Selon nos informations, Cedrus Partners, la société de conseil qui a développé une forte expertise sur l’investissement responsable, vient de recruter un nouveau directeur. Il s’agit de Matthieu Broquere. Son périmètre d’activité portera sur le développement de la clientèle d’institutionnels mais aussi sur le conseil sur des classes d’actifs de diversification comme les infrastructures, la dette des PME, les fonds absolute return, les contrats de capitalisation et l’immobilier. Avant de rejoindre Cedrus Partners, Matthieu Broquere a été directeur du conseil en investissements chez Intersélection à Bordeaux (7 milliards d’euros d’actifs conseillés). De janvier 2011 à février 2014, il a encadré une équipe de 7 personnes en charge de l’analyse sur les fonds, de la revue stratégique des portefeuilles et du développement de la clientèle. Matthieu Broquere est diplomé du Master Finance (techniques financières et asset management) de l’ESSEC en 2009. Pour consulter son profil Linkedin : cliquez ici
Avec «Meurtre dans l’Eurostar», Arnaud Chneiweiss signe son second roman «Ceci est une ??uvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé serait fortuite, naturellement». Cette mention, ponctuée de ce «naturellement» un rien impertinent, donne le ton de ce deuxième roman d’Arnaud Chneiweiss : un polar. Un polar dont l’intrigue se noue dans un milieu que le futur secrétaire général du Gema, qui prendra ses fonctions le 1er juillet, connait bien. Les arcanes du pouvoir et de la finance, il les a fréquentées entre 1997 et 2001, lorsqu’il était conseiller de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius pour les affaires européennes, à Bercy. Paris, Londres, Washington,... aéroports, gares, couloirs...L’intrigue se noue puis se poursuit dans le temps, jour après jour, année après année, sans qu’aucune indication de millésime ne permettent de se référer à tel ou tel événement... naturellement ! Seul indice, il n’est nullement question de Saint-Pétersbourg (Le Gema est installé rue de Saint-Pétersbourg, à Paris dans le 8e arrondissement). Quel soulagement au Gema ! A moins qu’un 3e opus ne soit déjà sur les rails... pour le plus grand plaisir de Cherche Midi, l'éditeur qui publie ce deuxième ouvrage à partir du 28 mai.
Les deux leaders en France des plates-formes de fonds « B to B » (de professionnel à professionnel), Fundchannel et Axeltis, sont en pleine expansion. La première a été créée en 2005 par l’ancien Crédit Agricole Asset Management, rejoint en 2009 par BNP Paribas. Les deux banques en possèdent la moitié chacune. Comptabilisant à l'époque 20 milliards d’euros d’encours, elle en est désormais à plus du double. FundChannel exerce depuis le Luxembourg dans le cadre de la libre prestation de services. Autrement dit, elle peut offrir ses services partout dans l’Union européenne. Environ 350 sociétés de gestion sont référencées sur sa plate-forme, qui donne accès à une centaine de clients distributeurs qui vendent les fonds de plusieurs sociétés de gestion différentes telles que des banques privées, des assureurs-vie, des multigérants et d’autres plates-formes, mais cette fois « B to C » (de professionnel à particuliers) comme Generali ou Boursorama. La seconde, Axeltis, est une filiale de Natixis et revendique 16,4 milliards d’euros d’encours sur sa plate-forme pour 223 sociétés de gestion référencées. Axeltis propose, en outre, une offre de sélection, d’analyse et de conseil. Toutes les deux sont aussi utilisées en tant que sociétés de vérification et de recouvrement des rétrocessions de commissions, c’est-à-dire les commissions qui sont versées par un fonds à son distributeur. Au vu des coûts, de plus en plus de sociétés de gestion externalisent ce type de services.
