L’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), qui défend les intérêts des sociétés de capital-investissement, a nommé mercredi son nouveau président en la personne de Michel Chabanel, selon un communiqué. M. Chabanel a été élu à l’unanimité pour un mandat de deux ans et succède à Louis Godron. Comme son prédécesseur, le nouveau président de l’Afic est par ailleurs patron d’une société de capital-investissement (prise de participation dans les sociétés non cotées), Céréa Partenaire. M. Chabanel, ancien de Crédit Agricole Indosuez et de Royal Bank of Scotland, connaît bien l’Afic puisqu’il est administrateur depuis juin 2012 et trésorier depuis juin 2013. Louis Godron quitte son mandat alors que l’activité des fonds français de capital-investissement s’est redressée en 2013, mais après avoir prévenu de la fragilité du secteur, en partie boudé par les banques et assurances. Alors que la profession fait face à une des plus graves crise de collecte de fonds, préjudiciable au financement des entreprises en capitaux propres, notre action n’a eu de cesse d’alerter sur cette situation et sur une nécessaire meilleure orientation de l'épargne française au service des projets de croissance, a dit M. Godron, cité dans le communiqué. Son successeur entend reprendre le flambeau et veut continuer à lever les freins qui pèsent sur le financement des entreprises françaises en fonds propres par le capital-investissement, selon les mots de M. Chabanel.
Les caisses de retraite française présentent une spécificité par rapport à leurs homologues européennes pour la plupart d'entre elles, les régimes de retraite sont gérés en répartition ou en répartition provisionnée, et leurs réserves ne couvrent qu'une partie de leurs engagements.
«A l’heure actuelle, 76% de nos encours sont gérés avec une approche best in class, ESG (environnement, social et gouvernance) ou à travers des fonds thématiques (eau, énergies renouvelables, etc.). Pour la gestion obligataire, nous avons mis en place un modèle en interne avec nos propres critères extra-financiers, qui se basent en partie sur ceux développés par Vigéo, explique Benoît Jullien. Pour les autres classes d’actifs nous sélectionnons des fonds labellisés ISR. Mais nous avons des difficultés à faire progresser la part de nos fonds ISR, en particulier sur la poche actions. Celle-ci représente aujourd’hui que 33% de nos placements en actions, car il n’existe pas assez de fonds ISR qui répondent à nos critères, développe-t-il. Même si ce chiffre est plus élevé que la moyenne des investisseurs institutionnels (autour de 8%), il est loin d’atteindre celui que nous détenons pour les obligations (88%) ou l’immobilier, ajoute le directeur des investissements de la MAIF. Nous avons une autre problématique ISR sur notre poche actions. Nous voulons en effet affirmer notre démarche d’investisseur responsable par le biais de la politique de droit de vote. Comme nous déléguons notre gestion actions, il nous est difficile d’avoir un réel impact dans les décisions stratégiques prises par les sociétés de notre portefeuille, même si nous communiquons nos positions à nos gérants, précise Benoît Julien. Pour aller plus loin dans notre engagement social et sociétal en matière d’investissement, il faut que nous puissions mieux nous positionner par rapport au droit de vote. Pour y parvenir, la seule solution serait aujourd’hui de réorienter notre approche de gestion en investissant en direct dans les sociétés cotées. Une décision très stratégique car les actions représentent actuellement plus de 1,1 milliards d’euros dans nos placements, ce qui nous conduirait à revoir notre organisation en interne», termine-t-il.
