Si il n’a pas contesté la légitimité d’une éventuelle sanction contre le premier groupe bancaire français, accusé d’avoir contourné l’embargo américain à l’encontre de pays comme l’Iran, mais son montant de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros), Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a néanmoins rappelé mardi 3 juin qu’elle devait être proportionnée et raisonnable, rapporte l’agence Reuters. Or, «Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables», a indiqué le ministre. Par ailleurs, dans une interview aux Echos, le ministre des Finances Michel Sapin a de son côté prévenu que la France «réagirait fermement pour protéger ses intérêts fondamentaux» si les autorités américaines ne traitaient pas BNP Paribas «de manière équitable». Les autorités françaises font aussi valoir qu’une telle ponction sur les ressources du deuxième groupe bancaire de la zone euro ne manquerait pas d’avoir un impact sur le système financier de l’UE tout entier. Le dossier sera «évidemment évoqué» lors de l’entretien bilatéral que François Hollande et Barack Obama auront jeudi, à la veille du 70e anniversaire du Débarquement allié du 6 juin 1944, dit-on de source diplomatique française.Cela étant, le président américain n’a toutefois constitutionnellement pas le pouvoir d’influencer une décision de justice dans son pays, note Reuters.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } The Swiss private bank Pictet says it is in a position to “manage” its tax litigation with the United States “well,” a senior partner at the firm, Jacques de Saussure, has said in an interview with the German newspaper Neue Zürcher Zeitung. “We are satisfied to observe progress in negotiations,” de Saussure says, adding that the bank in late 2006 created a Pictet North America Advisers unit, to meet the needs of US clients. The change in the status of the private bank to become a private company limited by shares, announced in February 2013, provoked only a limited reaction from clients. “The ratings agencies did not change their credit evaluations,” the senior partner says, adding that the semiannual and annual results are expected to be released for the first time in August.
Après de nombreux mois de tensions entre les deux compagnies, le pétrolier public mexicain Pemex a annoncé hier soir à l’autorité boursière espagnole (CNMV) avoir lancé la vente de 7,86% du capital de Repsol par le biais d’un placement accéléré auprès d’investisseurs qualifiés. Ce placement représente l’essentiel de la participation de 9,3% détenue jusqu’ici par Pemex au capital de Repsol. Cette cession de titres devrait rapporter au groupe mexicain près de 2,2 milliards d’euros, compte tenu d’un prix de l’offre compris entre 20,1 et 20,87 par action. L’opération, menée par Citigroup et Deutsche Bank, devrait être bouclée dès aujourd’hui. Pemex s’est par ailleurs engagé à ne pas céder d’autres titres de son homologue espagnol durant 60 jours. Ce désengagement intervient dans un contexte d’ouverture progressive du secteur mexicain des hydrocarbures aux investisseurs étrangers.
Pas d’Europe sans croissance Les résultats des élections européennes ont été bien accueillis par les marchés, en particulier ceux des pays périphériques. Pourtant, les eurosceptiques ont doublé leur nombre de sièges et se sont imposé en France, pays fondateur de l’Europe. Si la tendance se poursuit, les eurosceptiques pourraient être majoritaires en 2019... Quelles sont les implications politiques de ces résultats ? Lire la suite en pièce jointe
Nous pratiquons la gestion en direct des obligations notées investment grade (70 % du portefeuille) et de l’immobilier (6% du portefeuille), confie Guillaume Ville, directeur du patrimoine de la Carac. En revanche, les actions (8%), l’alternatif (1%), le high yield et les autres classes d’actifs non cotées sont délégués à travers des fonds ouverts sélectionnés en interne. Le suivi des risques nécessite la mise en place d’une organisation spécifique ainsi qu’une série d’indicateurs, afin de prendre notamment des décisions d’investissement conformes à Solvabilité II, confirme Guillaume Ville. En matière de reporting, nous sommes conduits à renforcer les indicateurs destinés à suivre les risques de marché avec plus de formalisation sur le suivi de certaines expositions, reconnaît Guillaume Ville. Le reporting réglementaire va contribuer à faire évoluer les outils de pilotage interne.