A tout juste 39 ans, Mehdi Tazi vient d'être nommé PDG de Saham Assurance Maroc, nouveau nom de la compagnie Cnia Saada. Ce diplômé de Telecom Sud Paris et titulaire d’un MBA de l’Insead, en était déjà le directeur général. Saham Assurance est la troisième compagnie du marché marocain. Mehdi Tazi remplace à cette fonction Saad Bendidi, qui assurait l’intérim depuis la nomination, en octobre 2013, de Moulay Hafid El Elalamy, fondateur du groupe Saham comme ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Investissement et de l’Economie numérique. Saad Bendidi reste directeur général délégué de Saham Group, la maison mère de Saham Assurance. Dans le cadre de cette réorganisation, Gilbert Nasarre et Mohammed Oudrhiri Benaddach ont été nommés directeurs généraux délégués de Saham Assurance, respectivement en charge des opérations d’assurance (particuliers, professionnels et entreprises) et des fonctions support.
Ouverts l'été dernier aux assureurs et mutuelles vie et dommages relevant du Code des assurances, les fonds de prêts à l'économie restent interdits aux mutuelles de santé et prévoyance, rapporte L’Agefi qui annonce cependant une consultation lancée cette semaine sur des extensions du décret qui réglemente les fonds de prêt, selon le cabinet de Valérie Fourneyron, secrétaire d’Etat en charge de l’Economie sociale et solidaire. «Sous réserve des remarques de l’Etat», les modifications devraient intervenir à la rentrée de septembre, précise Bercy. Les établissements inscrits au Code de la mutualité sont souvent de petite taille, donc encore moins armés pour l’analyse crédit que les assureurs, note le quotidien.
En permettant de couvrir des risques exceptionnels, les captives d'assurance jouent un rôle stratégique pour certaines très grandes entreprises. En matière de gestion d'actifs, elles ont tendance à faire preuve de prudence et de conserver une liquidité importante.
Dans une interview accordée à Option Finance et publiée dans son n°1269 du 12 mai, Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc-Arrco admet pouvoir recourir de nouveau à la gestion de transition. «Si l’occasion se présente, nous pourrions être amené à refaire appel à un gérant de transition. Dans tous les cas, nous aurons l’occasion de nous poser la question très prochainement car nous devons faire face à des contraintes techniques assez importantes, notamment de décaissement, pour l’un des deux régimes qui va nous amener à opérer des mouvements, de plusieurs milliards d’euros, dans un calendrier que nous n’avons pas encore bien arrêté, explique-t-il. Aujourd’hui, nous gérons 65 milliards d’euros, soit un montant supérieur au plus haut observé à fin 2007, alors que depuis 2009, nous avons décaissé une vingtaine de milliards d’euros pour compléter le financement des opérations de retraite. Nos portefeuilles orientés à 30% en actions et à 70% en produit de taux, ont en effet bien traversé la crise. Si des pertes ont été constatées en 2008 et en 2011, de très bonnes performances ont été enregistrées pour les autres années, notamment en 2012. Notre opération de gestion du bilan, qui a consisté à modifier le rythme de paiement de nos allocations, a également amélioré la situation. Le patrimoine du dispositif Agirc-Arrco a donc été protégé ces dernières années. Mais les régimes se sont écartés de leur chemin d'équilibre et les contraintes techniques sont aujourd’hui plus fortes, ce qui appelle des solutions que devront définir les partenaires sociaux.»
