Francis Weber, directeur financier de Réunica, a évoqué l'évolution des relations entre les gérants et les institutionnels, à l’occasion d’une interview accordée à l’Agefi TV. Selon lui, et notamment en raison des nouvelles réglementations comme Solvabilité II, les institutionnels vont de plus en plus faire appel à des sociétés de gestion externes. Les nouvelles contraintes réglementaires, qui entraînent la transparisation générale des fonds, rendent la gestion interne beaucoup plus compliquée, a expliqué Francis Weber. C’est pourquoi j’estime qu’il y aura, dans les années à venir, une augmentation de la délégation de gestion. Les nouvelles dispositions réglementaires requièrent un niveau de compétence que les institutions ne possèdent pas nécessairement en interne. Ces dernières privilégient ainsi l’expertise d’un prestataire externe. Les travaux comme le reporting sont particulièrement lourds à effectuer, a estimé Francis Weber. Le directeur financier de Réunica explique également la tendance à l’externalisation par la diminution des coûts de gestion. Les coûts que représentent la gestion externe ont aujourd’hui largement baissé par rapport à ce qu’il se faisait encore il y a quelques années, a-t-il ajouté. Pour ces différentes raisons, une offre extérieure est tout à fait bienvenue dans le cadre d’une gestion institutionnelle.
La Réunion des organismes d’assurance mutuelle (Roam) se remet doucement mais sûrement en ordre de marche. Après avoir porté, le 2 juin dernier, André Renaudin à sa tête pour un mandat d’un an, fonction laissée vacante depuis le départ de Marcel Kahn, le 6 mai dernier, la Roam s’attèle désormais au recrutement de son nouveau délégué général. Trois candidats en lice Recrutement dont le processus devrait aboutir, selon nos informations, «au cours de l'été», pour une prise effective de poste à la rentrée prochaine, soit début septembre. Un calendrier serré qui obligerait André Renaudin à arrêter son choix rapidement. A ce stade, trois noms figureraient sur une liste qui lui a été transmise au début du mois par le chasseur de têtes mandaté par la Roam : Grégoire Dupont, actuel secrétaire général de l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (Orias), Stéphane Tisserand, responsable des relations institutionnelles de la Maif, et Emmanuel Bilquez, secrétaire général du Sagamm, le syndicat des agents généraux MMA. Marie-Hélène Kennedy aperçue à l’Amice A noter que Marie-Hélène Kennedy, qui occupait le poste de déléguée générale jusqu'à sa mise à pied conservatoire survenue le 7 février dernier, était présente au 4e Congrès de l’Amice, l’association des assureurs mutuels et coopératifs d’Europe, qui se tenait à Nice, du 4 au 6 juin. Elle représentait, aux côtés d’Hervé Rietzler, Alma Capital, une société de gestion offrant des produits de placements à une clientèle d’investisseurs institutionnels et privés, en France et en Europe.
L’Inspection générale des affaires sociales est le service interministériel de contrôle, d’audit et d'évaluation des politiques sociales. Ce document, actualisé en mai 2014, vous présente : L’IGAS en chiffres Comment se déroule une mission de l’IGAS ? L’organisation de l’IGAS ? Quelle est la distinction entre le corps de l’IGAS et le service de l’IGAS ? Consulter la présentation 2014 de l’IGAS
Lombard Odier Private Bank affiche ses ambitions en Asie. La banque privée suisse souhaite en effet augmenter ses actifs sous gestion dans la région d’au moins 20 % par an en ciblant les millionnaires de Hong-Kong, Singapour, Tokyo et de Chine, rapporte Bloomberg. Les encours asiatiques de Lombard Odier Private Bank, qui emplois 40 banquiers privés et gère 8 milliards de dollars d’actifs dans la région, ont déjà progressé de 15% à 20% depuis la fin de l’année 2013, a indiqué à l’agence de presse Vincent Magnenat, responsable de la banque privée en Asie du groupe genevois. «Nous voulons croitre à ce rythme aussi longtemps que le marché grandira, a-t-il annoncé lors d’une interview. La demande pour de la gestion discrétionnaire de portefeuilles augmente en Asie.» D’ores et déjà, à Singapour et à Hong-Kong, 60 % des actifs gérés par Lombard Odier sont des mandats discrétionnaires, a précisé Vincent Magnenat.
Tous les indicateurs sont au vert ! Les actifs du Fonds de Garantie sont à un niveau historiquement haut, des tombées obligataires régulières lui permettent de profiter des opportunités de marché, les projets sont nombreux, tant en capital investissement qu'en infrastructures. C'est donc un directeur financier et de la prévision serein qui nous a reçu pour nous expliquer les détails de la gestion financière du Fonds de Garantie.
«Third party marketer», selon la terminologie anglo-saxonne, Hexagone Finance intervient en tant qu'intermédiaire entre les investisseurs institutionnels et les fournisseurs de produits financiers. Frédéric Cézard, fondateur et associé d'Hexagone Finance, précise le mode de fonctionnement de l'entreprise.
«Nous n'écartons aucune classe d’actifs, même si le SCR est pénalisant, explique Gérald Chauveau, responsable service financier à la Matmut. On est, certes, sensible au coût du capital mais c’est un critère parmi d’autres validant la décision d’investir ou pas». «Nous partons de l’idée que, pour investir dans un produit financier, il faut être capable d’en appréhender et d’en maîtriser parfaitement les risques», précise Gérald Chauveau. La Matmut a édicté une charte déontologique définissant les règles auxquelles doivent se soumettre ses sous-traitants. «Travailler avec plusieurs sociétés de gestion n’est pas forcément un avantage en termes de transparisation», souligne Gérald Chauveau.