L’OCDE vient de publier une longue analyse sur les investisseurs institutionnels, avec pour objectif de les faire mieux connaître aux yeux des dirigeants politiques. André Laboul, Directeur de la division financière de l’OCDE présente le rapport : Nous avons réalisé une analyse au sujet des investisseurs institutionnels depuis de nombreuses années en nous basant sur notre vaste réseau d’autorités financières. Cette étude de l’OCDE a été lancée en février 2012 dans le but d'élargir la connaissance des dirigeants politiques vis-à-vis des investisseurs institutionnels et des investisseurs de long terme, de manière à ce que la législation puisse être modulée avec pertinence là où cela est nécessaire. Il était important que les investisseurs institutionnels soient introduits dans le débat avec les dirigeants politiques. C’est pourquoi l’OCDE a décidé de s’engager avec certains des plus grands investisseurs à travers le monde et de créer un réseau d’institutions collaborant activement à nos recherches et participant à nos événements. La liste des institutions déjà en partenariat avec l’OCDE : le Canada Pension Plan Investment Board, le Club des investisseurs de long terme, le gérant d’actifs du fonds de pension néerlandais APG, Guggenheim Partners et Oliver Wyman. Voici l'étude complète :
Mr M. Lehmann, trésorier chez Neolia, un organisme HLM a répondu aux questions de Pandat, le courtier en compte à terme, compte sur Livret, compte courant rémunéré, sur les problématiques de placement de trésorerie. Qui est Neolia et quelle est votre fonction ? Neolia est une société anonyme d’HLM spécialisée dans la construction de maisons d’habitation et d’immeubles HLM dans l’est de la France. J’y occupe la fonction de trésorier. En tant qu’organisme HLM, quels sont vos critères de placement ? Chez Neolia, nous considérons que la durée de placement est le premier critère à prendre en compte dans le cadre de notre gestion de trésorerie. Lorsque nous réalisons des placements sur un horizon de placement supérieur à 3 ans, nous n’investissons que sur des produits offrant des conditions de sortie avantageuses. Surperformer le taux du livret A, c’est en quelque sorte notre deuxième critère décisif. Peu rémunérateur par rapport à d’autres supports, le livret A est envisageable à défaut de mieux. Troisième critère : la diversification est un enjeu majeur et une problématique permanente. Se satisfaire d’un nombre de supports limités pour ses placements, c’est accepter de faire peser un risque important sur les quelques enveloppes placées. Globalement, il est indispensable de s’assurer une forte liquidité de placement, une rémunération attractive ainsi qu’une bonne répartition de ses investissements. Bien sûr, la sécurité de placement est une notion très importante puisque c’est la réglementation qui impose aux organismes HLM de la respecter. Ainsi, Neolia ne peut placer sa trésorerie en actions ou en obligations privées. L’ensemble de nos investissements en matière d’excédents de trésorerie est ainsi redirigé vers des supports tels que le compte à terme, le compte sur livret, les obligations d'état ou garanties par l'état. Quelle est votre démarche de placement ? Nous disposons de partenaires bancaires avec lesquels nous avons l’habitude de travailler. Généralement, nous les interrogeons directement pour savoir à quel taux il est possible de placer, et sous quelles conditions. Pourquoi ne pas démarcher d’autres prestataires ? Nous souhaitons bien sûr obtenir des taux compétitifs mais le temps est une ressource précieuse. La question à se poser est : si le temps passé à chercher ces taux exclusifs est conséquent, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Asset managers are preparing to make further concessions. Nearly half of asset managers interviewed by Cerulli are planning to reduce the commissions they charge their pension fund clients in Europe, according to a study recently published by Cerulli. The survey, carried out by Cerulli, also finds that the provision follows a year in 2013 in which many asset management firms had a struggle to maintain their commission levels. “At least two thirds of asset management firms surveyed by Cerulli managed last year to withstand pressure on their commissions,” says David Walker, associate director at Cerulli and author of the study. “However, they estimate that reductions could be coming by 2016, regardless of the institutional client concerned.”