D’aucuns diront que pour atteindre l’objectif du gouvernement de construire 500.000 logements par an, la contribution des investisseurs institutionnels pour en financer une partie sera indispensable. Depuis maintenant deux ans, les pouvoirs publics y travaillent. A Bercy, à l’Elysée, et du côté du bras armé financier de l’Etat, la Caisse des dépôts, on s’active pour séduire à nouveau ceux qui ont déserté l’investissement dans le logement depuis 20 ans : ses investisseurs institutionnels qui détenaient un million de logements dans les zones tendues au début des années 1990 (là où les besoins de logements sont les plus importants ndlr), en possèdent désormais moins de 100.000, déplorait l’année dernière la fondation Terra Nova. Les zinzins ont préféré se tourner vers d’autres classes d’actifs immobilier (hôtels, commercial) souvent au-delà des frontières françaises. Des avantages fiscaux accordés Désormais, l’urgence est telle que, dans la loi de finance 2014, des avantages fiscaux substantiels (TVA réduite de moitié et exonération de taxe foncière pendant 15 ans) ont été accordés aux zinzins qui investiront leurs ressources dans le logement des classes moyennes. S’ils se sont montrés intéressés, les zinzins n’affluent toutefois pas en masse. Pourquoi une telle réticence ? La directrice Immobilier de BNP Paribas Cardif, Nathalie Robin a donné quelques éléments d’explication lors d’un colloque sur le logement organisé jeudi par l’AEF. A l'écouter, une chose semble clair : ce n’est pas parce que le logement a été décrété cause d’intérêt général que les zinzins vont l’intégrer dans le politique de placement. Bien évidemment, il faut plus pour les convaincre, et notamment de la rentabilité comme l’a répété à plusieurs reprises Nathalie Robin. Or, celle-ci est très faible dans le logement : hors avantages fiscaux elle s'élèverait à environ 1,5% selon un autre expert présent au colloque de l’AEF. Stabilité et lisibilité La directrice Immobilier de BNP Paribas Cardif déplore également l’absence de stabilité de la classe d’actifs immobilier résidentiel. Nous avons été profondément marqués par l’effondrement des prix des bureaux et des logements au début des années 1990, se souvient-elle. Et même si le marché du logement en France a repris des couleurs lors des 20 dernières années, la réticence des institutionnels perdure. Nathalie Robin évoque aussi le manque de lisibilité sur le marché du logement français, découlant de la multiplicité des réglementations et des législations émanent des pouvoirs publics. Ces comportements ne sont pas liés à des décisions de marché, déplore-t-elle. Nous plaçons l’argent des assurés, c’est leur épargne, pas nos fonds propres, ajoute froidement Nathalie Robin, c’est pourquoi BNP Cardif se doit de rechercher le meilleur couple rendement-risque possible. Le grand potentiel de l'épargne financière des Français Il semble difficile d’infléchir le discours bien rodé de l’institution financière qui semble faire fi de l’intérêt général, pour lequel l’extraordinaire potentiel de l'épargne financière des français (avec notamment près de 1.500 milliards d’euros d’encours d’assurance vie), pourrait pourtant très bien servir... Du reste, quelques investisseurs institutionnels, BNP Pariabs Cardiff, sont intéressés par le fonds Argos, le premier dédié à l’investissement des zinzins dans le logement des classes moyennes. Jeudi, Nathalie Robin a mis en avant en avant les lourdes responsabilités portée par la SNI, la filiale de la Caisse des dépôts qui pilote le projet Argos. Histoire de maintenir la pression sur les pouvoirs publics pour que toutes les conditions soient durablement réunies afin que l’immobilier résidentiel redevienne un investissement fructueux.
Claude Tarall Le Conseil d’administration de la Carac a réélu le 12 juin dernier, pour un second mandat, Claude Tarall en tant que président de la Carac et André Darnet au poste de vice-président. Cette élection s’inscrit dans les principes de la gouvernance mutualiste : Claude Tarall et André Darnet étant tous deux des adhérents bénévoles de la Carac, engagés au sein de la mutuelle d'épargne depuis de nombreuses années. Le principe de la gouvernance mutualiste Constitués autour du fondement démocratique «un homme, une voix», les organes de décision de la Carac, depuis l’Assemblée générale à la présidence, sont composés d’adhérents élus. Ce mode de fonctionnement démocratique place l’adhérent au c??ur de l’organisation, garantissant la primauté de ses intérêts dans les décisions qui sont prises. Le Conseil d’administration, composé uniquement d’adhérents, élit en son sein un président et un vice président tous les deux ans, pour un mandat de deux ans.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient les principaux résultats de l’enquête mensuelle de juin 2014 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 4 et le 16 juin. Voici quelques éléments qui en ressortent : La situation des trésoreries est jugée normale avec une évolution moins positive que les deux mois précédents. Le poids du change euro/dollar s’alourdit. En revanche, il semble que les marges sur les crédits bancaires baissent et que les financements s’obtiennent plus facilement. Lire la suite en pièce jointe
2013 s'est avérée être une bonne année pour les obligations convertibles et plus spécifiquement pour le fonds M&G Global Convertibles Fund. Un bon nombre de facteurs laisse à penser que cette classe d'actifs est bien positionnée pour performer.
