Changement de direction pour Jean-Pierre Wiedmer. Après dix ans passés au sein d’HSBC Assurances, en tant que président de la filiale assurances du groupe britannique et directeur des assurances pour l’Europe continentale, ce Polytechnicien s’apprête à rejoindre le monde du courtage. Plus précisément Mercer, où il occupera le poste de président. Cette information, révélée par la Lettre de l’assurance le 5 mai, se confirme aujourd’hui. Remplaçant de Denis Stainier Selon nos sources, Jean-Pierre Wiedmer, 55 ans, prendra ses nouvelles fonctions le 19 mai. Toutefois, jusqu'à la fin du mois, il restera officiellement président d’HSBC Assurances, sans pour autant continuer à exercer des fonctions opérationnelles au sein du groupe bancaire. Pour rappel, début mars, Denis Stainier, alors président de Mercer, avait décidé de quitter son poste, contre toute attente. Deux mois plus tard, son remplaçant a enfin été trouvé.
SMABTP, le précurseur Château de Cantermerle (Photo Vinexia) SMABTP a été l’un des premiers investisseurs institutionnels à s’intéresser aux domaines viticoles comme investissement. C’est en 1980 que le groupe a saisi une belle occasion dans le Médoc, à savoir l’acquisition du Château Cantermerle. Satisfait de ce premier investissement, SMABTP renouvelle l’espérience 6 ans plus tard. «Nous avons complété notre plateau en acquérant le château Haut-Corbin en 1986, puis le château Grand-Corbin en 2011», raconte Hubert Rodarie, directeur général de SMABTP. Avec ces trois domaines s'étalant sur 130 hectares, le groupe a réalisé 10 millions de chiffre d’affaires en 2012. Avec 700 000 bouteilles par an, l’objectif de rendement de 5% a été atteint. SMABTP ne compte pas s’arrêter là. «Maintenant que nous connaissons le métier, nous sommes attentifs aux opportunités qui pourraient se présenter pour acquérir un autre domaine,» ajoute le directeur général. Axa et ses huit domaines Château Pichon-Longueville. Depuis 1987, Axa a investi dans le foncier viticole et possède aujourd’hui pas moins de 8 domaines, dont 6 en France sur un total de 517 hectares : Chateaux Petit-Village, Pibran, Pichon-Longueveille, Suduiraut, Domaine de l’Arlot, Mas Belles-Eaux, Disznoko (Hongrie) et Quinta do Noval (Portugal). Avec 74 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, Axa Millésimes, filiale spécifique de la compagnie d’assurance créée en 1987, produit près de 2 300 000 bouteilles par an. «Avec l’expérience et le recul, nous pouvons affirmer qu’acquérir des terroirs viticoles a été un bon investissement», résume Christian Seely, directeur général d’Axa Millésimes. MACSF sur les traces d’Axa Château Lascombes «Alors que les obligations françaises à 10 ans (OAT) rapportent moins de 2%, nous avions besoin de trouver d’autres actifs plus rémunérateurs, explique Marcel Kahn, (ancien) directeur général de MACSF. Comme je venais d’Axa, j’ai pensé à l’investissement foncier viticole.» C’est ainsi que l’institution a acquis le château Lascombes en 2011. S'étalant sur 114 hectares, le domaine viticole produit 600 000 bouteilles par an, permettant à l’assureur de réaliser 14 millions de chiffre d’affaires en 2012 ayant pour objectif de rendement de 5%. Suravenir et son désir de qualité Château Calon-Ségur Comme SMABTP, Axa et MACSF, Suravenir table sur un objectif de rendement de 5% avec le château Calon-Ségur qu’il a acquis en 2012. «Nous visons, comme pour des propriétés comparables, 5% de rendement, précise Bernard Le Bras, président du directoire de Suravenir. Surtout, nous souhaitons augmenter la valeur de la terre elle-même, en améliorant la qualité du vin. Nous avons acquis Calon-Ségur parce que nous pourrions valoriser ce domaine selon un business plan s'étalant jusqu’en 2040. Par exemple, nous investissons pour densifier la vigne afin de produire un raisin de meilleure qualité.» Même s’il est possible d’obtenir de bons rendements, il faut savoir investir au bon moment afin de pouvoir valoriser le domaine par rapport à son prix d’acquisition. Or les opportunités commencent à se faire rare. «Il est courant que de nouveaux investisseurs institutionnels me contactent alors qu’ils cherchent à entrer sur le marché», témoigne Christian Seely, directeur général d’Axa Millésimes. Et l’arrivée d’investisseurs américains et asiatiques n’aide pas à changer la donne, bien au contraire.
Jusqu'au milieu des années 1980, la gestion des caisses de retraite reste très dépendante de la logique d'économie d'endettement du pays. Pour faire face à l'explosion de la dette, les pouvoirs publics ont alors modernisés les marchés financiers pour mieux les ouvrir. Les réformes mises en place par Pierre Bérégovoy à partir de 1984 et surtout en 1986-1987 donnent un coup de fouet aux marchés malgré le Krach de 1987 qui fut suivi d'une reprise rapide et conséquente.
