohen a estimé que la spécificité des modèles de gestion actif-passif est qu’ils ont été réalisés afin de gérer le problème principal de l’assurance-vie : celui de la hausse des taux. Théoriquement, le problème principal de l’assureur vie est celui de la hausse des taux mais, paradoxalement, aujourd’hui le risque n’est plus la hausse des taux mais à leur baisse, a développé le directeur des investissement de CNP Assurances. Cela introduit une optionalité à l’assuré dépendante de la courbe des taux. Les modèles s’avéraient d’ailleurs compliqués mais fondamentalement orientés vers les risques de hausse des taux. Selon Mikaël Cohen, l’environnement de taux bas s’avère risqué pour les institutionnels. La période actuelle est assez anxiogène car les taux restent bas longtemps, a insisté Mikaël Cohen. Plus cela dure, plus s’accumule dans les bilans des actifs à très faible rentabilité qui feront souffrir le portefeuille lors d’une éventuelle hausse des taux, qui ne sera vraisemblablement pas liée à une reprise de l’activité économique. Plus les taux restent bas, plus les institutionnels recherchent des actifs risqués. Mikaël Cohen a poursuivi son analyse en expliquant que ces modèles ALM ont cependant servi à mettre en place l’organisation de la gestion des portefeuilles d’assurance-vie. Pour diversifier son allocation dans ce contexte de taux bas, le financement de l'économie est une des solutions retenues par de nombreux investisseurs institutionnels. Il nous paraît naturel de financer les entreprises, a déclaré Sylvain de Forges, directeur général délégué d’AG2R La Mondiale. Si les investisseurs institutionnels ne prennent pas de risques, au nom de quoi voulez-vous qu’un citoyen lambda en prenne, s’interroge Sylvain de Forges.
Ce 28 mai 2013, Bruno Bézard se tortille sur sa chaise. Carrure d’armoire à glace, costume rayé et lunettes carrées, il bout intérieurement et peine à le cacher. Face à l’armée de députés qui le passent au gril en pleine affaire Cahuzac, celui qui dirige l’administration fiscale depuis moins d’un an se défend bec et ongles pendant deux heures. Il joue gros : les élus veulent savoir si son administration a bien épuisé tous les moyens à sa disposition pour vérifier l’existence du compte suisse de l’ancien ministre. Le haut fonctionnaire ne vacille pas, il en rajoute même, maniant l’ironie, frisant l’arrogance avec sa voix douce. Il s’autorise à rappeler à l’ordre Charles de Courson, le président de la commission d’enquête, qui prend plaisir à lui tendre des pièges et ne l'écoute pas assez attentivement... Les élus n’en reviennent pas. Devant eux, ministres ou hauts fonctionnaires font toujours preuve de déférence. Pas lui. Il ne tolère pas que la probité de l’administration puisse injustement être mise en cause. Il sortira complètement blanchi de l’affaire Cahuzac, mais sa prestation est encore dans toutes les mémoires. Un an après, celui qu’on surnomme déjà « BB » à Bercy s’apprête à prendre la prestigieuse et très convoitée Direction du Trésor. Autant dire l’un des plus beaux postes de la République, cumulant le pilotage de l'économie, des finances publiques et des sommets internationaux. Un choix balisé et sans risque pour le gouvernement, après des mois de rumeurs. Bruno Bézard est l’archétype du grand commis d’Etat un rien austère, préférant l’ombre à la lumière et peu politique, du moins en apparence. « Tout le monde le connaît, tout le monde l’apprécie professionnellement, mais il n’a pas de premier cercle identifié », constate un habitué du ministère. « Je dois tout à la République » Bruno Bézard est un véritable moine-soldat du service public, avec ses raideurs et son intégrité. « C’est à la fois un modèle et une caricature du haut fonctionnaire », résume un patron. Son parcours irréprochable d’inspecteur des finances le rendrait presque ennuyeux. Sauf qu’il n’est pas totalement semblable aux autres : pur produit de la méritocratie républicaine, Bruno Bézard est issu d’un milieu modeste. Originaire d’un petit village de Picardie, père contremaître, mère assistante médicale. Boursier, il travaille « comme un dingue », avant d'être repéré par ses