L’Association des assureurs mutuels et coopératifs en Europe (AMICE) vient de publier un Manifeste intitulé «Unis dans la diversité», qui propose des actions politiques préconisées par le secteur afin d’exploiter pleinement son potentiel. Ce Manifeste européen de la mutualité a été présenté par la Présidente de l’AMICE, Hilde Vernaillen, aux 200 participants au Congrès 2014 de l’Association, organisé à Nice (France). «Les mutuelles et les coopératives d’assurance n’ont pas besoin ??? et ne cherchent pas à obtenir ??? des faveurs de la Commission européenne ou du Parlement européen», explique Hilde Vernaillen qui préside l’AMICE depuis 2013. «Elles ont par contre besoin d'être comprises et de pouvoir travailler dans de justes conditions réglementaires et commerciales.» Le Manifeste explique en quoi les mutuelles et coopératives d’assurance sont bénéfiques pour les marchés et la concurrence. Leur structure juridique permet de privilégier les intérêts des clients plutôt que la valeur actionnariale et de poursuivre des stratégies à plus long terme, axées sur la durabilité. Les mutuelles et les coopératives contribuent aussi à répartir les risques dans les économies et apportent une stabilité en préservant la diversité du secteur de l’assurance. «Nous pensons qu’il est dans l’intérêt européen que la Commission et le Parlement aient une meilleure compréhension du secteur de l’assurance mutuelle et coopérative, valorisent les services centrés sur les sociétaires-membres que ce secteur fournit aux citoyens et soutiennent la diversité apportée par les mutuelles et coopératives dans les marchés où elles opèrent», ajoute la Présidente de l’AMICE. Le Manifeste présente un plan d’action dans trois domaines ??? actions politiques, actions institutionnelles et actions de lobbying ??? et invite les décideurs politiques, à tous les niveaux, à devenir les vecteurs d’un changement pour une meilleure compétitivité du marché unique et un plus grand bien-être des citoyens, en dotant les assureurs mutuels et coopératifs des moyens d’action qui leur permettraient de jouer pleinement leur rôle.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } In an interview with the print edition of the Frankfurter Allgemeine Zeitung, cited by Finews, Heiko Schlage expresses some optimism about the activities of the bank in Germany. The director for Germany states that the group plans to become profitable in Germany by the end of the year. “In the first five months, we gained 400 new clients and posted inflows of EUR600m,” he tells the German newspaper.
Selon nos informations, Nicolas Beneton a quitté Cedrus AM en mai 2014 après avoir occupé le poste d’Analyste sénior ISR chez Cedrus Partners puis Cedrus Asset Management pendant trois ans et demi. Diplômé de l’Université Panthéon Assas et titulaire du CFA, Nicolas Bénéton a été Fund & Asset Management Analyst chez Fitch Ratings de 2008 à 2011.