Allianz Global Investors gère 345 milliards (1) d'euros d'actifs dans le monde, dont 70% lui sont confiés par des investisseurs institutionnels. La France est son deuxième marché au niveau mondial. Dans le souci constant de fournir le meilleur service à ses clients, AllianzGI cherche en permanence à s'adapter au contexte économique et de marchés. Franck Dixmier et Amine Benghabrit, respectivement CEO France et Directeur Commercial France d'AllianzGI reviennent pour nous sur l'évolution et les dernières innovations de la société qu'ils dirigent.
Polygon Global Partners a franchi en hausse le seuil de 5% des droits de vote du Club Méditerranée. Selon l’avis de l’Autorité des marchés financiers, le fonds détient précisément 5,62% du capital et 5,05% des droits de vote. Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition de «contract for difference» (« CFD ») sans échéance. Il intervient alors que l’AMF a donné jusqu'à la fin du mois de juin à l’investisseur italien Andrea Bonomi pour dévoiler une éventuelle contre-OPA sur le groupe de villages de vacances face à l’OPA déposée l’an dernier par le duo Ardian-Fosun.
Dans une interview au site eFinancial News, Bill Benz, le nouveau responsable du bureau de Londres de Pimco en remplacement de Joe McDevitt, a déclaré que la société de gestion américaine compte se montrer «agressive sur le marché britannique des retraites et des pensions». «Si je pense à une nouvelle stratégie pour un fonds que nous avons sur le marché britannique sur laquelle nous voudrions faire davantage, ce serait de construire des capacités sur le marché des prestations définies (defined contribution, NDLR)», a annoncé Bill Benz.Comme le rappelle le site d’information britannique, Pimco fait parti de ses sociétés de gestion qui cherche à percer sur ce marché des prestations définies au Royaume-Uni qui pèse quelque 200 milliards de livres. Dominé par une poignée d’acteurs, ce marché est toutefois appelé à se développer suite aux récentes réformes des retraites au Royaume-Uni. De fait, Financial News a révélé, la semaine passée, que Pimco était devenue la première société de gestion à répondre aux réformes des retraites outre-Manche avec un nouveau produit, le UK Retirement Strategy Fund, qui cible les régimes de retraites et les épargnants individuels. Bill Benz a également indiqué que Pimco chercherait à développer «de nouveaux fonds à échéance ou des fonds à maturité d’ici la fin de l’année 2014».
Le Conseil d’Administration du groupe Maif vient d'élire Dominique Mahé au poste de Président directeur général, succédant ainsi à Roger Belot. Ce dernier devra notamment porter les enjeux du nouveau projet d’entreprise de la mutuelle d’assurance. Dominique Mahé vient d'être élu PDG du groupe Maif par le Conseil d’Administration du 30 mai 2014. Âgé de 62 ans, cet ancien professeur d’histoire et de géographie dans le second degré milite à la mutuelle d’assurance depuis près de trente ans. Après avoir intégré le Conseil d’Administration de la Mutuelle en 1997, Dominique Mahé a rejoint la direction générale de la Maif en 2001. Pendant cette période, il a notamment travaillé sur la transformation du réseau, la refonte de l’assurance habitation ou la dynamique démocratique tout en menant à son terme l'évolution du réseau militant. «Lors de sa prise de fonction, Dominique Mahé a pris l’engagement devant les élus des sociétaires rassemblés à Niort de porter un projet stratégique reposant sur les différences du modèle Maif et la force de sa singularité», indique la Maif dans un communiqué de presse. Se félicitant de cette nomination, Roger Belot s’est dit «confiant parce que mon successeur, Dominique Mahé, est l’homme de la situation. J’ai l’absolue certitude que ses compétences et ses qualités humaines vont porter les enjeux de la mutuelle et favoriser son développement dans l’intérêt de ses sociétaires».