professeurs, qui l’envoient en prépa à Tours. Il n’a pas les moyens d’aller à Paris et donne des cours de maths pour payer ses livres. Les grandes écoles, sa famille en ignore même l’existence. Il n’en tire aucune fierté et assure n’avoir jamais été dans une logique de revanche sociale. « Ca ne m’intéresse pas », jure-t-il. En revanche, cela lui a forgé certaines convictions. « Je dois tout à la République », dit-il sobrement. La suite de son parcours est tout aussi rectiligne, même s’il n’est pas premier mais trentième à l’issue de Polytechnique, contrairement à ce que dit sa légende. Il sort en revanche major de l’ENA, ce qui aide toujours à prendre de l’assurance. Un élève plus jeune se souvient de l’avoir vu poser pour une gazette étudiante, rayonnant. « Il nous filait des complexes car il disait que le nerf de la guerre, c'était d'être épanoui ! » raconte-t-il. Un autre se souvient l’avoir vu au volant d’une belle décapotable blanche. Le jeune inspecteur des finances est tout sauf un frimeur, mais ne déteste pas la mise en scène. En mission d’inspection, il n’hésite pas à poser ostensiblement un code pénal sur la table, alors qu’il reçoit le patron tétanisé d’une chambre de commerce de province. « Il a l’art des rapports de forces », décrypte un ancien haut fonctionnaire de Bercy, qui raille son « petit côté Fouquier-Tinville ». Comme tout haut fonctionnaire de Bercy qui se respecte, il fait ensuite ses classes au Trésor, gravissant les échelons avec une régularité de métronome. En 2000, avouant une certaine « tendresse » pour la gauche, il rejoint le cabinet de Christian Sautter à Bercy, puis celui de Lionel Jospin à Matignon. Sans toutefois adhérer au Parti socialiste. L’homme n’a pas un tempérament de militant et revendique une absolue liberté de pensée. « Je ne roule pour personne, précise-t-il. Mes amis de gauche pensent que je suis furieusement de droite, et vice versa ». Etiqueté malgré lui, il paiera la défaite de la gauche en revenant au Trésor en 2002. Une chance en réalité. Quelques mois plus tard, il rédige une petite note de quatre pages pour Francis Mer, alors ministre de l’Economie, dans laquelle il pose les pierres de ce qui deviendra l’Agence des participations de l’Etat (APE). Autrement dit l’entité autonome gérant le copieux portefeuille de participations de l’Etat, en faisant appel, au besoin, à des méthodes et à des personnalités du privé. Une petite révolution. Le service des participations, c’est le coeur du réacteur au Trésor, le saint des saints. Pour les hauts fonctionnaires maison, c’est un déchirement. Le directeur du Trésor, Jean-Pierre Jouyet, lui donne pourtant carte blanche, un pincement au coeur. « C’est la partie du Trésor que j’aime le plus ! » lui confie-t-il à regret. Pour Bruno Bézard, qui a tout juste quarante ans, ce sera un tournant. L’APE, c’est sa création, même s’il n’en sera que le numéro deux les premières années. « On lui avait collé Denis Samuel-Lajeunesse car il fallait un senior, mais c’est lui qui faisait tourner la maison », raconte un ancien. Tenu parfois à l'écart, il parvient peu à peu à s’imposer. Ses analyses techniquement impeccables rassurent les politiques et les cabinets, qui le suivront sur la plupart des gros dossiers des années 2000 : création de La Banque Postale, privatisation des autoroutes, fusion de GDF Suez, cotation d’EDF... C’est Thierry Breton - un ministre de droite - qui finira par lui confier la tête de l’agence, quatre ans après sa création. Véritable machine intellectuelle « C’est un type extraordinairement rigoureux et travailleur, très nettement au-dessus du lot, se souvient un ancien collaborateur. Parfois trop, au point de donner une image un peu bureaucratique de l’APE. » Véritable machine intellectuelle, Bruno Bézard dissèque les dossiers et les raisonnements de manière chirurgicale. Follement exigeant avec ses équipes comme avec lui-même, il n’hésite pas à faire refaire plusieurs fois une note qui ne lui convient pas. « Il s’attend à ce que tout le monde soit à 300 % tout le temps », reconnaît un haut fonctionnaire de Bercy. On lui connaît peu de faiblesses, à part un goût prononcé