Depuis le 11 juin, l’association d'épargnants Afer a fait évoluer les unités de compte de son contrat d’assurance vie. «Ce n’est pas une gamme d’offres mais une gamme de demandes pour les 720 000 adhérents», a indiqué Gérard Bekerman, président de l’association. La gamme de dix supports dont le premier, Afer Sfer, a été lancé en 1996, «s’est construite graduellement», poursuit-il. Elle pèse aujourd’hui 7 Md€, soit environ 15% des 47 Md€ d’encours du contrat, le plus important en France. Si le nombre d’unités de compte reste, pour l’instant, identique, en revanche, deux supports sont fusionnés, une nouvelle unité de compte est créée, et les libellés sont légèrement modifiés. Opensfer et Dynafer fusionnés dans Afer Patrimoine Ainsi, Opensfer et Dynafer sont regroupés dans Afer Patrimoine, un support de 1 Md€ d’encours. Les 110 000 adhérents concernés peuvent bénéficier d’une campagne d’arbitrages gratuits jusqu'à fin septembre. Par ailleurs, une nouvelle unité de compte est créée : Afer Oblig Monde Entreprises. «C’est le premier support obligataire pur, qui balaie tout le spectre des obligations d’entreprises», détaille Didier Campa, porte-parole de la politique d’investissement d’Aviva Investors France, le partenaire de l’Afer. Autres changements, le fonds Planisfer inclut dorénavant la zone euro et est rebaptisé Afer Actions Monde. Enfin, ID-Afer et Afer-Eurosfer changent de libellés pour s’appeler respectivement Afer Diversifié Durable et Afer Actions Immo. Lancer rapidement un contrat euro croissance «L’objectif est de développer la gamme dans le futur tout en gardant sa simplicité et sa lisibilité», a indiqué Stéphane Camon, directeur général du GIE Afer. L’association projette notamment de lancer un contrat eurocroissance : «Nous souhaitons être parmi les premiers à le lancer. Il y a de la place dans notre gamme pour le fonds eurocroissance, dont les caractéristiques correspondent au profil des adhérents Afer», a-t-il conclu.
Le Groupe Coface, l’un des leaders mondiaux de l’assurance-crédit, annonce ce jour le lancement de son introduction en bourse en vue de l’admission de ses actions sur le compartiment A d’Euronext Paris (Code ISIN : FR0010667147 / Mnémonique : COFA). L’Autorité des marchés financiers (l’ « AMF ») a apposé le 13 juin 2014 le visa n°14-293 sur le prospectus relatif à l’introduction en bourse de Coface SA (la « Société »), composé d’un document de base enregistré sous le numéro I.14-029 en date du 6 mai 2014, d’une note d’opération et d’un résumé du prospectus (inclus dans la note d’opération). Jean-Marc Pillu, directeur général de la Société, a déclaré : « Au cours des trois dernières années, le Groupe Coface s’est repositionné sur son c??ur de métier, l’assurance-crédit et a réinventé son modèle de développement. Sur un marché à fort potentiel, le Groupe Coface dispose aujourd’hui d’une plateforme mondiale unique pour offrir à ses clients son expertise reconnue dans l’analyse et la gestion des risques d’impayés. Offre à prix ouvert et placement global Fourchette indicative du prix applicable à l’offre à prix ouvert (« OPO ») et au placement global (« Placement Global », ensemble avec l’OPO, l’ « Offre ») : entre 9,60 euros et 11,20 euros par action Taille initiale de l’Offre : 79 989 067 actions existantes cédées par Natixis (l'« Actionnaire Cédant ») (les « Actions Cédées Initiales »), soit environ 831,9 millions d’euros sur la base du point médian de la fourchette indicative du prix de l’Offre Option de surallocation portant sur la cession d’actions existantes supplémentaires par l’Actionnaire Cédant représentant un maximum de 15% de la taille de l’Offre (les « Actions Cédées Supplémentaires », ensemble avec les Actions Cédées Initiales, les « Actions Cédées ») Clôture de l’OPO prévue le 25 juin 2014 à 17 heures (heure de Paris) pour les ordres aux guichets et à 20 heures pour les souscriptions par Internet Clôture du Placement Global prévue le 26 juin 2014 à 13 heures (heure de Paris), sauf clôture anticipée Fixation du prix de l’Offre prévue le 26 juin 2014 et début des négociations des actions de la Société sur le marché réglementé d’Euronext Paris, le 27 juin 2014 sur une ligne de cotation intitulée COFACE PROMESSES jusqu'à la date de règlement-livraison incluse de l’OPO et du Placement Global. L’admission des actions de la Société aux négociations sur Euronext Paris est réalisée dans le cadre du plan stratégique de l’Actionnaire Cédant ayant notamment pour ambition d’optimiser l’allocation de son capital sur ses métiers c??urs. Elle a par ailleurs pour objectif de permettre aux actionnaires