Résumé Après avoir légèrement augmenté de la période allant de mars à septembre 2013, le risque des fonds monétaires a évolué différemment selon la catégorie de fonds : le risque poursuit sa légère augmentation de septembre 2013 à mars 2014 pour les fonds monétaires réguliers. En revanche, le risque a globalement baissé sur les fonds monétaires court terme. Les fonds « monétaires court terme » ont globalement réduit leur niveau de risque : leur note de risque moyenne est passée de 2,51 à 2,41. Dans la catégorie « monétaires réguliers » la majorité des fonds augmente légèrement leur niveau de risque. Ainsi on a une augmentation du risque global de 0,14. Les fonds monétaires réguliers ont une note moyenne qui passe de 3,21 à 3,33. Lire la suite en pièce jointe
Dans les locaux d’Instit Invest Suite à la crise financière, les régulateurs ont multiplié les réglementations pour imposer aux établissements bancaires, avec les accords de Bâle III, et aux mutuelles et compagnies d’assurance, via la directive Solvabilité II, la mise en place de fonds propres suffisants en face des risques dans leur activité ou sur les marchés financiers. Ces contraintes ont fait évoluer la gestion de leurs actifs. Instit Invest a voulu comprendre quels moyens ont aujourd’hui les investisseurs institutionnels pour gérer leur allocation de manière dynamique. Nous avons ainsi réuni dans nos locaux, le 14 février dernier : Nawal Robinet, directrice générale déléguée du cabinet de conseil Forward Finance, Pierre Guillemin, directeur de la gestion d’actifs et de l’allocation des actifs chez Swiss Life Asset Managers, filiale de l’assureur Swiss Life, Frédéric Lagier, directeur général d’Indep AM, filiale de la MNRA, la Mutuelle des Artisans, et Emmanuel Monet, responsable de la relation clientèle ETF et indicielle pour la France et le Luxembourg, chez Amundi. Instit Invest vous propose de découvrir ce Panel sous deux supports : Ecoutez le podcast de la conférence-débat Retrouvez le PDF interactif
Coe-Rexecode et l’AFTE publient les principaux résultats de l’enquête mensuelle de mai 2014 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 5 et le 12 mai 2014. Voici quelques éléments qui en ressortent : La tendance est enfin à l’amélioration pour les trésoreries globales, suivant celle des trésoreries d’exploitation. Davantage de trésoriers (38%) se disent impactés par la parité EUR/USD, et l’impact est jugé plus en plus négatif. L’opinion sur l’allongement des délais de paiement clients reste négative, mais de moins en moins depuis le sommet de mi 2012. Comme le mois précédent, les trésoriers interrogés trouvent majoritairement que les marges bancaires ont tendance à diminuer. Parallèlement les recherches de financement sont estimées plus faciles. Lire la suite en pièce jointe
Dans le cadre de ce second tour de financement de 1,5 million d’euros, le spécialiste des sociétés de croissance Siparex Proximité Innovation intervient comme nouvel investisseur aux côtés de Inocap entré au capital en 2012 et de business angels du secteur de l’industrie. Créée en 2009 et basée à Paris, la société Arcure conçoit, fabrique et commercialise Blaxtair, un détecteur de personnes unique, issu de la recherche française et produit en France permettant d’éviter les collisions entre engins et piétons en milieu industriel. Après un doublement de son chiffre d’affaires en 2013, la société prévoit à nouveau une croissance de l’ordre de 100% sur 2014. Siparex Proximité Innovation, filiale du groupe Siparex, privilégie l’investissement dans des sociétés de croissance et dans des sociétés matures régionales. Avec plus de 350 millions d’euros d’encours et forte d’une équipe de 14 professionnels, elle cible les métiers traditionnels et les domaines innovants porteurs d’un impact positif sur la sphère sociétale. Sa vocation est de prendre des participations principalement minoritaires comprises entre 0,3 et 3 million d’euros.
Selon nos informations, La France Mutualiste a créé en avril dernier un département de la gestion des risques sous la responsabilité d’Arnaud Ehrhardt, Directeur technique en charge de l’Actuariat, de la Comptabilité et de l’ALM. La France Mutualiste recherche actuellement un responsable du département Gestion des risques à la Direction Technique. Le candidat devra avoir une bonne vingtaine d’années d’expérience et de bonnes connaissances de la gestion d’actifs, de l’ALM ainsi que de l’assurance-vie de manière générale.
Selon nos informations, Liamine Messad va quitter Morningstar Investment Consulting France à la fin du mois de mai. Consultant senior avec 8 ans d’expérience, dont 6 au sein d’un groupe mondial de conseil en investissement, son champ d’intervention est axé principalement sur la décision financière pour le compte d’institutionnels français. Depuis l’analyse des investissements jusqu’au suivi et la gestion des risques, Liamine Messad a exercé des missions consistant à offrir une palette de services qui, d’un côté, s’appuie sur la compréhension des besoins des investisseurs pour leur offrir un investissement optimal en termes de rendement/risque, et de l’autre côté se nourrit de la connaissance de la gestion et de l’investissement financiers dans leurs différentes composantes (réglementation, gestion, allocation). Etudes et conseil en allocation d’actifs pour investisseurs institutionnels : Analyse des allocations stratégique et tactique d’actifs Optimisation de l’allocation stratégique d’actifs Due Diligence, analyse et sélection de fonds d’investissement Suivi des investissements en budget de risque Monitoring de portefeuilles clients, Suivi et contrôle des risques, Animation de comités clients : Mise en place et suivi de tableaux de bord (indicateurs quantitatifs et qualitatifs de performances et de risques) Analyse financière des fonds d’investissements (actions, obligations, diversifiés) Animation de comités clients Liamine Messad est actuellement à la recherche de nouvelles opportunités, notamment en Algérie.