pour le chocolat. Il hérite d’une réputation de dureté, de distance, voire de brutalité. « Je n’aime pas les raisonnements approximatifs », avoue-t-il. Dans les conseils d’administration où il représente l’Etat, il met les pieds dans le plat, pose les questions qui fâchent. Ce qui lui vaut des échanges parfois musclés avec les dirigeants d’entreprise. « Comme nombre de hauts fonctionnaires, il a la conviction qu’il détient à lui seul l’intérêt général », juge un patron. Lui se targue d’avoir instauré avec eux une relation de confiance réciproque. « Beaucoup de dirigeants auraient préféré un actionnaire dormant, raconte un ancien. Mais dans l’ensemble, ils l’aimaient bien. » Avec d’autres, les relations sont notoirement orageuses, comme avec la patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, dont il bloque plusieurs opérations d’acquisition en conseil. Sauf celle de la société minière Uramin, surpayée, qui lui vaut aujourd’hui les foudres de la Cour des comptes. Pour lui, l’entreprise n’a, à l'époque, pas tout dit. « Sur la base des réponses données par oral et par écrit par l’entreprise à l’ensemble des questions que nous avions posées sur la consistance des réserves et l’analyse du prix, je resignerais », admet-il calmement. Il faut dire que Bruno Bézard est difficilement soupçonnable de compromissions, on lui reprocherait plutôt son pointillisme et son manque de souplesse. « Un haut fonctionnaire doit avoir une colonne vertébrale », rétorque-t-il aux députés de la commission Cahuzac, avant de préciser, pour ceux qui en doutaient encore : « Ce n’est pas exactement mon style d’accepter les amicales pressions. » Plaire ou déplaire lui importe peu, il force toujours les conditions pour dire ce qu’il pense. Il s’opposera ainsi tant qu’il pourra à la solution de l’arbitrage dans l’affaire Tapie, qui lui semble alors pure folie, et finira en effet par coûter beaucoup d’argent à l’Etat. Hasard ou coïncidence, il est nommé, la même année, à la mission économique de l’ambassade, à Pékin. Certains y voient une forme d’exil. « Il avait tenu tête sur plusieurs dossiers », suppose un haut fonctionnaire de Bercy. Il fallait, aussi, faire tourner un poste convoité. Lui assure avoir toujours voulu partir en Asie, évoquant une passion très ancienne pour la Chine. Les quelques chefs d’entreprise qu’il consulte le poussent à accepter. Ce sera une révélation. « Ce fut une période exceptionnelle, raconte-t-il avec une émotion débordante, comme si ce pays l’avait renvoyé à tout ce que lui, incarnation du cartésianisme à la française, n’est pas. Se prendre dans la figure vingt chocs culturels par jour vous remet en cause. J’ai eu parfois le sentiment de tout réapprendre. » Malgré sa formation accélérée au chinois, il commet quelques impairs, traitant malgré lui un ministre de « pauvre imbécile ». Ce qui ne l’empêche pas de constituer un réseau qui se révélera fort utile quelques années plus tard, lors de la signature de l’opération PSA... Avec le retour de la gauche en 2012, son nom est évoqué pour différents postes. Ce sera finalement l’administration fiscale, un paquebot de 115.000 personnes. Pas évident quand on est, comme lui, habitué à piloter des petites équipes de premiers de la classe. Restructurée à plusieurs reprises, syndiquée, la DGFiP est un Etat dans l’Etat à Bercy, que les ministres surveillent comme le lait sur le feu. Lui se lance avec enthousiasme dans une vaste opération de séduction et sillonne la France à la rencontre des agents. Qui l’apprécient plutôt, même si les syndicats l’accusent ironiquement d’orchestrer le « grand bond en arrière » de l’administration fiscale. « Il a bien défendu la maison pendant l’affaire Cahuzac, mais il lui a manqué ce supplément d'âme qui aurait été nécessaire pour faire passer les réformes. Avec 115.000 agents, il faut un peu d’affect », dit un syndicaliste, que Bruno Bézard a, un jour, mis au défi de venir en réunion « avec un col Mao ». C’est l’une des faces cachées du personnage. Derrière un abord un peu aride, Bruno Bézard a de l’humour. Dans son grand bureau de la DGFiP, où il reçoit peu, entre quelques souvenirs de Chine, il a fait poser une affiche. « Il est interdit, sous peine d’amende, de prononcer dans ce bureau les expressions suivantes : il y a un problème : 5 euros. Je suis inquiet : 10 euros. Ce n’est pas possible : 15 euros... » Et surtout : « On a toujours fait comme ça : 20 euros. » On l’imagine assez bien répondre à son interlocuteur ce qu’il dit parfois à voix haute. « Je n’aime pas qu’on me balade. »