de la Société d’accéder à la liquidité et de permettre à la Société d’avoir accès aux marchés internationaux de capitaux pour ses développements futurs. Seul l’Actionnaire Cédant percevra le produit de l’Offre. Offre concomitante réservée aux salariés Offre concomitante réservé aux salariés : un nombre maximum de 1 568 413 actions nouvelles à émettre dans le cadre d’une augmentation de capital en numéraire réservée aux salariés du Groupe Coface (l’ « Offre Réservée aux Salariés »), soit environ 13 millions d’euros sur la base du point médian de la fourchette indicative du prix de l’Offre Réservée aux salariés Fourchette indicative du prix de souscription à l’Offre Réservée aux Salariés : entre 7,68 euros et 8,96 euros par action, représentant une décote de 20% (arrondi au centime d’euro supérieur) par rapport au Prix de l’Offre Ouverture de la période de rétractation pour l’Offre Réservée aux Salariés le 27 juin 2014 et jusqu’au 3 juillet 2014 à 23 heures 59 (heure de Paris) Règlement-livraison de l’Offre Réservée aux Salariés le 30 juillet 2014 Intermédiaires financiers J.P. Morgan et Natixis agissent en qualité de Coordinateurs Globaux, Chefs de File et Teneurs de Livre Associés. BNP Paribas, Credit Suisse, Deutsche Bank, Morgan Stanley & Co International PLC agissent en qualité de Chefs de File et Teneurs de Livre Associés. Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, Commerzbank, ING, Banca IMI et Banco Santander agissent en qualité de Co-Chefs de File.
Issue des travaux de la Chaire de Recherche de Lyxor dédiée aux « Solutions d’allocation du risque », la dernière publication de l’EDHEC-Risk Institute* met en évidence une nouvelle génération de stratégies de parité du risque (« risk parity ») qui tient compte de mesures de risque plus appropriées que la volatilité historique. Si la risk parity est devenue une méthode de gestion de plus en plus utilisée, cette approche présente néanmoins un défaut majeur, à savoir son manque de sensibilité explicite aux évolutions du marché. La nouvelle génération de risk parity (ou risk parity conditionnelle) mise en évidence dans les travaux de la Chaire de Recherche Lyxor est plus efficace car elle intègre une nouvelle dimension, le risque directionnel, ainsi que des données concernant le rendement prévu. Dans ces conditions, la risk parity constitue un modèle de gestion active solide et une alternative intéressante aux méthodes traditionnelles de gestion active pour les gestionnaires qui ne souhaitent pas concentrer leurs portefeuilles sur un petit nombre de positions agressives. Elles permettent également d'éviter la dépendance à la volatilité historique des rendements obligataires et à la surpondération des obligations dans un environnement de taux d’intérêt faibles. Cette nouvelle génération de stratégies risk parity est plus adaptée pour faire face au défi que représente la hausse des taux d’intérêt. Cette recherche a été soutenue par Lyxor dans le cadre de sa Chaire de trois ans à l’EDHEC-Risk Institute sur le thème des « Solutions d’allocation du risque ». Cette Chaire développe des points de vue académiques pouvant être utilisés pour concevoir des solutions d’investissement multi-actifs performantes, basées sur les besoins des investisseurs. L'étude « Towards Conditional Risk Parity - Improving Risk Budgeting Techniques in Changing Economic Environments » complète et développe le rapport de recherche de Lyxor intitulé « Introducing Expected Returns into Risk Parity Portfolios: A New Framework for Asset Allocation ». L'étude complète est en pièce jointe (en anglais)
Mikaël Cohen, directeur des investissements chez CNP Assurances dans une interview accordée à Newsmanagers : L’investissement en infrastructures progresse doucement. Notre objectif est d’atteindre 2 milliards d’euros de dette infrastructure sur trois ans avec notre partenaire Natixis. Mais les spreads se sont resserrés et les banques sont revenues sur cette classe d’actifs. En actions, nous investissons sous la forme de fonds ou en direct avec des prises de participations dans des sociétés, comme dans le gestionnaire d’autoroutes Sanef ou dans GRTGaz dont nous avons 25% du capital en partenariat avec la Caisse des Dépôts. Mais nous sommes également présents dans la dette d’infrastructure, via des fonds comme celui de la Banque Postale Asset Management dont nous sommes le sponsor, ainsi qu’en co-investissement dans le cadre du partenariat que nous avons noué avec Natixis. Cela nous permet de profiter des capacités d’origination et de gestion de la banque tout en restant aligné avec elle en termes de risque.