Solvabilité II a poussé à la concentration du secteur car cette directive implique de nouveaux standards, notamment au niveau des moyens d’analyse, plus exigeants que Solvabilité I, note Yves Champain, directeur technique et financier d’EOVI MCD. Au-delà de la simple gestion financière des fonds, nous attendons que les sociétés de gestion comprennent bien cette directive et les problématiques associées, souligne Yves Champain. Cela permettra de nous proposer les services adéquats en matière de calcul de SCR, de suivi du risque, de remontée d’informations. Les nouvelles règles prudentielles ont surtout permis de cadrer, de formaliser et de structurer ce principe et ainsi de mieux approfondir l’analyse du risque, insiste Yves Champain. La capacité à donner l’inventaire détaillé de ses fonds sera, à un moment ou à un autre, un critère discriminant dans le choix de nos partenaires, déclare Yves Champain. La mise en place de Solvabilité II donne implicitement de nouvelles fonctions aux dépositaires, note Yves Champain. Ils auront vocation à standardiser les reporting et l’ensemble des informations soumises aux nouvelles contraintes réglementaires.
Selon nos informations, Philippe Dupuis, directeur général de CACEIS depuis juin 2010, va rejoindre BNP Paribas Securities Services pour assumer le poste de Responsable France, à partir du 1er août. Son recrutement intervient suite au départ de Jean-Pierre Pasquier (ex-Responsable France et Belgique) qui a pris la direction, depuis le 1er avril dernier, de BNP Paribas Portugal. En attendant l’arrivée de Philippe Dupuis, l’intérim est assurée par Charles Cock, responsable du développement clients et membre du comité exécutif de BNP Paribas Securities Services. Ce dernier sera ensuite nommé vice-chairman - international le 1er janvier 2015. Dans ce nouveau rôle, il sera chargé de la relation avec les instances dirigeantes des principaux clients. Rappelons que BNP Paribas Securities Services vient également de recruter José Placido qui a rejoint le comité exécutif le 22 avril dernier. Ce dernier occupera le poste de global head of sales and relationship management (responsable mondial, ventes et relations commerciales) à partir du 1er janvier 2015. Il sera basé à Londres et sera rattaché à Patrick Colle, general manager. D’ici là, José Placido partagera la responsabilité des ventes et des relations commerciales avec Charles Cock. Il se concentrera pendant cette période sur le développement d’un plan stratégique de ventes en liaison avec les responsables des segments commerciaux qui lui seront rattachés. Précédemment CEO de RBC Dexia, il bénéficie de 25 années d’expérience dans le métier Titres. Nommé CEO de RBC Investor Services en 2006, iI a été à l’origine de la création de la joint venture RBC Dexia Investor Services et a conduit la croissance rapide de l’activité du groupe. Auparavant, il a exercé des responsabilités importantes au sein de RBC : managing director au Royaume-Uni, puis senior vice president de RBC Global Services (2001) et executive vice president (2003).