Alors que les groupes Macif et Matmut ont signé une lettre d’intention qui confirme leur volonté de constituer un pôle mutualiste référent sur le marché de l’assurance et des services financiers, la gouvernance de Sferen évolue. Jean-Marc Raby est nommé directeur général de la société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) en remplacement de Paul le Bihan. L'épée de Damoclès planait au-dessus de l’actuel directeur général de Sferen depuis l’annonce de la sortie de la Maif. A compter du 30 juin, Paul le Bihan est remplacé à ce poste par Jean-Marc Raby, directeur général du groupe Macif. Une évolution de la gouvernance prévisible, compte tenu du souhait de Macif et Matmut d’aller plus loin dans l’intégration et la mise en commun des compétences au sein de Sferen. Dès lors, comme nous l’indiquions le 2 mai dernier dans nos colonnes, le maintien de Paul le Bihan à ce poste se posait clairement. Joint par l’Argus de l’assurance, Paul le Bihan indique que la décision a été prise d’un commun accord. Et d’ajouter : Tout cela s’est fait en parfaite intelligence. Macif et Matmut ont décidé de poursuivre l’aventure dans une nouvelle configuration qui n’a pas besoin d’un directeur général externe, ce qui pouvait se justifier dans un Sgam à 3. Ce dernier n’a pas évoqué ses nouveaux projets pour la suite. Une feuille de route jusqu’au premier semestre 2015 La gouvernance renouvelée de Sferen a pour but de préparer le nouveau projet de Sferen qui vise à renforcer l’alliance entre les deux mutuelles d’assurance. Alain Montarant, président de la Macif et Daniel Havis, PDG de la Matmut, viennent de formaliser cet engagement par la signature d’une lettre d’intention, validée par les deux conseils d’administration. Cette phase de travail préparatoire, qui devrait aboutir au cours du premier semestre 2015, a pour objectif de préciser la gouvernance, les structures et les projets stratégiques de la Sgam à 2.
Zhou Xiaochuan, Gouverneur de la Banque Populaire de Chine (PBOC), et Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, ont signé le 28 juin 2014 un Memorandum of Understanding (MoU) afin d’établir à brève échéance à Paris un système de paiement en renminbi. La signature de ce MoU par les deux banques centrales est une première étape vers la création d’une infrastructure de compensation et de règlement des transactions en RMB à Paris, indique un communiqué publié dimanche.Il est précisé que ce système de paiement s’appuiera sur une banque de règlement désignée par la PBOC. La Banque Populaire de Chine et la Banque de France ont convenu que la supervision et la surveillance du système, l’évaluation de ses besoins d’évolutions feront l’objet d’une coordination et d’une coopération entre les deux banques centrales, et seront sujets à échanges d’information réguliers. Ce projet est porté par les principaux acteurs financiers de la place de Paris, sous l'égide de Paris Europlace. Il doit permettre de régler les paiements en RMB de façon sûre et efficace, au sein d’un système ouvert traitant les opérations tant dela zone euro que des régions avoisinantes. Cette infrastructure a vocation à soutenir une croissance maîtrisée de l’usage transfrontière du renminbi.La signature de ce MoU intervient après l’attribution par les autorités chinoises d’un quota RQFII (Renminbi Qualified Foreign Institutionnal Investors) de 80 milliards de renminbi aux investisseurs institutionnels français. Il s’agit de permettre aux sociétés d’assurance, banques, sociétés de gestion et fonds d’investissement français d’investir directement sur le marché financier domestique chinois et de développer ainsi leurs activités en Chine. C’est le premier et le seul quota RQFII accordé pour l’instant en zone euro.