Méthodologie Le classement annuel de la gestion déléguée institutionnelle en France établi par bfinance porte sur les encours de gestion délégués par les institutionnels français dans le cadre de mandats de gestion ou d’investissements dans des fonds ouverts comme fermés. Tous les chiffres présentés dans les classements qui suivent font référence aux encours gérés au 31 décembre 2013 et sont exprimés en millions d’euros. Les 48 répondants à l’enquête ont communiqué sur le volume de leurs encours globaux, en précisant la ventilation de ces encours entre les classes d’actifs « actions », « obligations » et « monétaire ». Lire la suite en pièce jointe
En charge des relations clientèles ETF & indiciel, France & Luxembourg chez Amundi, Emmanuel Monet évoque les dernières évolutions sur le marché des ETF, marquées notamment par le retour des investisseurs sur le risque actions. Selon lui, ce mouvement s'accompagne également du besoin de se couvrir encore plus face aux risques et de se placer sur des produits liquides.
Conséquence attendue de sa révocation de la direction générale de la MACSF survenue le 30 avril dernier, Marcel Kahn a mis un terme à son mandat de président de la Réunion des organismes d’assurance mutuelle (Roam). Il avait été reconduit à cette fonction en mars dernier. André Renaudin assurera l’intérim jusqu’au 2 juin La commission exécutive de la Roam, qui s’est réunie lundi 5 mai en fin de journée, a pris acte de la démission de Marcel Kahn. Elle a désigné dans la foulée André Renaudin, actuel directeur général d’AG2R-La Mondiale, pour assurer la présidence par intérim avant qu’une assemblée générale, convoquée le 2 juin prochain, n'élise un nouveau président pour un mandat d’un an. Le syndicat professionnel se met ainsi en conformité avec ses propres statuts. L’article 5 précise, en effet, que « sont radiés de plein droit les membres et les partenaires ayant perdu le droit d’exercer leur activité professionnelle ». Selon ce même article, « la radiation d’un partenaire est prononcée par la commission exécutive à la majorité des 2/3. Elle est constatée par l’assemblée générale qui suit. La radiation entraîne immédiatement l’exclusion de toutes les instances du syndicat et la résiliation de tout mandat de représentant du syndicat. » Quid des autres mandats ? D’autres inconnues demeurent quant aux autres mandats occupés par Marcel Kahn dans les autres instances de la profession. Et pour cause : ce dernier occupe toujours les fonctions de vice-président de la Fédération française des sociétés d’assurance mutuelles (FFSAM) depuis 2012 et de vice-président de l’Amice (Association of mutual and cooperative insurers in Europe) depuis 2011. Il est par ailleurs membre du bureau de la FFSA ainsi que du conseil de l’Association française de l’assurance (AFA).
Dans un environnement économique et financier en légère amélioration, SCOR Global Investments a poursuivi au premier trimestre 2014 sa politique de redéploiement progressif de ses liquidités et d’allongement sélectif de la duration du portefeuille obligataire, conformément aux orientations du plan stratégique « Optimal Dynamics ». Ainsi, les liquidités et placements à court terme représentent 12 % des actifs (hors fonds détenus par les cédantes) au 31 mars 2014, en baisse de deux points par rapport au 31 décembre 2013. La duration du portefeuille obligataire atteint 3,8 ans (hors liquidités) au 31 mars 2014 contre 3,4 ans au 31 décembre 2013 et 3,0 ans au 31 mars 2013. Cette augmentation de la duration s’effectue principalement sur les portefeuilles libellés en GBP et en USD. La qualité du portefeuille obligataire est maintenue avec une notation moyenne stable de AA-. Au 31 mars 2014, les cash-flows attendus sur le portefeuille obligataire au cours des 24 prochains mois s'élèvent à EUR 5,1 milliards (y compris les liquidités et placements à court terme), permettant une gestion dynamique de la politique de réinvestissement. Sur les trois premiers mois de 2014, le portefeuille d’actifs génère une contribution financière de EUR 96 millions. La politique de gestion active conduite par SCOR Global Investments a permis au Groupe de réaliser EUR 22 millions de plus-values au cours du trimestre écoulé. Le rendement des actifs s'élève à 2,6 % sur les trois premiers mois de 2014. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint 2,4 % sur la période. Les actifs (hors fonds détenus par les cédantes) s'élèvent à EUR 14 539 millions au 31 mars 2014, et sont constitués à 8 % de liquidités (en léger repli par rapport au 31 décembre 2013 compte tenu essentiellement du programme d’investissement), 78 % d’obligations (dont 4 % de placements à court terme), 3 % de prêts, 3 % d’actions, 5 % d’immobilier et 3 % d’autres placements. Le montant total des placements, y compris les fonds détenus par les cédantes à hauteur de EUR 8 192 millions, s'élève à EUR 22 731 millions au 31 mars 2014, contre EUR 23 086 millions au 31 décembre 2013.