Flynn Family Office ou FFO, une société spécialisée dans le family office et les solutions de gestion dédiée à une clientèle très fortunée (UHNW) et à ses conseillers, vient d’ouvrir ses portes.Les associés Rick Flynn et Evan Jehle, anciens associés de Rothstein Kass Family Office Group, ont créé FFO pour accompagner les clients très fortunés dans la recherche de solutions maison adaptées pour la gestion de leur patrimoine. Rick Flynn est un expert dans le secteur du family office qui intervient fréquemment dans des séminaires et conférences sur ces problématiques et qui a déjà publié trois ouvrages sur la gestion de fortune. Evan Jehle est de son côté un spécialiste des questions comptables et fiscales touchant le segement de la clientèle fortunée.
Francis Weber, directeur financier de Réunica, a évoqué l'évolution des relations entre les gérants et les institutionnels, à l’occasion d’une interview accordée à l’Agefi TV. Selon lui, et notamment en raison des nouvelles réglementations comme Solvabilité II, les institutionnels vont de plus en plus faire appel à des sociétés de gestion externes. Les nouvelles contraintes réglementaires, qui entraînent la transparisation générale des fonds, rendent la gestion interne beaucoup plus compliquée, a expliqué Francis Weber. C’est pourquoi j’estime qu’il y aura, dans les années à venir, une augmentation de la délégation de gestion. Les nouvelles dispositions réglementaires requièrent un niveau de compétence que les institutions ne possèdent pas nécessairement en interne. Ces dernières privilégient ainsi l’expertise d’un prestataire externe. Les travaux comme le reporting sont particulièrement lourds à effectuer, a estimé Francis Weber. Le directeur financier de Réunica explique également la tendance à l’externalisation par la diminution des coûts de gestion. Les coûts que représentent la gestion externe ont aujourd’hui largement baissé par rapport à ce qu’il se faisait encore il y a quelques années, a-t-il ajouté. Pour ces différentes raisons, une offre extérieure est tout à fait bienvenue dans le cadre d’une gestion institutionnelle.
La Réunion des organismes d’assurance mutuelle (Roam) se remet doucement mais sûrement en ordre de marche. Après avoir porté, le 2 juin dernier, André Renaudin à sa tête pour un mandat d’un an, fonction laissée vacante depuis le départ de Marcel Kahn, le 6 mai dernier, la Roam s’attèle désormais au recrutement de son nouveau délégué général. Trois candidats en lice Recrutement dont le processus devrait aboutir, selon nos informations, «au cours de l'été», pour une prise effective de poste à la rentrée prochaine, soit début septembre. Un calendrier serré qui obligerait André Renaudin à arrêter son choix rapidement. A ce stade, trois noms figureraient sur une liste qui lui a été transmise au début du mois par le chasseur de têtes mandaté par la Roam : Grégoire Dupont, actuel secrétaire général de l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (Orias), Stéphane Tisserand, responsable des relations institutionnelles de la Maif, et Emmanuel Bilquez, secrétaire général du Sagamm, le syndicat des agents généraux MMA. Marie-Hélène Kennedy aperçue à l’Amice A noter que Marie-Hélène Kennedy, qui occupait le poste de déléguée générale jusqu'à sa mise à pied conservatoire survenue le 7 février dernier, était présente au 4e Congrès de l’Amice, l’association des assureurs mutuels et coopératifs d’Europe, qui se tenait à Nice, du 4 au 6 juin. Elle représentait, aux côtés d’Hervé Rietzler, Alma Capital, une société de gestion offrant des produits de placements à une clientèle d’investisseurs institutionnels et privés, en France et en Europe.