Pour Julien Cuminet, responsable des services aux fonds France chez BNP Paribas Securities Services, le chantier de la mise en œuvre de la directive AIFM est bien avancé. Mais il est loin d'être terminé.et toutes les équipes de la banque restent mobilisées. Avec en ligne de mire la date butoir du 22 juillet prochain et des nouvelles exigences qui s’y attachent."Globalement, nous avons là une réforme intelligente car elle instaure un cadre qui rassure les investisseurs. Grâce à cette réforme, la gestion alternative va rester en Europe. Elle va aussi faciliter l’ouverture des FIA (Ndlr : fonds d’investissement alternatifs) à une clientèle plus large. Et nous pensons aussi que les fonds AIFM peuvent devenir une référence internationale au même titre que les fonds Ucits"", a indiqué à Newsmanagers Julien Cuminet.Mais avant d’en arriver là, le prestataire de services aux fonds accompagne depuis plusieurs mois les sociétés de gestion dans la phase de transition, après avoir depuis longtemps préparé le terrain.. «Il y a environ trois ans, nous avons aussi procédé à une réorganisation des équipes qui pouvaient à l'époque intervenir sur toutes les classes d’actifs. Nous avons désormais des spécialistes par sous-jacent : fonds classiques, private equity, immobilier, titrisation. Une initiative dont nous félicitons aujourd’hui et qui nous permet de mieux accompagner les sociétés de gestion», relève Julien Cuminet.Les impacts de la directive peuvent être regroupés autour de quatre grandes têtes de chapitre: le reporting, la tenue de position, le cash monitoring et le contrôle des sous-dépositaires La directive introduit notamment des reportings périodiques qui sont déterminés en fonction de la taille de la société de gestion. Selon les encours affichés, la société de gestion sera invitée à produire des reportings trimestriels, semestriels ou annuels, avec plus ou moins de détails sur la composition des actifs, les marchés couverts, les instruments négociés, la liquidité des positions ou encore l’effet de levier. Pour les plus gros acteurs, l’AMF attend un premier reporting le 30 septembre qui portera sur l’année proforma à fin 2013.Deuxième tête de chapitre, la tenue de position. A savoir que la société de gestion doit connaître tous les titres de propriété pour pouvoir faire face à une demande de restitution des actifs. «Dans le cas d’une SCPI par exemple, il nous faut reconstituer les titres de propriété jusqu’en bout de chaîne, ce qui n’est pas forcément évident puisqu’une SCPI peut investir dans une autre SCPI…", relève Julien Cuminet. «Pour réduire les contraintes liées à cette exigence, nous avons mis en place des plateformes d'échange d’informations», précise Julien Cuminet.Troisième défi, le cash monitoring qui comporte deux grands volets. Tout d’abord, le dépositaire est tenu de suivre tous les mouvements espèces d’un fonds, consolider l’ensemble des mouvements et les réconcilier avec la comptabilité du fonds. Par ailleurs, le dépositaire doit contrôler les mouvements anormalement élevés. La directive parle en fait de mouvements «significatifs». «Le dépositaire doit déterminer le niveau de ces mouvements en fonction de la cartographie des flux, suivant la règle du 80/20», explique Julien Cuminet. «Il n’existe pas de reporting sur ces mouvements mais nous avons un devoir d’alerte. La trace de tous ces flux est conservée afin de pouvoir répondre à une demande éventuelle du superviser», remarque Julien Cuminet. «Nous avons mis en place une équipe spécialisée d’une dizaine de personnes qui est opérationnelle depuis février dernier.Cette équipe intervient sur toute l’Europe et mobilise bien entendu les ressources du groupe», explique-t-il.Quatrième point, le contrôle des sous-dépositaires. Cet exercice implique d'évaluer la solidité financière de ces acteurs jusqu’ici négligés, avec à la clé la nécessité de mener un due diligence et d’en restituer les résultats auprès de la société de gestion. «Une fois l’alerte éventuelle donnée, c’est la société de gestion qui est responsable, pas le dépositaire», insiste Julien Cuminet. «Pour faire face à cette nouvelle mission, nous avons installé une équipe dédiée au Luxembourg. Il faut souligner que notre réseau de sous-dépositaires est très large, ce qui nous facilite la tâche. Car la dissémination des sous-dépositaires est un facteur de risque», indique Julien Cuminet."Nous avons restructuré nos services pour accompagner les sociétés de gestion dans ce nouvel environnement, pour que la transition ne soit pas trop violente. C’est aussi un défi pour nous, mais également une opportunité. Nous avons répondu à de nombreux appels d’offres. Le 22 juillet est une étape très importante mais nous avons encore du pain sur la planche. Je dirais que les lignes n’ont pas fondamentalement changé mais il n’est pas exclu que les frontières évoluent dans les mois qui viennent…" La bataille des parts de marché continue…
Pier Francesco Saviotti, directeur général de Banco Popolare, table dans une interview au journal transalpin sur «une nouvelle vague de fusions» entre banques italiennes lorsqu’elles auront passé les stress tests de la BCE et il compte faire participer son établissement à ce mouvement. Mais il juge que les conditions ne sont pas réunies pour la cession de sa «bad bank» Release spécialisée dans les prêts immobiliers.