Selon nos informations, Stéphane Legrand va rejoindre OFI AM le 2 juin au poste de directeur de clientèle institutionnelle sous la responsabilité de Sandrine Toulouse. Il remplacera à ce poste Charles Soullard qui a quitté OFI AM pour devenir Senior VP Sales France chez Neuberger Berman. Stéphane Legrand quitte le groupe Olympia Capital Management où il a occupé successivement pendant près de 10 ans les fonctions de directeur commercial adjoint puis directeur commercial suite au départ de Jean-Luc Bianchi (désormais directeur commercial d’Ecofi Investissements). Stéphane Legrand a plus de 24 ans d’expérience dans la finance dont 18 ans dans l’Asset Management dans des fonctions de Responsable Commercial après d’investisseurs institutionnels, entreprises, banques privées.
Il repose sur les contributions d’investisseurs qui gèrent plus de 2,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion à leur compte. 100 compagnies d’assurance, 41 institutions de retraite, 60 autres investisseurs de long terme (fonds de garantie, fondations, associations, etc.) Le retour d’une collecte positive Pour la première fois de son histoire, le marché institutionnel français a enregistré des sorties nettes cumulées en 2012. Cette situation est la conséquence des politiques de développement des principaux bancassureurs, qui se détournaient des produits hors-bilan. En outre, le déséquilibre du régime de retraite Agirc-Arrco conduit à un effondrement des réserves à long terme détenues par ces institutions. Ce résultat est en contraste frappant avec la dynamique de croissance endogène que ce marché a connue ces dix dernières années - avec une collecte nette positive de 4-5 % en moyenne du total des actifs par an. Espérons que 2012 restera une aberration en termes statistiques car le marché a bénéficié d’apports positifs l’année dernière, poussés par une amélioration des perspectives pour la distribution de l’assurance-vie et quelques institutions de retraite à croissance rapide, comme l’ERAFP. Cependant, il est peu probable que le marché institutionnel reprenne son niveau de croissance historique. Nos projections prévoient une fourchette de 0-2%, jusqu’au moment où les réformes structurelles - comme le développement réel d’un deuxième pilier au niveau national - vont modifier la donne. Cela signifie que le marché institutionnel français, dans l’ensemble, demeure un marché de rotation des actifs pour les sociétés de gestion. L’insaisissable grande rotation Après 20 années de course au fixed income, la question d’un nouveau paradigme concernant la répartition de l’allocation d’actifs a été soulevée par de nombreux analystes l’an dernier. Cependant, le débat sur la grande rotation des actifs peine à se faire entendre des institutions françaises, ces dernières ayant poursuivi leur quête de rendement sur les marchés fixed income. Les mouvements suivants méritent d'être soulignés : Les placements court terme (fonds du marché monétaire) ont été réaffectés à plus longue échéance et sur une grande échelle. Cela a contribué à l’hémorragie de sortie subie par la plupart des gestionnaires d’actifs domestiques, Les crédits corporate investment grade - perçus comme trop cher à l’unanimité - ont légèrement diminué en faveur des obligations souveraines (en particulier les titres d'émetteurs périphériques européens), La diversification obligataire a bénéficié d’importants flux. Dans notre définition, la diversification obligataire englobe toutes les sous classes d’actifs qui ne peuvent être qualifiées en tant que euro investment grade. Elles incluent : Les obligations internationales (global, US), Le high yield (euro, US, Global), La dette des marchés émergents, Les obligations convertibles (dans une certaine mesure), La dette privée (prêts et placements privés). À la fin 2013, plus de 50 milliards d’euros ont été alloués à ces différentes classes d’actifs. Cela représente plus de 3% du total des placements obligataires. Bien sûr, il y a aussi eu des réaffectations vers les marchés d’actions. Cela est dû en partie à une prise de conscience quant au fait que les ajustements d’allocation mis en ??uvre pour se conformer à la directive Solvabilité II sont probablement allés trop loin. Les institutions ont utilisé cette nouvelle marge de man??uvre pour ré-exposer leurs portefeuilles aux actions. La majorité d’entre elles ont investi dans les actions par une voie traditionnelle, avec des fonds actions gérés en Europe ou de la zone euro. Les boutiques locales ont profité directement de cette petite rotation des actifs et, par conséquent, il y a maintenant moins d’ETF dans les portefeuilles institutionnels français. L’utilisation de ces instruments a considérablement augmenté après 2008, mais cette stratégie a reculé et nous sommes de retour à une pratique de capital-investissement tried-and-tested. Il est peu probable cependant que les institutions françaises retrouvent des poches actions à des niveaux enregistrés juste avant la crise. Les contraintes réglementaires demeurent fortes. En outre, le profond dégoût pour la volatilité est profondément ancré dans l’esprit des investisseurs. En conséquence, la question à quand la prochaine ? est plus que jamais d’actualité, des taux d’intérêt devraient augmenter à nouveau dans la zone euro. Les placements alternatifs ne sont pas encore considérés comme une solution viable, même si ces derniers sont un sujet de discussion fréquent. Le secteur de l’assurance comme moteur de la croissance La dynamique du marché institutionnel en France peut être résumée selon l'équation suivante : le marché de l’assurance + les faibles taux d’intérêt = la recherche de rendement et donc la diversification obligataire. Cette tendance de répartition est le moteur de l’externalisation à des sociétés de gestion externes, les institutions possédant rarement les capacités en interne pour gérer ces classes d’actifs. Cela est d’autant plus vrai dans le secteur de l’assurance, qui est devenu le moteur de la croissance dans le marché institutionnel concurrentiel français. La délégation de la gestion à des tiers a pour la première fois cette année franchi le montant de 100 milliards d’euros. La hausse de la clientèle assurantielle se traduit par de nouveaux défis pour les sociétés de gestion. À la lumière de ces changements, les gérants d’actifs doivent adapter leur modèle de développement dans le but de saisir les nouvelles opportunités de croissance sur le marché institutionnel.