L’Inspection générale des affaires sociales est le service interministériel de contrôle, d’audit et d'évaluation des politiques sociales. Ce document, actualisé en mai 2014, vous présente : L’IGAS en chiffres Comment se déroule une mission de l’IGAS ? L’organisation de l’IGAS ? Quelle est la distinction entre le corps de l’IGAS et le service de l’IGAS ? Consulter la présentation 2014 de l’IGAS
Lombard Odier Private Bank affiche ses ambitions en Asie. La banque privée suisse souhaite en effet augmenter ses actifs sous gestion dans la région d’au moins 20 % par an en ciblant les millionnaires de Hong-Kong, Singapour, Tokyo et de Chine, rapporte Bloomberg. Les encours asiatiques de Lombard Odier Private Bank, qui emplois 40 banquiers privés et gère 8 milliards de dollars d’actifs dans la région, ont déjà progressé de 15% à 20% depuis la fin de l’année 2013, a indiqué à l’agence de presse Vincent Magnenat, responsable de la banque privée en Asie du groupe genevois. «Nous voulons croitre à ce rythme aussi longtemps que le marché grandira, a-t-il annoncé lors d’une interview. La demande pour de la gestion discrétionnaire de portefeuilles augmente en Asie.» D’ores et déjà, à Singapour et à Hong-Kong, 60 % des actifs gérés par Lombard Odier sont des mandats discrétionnaires, a précisé Vincent Magnenat.
Tous les indicateurs sont au vert ! Les actifs du Fonds de Garantie sont à un niveau historiquement haut, des tombées obligataires régulières lui permettent de profiter des opportunités de marché, les projets sont nombreux, tant en capital investissement qu'en infrastructures. C'est donc un directeur financier et de la prévision serein qui nous a reçu pour nous expliquer les détails de la gestion financière du Fonds de Garantie.
«Nous n'écartons aucune classe d’actifs, même si le SCR est pénalisant, explique Gérald Chauveau, responsable service financier à la Matmut. On est, certes, sensible au coût du capital mais c’est un critère parmi d’autres validant la décision d’investir ou pas». «Nous partons de l’idée que, pour investir dans un produit financier, il faut être capable d’en appréhender et d’en maîtriser parfaitement les risques», précise Gérald Chauveau. La Matmut a édicté une charte déontologique définissant les règles auxquelles doivent se soumettre ses sous-traitants. «Travailler avec plusieurs sociétés de gestion n’est pas forcément un avantage en termes de transparisation», souligne Gérald Chauveau.
«Third party marketer», selon la terminologie anglo-saxonne, Hexagone Finance intervient en tant qu'intermédiaire entre les investisseurs institutionnels et les fournisseurs de produits financiers. Frédéric Cézard, fondateur et associé d'Hexagone Finance, précise le mode de fonctionnement de l'entreprise.
Dans une interview à L’Agefi, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz se dit inquiet pour la stabilité financière. Il s’exprimait lors du Tiger Forum organisé par l’Ecole d’économie de Toulouse
Avec Solvabilité II, nous observons une tendance au développement d’OPCVM dédiés, constate Olivier Héreil, directeur des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif. Contrairement aux fonds ouverts, la société de gestion peut, à notre demande et en fonction de nos besoins, faire évoluer l’orientation des placements». À la différence de Solvabilité I, Solvabilité II prévoit un minimum de capital requis en fonction des différents risques au bilan. Le SCR devient ainsi un paramètre nouveau, car 60 % de cet indicateur provient des actifs. Nous commençons à l’intégrer dans les modélisations de notre allocation stratégique. Le SCR change la donne sur les classes d’actifs dont certaines, comme les actions par exemple, se retrouvent pénalisées. Nous sommes donc passés de 15 % à 10 % sur cette classe d’actifs en quelques années. À l’inverse, nous avons augmenté nos positions sur l’immobilier, qui mobilise moins de fonds propres. Nous prenons en compte les corrélations entre les actifs, ce qui nous pousse à plus de diversification. Ainsi, les hedge funds, le private equity ou encore les actions et les dettes émergentes sont présents dans nos portefeuilles. De plus, d’une année sur l’autre, les variations du SCR deviendront un paramètre important à prendre en compte. La mise en place est complexe, notamment sur le passif qui nécessite des moyens informatiques et d’infrastructures conséquents. Vis-àvis du régulateur, l’assureur reste responsable des actifs délégués et doit contrôler ce qu’il confie au gérant délégataire, précise Olivier Héreil. A charge pour lui de réaliser un audit de l’organisation et des informations fournies par le gérant, et de vérifier qu’elles sont en adéquation avec la politique de l’assureur. Lorsqu’ils sont d’une taille significative, nous réaliserons une transparisation totale, indique Olivier Héreil. En revanche, pour les plus petits, l’analyse du risque pourra se faire à partir du benchmark de l’OPCVM.