Jean-Pierre Lefranc reconnaît lui-même avoir un profil atypique dans le monde institutionnel. Après avoir passé plusieurs années à la direction financière de grandes entreprises cotées, françaises et étrangères, il a décidé de rejoindre la Fondation de France le 1er février 2012. Retour sur le parcours d'un homme qui n'était a priori pas destiné à se retrouver au coeur du monde associatif.
La Fondation de France, fondation reconnue d'utilité publique, abrite 744 fondations sous égide. « Chaque fondation qui nous rejoint a le choix entre une gestion collective ou une gestion particulière en conservant son ou ses gérants », précise Jean-Pierre Lefranc, son directeur financier.
Un Conseil pour l'économie au Vatican présidé par un cardinal nommé Marx, cela ne s’invente pas. Mais l’archevêque de Munich, 60 ans, joue volontiers de son nom et est connu pour son appétence en matière économique. Il a d’ailleurs publié en 2008 un ouvrage titre Le Capital. Le pape François lui a confié la coordination de ce nouvel organe, dont la composition complète a été annoncée samedi par le Saint-Siège. Comme prévu par le motu proprio réformant la gouvernance économique du Saint-Siège, ce conseil comprend quinze membres, huit cardinaux et sept laïcs, des diverses parties du monde pour limiter l’emprise italienne. Avec la mise en place de ce conseil le pape poursuit sa réforme de la Curie, dont la création le 24 février dernier d’un Secrétariat pour l'économie, dirigé par le cardinal australien George Pell, fut un premier pilier. Les relations précises entre les deux nouvelles institutions seront précisées ultérieurement mais, comme l’a précisé dès samedi le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le nouveau conseil pour l'économie « est un organisme qui aura sa propre autorité et ne sera pas un simple organe consultatif pour le Secrétariat ». Deux Français : le cardinal Ricard et Jean-Baptiste de Franssu Parmi les quinze nommés par le pape siégeront deux Français???: le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, et Jean-Baptiste de Franssu, consultant en fusions-acquisitions et expert en gestion d’actifs, qui figurait déjà parmi les membres de la commission référente d’experts créée le pape l'été dernier pour auditer les structures économiques et administratives du Vatican, et qui est désormais dissoute. Dans cet entretien exclusif, Jean-Baptiste de Franssu évoque la réorganisation actuellement mise en oeuvre de la gestion administrative et financière du Vatican et du Saint-Siège telle que l’a souhaitée le pape François. Ce spécialiste en conseil et stratégie dans la gestion des actifs a participé à l’audit conduit au Vatican d’août à décembre 2013.
Au moins dix banques américaines, dont JPMorgan et Goldman Sachs, sont sur le point de lancer à compter du mois prochain, en partenariat avec Tradeweb, une nouvelle plateforme de trading dédiée aux obligations privées d’émetteurs américains, rapporte le Financial Times. « Nous faisons une importante percée sur le marché des obligations corporates investment grade américaines, a confié au quotidien britannique le directeur général de Tradeweb, Lee Olesky. Nous avons écouté les gestionnaires d’actifs et avons obtenu le soutien des principaux fournisseurs de liquidité. » L’initiative des banques de Wall Street intervient en pleine crise de confiance sur leurs activités de trading obligataire, leurs revenus dans cette activité ayant chuté significativement en raison d’une faible volatilité, de nouvelles contraintes réglementaires et de la concurrence de plateforme d’exécution comme Bloomberg ou MarketAxess.
La banque spécialiste des marchés émergents, Standard Chartered a lancé un avertissement sur ses résultats, annonçant que ses bénéfices 2014 seront inférieurs à ceux de 2013 après une baisse de 20 % de ses profits au premier semestre en raison du ralentissement de son activité sur les marchés financiers, rapporte le Financial Times. Cette annonce intervient alors que la banque a perdu son troisième cadre dirigeant en l’espace de six mois. De fait, Lenny Feder, le responsable de l’activité sur les marchés financiers, a récemment pris un congé sabbatique de 12 mois et il ne devrait pas reprendre son poste. Ce départ fait suite à ceux de Richard Meddings, ancien « finance director » de la banque, et de Steve Bertamini, responsable de l’activité « consumer ».