Moins d’inégalités pour plus de croissance, hors France Les observateurs de l'économie semblent résignés devant une croissance qui s’annonce molle pour plusieurs années et un endettement des Etats qui restera asphyxiant. La machine économique apparaît à bout de souffle alors que le savoir n’a jamais été aussi accessible, que les échanges sont plus faciles que jamais et que la richesse mondiale, qui a plus que doublé depuis l’an 2000, est au plus haut historique. Ce dernier point est le plus troublant puisqu’il met en exergue un problème de transmission dans la machine, le carburant étant plus que disponible... D’où provient ce problème de transmission ? Comment y remédier ? Lire la suite en pièce jointe
Martin Vial, directeur général d’Europ Assistance depuis 2003, quitte le groupe «pour s’engager dans une nouvelle phase de son parcours professionnel», selon un communiqué. Le conseil d’administration d’Europ Assistance Holding «réuni ce jour à Paris a pris acte de la démission de Martin Vial à compter du 7 mai prochain». Il a nommé à titre intérimaire Eric Lombard, directeur général de Generali France, maison mère de la société d’assistance. Le recrutement du successeur de Martin Vial est toujours en cours. Il s’agit du deuxième départ d’un dirigeant du groupe Generali en France en quelques semaines, après celui de Thomas Saunier, nommé délégué général de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) début avril.
Les niveaux de rémunération proposés par les banques continuent d’alimenter l’intérêt des entreprises pour les comptes à terme Le montant global des liquidités disponibles détenues par les 36 sociétés non financières du CAC 40 se maintient relativement stable depuis 4 ans, ressortant à 159 milliards d’euros à fin 2013, en retrait de 3 % sur un an. Ces liquidités sont investies à 82 % sur des supports de placement respectant les critères de sécurité définis par la norme IAS 7, un préalable indispensable pour qu’elles soient comptabilisées au bilan en tant que « trésorerie et équivalent trésorerie » et ainsi retranchées de facto par les prêteurs et les agences de notation dans le calcul de l’endettement net. Aux côtés des dépôts bancaires et disponibilités en compte courant, les entreprises placent leur cash sur des «équivalents de trésorerie» qui sont le plus souvent des OPCVM monétaires, des titres de créances négociables détenus en direct (billet de trésorerie, certificat de dépôt, billet à moyen terme négociable), des comptes à terme bancaires ou des placements en pension livrée. Dynamisation limitée La baisse des taux d’intérêt qui se poursuit depuis plusieurs années confronte les entreprises à une hausse des coûts de portage de leur dette, dans la mesure où les taux d’emprunt subissent une inertie à la baisse plus importante que le rendement des placements, dont les maturités sont relativement plus courtes et les rythmes de renouvellement plus fréquents. Pour limiter l’envolée de ces coûts de portage, les entreprises sont incitées à dynamiser leur stratégie de placement. Ainsi, la part des supports «dynamiques», dans le sens où ils ne réunissent pas l’ensemble des critères d’IAS 7, a augmenté de deux points de pourcentage en 2013 pour atteindre 18 %. Ces placements, qui offrent des perspectives de rendement plus importantes du fait de maturités plus longues et/ou de niveaux de risque plus élevés, peuvent être des fonds non monétaires, des produits structurés, des obligations souveraines et d’entreprises détenues en direct ou encore des actions de sociétés cotées ou non. À titre de comparaison, les grands groupes allemands se révèlent moins averses au risque dans la gestion de leurs liquidités, les supports dynamiques représentant 28 % des 129 milliards d’euros détenus par les 25 sociétés non financières du DAX30. À l’inverse, les trésoriers italiens affichent une plus grande prudence, avec seulement 4 % des 70 milliards d’euros que se partagent les 32 entreprises du FTSE MIB comptabilisé hors du poste trésorerie et équivalent trésorerie. Lire la suite : cliquez ici
Le Groupe Crédit Mutuel Arkéa et le Groupe Primonial confirment le processus en cours d’entrée au capital de CMA au capital du Groupe Primonial de façon minoritaire. La recherche d’un tiers investisseur à hauteur de 25% (industriel permettant de dynamiser plus encore l’activité de Primonial, notamment à l’internationnal, ou un fonds d’investissement de taille significative) est toujours en cours. Le groupe ne manquera de communiquer, officiellement, l’avancée de la recomposition totale du capital dans les semaines qui viennent.