CNP Assurances a finalisé le 27 mai 2014 une émission subordonnée de 500 millions d’euros, de maturité légale 5 juin 2045 avec une première date de remboursement optionnel le 5 juin 2025. L'émission a attiré un carnet d’ordres de près de 5 milliards d’euros réparti sur plus de 350 investisseurs. Ce succès confirme l’intérêt et la confiance des investisseurs institutionnels pour la signature CNP Assurances. L’obligation a été structurée de façon à être considérée comme du capital, tant sur le plan réglementaire que pour l’agence de notation Standard & Poor’s. Dans le référentiel Solvabilité 1, elle sera admise en couverture de la marge de solvabilité. Dans le futur régime prudentiel Solvabilité 2, elle devrait être considérée comme du capital Tier 2 selon les dernières spécifications techniques de l’EIOPA. L'émission portera intérêt au taux fixe de 4,25% pendant 11 ans. Le coupon sera ensuite refixé tous les 5 ans aux nouvelles conditions de taux d’intérêt. Il s’agit du 3ème coupon le plus bas payé par l’industrie de l’assurance en Europe pour une dette subordonnée libellée en euros et répondant aux critères de capital Tier 2 sous Solvabilité 2. Ce coupon fixe est le plus bas payé par le Groupe CNP Assurances depuis sa première émission subordonnée en 1999. Ce titre subordonné permettra le refinancement des prochaines échéances obligataires. La nouvelle obligation devrait bénéficier d’une notation BBB+ par Standard & Poor’s, conformément à la méthodologie relative aux titres subordonnés. Le règlement est prévu pour le 5 juin 2014.
«Face à l’effervescence et l’inflation réglementaire, nous n’allons pas et ne pouvons pas répondre par une inflation des coûts, déclare Anne-Sophie Fraissinet, directeur financier à la Mutuelle de Poitiers Assurances. Solvabilité II doit vraiment être mis en place proportionnellement à la taille et à la complexité de l’assureur. C’est l’application du principe de proportionnalité qui figure dans la directive. Ce n’est pas parce que le calcul du SCR sur les emprunts d’Etat est limité que nous n’aurons que cette classe d’actifs», précise Anne-Sophie Fraissinet. «Solvabilité II ne va pas profondément changer notre organisation en matière de gestion d’actifs, affirme Anne-Sophie Fraissinet. Nous avons depuis toujours géré en direct l’ensemble de nos actifs et souhaitons continuer de procéder ainsi. Nous ne donnons pas de mandat de gestion à des sociétés extérieures et préférons développer en interne nos compétences en ce domaine». A peine 6 % des 850 millions d’euros d’encours sont placés sur une quinzaine de fonds qui permettent d’accéder à des classes d’actifs sur lesquelles la mutuelle ne pourrait aller en direct faute de gestion optimale du risque.
Comment choisit-on les gérants à qui l’on confie les capitaux d’une caisse de retraite ? En ce qui concerne la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France) qui gère six milliards d’euros dont cinq milliards en valeurs mobilières, la gestion est essentiellement déléguée sous la forme de fonds dédiés ou de fonds ouverts , a expliqué Henri Chaffiotte, son directeur général à l’occasion d’une émission sur Newsmanagers TV, consacrée à amLeague. Pour sélectionner un gérant, le responsable a détaillé ses deux types d’approches. Soit nous procédons par consultation lorsque les sommes en jeu sont importantes ou qu’il s’agit d’un secteur nouveau, ce qui équivaut à un appel d’offres mobilisant parfois trente ou quarante sociétés de gestion, soit nous procédons, pour des opérations plus ponctuelles, par relations bilatérales , indique-t-il. Mais en tout état de cause, Henri Chaffiotte consulte les performances et les caractéristiques des produits avant d’investir. (...) et, dans le cadre du suivi de la gestion, demande des reportings mensuels et impose des rencontres trimestrielles avec les gérants. En moyenne, un gérant est sélectionné pour trois ans. Par ailleurs, le dirigeant de la caisse a précisé ne pas avoir modifié sa sélection de fonds depuis les tensions en Europe de l’Est. En ayant la responsabilité de son allocation, la gestion de la CARMF n’ a pas non plus sensiblement modifié sa composition, si ce n’est en renforçant le poste immobilier au détriment de la poche actions, l’objectif étant de baisser la volatilité de l’ensemble , a noté Henri Chaffiotte. Bien évidemment, le pilotage de l’allocation d’actifs exige de disposer d’une information précise. A ce jeu, Antoine Briant, président d’amLeague qui fournit déjà des données concernant la performance et les ratios portant sur le risque des portefeuilles, a annoncé que sa société fournissait désormais de nouvelles informations. Notamment celles permettant de visualiser la compatibilité entre différents gérants, les résultats de leur assemblage et le fait que leur association augmente ou diminue les risques. Il est ainsi possible de trouver des tracking errors de gérants relativement élevés et, en les associant, de trouver une tracking error plus faible que la plus faible de l’ensemble , a-t-il conclu.