Pierre Guillemin nous explique comment il a piloté les allocations, l'an passé, et quelle tendance il suit, cette année. Si les actions restent privilégiées, l'heure est plus à la sélection des titres qu'à la gestion passive. Néanmoins, il recourt aux ETF pour diversifier un peu plus ses portefeuilles.
Dans une interview publiée dans le n°1268 d’Option Finance du 5 mai, Jean-Louis Charles, directeur des investissements chez AG2R La Mondiale, explique son intérêt pour le private equity tout en conservant un grand niveau d’exigence dans la sélection de ses gérants sur cette classe d’actifs. «De 2010 à 2012, nous avons stoppé nos investissements dans le private equity car nous avions des incertitudes quant à son traitement dans le cadre de la directive Solvabilité 2 et sur la capacité de cette classe d’actifs à générer de la performance pendant la crise, reconnaît Jean-Louis Charles. D’un point de vue réglementaire, même si le private equity aura une charge en capital de 49% dans le cadre de la directive Solvabilité 2, nous allons bénéficier d’une période transitoire de plusieurs années pour nous adapter et nous considérons que la rentabilité intrinsèque de cette classe d’actifs compense actuellement son coût en capital, ajoute le directeur des investissements d’AG2R La Mondiale. Nous comptons cette année légèrement augmenter notre poche en private equity, qui représente actuellement 0,5% de notre allocation d’actifs, car nous voulons participer par ce biais au financement de l'économie en particulier des PME françaises, révèle-t-il. Comparativement aux actions et aux obligations, nous considérons que le private equity reste une classe d’actifs excessivement chère. Nous faisons donc attention aux frais de gestion quand nous sélectionnons un gérant et militons pour que leur tarif devienne plus raisonnable. A l’instar de la titrisation ou des hedge funds, le private equity conserve une connotation très négative», constate-t-il néanmoins.
Nous apprenons le décès de Jérôme Haas, survenu en fin de semaine dernière. Président de l’Autorité des normes comptables (ANC) depuis janvier 2010, il était également membre des collèges de l’Autorité des marchés financiers (AMF), de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Il enseignait la régulation financière comme professeur affilié à l’ESCP Europe. Diplômé de Sciences Po Paris, licencié en droit, il avait rejoint, en 1988, la direction du Trésor à sa sortie de l’ENA. Il y a exercé, à partir de 2002, différentes responsabilités dans le domaine des entreprises (secrétaire dénéral du Ciri, sous-directeur des participations de l’Etat) ; dans le domaine international (administrateur adjoint à la Banque mondiale, secrétaire général du Club de Paris) et dans le domaine de la régulation française et internationale (Financial Stability Board). Normalisation internationale équilibrée Dès le début de son mandat, Jérôme Haas avait milité pour une plus grande reconnaissance de l’importance des normes comptables. Il avait souhaité engager l’ANC à promouvoir une normalisation internationale équilibrée, reposant sur des concepts clairs, correctement définis et admis, répondant à une demande économique correctement définie et admise, prenant en compte les modèles économiques sans biais, notamment financier et évaluant ex-ante l’impact des nouvelles normes sur les comptes et sur le comportement et le modèle économique des principaux acteurs. « Jérôme Haas était un serviteur de l’Etat tel qu’on les voudrait tous : il avait décidé de passer sa vie à défendre l’intérêt de son pays, sans restriction » témoigne René Ricol, président et associé fondateur de Ricol Lasteyrie, soulignant combien ce « vrai combattant », de surcroit polyglotte, était un « fabuleux ambassadeur de la France » dans les négociations internationales. Traduction comptable adéquate de l’assurance Jérôme Haas appréhendait avec un certain recul le principe de «juste valeur» au c??ur des normes IFRS, surtout dans le cas d’un secteur de long terme comme l’assurance, jugeant même comme un «défi considérable» sa traduction comptable adéquate. Une préoccupation qu’il a d’ailleurs portée dans le cadre des négociations autour de la future norme IFRS 4 Phase 2 sur les passifs d’assurance, considérant essentiel de parvenir à ce que «le résultat d’une compagnie d’assurance soit simple, lisible, compréhensible par tous». Le lobbying des assureurs se poursuit sur le sujet auprès de l’IASB, le normalisateur comptable, notamment pour trouver une solution adéquate pour le traitement des contrats participatifs (soit l’essentiel de l’assurance vie française). Le successeur de Jérôme Haas, qui n’est pas désigné à ce stade, aura la lourde tâche de poursuivre ces travaux. L’Argus de l’assurance adresse ses condoléances à ses proches.