« La révocation de Gilbert Pioud, président de MACSF SGAM et celle de Marcel Kahn, directeur général est la révocation d’un binôme », lance Stéphane Dessirier, directeur général de la MACSF depuis le mercredi 30 avril. Interrogé par l’Argus de l’assurance sur les raisons de cette double révocation qui a secoué le Landerneau du secteur en cette veille de pont du 1er mai, le tout nouveau directeur général évoque une «décision du conseil d’administration de la sgam qui n’est pas liée à des divergences de vue stratégiques, mais à un problème de sensibilité sur l’interprétation du mode de gouvernance et sur l’allocation des ressources au service des sociétaires ». Répondant ainsi par voie de presse interposée aux interrogations formulées dès mercredi par Marcel Kahn qui avouait « ne pas comprendre ce qu’on lui reprochait ». Aussi, celui qui connait bien la maison pour y être entré en 2003 et y occuper encore jusqu'à mardi soir les postes de directeur IARD et prévoyance, de directeur général de MACSF Prévoyance, de directeur de MFPS et de directeur général de Libéa, avoue que « le management va accompagner les collaborateurs dans les jours qui viennent, car en interne, les collaborateurs sont surpris, même si cet étonnement est atténué par la nomination de personnes déjà très connues et appréciées au sein de l’entreprise ». Les résultats 2013 sont bons Alors qu’après l’arrêté des comptes intervenus lors de l’AG de mercredi, la MACSF devraient publier ses résultats en juin prochain après leur approbation par l’Assemblée générale, Stéphane Dessirier affirme que « ces résultats sont bons, démontrant une fois encore que la stratégie n’est pas mise en cause dans cette révocation, mais qu’il s’agit bien d’une question d’homme et de sensibilité mutualiste ». Une raison suffisante pour qu’il donne d’ores et déjà quelques pistes quant à la marche à suivre à l’avenir : « Je vais m’attacher à répondre aux questionnements des administrateurs en associant davantage les présidents et les conseils d’administration. Parallèlement, je serai très attentifs aux frais généraux ». Aucun rapport avec la Roam Très vite, certains observateurs du marché ont voulu voir un lien entre la mise à pied conservatoire de Marie-Hélène Kennedy, alors déléguée générale de la Roam, intervenue le vendredi 7 février dernier et la révocation de Marcel Kahn, qui s'était vu reconduit dans sa fonction de président de la Réunion des organismes d’assurance mutuelle pas plus tard que le 25 mars dernier. A la MACSF, on entend clairement mettre les choses au point et l’on avertit : « Attention, il n’y a pas de lien entre ce qui s’est passé récemment à la Roam et les changements intervenus cette semaine à la MACSF ». Néanmoins, il apparaît clairement dans l’article 5 des statuts du syndicat professionnel que « sont radiés de plein droit les membres et les partenaires ayant perdu le droit d’exercer leur activité professionnelle ». Cela laisserait donc supposer que Marcel Kahn ne pourrait plus exercer son mandat, et que de nouvelles élections devraient être organisées à la Roam dans les jours à venir.
Pascal Christory, directeur des investissements chez Axa France dans une interview accordée à Newsmanagers : Nous regardons beaucoup les prêts aux entreprises et la dette infrastructure car le profil rendement / risque est intéressant. Nous regardons également la dette hypothécaire sur laquelle nous pouvons combiner nos expertises internes avec celles des équipes d’equity et de dette immobilière d’AXA IM. Par ailleurs, nous regardons aussi la gestion alternative crédit dans une optique de diversification et de décorrelation qui peut s’avérer intéressante car elle offre une volatilité moindre, un rendement intéressant et un coût en capital maîtrisé. Cette gestion peut aussi venir compléter notre portefeuille fixed income qui est «long only». Les prêts aux entreprises et la dette infrastructure représentent actuellement environ 1,5% des fonds généraux d’ AXA France, soit environ 700 millions d’euros sur la dette infrastructure et environ 800 millions d’euros de prêts aux PME. Nous voulons monter en charge ces investissements et nous visons 4 % à 4,5 % dans un horizon de deux ou trois ans. Nous avons déjà bien commencé sur les PME et ETI avec nos banques partenaires et nous montons progressivement en puissance sur la dette infrastructure. Le Groupe AXA s’est fixé un objectif de 10 milliards d’euros d’investissements sur la dette infrastructure et, à l'échelle d’ AXA France notre objectif est de 3 milliards d’euros.
UBS a annoncé la nomination au poste de responsable mondial des solutions clients corporate de Ros Stephenson, qui avait rejoint Barclays en 2008 lorsque la banque britannique avait repris Lehman Brothers aux Etats-Unis. Ce départ fait suite à ceux du banquier d’affaires Hugh McGee, patron de Barclays Americas, fin avril, et Robert Morrice, président de la région Asie-Pacifique, qui prend sa retraite après 17 ans en poste. Cette vague de départs intervient alors que Barclays doit annoncer le 8 mai une réorganisation, avec réduction de voilure à la clé, de ses activités de banque de financement et d’investissement.
A l’encontre de l’opinion de nombreux observateurs, Mark Mobius, le président de Templeton Emerging Markets Group, reste optimiste sur la Turquie, le Brésil et même l’Ukraine, discernant des points positifs pour chaque pays. Sa plus grande crainte est que le cycle actuel de soulèvements populaires soit remplacé par un retour à l’idéologie communiste, indique-t-il dans une interview au Financial Times fund management.