Pro BTP gère 4,6 milliards d'euros d'encours en épargne, dont 875 millions d'euros sous gestion de type investissement socialement responsable (ISR). Gilles Garnier, son directeur des investissements, nous détaille la stratégie de son institution en termes de diversification.
Des cashflows relativement résilients en phase de récession et un potentiel d'indexation à l'inflation sont des caractéristiques fondamentales des infrastructures non cotées. Celles-ci les rendent attrayantes aux yeux des institutionnels, en particulier ceux qui sont soumis à des contraintes de passif. Dans l'environnement actuel marqué par des taux d'intérêt très faibles, les allocations cibles pour cette classe d'actifs sont en progression.
Le groupe bancaire britannique Standard Chartered va fermer le pôle gestion de fortune de sa filiale genevoise. Une quarantaine de personnes sont concernées, selon la RTS lundi.La filiale suisse de la banque privée britannique Standard Chartered est en cours de fermeture, affirme la RTS. Le personnel a le choix de se relocaliser dans une des filiales de l’entreprise présente dans cinquante pays ou de quitter l'établissement au bénéfice d’indemnités.Standard Chartered avait annoncé en février dernier qu’elle voulait vendre sa filiale suisse. Elle ne semble cependant pas avoir trouvé d’acquéreur. Cette nouvelle cessation d’activité intervient dans un contexte de crise de la place financière genevoise, relève la RTS. Elle fait suite au rachat des banques privées étrangères ABN Amro, Santander et Lloyds par l’Union bancaire privée (UBP).
P { margin-bottom: 0.08in; } The Deutsche Oppenheim Family Office company has recruited Tanja Traupe, who had since 2006 been working at Pictet as an adviser to institutional investors, family offices and charities. Traupe will be based in Frankfurt, and from July, in her new and powerful role, she will take responsibility for clients based in Germany. Deutsche Oppenheim Family Office, born of the merger last year of Wilhelm von Finck Deutsche Family Office and Oppenheim Vermögenstreuhand, is aiming for growth in its assets of 8% to 10% per year, the heads of the firm, Markus Küppers and Stefan Freytag, say in an interview with the BörsenZeitung.
P { margin-bottom: 0.08in; } Natixis Global Asset Management (NGAM) is joining the long list of asset managers who are anticipating a rise in revenues from the insurance industry, as it estimates that it now has a “foothold” on the asset management market dedicated to British insurers, Financial News reports. While it had had 20 employees in the United Kingdom in 2010, the French firm is planning to increase its staff to 60 in this market by the end of 2014, as it has gained several new insurance clients in this market.In an interview with Financial News, Euan MacLaren, head of institutional activities in the United Kingdom and Ireland at NGAM, says that institutional assets in the United Kingdom have risen from GBP3.7bn in 2010 to GBP9bn now. “Insurance is a sector in which we are a global actor,” he adds. “We have USD250bn in money tied to insurance worldwide. We are now looking to bring this expertise to the British market.” MacLaren says that his interest had previously been concentrated on alternative strategies in private equity and private debt.
Cent PME et PMI du Territoire de Belfort ont signé un communiqué de soutien «pour l’emploi, pour la croissance», au projet de reprise d’Alstom par General Electric, publié mardi dans Les Echos. «Leur expérience et leur savoir-faire dans la sous-traitance des grands donneurs d’ordre de l'énergie que sont Alstom et GE doivent être entendus», ajoute le communiqué. Ce message de soutien intervient au lendemain de fuite sur l'éventuelle offre concurrente que doit déposer l’allemand Siemens et dont la partie en numéraire serait inférieure à celle proposée par GE.