Avec le retour de la liquidité bancaire sur le marché immobilier, on aurait pu s’attendre à une baisse d’attractivité des fonds de dette. C’est tout le contraire à en croire les statistiques de Preqin, qui chiffre à 22 Mds USD le montant des capitaux prêts à s’investir sur le marché par les 53 fonds de dette actifs dans le monde. En 2013, 12,2 Mds USD ont été levés par les fonds de dette immobilière, soit le double de 2012. Mais, rien que depuis le début de l’année, ce sont 13,2 Mds USD qui ont déjà été levés par une dizaine de fonds. Avec une nouvelle cible : l’Europe. Ainsi, en 2014, quelque 40 % des capitaux collectés ciblent des investissement en Europe, contre 28 % en 2013 et seulement 5 % en 2010. Actuellement en Europe, le plus gros fonds de dette sur le marché est celui d’Hermes Real Estate, avec 1,5 Md£ dédié uniquement au marché britannique, tandis que Aalto Invest cible toute l’Europe avec la même enveloppe. Dans le classement de Preqin, on retrouve le fonds CRE2 d’Axa Real Estate, avec une taille de 1 Md€. Quand on élargit le spectre, Pimco arrive en tête des levées de fonds, avec 5,5 Mds USD pour son fonds Bravo 2, qui vise les Etats-Unis et l’Europe et dont le closing s’est achevé en mars dernier. Au mois de mai, Kildare Partners et Goldman Sachs viennent de lever respectivement 2 Mds USD et 1,8 Md USD ; le premier ciblant uniquement l’Europe de l’Ouest, le second couvrant les Etats-Unis et l’Europe. Signe de l’appétit des investisseurs, près de trois quarts des fonds qui ont achevé leur closing en 2013 ont levé au moins l’intégralité des capitaux espérés initialement, et même 17 % ont levé 125 % et plus de leur objectif. Et cet appétit des investisseurs pour les fonds de dette semble solide. En mai 2014, plus d’un investisseurs sur cinq (21 %) en quête de nouveaux fonds immobiliers dans les 12 prochains mois envisagent d’inclure la dette immobilière dans leur stratégie. Ils n'étaient que 13 % six mois plus tôt.
L’intégration de Cajatres (Caja3) au sein du groupe bancaire Ibercaja s’accélère. Une nouvelle étape vient en effet d’être franchie au cours du trimestre écoulé, période au cours de laquelle a débuté la commercialisation au sein du réseau de Cajatres des fonds gérés et proposés par Ibercaja Gestión, a annoncé le groupe Ibercaja ce 8 mai à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Concrètement, l’ensemble des agences de Cajatres – groupe issu de la fusion des caisses d’épargne Caja Inmaculada, Caja Circulo et Caja de Badajoz –, commence ainsi à inclure dans leurs catalogue les fonds d’Ibercaja Gestión, en plus de l’offre produit de Corporación Gestión. Les fonds concernés sont notamment: Ibercaja Oportunidad Renta Fija FI, Ibercaja Seleccion Renta Fija FI, Ibercaja Pensiones FP. Cette annonce intervient alors que l’activité de gestion d’actifs a connu un début d’année en fanfare. De fait, sur les trois premiers mois de l’année, les encours de fonds communs de placement ont progressé de 21% sur un an tandis que les encours des fonds de pension et autres fonds d’épargne ont enregistré une croissance de 7 % sur un an.