C’est parti. Même si l’enjeu est potentiellement moins lourd que pour la banque, l’assurance européenne va être passée au crible dans les semaines qui viennent. Le superviseur européen des assurances, l’Eiopa, vient en effet de lancer officiellement les stress tests assurance 2014. L’objectif ? « Mesurer la résistance du secteur de l’assurance, et identifier ses principales vulnérabilités ». L’idée est de couvrir 50% de parts de marché dans chaque pays, en vie et en non vie. Les résultats seront dévoilés en novembre. L’Autorité bancaire européenne (EBA) a lancé en parallèle une opération vérité sur 124 banques européennes, de façon à mesurer leur capacité à conserver un ratio de fonds propres durs d’au moins 5,5% y compris en cas de crise de grande ampleur, avant que celles-ci ne passent, en novembre, sous supervision directe de la Banque Centrale européenne (BCE). Chocs sur les marchés, chocs assurantiels Concernant l’assurance, le stress test est composé de deux modules. Le premier comprend deux scénarios noirs de marché, élaborés avec le Comité européen du risque systémique et comprenant non seulement des chocs sur les obligations souveraines, les obligations d’entreprise et les actions, ainsi que sur l’immobilier et les taux d’intérêt, mais aussi des chocs de nature assurantielle (mortalité, longévité, insuffisance de provisionnement, catastrophes). Le deuxième module porte sur l’impact d’un environnement persistant de faibles taux d’intérêt, un point de vigilance particulier pour l’Eiopa. « La conception et l’ampleur des chocs permettront de tester de façon adéquate la santé financière des compagnies d’assurance », veut croire Gabriel Bernardino, le président de l’Eiopa. Environnement Solvabilité 2 Point important, ce stress test s’effectue dans un environnement « Solvabilité 2 ». L’Eiopa a d’ailleurs publié simultanément, à cet effet, un jeu récent de spécifications techniques, devant permettre la valorisation des actifs et des passifs et les calculs des exigences de capital (SCR et MCR) et des fonds propres. Les autorités de contrôle nationales, dont l’ACPR en France, ne seront pas inactives : ce sont elles qui collecteront les données auprès des organismes, en juillet prochain, en vue de leur agrégation à l'échelon européen. Elles se livreront ensuite, en collaboration avec l’Eiopa, à un travail de validation des données collectées, en vue d’une publication des résultats en novembre. Résultats qui permettront de cibler d'éventuelles zones de fragilité, et de déterminer, le cas échéant, le type de réponse à apporter, notamment en matière de supervision.
Valse des dirigeants au sein du groupe d’assurance des professionnels de santé : le renversement du président de la MACSF entraine le départ du directeur général de la Sgam, Marcel Kahn. Ce dernier vient d'être réélu à la présidence de la Roam. Marcel Kahn vient d'être révoqué de la MACSF, le groupe mutualiste spécialisé dans l’assurance des professionnels de santé. Stéphane Dessirier le remplace à la direction générale de la Sgam. L’information révélée par un tweet de la Tribune de l’assurance ce mercredi 30 avril, dans la matinée, se confirme. Selon nos informations, au cours d’une réunion de la Sgam ce mardi 29 avril, Gilbert Pioud, actuel président de MACSF a été renversé par une coalition emmenée par Philippe Eveilleau, président de MACSF Prévoyance et de MACSF épargne retraite. C’est dans ce contexte qu’a été décidée la révocation de Marcel Kahn de la direction générale, et son remplacement par Stéphane Dessirier. Deux motifs ont été invoqués pour justifier cette décision : un désaccord sur la gouvernance et sur le niveau de frais généraux de la MACSF. Des conseils d’administration se poursuivent cet après-midi. Leur ordre du jour a été bousculé compte tenu de la décision de la veille. Joint par téléphone, Marcel Kahn s’est dit « surpris par la décision » et « ne pas comprendre ce qu’on lui reproche ». Stéphane Dessirier est actuellement directeur général de MACSF Prévoyance et de Libéa, une autre entité du groupe.
F&C Investments has had a setback. Malika Gulabani, its international bond manager, has decided to leave her job after 8 years at the asset management firm, Citywire Global reports. Gulabani confirms to the British website that she has joined Barclays Treasury as a fund manager, where she will be responsible for managing the internal assets of the bank. At F&C, she was recently responsible for the management of the F&C Global Bond fund, and some other institutional vehicles registered only for sale in the United Kingdom. According to an F&C spokesperson interviewed by Citywire, Gulabani’s responsibilities have been taken over by Michiel de Bruin, head of global rates. These include the management of the F&C Global Bond fund and three other institutional bond funds, the spokesperson says.