Un sur cinq. C’est la proportion des investisseurs institutionnels qui disent avoir investi dans la microfinance. Le chiffre ressort d’une étude réalisée par le Centre de microfinance de l’Université de Zurich et la société de gestion genevoise BlueOrchard. La proportion a surpris les auteurs, qui s’attendaient à un chiffre plus faible. Mais elle peut être légèrement biaisée, prévient Annette Krauss, directrice du centre de recherche et auteure de l'étude, présentant le rapport au Temps la semaine dernière. Car il y a plus de chance qu’une personne déjà investie dans la microfinance réponde à ce type de sondage. Près de 50 investisseurs institutionnels suisses ont expliqué pourquoi ils s’intéressent à cette classe d’actifs ou, au contraire, ne sont pas attirés. Parmi les motivations pour investir, la responsabilité sociale ressort en tête, citée par 27% des sondés, de même que le rendement social (17%). Le rendement tout court n’est pas un critère à écarter, la performance financière étant une condition pour 19% des investisseurs, comme la diversification (18%). Un tiers de la gestion des actifs investis dans la microfinance étant réalisée en Suisse, en faisant un centre important dans ce secteur, pourquoi les investisseurs suisses ne s’y intéressent-ils pas davantage? La taille jugée trop petite des fonds est citée par un grand nombre d’acteurs. Les risques et les coûts élevés sont aussi avancés. Pour changer, le secteur devrait proposer des profils risque/rendement plus attractifs et des produits plus adaptés, estiment notamment les sondés. 18% d’entre eux affirment en outre n’avoir aucun intérêt pour le sujet. «La perception qu’ont les investisseurs de la microfinance ne correspond pas à la réalité», déplore Peter Fanconi, directeur général de BlueOrchard, qui gère plus de 700 millions de dollars. Il met en avant les rendements stables (3,9% par an depuis dix ans), la volatilité relativement faible et la faible corrélation avec les autres classes d’actifs. Les auteurs de l'étude font une hypothèse pour expliquer ce décalage: «Ce ne sont pas les caractéristiques de la microfinance, mais les informations insuffisantes la concernant qui posent problème», avance Peter Fanconi. Récolter des données dans ce domaine est plus coûteux et prend davantage de temps que pour les classes d’actifs traditionnelles, selon l'étude. D’autant que les consultants indépendants s’y intéressent généralement peu. La microfinance étant en pleine expansion, les auteurs se montrent néanmoins optimistes: d’ici à 2020, deux fois plus d’institutionnels y auront placé des fonds. Les placements considérés comme durables ont d’ailleurs toujours plus d’adeptes. Vendredi, s’est tenu le cinquième Geneva Forum for Sustainable Investment. A cette occasion, un sondage réalisé par la société de conseil Conser et Voxia Communication a montré que deux tiers des financiers sondés considèrent que le développement de la finance durable constituera un atout pour la place suisse. Il y a deux ans, près de quatre gérants sur cinq déclaraient ne pas proposer de produits de cette catégorie. Aujourd’hui, ils sont pratiquement le même nombre à affirmer l’inverse.