Place aux choses sérieuses entre CNP Assurances et BPCE. Les deux partenaires auront mis du temps, mais ils sont désormais entrés dans le vif des discussions sur la suite à donner à leurs accords commerciaux au-delà de l'échéance du 31 décembre 2015. «Nous entrons dans une phase de négociation active pour notre futur partenariat», a déclaré mardi Frédéric Lavenir, le directeur général de CNP Assurances, lors de l’assemblée générale des actionnaires du premier assureur-vie français. «Les discussions sont engagées depuis un certain nombre de semaines», indiquait de son côté mardi François Pérol, le président du directoire de BPCE. Les relations se sont donc détendues entre les deux partenaires, alors qu’elles paraissaient gelées. Mais derrière la partie de bras-de-fer apparente entre l’assureur et son distributeur, le fil n’a en réalité jamais été rompu. Et leurs échanges informels ont permis de jeter les bases des discussions. Selon nos informations, il a été, en particulier, décidé de mettre de côté l'épineux sujet des commissions versées par la CNP à BPCE en échange de la distribution de ses produits dans les Caisses d’Epargne. En désaccord sur ce point, les deux parties camperaient toujours sur leurs positions initiales. «Mais si elles tombent d’accord sur tout le reste, elles arriveront aussi à s’entendre sur les commissions», estime une source. Comportements loyaux Comme l’a souligné François Pérol, les discussions s’inscrivent «dans le cadre des changements stratégiques indiqués en novembre dernier». Le groupe bancaire a annoncé qu’il ne ferait plus appel à CNP Assurances, mais à sa filiale Natixis, pour produire les nouveaux contrats d’assurance-vie vendue par les Caisses d’Epargne à partir de 2016. Selon nos informations, l’un des scénarios vise donc à trouver le dispositif permettant une montée en charge progressive de l’activité épargne de BPCE sans ponctionner les contrats anciens de CNP. Dans ce cadre-là, il serait envisagé un mécanisme de régulation, avec des engagements réciproques de comportements loyaux. En assurance-vie, certains types de contrats et d’expertises très spécifiques pourraient par ailleurs rester du ressort de la CNP. Les discussions portent aussi sur d'éventuels partenariats hors épargne (assurance-emprunteur, prévoyance, par exemple), avec la possibilité que ces produits soient ouverts à l’ensemble du groupe BPCE, et pas seulement aux Caisses d’Epargne. Ces discussions prennent forme sur fond d’une forte progression du chiffre d’affaires de CNP Assurances aux guichets des Caisses d’Epargne au premier trimestre (+42 %, à 2,8 milliards d’euros). Le chiffre d’affaires réalisé via La Banque Postale s’est, lui, élevé à 2,32 milliards (+6 %). «Notre part de marché de France en vie-capitalisation s’est améliorée de 13,5 % à 17 %», souligne Antoine Lissowski, directeur général adjoint de CNP Assurances. Au total, son chiffre d’affaires a progressé de 11,3 %, à 7,93 milliards d’euros (+20,2 % en France), pour un résultat net en hausse de 11,1 %, à 256 millions d’euros.
En développant l'action sociale, les institutions de prévoyance et les mutuelles ont réussi à se différencier des assureurs. Cependant, elles doivent faire face aujourd'hui à l'augmentation de la demande et aux réductions budgétaires qui pèsent sur l'ensemble des dépenses sociales.