BNP Paribas Investment Partners has hired David Kiddie as CEO of its institutional business line. From 30 June 2014, he will take over from Philippe Marchessaux who has managed the business line in addition to his duties as chief executive officer for the French asset management company.Interviewed by Newsmanagers, a spokesperson working at BNPP IP has underlined that Philippe Marchessaux had never had the intention of managing the business line on a permanent basis, and that he would stay in the company.British national David Kiddie has 30 years’ experience in asset management. Before joining BNPP IP, he spent more than 4 years as chief investment officer and member of the leadership team at AMP Capital Investors in Australia. Prior to that, he was chief investment officer at ABN Amro Asset Management and, before that, held a number of senior positions with Baring Asset Management, Insight Investment, Sun Life Investment Management and other financial institutions. «David Kiddie’s appointment is a key step in BNPP IP’s strategic plan to further develop its institutional franchise, headquartered in London», says a press release. According to this plan, the asset manager targets inflows of EUR10-15bn in the institutional investors space by 2016, out of EUR40bn globally.Based in London, David Kiddie will report to Philippe Marchessaux and will join the executive committee of BNPP IP.
La société d’investissement Ardian a annoncé mardi 29 avril la signature d’un accord pour l’acquisition d’un portefeuille de fonds de private equity de 1,3 milliard de dollars auprès de GE Capital. L’opération s’inscrit dans la stratégie de l’équipe fonds de fonds d’Ardian qui consiste à offrir de la liquidité aux institutions qui cherchent à réduire leur exposition ou leurs engagements financiers en private equity, indique un communiqué. De fait, GE Capital qui dispose d’une gamme de produits et de services financiers cherchait à réduire son exposition aux actifs non stratégiques. Le portefeuille cédé est composé d’intérêts détenus de manière passive dans des fonds de buyout principalement nord-américains et ne limite pas la capacité d’investissement direct de GE Capital. Le portefeuille a été initialement financé par GE Capital. GE Capital a été conseillé par Evercore. Cette transaction intervient après le closing d’une plateforme fonds de fonds de 10 milliards de dollars levée par les équipes d’Ardian. Ce montant souligne l’intérêt continu des investisseurs pour cette classe d’actifs et permet à Ardian d’être idéalement positionné pour saisir les meilleures opportunités du marché. Cette transaction fait suite aux rachats par Ardian d’un portefeuille de fonds de capital-investissement de 1,9 milliard de dollars à Bank of America en avril 2010, et d’un portefeuille de fonds de capital-investissement de 1,7 milliard de dollars à Citigroup en juin 2011.
Unissant leurs forces en matière de financement des entreprises, Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, et Michel Sapin, ministre des Finances, vont célébrer ce mercredi en grande pompe la formalisation d’une « charte relative aux Euro Private Placements » (ou Euro PP). Un ensemble de règles élaboré par un groupe de place réuni sous l'égide de la Banque de France et de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France. « Standardiser les pratiques » Pour Bercy, il s’agit principalement de « standardiser les pratiques en matière de placement privé en euros », qui permettent aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) d’emprunter directement auprès d’investisseurs sous forme de prêts ou d'émissions obligataires. Ce mode de financement, structuré en France dans le courant de 2012 et proche du « Schuldschein » allemand, peine encore à décoller. Entre le printemps 2012 et fin 2013, le montant d'émissions total des placements privés a atteint ainsi 7,5 milliards d’euros, encore loin des montants attendus par les banques, chargées d’arranger ces placements. Pourtant les besoins sont manifestes. Au cours des cinq prochaines années, en Europe, les ETI devraient lever entre 2.400 et 2.800 milliards d’euros de dette, selon une estimation de Standard & Poor’s. Rien que pour la France, ces sociétés devraient lever environ 800 milliards d’euros. « La tendance à la désintermédiation en Europe va toucher de plus en plus les sociétés de petite et moyenne taille. Les banques ne pourront pas répondre, seules, aux nouveaux besoins, avec la reprise économique qui s’annonce », résume Alexandra Krief, responsable du service dédié au « mid market » chez S&P. L’une des voies privilégiées pour les « mid caps » pourra être le marché des placements privés. Presque 30 milliards d’euros ont été levés par ce biais en 2013 (Euro PP, « Schuldschein » allemand, US PP, UK PP). « Jusqu'à récemment, la plupart des opérations étaient le fait de grosses capitalisations, mais la donne est en train de changer. Les grandes sociétés ont représenté 84 % du volume levé en 2013, sur l’Euro PP, contre 96 % en 2012, reprend la spécialiste. Et, il y a de nombreuses initiatives pour développer davantage les placements privées, comme la possibilité donnée aux assureurs d’investir dans du non-coté ».
Parce qu'ils portent des engagements à long terme, les investisseurs institutionnels ont un rôle à jouer dans le débat sur la réduction des émissions de CO2.
La société de services Fiducial qui intervient notamment dans les métiers du droit, de l’audit, de l’expertise comptable, de la banque, de la gestion d’actifs, de l’informatique, ou de la sécurité, vient d’entrer au capital de la SASP Stade Toulousain Rugby. La société devient, ainsi, le premier actionnaire du club, derrière les deux associations fondatrices historiques.