Dans une interview à L’Agefi, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz se dit inquiet pour la stabilité financière. Il s’exprimait lors du Tiger Forum organisé par l’Ecole d’économie de Toulouse
Avec Solvabilité II, nous observons une tendance au développement d’OPCVM dédiés, constate Olivier Héreil, directeur des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif. Contrairement aux fonds ouverts, la société de gestion peut, à notre demande et en fonction de nos besoins, faire évoluer l’orientation des placements». À la différence de Solvabilité I, Solvabilité II prévoit un minimum de capital requis en fonction des différents risques au bilan. Le SCR devient ainsi un paramètre nouveau, car 60 % de cet indicateur provient des actifs. Nous commençons à l’intégrer dans les modélisations de notre allocation stratégique. Le SCR change la donne sur les classes d’actifs dont certaines, comme les actions par exemple, se retrouvent pénalisées. Nous sommes donc passés de 15 % à 10 % sur cette classe d’actifs en quelques années. À l’inverse, nous avons augmenté nos positions sur l’immobilier, qui mobilise moins de fonds propres. Nous prenons en compte les corrélations entre les actifs, ce qui nous pousse à plus de diversification. Ainsi, les hedge funds, le private equity ou encore les actions et les dettes émergentes sont présents dans nos portefeuilles. De plus, d’une année sur l’autre, les variations du SCR deviendront un paramètre important à prendre en compte. La mise en place est complexe, notamment sur le passif qui nécessite des moyens informatiques et d’infrastructures conséquents. Vis-àvis du régulateur, l’assureur reste responsable des actifs délégués et doit contrôler ce qu’il confie au gérant délégataire, précise Olivier Héreil. A charge pour lui de réaliser un audit de l’organisation et des informations fournies par le gérant, et de vérifier qu’elles sont en adéquation avec la politique de l’assureur. Lorsqu’ils sont d’une taille significative, nous réaliserons une transparisation totale, indique Olivier Héreil. En revanche, pour les plus petits, l’analyse du risque pourra se faire à partir du benchmark de l’OPCVM.
Un sur cinq. C’est la proportion des investisseurs institutionnels qui disent avoir investi dans la microfinance. Le chiffre ressort d’une étude réalisée par le Centre de microfinance de l’Université de Zurich et la société de gestion genevoise BlueOrchard. La proportion a surpris les auteurs, qui s’attendaient à un chiffre plus faible. Mais elle peut être légèrement biaisée, prévient Annette Krauss, directrice du centre de recherche et auteure de l'étude, présentant le rapport au Temps la semaine dernière. Car il y a plus de chance qu’une personne déjà investie dans la microfinance réponde à ce type de sondage. Près de 50 investisseurs institutionnels suisses ont expliqué pourquoi ils s’intéressent à cette classe d’actifs ou, au contraire, ne sont pas attirés. Parmi les motivations pour investir, la responsabilité sociale ressort en tête, citée par 27% des sondés, de même que le rendement social (17%). Le rendement tout court n’est pas un critère à écarter, la performance financière étant une condition pour 19% des investisseurs, comme la diversification (18%). Un tiers de la gestion des actifs investis dans la microfinance étant réalisée en Suisse, en faisant un centre important dans ce secteur, pourquoi les investisseurs suisses ne s’y intéressent-ils pas davantage? La taille jugée trop petite des fonds est citée par un grand nombre d’acteurs. Les risques et les coûts élevés sont aussi avancés. Pour changer, le secteur devrait proposer des profils risque/rendement plus attractifs et des produits plus adaptés, estiment notamment les sondés. 18% d’entre eux affirment en outre n’avoir aucun intérêt pour le sujet. «La perception qu’ont les investisseurs de la microfinance ne correspond pas à la réalité», déplore Peter Fanconi, directeur général de BlueOrchard, qui gère plus de 700 millions de dollars. Il met en avant les rendements stables (3,9% par an depuis dix ans), la volatilité relativement faible et la faible corrélation avec les autres classes d’actifs. Les auteurs de l'étude font une hypothèse pour expliquer ce décalage: «Ce ne sont pas les caractéristiques de la microfinance, mais les informations insuffisantes la concernant qui posent problème», avance Peter Fanconi. Récolter des données dans ce domaine est plus coûteux et prend davantage de temps que pour les classes d’actifs traditionnelles, selon l'étude. D’autant que les consultants indépendants s’y intéressent généralement peu. La microfinance étant en pleine expansion, les auteurs se montrent néanmoins optimistes: d’ici à 2020, deux fois plus d’institutionnels y auront placé des fonds. Les placements considérés comme durables ont d’ailleurs toujours plus d’adeptes. Vendredi, s’est tenu le cinquième Geneva Forum for Sustainable Investment. A cette occasion, un sondage réalisé par la société de conseil Conser et Voxia Communication a montré que deux tiers des financiers sondés considèrent que le développement de la finance durable constituera un atout pour la place suisse. Il y a deux ans, près de quatre gérants sur cinq déclaraient ne pas proposer de produits de cette catégorie. Aujourd’hui, ils sont pratiquement le même nombre à affirmer l’inverse.