En France, une vingtaine d’entreprises franc?aises seulement disposent d’une salle des marche?s afin de ge?rer notamment leurs risques de taux et de change. Des opportunite?s existent ne?anmoins pour les candidats qui souhaitent inte?grer ces e?quipes. A condition toutefois, pour ces derniers, de savoir de?nicher les postes vacants et, surtout, de be?ne?ficier d’une solide expe?rience dans la gestion des ope?rations financie??res. «Sur les quinze dernières années, nous avons dû être mandatés trois fois pour recruter un collaborateur de salle des marchés d’entreprise.» Cette anecdote, racontée par le responsable d’un cabinet spécialisé, a certes de quoi refroidir les ardeurs de candidats à de telles fonctions ! Il est vrai que le nombre de sociétés disposant d’une salle des marchés en France se cantonne à une vingtaine - c’est, par exemple, le cas de Total, GDF Suez, EDF, Danone, Orange, LVMH, Sanofi ou encore Nexans. Pour autant, plusieurs d’entre elles prévoient, dans les prochains mois, de recruter des collaborateurs afin de pallier des départs. Des opportunités qui impliqueront toutefois, pour les candidats, de savoir dénicher les offres, tant ces dernières restent le plus souvent confidentielles (voir encadré). De rares recrutements en sortie d'école Compte tenu de la taille restreinte des équipes composant les salles des marchés d’entreprise, comprises le plus souvent entre cinq et quinze personnes, de tels mouvements sont par nature assez limités. En outre, ils sont réservés, pour l’essentiel, à des profils confirmés. «Dans la mesure où les transactions réalisées en salle des marchés impactent significativement les états financiers de la société, l’expérience du candidat constitue un prérequis, témoigne Edouard Cazaugade, directeur du contrôle de trésorerie de Sanofi et ancien responsable de la salle du groupe pharmaceutique. Ainsi, nous ciblons principalement des personnes expertes des stratégies de couverture et de l’exécution de ces opérations depuis au moins cinq ans.» Dans ce cas de figure, le choix se porte soit sur des collaborateurs exerçant des fonctions financières dans le groupe - au sein notamment de la direction de la trésorerie -, soit, lorsque les compétences ne sont pas disponibles en interne, sur des spécialistes occupant un poste similaire dans une autre entreprise ou dans une banque. Si l’ensemble des directeurs de salle des marchés cherchent à s’entourer d’une équipe plutôt chevronnée, le critère de l’expérience peut toutefois se révéler modulable en fonction du poste à pourvoir et de la politique de la société en matière de recrutement. «Chez Orange, nous avons déjà recruté des collaborateurs juniors, qui sortaient de l'école ou n’avaient travaillé que durant deux ou trois ans dans des cabinets d’audit», signale Hervé Labbé, directeur de la salle des marchés et des études macroéconomiques de l’opérateur téléphonique. Ces candidats peuvent prétendre postuler à des postes de «middle office» et ils sont en charge du calcul de la valorisation des portefeuilles de produits dérivés, de la réalisation des tests d’efficacité ou encore de la préparation des informations lors des clôtures de comptes. Ils ne doivent néanmoins pas être totalement novices. «Il convient de maîtriser a minima les notions abordées en salle de marché, telles que les swaps ou les contrats forward, précise Hervé Labbé. Dès lors, le fait d’avoir effectué un stage dans ce milieu constitue un véritable atout.» A défaut, l’aspirant devra faire valoir une expertise dans certaines disciplines prisées dans les salles des marchés, comme les mathématiques ou les normes comptables propres aux produits dérivés. De plus, au-delà du bagage technique, plusieurs qualités sont recherchées chez les postulants, parmi lesquelles la capacité de remise en question après la réalisation d’une opération. «L’intégrité du candidat, c’est-à-dire sa faculté à respecter à la lettre les procédures internes, représente également un critère fondamental», prévient Edouard Cazaugade. Enfin, l’aptitude à canaliser le stress est jugée essentielle, en particulier pour les opérateurs en charge de la gestion du risque de change, qui sont soumis à une volatilité importante des marchés. Des rémunérations parfois plus intéressantes qu’en banque Compte tenu de la diversité des profils qu’hébergent les salles des marchés des sociétés non financières, les rémunérations versées à leurs collaborateurs fluctuent en fonction du niveau d’expérience et du poste occupé. «Chez nous, les salaires sont compris dans une fourchette allant de 40 000 euros, pour les profils les plus juniors, à 100 000 euros par an, pour les plus expérimentés, indique un responsable de salle des marchés. Selon la pertinence des positions prises dans le cadre d’opérations de couverture, une prime annuelle de quelques milliers d’euros peut venir compléter ces revenus.» Considérées par un autre responsable de salle des marchés comme «substantielles» en comparaison des rétributions octroyées dans les autres métiers de la direction financière, ces rémunérations se révèlent notamment attractives pour des banquiers exerçant des tâches analogues. «Pour les postes les plus seniors, ces derniers sont très recherchés car ils maîtrisent parfaitement les opérations effectuées en salle des marchés, constate Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half France. Toutefois, dans la mesure où celles-ci sont moins variées et où elles portent sur de moindres volumes, les entreprises ont davantage de difficultés à attirer cette catégorie de candidats. Le meilleur moyen pour y parvenir consiste donc à leur offrir une rémunération supérieure à celle qu’ils perçoivent en banque.» Alors que les principales banques de financement et d’investissement sont engagées dans un programme de réduction de leurs effectifs, la concurrence pour pourvoir les postes prochainement vacants dans certaines salles des marchés d’entreprise promet donc d'être sévère.