Royal London Asset Mangement is setting up in the field of multi-asset class management. As part of its five-year strategic plan, approved last month, the British asset management firm is launching a development and recruitment plan to construct a multi-asset management activity aimed at third party investors, eFinancial News reports. When interviewed by the British website, Robert Talbut, chief investment officer, explains that the firm already manages multi-asset class mandates for its parent company, Royal London Group, but that it now plans to go further and to “offer new multi-asset products to the rest of the marketplace.” Royal London AM, which now has GBP76bn in assets, already has expertise in traditional asset classes (equities, bonds, cash, real estate), according to Talbut, but the asset management firm will need to add personnel who have dedicated expertise in order to set this strategy to music. “Expertise in asset allocation may be what we need to strengthen most,” Talbut tells the English language website.
Le numéro un chinois du commerce en ligne et le fonds de private equity Yunfeng Capital co-créé par son fondateur Jack Ma vont prendre pour 1,22 milliard de dollars une participation de 18,5% dans Youku Tudou, la première plateforme vidéo de l’internet chinois. L’opération illustre la rivalité croissante entre les deux géants de l’internet chinois, Alibaba et Tencent Holdings, qui multiplient les incursions sur leurs territoires respectifs, et intervient avant l’introduction très attendue d’Alibaba à la Bourse de New York qui pourrait lui permettre de lever plus de 15 milliards de dollars.
Les réformes du gendarme de la Bourse sur les informations délivrées aux souscripteurs de fonds d’investissement sont-elles suffisantes?’ L’AMF a travaillé très tôt sur le sujet des frais par rapport à l’Europe. Afin de mieux présenter les frais aux clients retail, l’AMF mettait en place, il y a près de dix ans, le prospectus simplifié qui donnait le total des frais sur encours. Nous avions demandé à la fois une information agrégée, mais aussi détaillée pour permettre au client de savoir combien coûtait un fonds d’investissement et à qui revenaient les montants qu’il payait. Après la réforme OPCVM 4, les frais sur encours ont été rebaptisés «???frais globaux???» au niveau européen quasiment sur la même base que nos réformes françaises. En France, nous avons, en plus, conservé notre doctrine obligeant les sociétés de gestion à détailler les quatre poches de tarification???: frais de gestion (internes et externes), frais indirects, frais de mouvement et frais de surperformance. Si l’une de ces quatre poches augmente, une information doit être envoyée au porteur pour qu’il puisse sortir du fonds, le tout sans frais. Mais le montant global réel n’est connu que rétroactivement... Oui, mais si des choses bougent de façon significative, la société de gestion doit modifier son Dici (document d’information, NDLR) et l’AMF sera au courant. N’y a-t-il pas encore des améliorations à apporter ? L’AMF a travaillé sur le sujet des indices de référence des fonds français. C’est une question importante car y sont liées les commissions de performance. Depuis juillet 2013, il est obligatoire de prendre pour référence des indices avec un dividende net réinvesti. Nous n’avons rien contre le principe de commission de performance car c’est une vraie motivation pour un gérant, mais elle doit être calculée sur la base d’une vraie performance tenant compte des dividendes pour les indices. Quand on sait que sur le CAC 40 par exemple, la différence est d’environ 4???% si l’on prend ou non en compte les dividendes, on voit l’importance de cette donnée. A l’avenir, il est possible que l’AMF ajoute des éléments sur les frais dans ses guides. C’est en cours de réflexion. Pourquoi tolérer les commissions de mouvement qui n’existent pas dans les fonds étrangers et peuvent être contre l’intérêt des clients?’ Il s’agit de frais internes à la société de gestion, liés à l’opération elle-même, prélevés sur chaque transaction effectuée par le fonds. Par exemple, si la société de gestion utilise des plates-formes pour passer son ticket, il existe un coût lié à l’utilisation du système Swift de passage d’ordre. Ces frais sont inclus dans les frais courants. Ce qui est important pour l’AMF, c’est le montant global. Que la société de gestion fasse apparaître des frais de gestion à 2???% ou bien à 1,5???%, plus des frais de mouvement à 0,5???%, c’est son choix, tant qu’il n’y a pas d’incitation à faire tourner les portefeuilles. L’AMF constate que les frais de mouvement ne représentent, en moyenne, que 4???% des revenus des sociétés de gestion en France. Ce qui semble raisonnable. Il n’existe pas d’obligation au niveau européen d’afficher ces frais, mais en France, nous avons décidé de demander cette transparence.
Le Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) a annoncé, ce lundi 28 avril, la signature d’un accord portant sur l’acquisition de 100% des actions de MetLife Insurance SA/NV (MetLife Belgium), par sa filiale assurances Nord Europe Assurances SA (NEA). Conforter l’implantation du CMNE en Belgique MetLife Belgium est le partenaire assureur historique de la banque belge Beobank (ex-Citibank Belgium, rachetée en mai 2013 par le CMNE) et propose notamment des solutions d’assurances vie et de prévoyance. Cette acquisition «conforte la stratégie globale de développement de la bancassurance du CMNE en Belgique», indique l'établissement bancaire dans un communiqué commun avec MetLife. NEA, la holding assurances du CMNE qui regroupe les compagnies ACMN Vie, ACMN IARD et Nord Europe Life Luxembourg, pour un total de 11,5 Md€ d’encours gérés et près de 1,5 million de contrats, n'était présente sur le territoire belge que via une succursale d’ACMN Vie,