Cette étape ouvre un nouvel horizon pour le redéploiement d’Euronext, porté par un projet industriel compétitif et international, au périmètre d’activités riches et diversifiées, en phase avec les besoins croissants des entreprises de recours aux marchés de capitaux - actions, obligations, dérivés et matières premières. Ceci à l’heure du changement de modèle de financement de l'économie européenne, y compris pour les PME/ETI, et du développement indispensable des instruments de couverture des risques. Le projet de développement d’Euronext positionne le groupe comme un acteur européen majeur au service de l'économie réelle et de la diversité des acteurs financiers. Paris EUROPLACE rappelle l’importance pour le financement de l'économie et des entreprises d’une bourse, qui permette de rendre transparent et compréhensible, pour les émetteurs et investisseurs, le processus de formation des prix sur le marché. Paris EUROPLACE se félicite de l’entrée au capital d’actionnaires européens de premier plan, représentatifs des places financières d’Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Paris. La constitution d’un actionnariat de référence, qu’elle avait appelé de ses v??ux, composé de banques et d’institutions financières, traduit la dynamique des places financières d’Euronext pour se rapprocher de l’entreprise de marché, essentielle pour le financement des entreprises, y compris PME/ETI, et pour le développement de leurs activités. Paris EUROPLACE, en lien étroit avec Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, est fortement engagée pour soutenir le développement du marché boursier, et accompagner la meilleure prise en compte des attentes des utilisateurs.
Jeune étudiant, Raphaël Dressler a pris la direction de Londres pour suivre un cursus en économie et finance au Queen Mary Westfield College et améliorer ainsi son anglais, avant que les beaux yeux de sa future femme ne le ramènent en France.
Après des grands groupes cotés comme Total, GDF Suez et Orange, des assureurs et mutuelles devraient prendre une participation au capital d’Euronext. Après les banques et les grands groupes cotés, des utilisateurs d’Euronext pourraient aussi prendre une participation au capital de l’opérateur de marché, dans le cadre de son introduction en Bourse. Des assureurs, mutuelles et des fonds d’investissement comme Unigrains seraient en train de réfléchir à la création d’un véhicule commun, type Sicav, pour investir dans Euronext. Philippe Pinta, le président d’Unigrains, le fonds des céréaliers français, a ouvertement indiqué son intention de participer à l’opération, rapporte l’agence Reuters. Cette initiative viserait à sécuriser le contrat à terme sur le blé négocié à Paris, qui pourrait être concurrencé par un autre contrat de blé meunier lancé par CME. «???Le contrat blé a une importance stratégique et structurelle pour la production française et européenne. Nous voulons que ce soit maintenu à Paris avec une livraison en France???», a-t-il souligné. Trois cercles d’investisseurs Toutefois, ces investisseurs ne devraient pas être des investisseurs stratégiques, à la différence de Total, GDF Suez et Orange qui, selon nos informations, devraient entrer au capital d’Euronext. Ils devraient prendre chacun une participation d’environ 1 %, lors de l’entrée en Bourse. Tout un symbole, alors qu’Euronext veut se positionner comme « un centre de levée de capitaux pour le financement de l'économie réelle ». La participation au capital de ténors de la cote fait suite à l’annonce, il y a quelques jours, d e la constitution d’un noyau dur de banques et d’institutions financières détenant ensemble 33???% du capital. Ce tour de table est représentatif de l’activité paneuropéenne d’Euronext, opérant les places d’Amsterdam, Bruxelles, Paris et Lisbonne???: il comprend BNP Paribas, Société Générale, Caisse des Dépôts et bpifrance, mais aussi Avistar SGPS (groupe Banco Espírito Santo), ABN AMRO, Fortis (groupe BNP), le belge Euroclear ou encore le holding public belge Société Fédérale de Participations et d’Investissement. Ils se sont engagés à conserver leurs titres pendant trois ans après l’entrée en Bourse d’Euronext. Il y aurait donc trois cercles d’investisseurs : les financiers en tant qu’investisseurs de référence ; les émetteurs et enfin les utilisateurs. Des revenus de plus de 400 millions d’euros La cotation de l’opérateur de la Bourse de Paris est prévue d’ici la fin du mois. Une réunion presse est d’ores et déjà prévue mardi matin. Le prospectus devrait donc être publié à ce moment là, avec la fourchette de prix d’introduction. Les analystes évoquent une capitalisation boursière de 1,3 à 2 milliards d’euros, la plupart parlant de 1,5 milliards d’euros. D’après une présentation récente d’ICE, les revenus d’Euronext ajustés en 2013 sont estimés à 433 millions d’euros en 2013, dont 43 % provenant du trading (au comptant et dérivés). Le profit net s'élève à 90 millions d’euros et l’Ebitda à 200 millions.
Nouvelle déconvenue dans le dossier du statut de mutuelle européenne (SME). Au cours du 4e Congrès de l’Amice, qui s’est déroulé du 4 au 6 juin à Nice, Hilde Vernaillen, présidente de l’association des assureurs mutuels et coopératifs européens, a confié à l’Argus de l’assurance «regretter que le projet soit à l’arrêt au niveau de la Commission européenne depuis les élections du 25 mai». Les tractations en cours sur la future présidence et la composition de l’exécutif européen auront eu raison du calendrier esquissé en janvier dernier par Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire européen aux industries et à l’entrepreneuriat. La promesse de Tajani fait pschitt A l'époque, celui-ci avait promis «une initiative législative sur le statut de la mutuelle européenne» avant la fin de la mandature Barroso (soit jusqu’au 31 octobre 2014), pour une mise en oeuvre «fin 2015-début 2016». De son côté, rappelant son soutien au projet, Michel Barnier, commissaire européen aux marchés financiers, avait alors confirmé que «l’adoption du statut de mutuelle européenne prendra environ deux ans.» Mais cette belle promesse se trouve aujourd’hui contrariée. Hilde Vernaillen se dit «clairement pessimiste» sur une initiative législative en faveur du SME d’ici au 31 octobre. Et d’ajouter : «Nous allons reprendre notre bâton de pèlerin. Nous allons envoyer un courrier tant à la Commission qu'à l’administration pour leur préciser que leurs motifs d’arrêt des travaux ne sont pas valables du tout. Ce n’est que la énième man??uvre de retardement sur le dossier. Mais comme le SME est désormais inscrit dans ses travaux, elle ne pourra pas reculer indéfiniment.» Un statut pour 2016 ? La veille, en coulisses, des membres de l’Amice partageaient ce même constat, évoquant «un calendrier clairement défavorable.» Mais de là à croire que le Commission européenne, dont les réticences à l'égard d’un SME sont connues, aurait délibérément reporté le projet, il n’y a qu’un pas que d’autres adhérents de l’association de lobbying n’hésitent plus à franchir. Rien n’indique donc qu’en juin 2016, date du prochain Congrès de l’Amice, à Gand, en Belgique, les différentes familles mutualistes auront obtenu un statut qu’elles réclament depuis 1992.