Le volume des placements durables en Suisse a augmenté de 17% l’an dernier, à 56,7 milliards CHF. Dans son rapport annuel publié mercredi, le Forum sur les placements financiers durables (FNG) relève que les investisseurs institutionnels ont tout particulièrement contribué à cette progression. Leur part au total des placements durables a atteint 59%, 5 points de plus qu’en 2012. Les investisseurs particuliers ont vu leur part tomber à 41%. Les fondations de placement et les fonds de pension ont été les plus enclins à investir dans ce secteur, note le rapport. Mais les institutions confessionnelles et les organisations de bienfaisance prennent également de plus en plus en considération ce type de placements financiers.
Changement de cap chez Janus Capital. La société de gestion vient de confier la gestion de son fonds actions américaines, le Janus US All Cap Growth Fund (72 millions de dollars d’encours) domicilié à Dublin, à Dan Kozlowski qui remplace ainsi Brian Demain en charge de ce fonds depuis 2012, révèle Citywire Global. Ce remplacement de gérant intervient alors que le véhicule concerné enchaîne les contre performances. Ainsi, le fonds a dégagé un rendement de 3 % sur trois ans à la fin du mois de mars 2014 alors que, dans le même, l’indice Russell 1000 Growth TR a enregistré une progression de 50,6%.Dans ses nouvelles fonctions, Dan Kozlowski cumulera la gestion de ce fonds avec la gestion des fonds Janus Opportunistic Alpha Strategy et Janus Contrarian, deux véhicules exclusivement américains. Quant à Brian Demain, il se concentrera désormais sur les fonds Janus Aspen Entreprise, Janus Entreprise et Janus Mid Cap Growth Managed Account.
Neil Woodford, l’ex-gérant star d’Invesco qui vient de lancer sa propre compagnie Woodford Invesment Management, vient de couper tous ses liens avec Oakley Capital Management, la firme de capital-investissement qui l’avait initialement soutenu dans son projet, rapporte Citywire. Ainsi, Oakley ne détient aucune participation dans l’activité de Neil Woodford et les deux sociétés n’ont plus aucune relation opérationnelle. Cette annonce intervient alors que Woodford Investment Management a obtenu, la semaine dernière, le feu vert du régulateur britannique, la FCA, pour lancer son activité. En parallèle, Neil Woodford a confirmé qu’il lancera son premier fonds, le CF Woodford Equity Income Fund, le 2 juin prochain. Ce véhicule aura quatre classes de parts avec des frais de gestion annuels de 1% pour la part A, de 0,75 % pour la part B, de 0,65 % pour la part Z et, enfin, de 1,5% pour la part X.
Changement de direction pour Jean-Pierre Wiedmer. Après dix ans passés au sein d’HSBC Assurances, en tant que président de la filiale assurances du groupe britannique et directeur des assurances pour l’Europe continentale, ce Polytechnicien s’apprête à rejoindre le monde du courtage. Plus précisément Mercer, où il occupera le poste de président. Cette information, révélée par la Lettre de l’assurance le 5 mai, se confirme aujourd’hui. Remplaçant de Denis Stainier Selon nos sources, Jean-Pierre Wiedmer, 55 ans, prendra ses nouvelles fonctions le 19 mai. Toutefois, jusqu'à la fin du mois, il restera officiellement président d’HSBC Assurances, sans pour autant continuer à exercer des fonctions opérationnelles au sein du groupe bancaire. Pour rappel, début mars, Denis Stainier, alors président de Mercer, avait décidé de quitter son poste, contre toute attente. Deux mois plus tard, son remplaçant a enfin été trouvé.