La Compagnie des Alpes s’est attelée au cours des derniers mois à conforter son avenir financier en renouvelant un crédit syndiqué auprès d’un panel de banques restreint et en procédant à un placement privé de dette. Suite à cette double opération, l’exploitant de domaines skiables et de destinations de loisirs dispose dorénavant d’une facilité de crédit renouvelable (RCF) de 260 millions d’euros contractée pour une durée de 5 ans assortie de deux prolongations optionnelles d’un an (5+1+1), et d’un EuroPP au format obligataire coté de 100 millions d’euros affichant une maturité à dix ans et un taux coupon de 3,504 %. Ces deux nouvelles sources de financement viennent compléter une émission obligataire publique de 200 millions d’euros d'échéance 2017 émise en 2010 et plusieurs lignes de découvert bancaire. Allongement de la maturité moyenne Les réflexions sur l'évolution de la politique de financement du groupe ont été entamées dès l’automne en prévision de l’arrivée à échéance du précédent crédit syndiqué en juin 2015. «Le dimensionnement du nouveau financement a été étudié pour permettre la mise en ??uvre du plan stratégique du groupe défini pour la période 2014-2018. Il conforte ainsi les activités du groupe et accompagne les dernières orientations stratégiques», précise Victoire Aubry, directrice financière de Compagnie des Alpes. En plus de couvrir les besoins récurrents, les montants levés vont contribuer aux investissements visant à renforcer l’attractivité des sites actuels et à accompagner le développement des activités à l’international. «Compte tenu de l'échéancier de la dette, il devenait également nécessaire d’allonger sa maturité moyenne pour la ramener à un niveau plus en adéquation avec la nature longue des actifs du groupe. Dans cette perspective, les conditions de marché nous ont paru très favorables pour s’endetter à long terme et envisager une optimisation du coût global de la dette», poursuit Victoire Aubry. EuroPP La décision de répondre aux besoins de financement par la combinaison d’une nouvelle facilité de crédit et d’une émission obligataire a rapidement été prise. L'équilibre entre financements tirés d’origine bancaire et non bancaire se retrouvait ainsi préservé. Non noté mais présentant un profil de risque «investment grade», Compagnie des Alpes réunissait toutes les conditions pour envisager un placement privé compte tenu du montant envisagé. L’idée d’entrer en relation avec un nombre restreint d’investisseurs à l’identité connue a fini par emporter l’adhésion du groupe. La concentration des activités au niveau domestique a naturellement amené à privilégier le format EuroPP sur les homologues américain USPP et allemand Schuldschein. «La maturité à 10 ans n’avait pas encore été testée sur le marché du placement privé en euros mais la baisse du taux de swap sous les 2 % vers fin novembre a été un argument pour cibler un tel horizon. C'était aussi une bonne occasion de tester les capacités des arrangeurs», relate Muriel Nahmias, Senior Director chez bfinance, qui a aidé Compagnie des Alpes à définir sa stratégie financière avant de l’accompagner dans les négociations avec les prêteurs. Flexibilité accrue Pour mettre en ??uvre ce refinancement, il a d’abord été décidé de procéder au renouvellement du crédit syndiqué. Des négociations ont alors été menées séparément avec chacun des prêteurs potentiels sur les différents points du term sheet dans le but de faire converger l’ensemble des propositions vers des conditions cibles optimisées. «Un des objectifs était de redonner de la flexibilité à la société en assouplissant la documentation financière existante, ce qui était envisageable compte tenu de la qualité de l’actionnariat, d’un profil financier solide et d’un profil opérationnel offrant une bonne visibilité», précise Muriel Nahmias. Par exemple, il s’est avéré possible de supprimer l’un des deux covenants financiers inclus dans la précédente documentation. Un peu plus d’un mois a ensuite été nécessaire pour finaliser la documentation avec les banques retenues (10 appartenant à 6 groupes contre 15 banques dans le RCF précédent) et clôturer l’opération. Entre temps, le consensus sur le term sheet bancaire a permis d’initier les discussions sur l’EuroPP sans attendre. La poursuite du resserrement des taux et des spreads au premier trimestre avait définitivement convaincu d’envisager une maturité à dix ans. Un nombre limité d’investisseurs en mesure de répondre à cette exigence a été contacté. Trois semaines de discussions ont suffit pour conclure l’opération. «Une difficulté dans la fixation des conditions a été de trouver des comparables pertinents en risque et en secteur sur cette maturité. Même si entre temps d’autres emprunteurs sont parvenus à réaliser un placement sur des maturités équivalentes, un des points de référence s’est révélé être l’Eurobond du groupe», relève Muriel Nahmias. «Le niveau du coupon à 3,50 % reflète l’appétit très élevé des investisseurs pour le crédit corporate, alors même que les niveaux très bas des taux souverains et des spreads de crédit les poussent à allonger la maturité de leurs placements. Pour l’heure, ce risque de duration n’est pris que sur les signatures considérées comme solides». Le contenu du prospectus de l'émission obligataire publique a servi de modèle à l'élaboration de la documentation du placement privé. Enfin, la mise en place de l'émission a été menée en respectant les prédispositions de la charte EuroPP, ce qui n’a finalement pas nécessité d’adaptation particulière. Son existence a même facilité les échanges sous accord de confidentialité avec les investisseurs.
Mikaël Cohen, directeur des investissements chez CNP Assurances dans une interview accordée à Newsmanagers : Nous veillons toutefois à ne pas avoir une exposition trop « directionnelle » au marché. La poche d’actions est ainsi répartie en plusieurs étages : des actions détenues en direct ; des actions sous forme de fonds avec notamment une diversification géographiques (grandes zones développées mais aussi marchés émergents), des actions small cap et, enfin des actions protégées avec des convertibles ou des structurés voire de la gestion de type smart beta. Le but de cette gestion actions est de produire de la réserve de plus-values mobilisables. Dans un contexte de contraction des primes de risque et de faible volatilité, il est difficile d’avoir des stratégies directionnelles. C’est donc bien d’avoir des gestions qui réagissent très vite aux évolutions des indicateurs de risque. La volatilité récente des marché émergents et leur problèmes structurels ne doit pas faire oublier que les perspectives de croissances y restent plus fortes que dans les pays développés. De manière générale, quand nous regardons les marchés émergents, notre intérêt est d’aller vers des gestions non benchmarkées, vers le plus d’absolute return possible car il nous semble qu’il faut être très discriminant et éviter de coller à un indice large.
Dans une interview à l’Agefi.fr, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz se dit inquiet pour la stabilité financière. Il s’exprimait lors de l’édition 2014 du Tiger Forum organisé par l’Ecole d’économie de Toulouse (TSE), début juin.
Le géant américain du private equity, KKR a décidé d’investir environ 200 millions de dollars dans Afriflora, une société éthiopienne spécialisée dans la culture, la production et la vente de fleurs, selon le Wall Street Journal . Afriflora produit 730 millions de fleurs par an, lesquelles sont exportées vers l’Europe. Cette opération qui est réalisée à travers le fonds européen de KKR, qui gère 6,2 milliards de dollars d’actifs, est une première du genre pour la société. Ce premier investissement intervient alors que son grand rival Carlyle, basé à Washington, a levé 700 millions de dollars en début d’année pour lancer un fonds africain investi notamment dans un distributeur de produits alimentaires et une entreprise de logistique. L’investissement de capitaux privés en Afrique subsaharienne a atteint 1,6 milliard de dollars en 2013 soit une augmentation de 43% par rapport à l’année précédente, selon l’Emerging Markets Private Equity Association.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } A revitalization of the life insurance sector will bring an increase in the number of clients, particularly young and low-income consumers, according to the PwC report on insurance “Forcing the pace: The fast way to becoming a digital front-runner.” The auditing and consulting form interviewed more than 9,000 consumers worldwide, including 500 French respondents. According to PwC, a new category of consumers will dominate the market by 2017: digital natives. These clients are more autonomous and have higher expecaations, and are also better informed, more connected, and don’t hesitate to express themselves using social networks, mobile telephone, analytical tools and the cloud. According to PwC, only 15% of French consumers surveyed have signed up for life insurance online. But 90% of 25-34 year-olds are interested in these new channels, comapred with 60% in the United States. French consumers choose to subscribe to life insurance online for three main reasons: 24-hour availability (60%), simplicity (53%), and value for money (35%).
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } PineBridge Investments Middle East, an affiliate of the US asset management firm PineBridge Investments, has finalised its first closing of its real estate vehicle PineBridge GCC Real Estate Fund I L.P., having raised USD140m. “The fund has exceeded its initial objective of USD100m for its first closing, and is aiming for an objective of USD200m for its final closing,” the asset management firm based in Bahrain, covering the Middle East, North Africa and Turkey, says in a statement. In an interview with Bloomberg, Talal Al Zain, CEO of PineBridge Investments Middle East, says that the firm plans to borrow an additional USD200m, bringing its investment capacity to USD400m. The Sharia-compliant fund PineBridge GCC Real Estate Fund I L.P. will invest in real estate assets which generate income in Gulf Cooperation Council (GCC) member countries. It offers investors a way to invest in existing real estate properties, which already earn rental revenues, and will place the emphasis on logistical platforms, warehouses, social infrastructure (education, health) and retail consumer goods.
Coup dur pour Brevan Howard. L’influente London Pension Fund Authority (LPFA) a en effet décidé de racheter l’intégralité de son investissement de 61 millions de livres dans Brevan Howard, le troisième plus important hedge fund au monde, après que celui-ci ait refusé de fournir une répartition détaillée de ses positions de trading, rapporte le Financial Times. Le LPFA aurait estimé que le refus de Brevan Howard était le signe d’un niveau insuffisant de transparence, selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times. Le rachat opéré par le LPFA intervient alors que le gouvernement britannique a émis de doutes la pertinence des investissements réalisés par certains fonds de pension dans des gérants actifs tels que les hedge funds, pointant du doigt des commissions élevées et des performances décevantes.
Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) sont extrêmement remontées. La cause ? Un rapport gouvernemental qui suggère de réduire fortement leurs moyens et leur réseau. Aussi ont-elles proposé au gouvernement de diminuer leurs dépenses mais dans des proportions moins sévères, rapporte Le Figaro. Un effort de 1,5 à 1,8 milliard sur trois ans Concrètement, elles ont ainsi proposé mardi de fournir un effort de 1,2 milliard d’euros sur quatre ans, soit moins que préconisé par le prérapport de plusieurs corps d’inspection révélé la semaine dernière, qui suggérait (...) de leur prélever entre 1,5 et 1,8 milliard sur trois ans, détaille le journal sur son site internet. Le quotidien Les Échos avait révélé le 20 mai des éléments d’une version provisoire d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et du Conseil général de l'économie, de l’industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET) attendu pour l'été. Une situation financière confortable pointée du doigt Les auteurs de ce document mettent en avant la situation financière confortable du réseau des CCI et préconisent de sévères coupes budgétaires, avec des prélèvements sur fonds de roulement, la réduction d’un tiers de la taxe affectée... Ils prônent également une refonte radicale du réseau afin de ramener le nombre de CCI de 145 à une par région d’ici à 2017. Le président de CCI France André Marcon, n’a de son côté livré aucun chiffre, mais s’est dit prêt à un abaissement de la taxe prélevée sur les entreprises pour financer les activités des chambres de commerce, dans un entretien aux quotidiens du groupe de presse régionale EBRA. Une mission menée à la schlague Oui, nous sommes prêts à baisser la pression fiscale sur les entreprises, comme nous l’avons déjà fait l’année dernière. Et nous sommes prêts à un effort supplémentaire sur les fonds de roulement. Voilà nos propositions, nous n’attendons plus qu’un coup de fil de Bercy pour en discuter, a-t-il déclaré dans cet entretien. Il a profité de cette tribune pour pourfendre de nouveau le rapport, qui avait déjà poussé les CCI à voter la semaine dernière la suspension de toute collaboration avec le gouvernement, en guise de protestation. Cette mission a été menée à la schlague, avec un autisme qui nous a sidérés, dénonce notamment André Marcon.
Les PME algériennes buttent sur la faiblesse de leurs fonds propres pour grandir. Le capital investissement peut remédier à cela. Mais il peine à décoller en Algérie. Pourquoi ? La rencontre de ce mardi, des « Matinales de CARE », le think-tank de l’entreprise s’est penché sur la question. Le débat organisé, ce mardi, par le Cercle d’Action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) sur le rôle des investisseurs institutionnels dans le financement de l'économie et de l’entreprise était très attendu. De nombreux chefs d’entreprises présents connaissent intimement cette problématique universelle : la croissance molle, faute de financements. Arrivée à un certain stade de son développement, la PME a besoin des fonds pour passer un nouveau cap et pérenniser son activité. Des besoins en liquidités que ni les crédits bancaires, trop lents à obtenir, ni les capitaux propres, trop souvent insuffisants, ne sont en mesure de satisfaire. L’option du capital-investissement, (private equity en anglais), évoquée auparavant dans d’autres activités de CARE revient comme une option à explorer. Elle était censée se « propager » avec la décision du gouvernement, en 2011 dans le sillage du printemps arabe, pour doter 48 fonds de wilaya, en plus du Fonds national d’Investissement (FNI). La formule tarde à se déployer et le capital risque reste marginal dans le financement des PME. 100 millions de dinars pour une société de gestion Plusieurs raisons sont derrières cet échec selon Yazid TAALBA, DG de Maghrebinvest Algérie, l’un des fonds d’investissement les plus actifs sur le marché national. En premier, une erreur de distinction qui a mis à mal l’effort de réglementation de l’activité par les pouvoirs publics, pour faciliter l’application du métier de capital-investisseur. La loi algérienne souffre de quelques manquements, estime Taalba. Principalement celui de la non-distinction par les autorités, entre le fonds en lui même et la société de gestion qui le conduit. La loi en Algérie exige, en effet, un minimum de 100 millions de dinars (plus de 900 000 euros) pour la création d’une société de gestion. Une somme considérable que les professionnels de l’investissement ont souvent du mal à réunir. Ce qui bloque considérablement la création de fonds privés algériens. Les délais, trop longs, de rapatriement de dividendes et le peu de moyens existants pour sortir du capital de l’entreprise sont d’autres obstacles devant la venue de fonds d’investissement étrangers. L’allusion est faite ici à la faible capacité de la bourse d’Alger à supporter la mobilité du capital investissement entre les entreprises. Expertise sectorielle Le débat des matinales de CARE a permis de mettre en lumière les autres avantages pour les entreprises, de recourir à l’apport du capital-investissement. Ce dernier ne se compte pas uniquement en unités monétaires. L’investisseur apporte aussi son expertise sectorielle et son savoir-faire managérial afin de restructurer la société ciblée et optimiser ses performances. « Un plus » que n’apportent pas toujours les fonds publics algériens gouvernés par d’anciens banquiers et peu au fait du fonctionnement de l’entreprise, selon les intervenants. La vision de court terme des managers des fonds d’investissement publics a également été pointée, lors de cette rencontre. Mais les ménages portent, eux aussi, une part de responsabilité dans la non-émergence des fonds privés algériens, à cause de leur tendance grégaire à préférer encore investir leur épargne dans l’immobilier ou les activités commerciales. Les privés invités à prendre le risque L'épargne des ménages n’est pas rassurée par le risque de perte financière que peut subir l’entreprise. L’un des intervenants a profité du débat qui a suivie l’intervention de Mr TAALBA pour rappeler que c’est aux acteurs du secteur privé d’agir en pionniers et de s’engager dans la bataille pour combler le vide laissé par l’Etat et rassurer les investisseurs potentiels, quitte à subir des pertes. L’exemple de City Bank, première banque étrangère à s’implanter en Algérie a été cité. Elle a du attendre 5 années pour pouvoir commencer à rapatrier des dividendes. Vu que la législation algérienne de l'époque ne le permettait pas au moment de l’investissement initial.
Le groupe Michelin, qui gère un plan d'épargne entreprise et un plan d'épargne de retraite collective, a mis en place un nouveau régime de retraite supplémentaire. Un accord a instauré un nouveau régime de retraite complémentaire cofinancé par l’entreprise (d’un montant égal à 1% du salaire brut) et l’employé (0,2%), indique un document Michelin. Ce régime a été initialement créé pour la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin et la Générale des Etablissements Michelin Compagnie. D’autres filiales françaises du groupe Michelin pourront intégrer à l’avenir ce dispositif. Les fonds d’Agnès Vaisseix ne devraient pas être impactés. Le groupe Michelin gère également des régimes à prestations définies à l'échelle mondiale qui représentent une valeur globale de 5,2 milliards d’euros. Ces derniers comprennent le Régime de retraite supplémentaire MFPM en France.
Notre association entend apporter à l’Analyse Financière Indépendante tout son soutien, comme elle a su apporter son soutien aux Analystes Conseillers en investissements financiers réunis dans l’ACIFTE. Pour ce faire, le Conseil d’Administration du lundi 3 avril dernier a voté la création d’une Commission de l’Analyse Financière Indépendante (COMAFI) dont la Présidence a été confiée à Pierre-Yves Gauthier. Cette décision, essentielle, reflète les évolutions lourdes de nos métiers sur lesquelles notre Association veut s’engager. Tous les membres de la SFAF présumés indépendants deviennent ipso facto membres de cette Commission et bénéficient de l’encadrement règlementaire offert par la SFAF. La 1ère réunion est fixée au 26 juin 2014 à 12 h 30. Les missions de cette Commission sont, entre autres, de : fournir un cadre d'échange sur les meilleures pratiques professionnelles, assurer une enveloppe réglementaire qui permette aux professionnels d'être en phase avec les exigences de l’autorité de régulation, fournir une plateforme de lobbying pour ce qui ressort des préoccupations de l’analyse indépendante, animer une dynamique commerciale, permettre aux analystes «non SFAF» et travaillant en tant qu’analystes indépendants de rejoindre un groupe organisé, en respectant les conditions d’admission actuelles. Les premières étapes consistent à : identifier les différents statuts des analystes financiers indépendants au-delà de la définition retenue par l’AMF adapter si nécessaire le Code de Déontologie mettre en place, avec la Commission Déontologie dont c’est la responsabilité, les procédures de contrôle sur les analystes financiers indépendants membres de l’Association Le bureau de cette Commission sera formé lors de la première réunion. Sont pressentis : Eric Galiègue et Jean-Baptiste Bellon. Veuillez s’il vous plait faire connaître cette Commission à ceux de vos contacts qui pourraient ne pas avoir été identifiés dans nos outils. Merci d’adresser un email de confirmation d’intérêt et/ou de présence à Bruno Beauvois, Délégué général de la SFAF (bbeauvois@sfaf.com). Pour le Conseil Pierre-Yves Gauthier Vice-Président
Selon Christophe de Maistre, président de la branche française de la société allemande dans une interview publiée jeudi par Le Parisien « Siemens prendrait une part minoritaire dans un Alstom recentré sur le transport, en cas d’accord sur la reprise des activités énergie du groupe français ». Le dirigeant a confirmé que le groupe allemand fera une proposition d’ici le 16 juin, alors que le français déjà reçu une offre de General Electric. Dans ce qui ressemble fort à une opération séduction, il assure ainsi que le projet de Siemens offrira un «avenir solide à Alstom» dans le ferroviaire en apportant son activité matériel roulant. Concernant le nucléaire, «il est possible d’exclure cette activité des négociations. Ou de prendre une part minoritaire dans la branche afin de créer une synergie avec la partie classique.» Dans cette deuxième option, le centre de décision serait maintenu à Belfort.
Pour son 80e bulletin annuel, la Maif décroche les félicitations au titre de son exercice 2013. De quoi réjouir son tout nouveau PDG, Dominique Mahé, saluant un «exercice performant à tous points de vue et notamment au plan économique». Premier motif de satisfaction : le groupe Maif a publié un chiffre d’affaires consolidé de 3,164 Md€, en hausse de 4%, dont 1,3 Md€ en auto, 755 M€ en habitation et 569 M€ réalisés en vie. Sur la période, la mutuelle des instituteurs récolte ainsi les premiers bénéfices de son plan stratégique, initié en 2009 et qui s’achèvera en toute fin d’année, axé sur la compétitivité et la transformation du réseau. «Nous ne sommes pas encore au bout mais nous avançons à une cadence soutenue, notamment au plan de l’efficacité commerciale», souligne Pascal Demurger, directeur de la Maif. Gain de sociétaires Autre élément d’explication : la Maif a tiré profit de sa politique généreuse de gel des tarifs auto en 2014, lui permettant d’attirer de nouveaux sociétaires. A fin 2013, la mutuelle affiche un solde net de 18 500 sociétaires en 2013 pour un taux de départ de 2,5%, lui permettant de franchir le seuil des 3 millions de sociétaires (3,022 millions) pour 14,7 millions de contrats en portefeuille. Retour à la rentabilité technique C’est l’autre bonne surprise de cette publication. La mutuelle niortaise peut se targuer d’améliorer significativement son résultat technique d’un peu plus de 5 points et de renouer avec la rentabilité, à contre-courant des tendances de marché et des principales mutuelles sans intermédiaires. Pour preuve : le ratio combiné ressort à 95,2% en 2013, contre 100,7% en 2012, là où il atteint 105% en auto et 106% en habitation sur le marché, selon les données FFSA-Gema. Les performances opérationnelles s’expliquent notamment par une baisse de la charge de sinistres. Retraité des événements climatiques importants, les coûts moyens ont reculé en habitation et de près de 3% en auto en raison «de l’amélioration du taux de fréquentation des réseaux de garagistes agréés», précise Pascal Demurger, qui ajoute que les évènements climatiques exceptionnels de 2013 (intempéries de l'été, tempête Dirk...) auront représenté un coût total de 30 M€ pour la mutuelle. Bonnes performances financières A l’arrivée, la bonne rentabilité technique, la maitrise des frais généraux à 29,5% des primes, en-deçà du seuil de 29,8% fixé par le plan stratégique, malgré un lourd budget d’investissement (150 M€), et la bonne tenue des marchés financiers lui ont permis de dégager un résultat net consolidé part du groupe de 176 M€, en hausse de 12,1%. Un niveau de résultat suffisant pour financer les investissements et couvrir les exigences de marge de solvabilité : 246% sur la base des fonds propres durs en 2013 (233% en 2012), 379% y compris les plus-values latentes et le rappel de cotisations (362% en 2012). Doublement de la collecte nette Parnasse-Maif, filiale assurance vie, améliore ses fondamentaux en 2013. La collecte brute globale progresse de 12% à 549 M€ pour une collecte nette positive de 207 M€, contre 93 M€ en 2012. Le nombre d’adhérents atteint désormais un peu plus de 387 000 (+6%) en 2013 mais ne pèse que 10,6% du sociétariat Maif. Perspectives rassurantes A en croire les dirigeants de la Maif, les bonnes performances enregistrées en 2013 ne seraient pas qu’une parenthèse heureuse. Les cinq premiers mois de l’exercice 2014 «vont au-delà de la dynamique de l’année passée» rappelle Pascal Demurger, qui évoque une activité en hausse de 30% entre janvier-mai 2013 et janvier-mai 2012. Parallèlement, la Maif confirme la préparation d’un nouveau plan stratégique à compter de début 2015. Celui-ci devrait notamment identifier les moyens de développer l’assurance de personnes, segment où la mutuelle pâtit encore d’un déficit de notoriété et par conséquent dispose de leviers de croissance. En témoigne les quelque 3 millions de contrats détenus en portefeuille en 2013, soit une croissance modeste de 2%. Sortie de Sferen : indépendance mais pas d’isolement Quelques jours après l’adoption par l’assemblée générale extraordinaire d’une sortie de la Maif de Sferen, la Sgam commune avec la Macif et la Matmut, Dominique Mahé a rappelé son attachement à des «coopérations, des constructions opérationnelles mais dans le respect dans le respect de la souveraineté de chacune des entités». Et d’ajouter : «Notre prise d’indépendance n’est pas synonyme de repli sur soi. Nous ne serons pas les Robinson Crusoé de l’assurance.» La mutuelle niortaise a déjà indiqué qu’elle conserverait avec Macif et Matmut ses achats assurance (Sferen Réparation) et hors assurance ainsi que les programmes communs de réassurance. Poursuite des partenariats avec la MGEN ? Si les résultats de la Maif semblent donner raison à son positionnement affinitaire, la mutuelle reste, en revanche, floue sur les contours de ses futures coopérations. De nouveaux partenariats avec la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), son allié naturel, ne semblent pas à l’ordre du jour depuis que, d’un côté, la Maif distribue les produits dépendance de la MGEN (mars 2014), et, de l’autre, la MGEN distribue le contrat prévoyance de la Maif (avril 2014). Un temps évoquée, l’idée d’un rapprochement entre les deux entités sur l’assurance emprunteur, domaine où elles disposent chacune d’un produit, n’est plus ou pas à l'étude.
Lyxor Asset Management va intégrer, d’ici à septembre, une nouvelle équipe spécialisée à la fois dans la sélection des fonds long-only et des fonds aternatifs UCITS. Lyxor AM a recruté dans ce cadre Vanessa Bonjean, qui faisait partie de l'équipe multi-manager de HSBC AM depuis 14 ans, au sein de laquelle elle était spécialisée dans les fonds d’actions européennes long only. La société de gestion a prévu de recruter d’autres gérants et analystes d’ici à cet été. Jean-Marc Stenger, responsable de la multigestion alternative et traditionnelle, a déclaré que l’arrivée de Vanessa Bonjean s’inscrivait dans une campagne de recrutement plus large. Nous avons pour objectif de construire une équipe de 10 professionnels dédiée à la sélection de FCP et de fonds alternatifs UCITS, a expliqué Jean-Marc Stenger. Cette unité, qui devrait être opérationnelle en septembre, développera l’offre de Lyxor et complétera notre équipe de gérants alternatifs au sein du département de la multigestion alternative et traditionnelle. Cette dernière a été créée en 2001, et gère actuellement 9,4 milliards de dollars d’encours.