Le petit monde des mutuelles s’agite depuis quelques semaines pour en savoir plus sur la nouvelle configuration de Sferen, la société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) constituée en 2009 par Maif, Macif et Matmut : la première pourrait en sortir. Or il s’agit d’une alliance de poids : 25.400 salariés, 10,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 11,2 millions d’assurés. En comparaison, Covéa, la Sgam constituée par Maaf, MMA et GMF, rassemble plus de 26.000 salariés (en France et à l'étranger), pour 14,7 milliards de chiffre d’affaires en 2012 (les résultats 2013 paraîtront en juin) et plus de 11 millions de sociétaires en France. Le verdict tombera en même temps que les prochaines assemblées générales (AG) des fondateurs de Sferen. Mais aussi dans une phase de succession à la tête de ces groupes. Si Daniel Havis, 58 ans, PDG de Matmut depuis 1994, a indiqué qu’il pourrait se retirer en 2020 lorsqu’il a pris la présidence de Sferen en 2012, ses alter ego, Roger Belot, PDG de Maif depuis 1996, et Gérard Andreck, président de Macif depuis 2006 après en avoir été directeur général pendant neuf ans, devraient quitter leurs fonctions. « Ma succession sera effectivement à l’ordre du jour de notre AG au mois de juin, a confirmé Gérard Andreck, lors de la présentation de ses derniers résultats annuels. Le nom de mon successeur a été ébruité [Alain Montarant, vice-président du conseil d’administration depuis 2011, devrait lui succéder, NDLR]. Sa candidature a été validée par le comité de sélection des dirigeants de la Macif. Nous travaillons depuis plus de deux ans à ce passage de flambeau. » Pas question donc de guerre fratricide au sein du groupe. Au niveau de la famille élargie, en revanche, il en va autrement. « L’assemblée générale de la Maif doit se tenir environ deux semaines avant la nôtre, souligne Gérard Andreck. L'évolution de Sferen sera certainement à l’ordre du jour. Nous ne subissons pas l'événement. Depuis que l’ACPR [Autorité de contrôle prudentiel et de résolution] a validé sa doctrine sur Solvabilité 2 [normes de solvabilité applicables en 2016] et les Sgam reconnues comme des groupes d’assurance, nous l’avons anticipée à trois. Nous pourrons la finaliser à deux. » En somme, les dés sont jetés. Toutefois, en AG le 30 mai à Niort, si Roger Belot, 67 ans, devait passer la main à Dominique Mahé, administrateur délégué de Maif, comme prévu, il reviendra sans doute à ce dernier de prendre la décision finale. Leviers d’avenir Si la reconfiguration de Sferen peut laisser espérer une convergence plus poussée entre les compagnies Macif et Matmut, la première ne peut, dans un avenir proche, compter que sur ses propres leviers, notamment la baisse de ses charges, pour améliorer sa rentabilité. Elle pousse aussi la diversification de ses revenus par le biais de partenariats : outre Matmut Entreprises, qui devient Inter Mutuelles Entreprises, AG2R-LM ou... BPCE Assurances. Car, dans le secteur dommages qui représente 53 % du chiffre d’affaires, le ratio combiné s'établit à 104,2 % en 2013, un niveau jugé insatisfaisant au regard de ses objectifs stratégiques à horizon 2015. S’il se dit « serein », le groupe Macif se trouve de fait en retard dans ses travaux de consolidation, comparé à chacun des membres de Covéa. Il y a un an, cette Sgam a mis en place une nouvelle organisation visant la recherche de synergies sur les coeurs d’activités et de métiers en s’appuyant sur une direction générale assurances confiée à Christian Baudon. En son sein, toutes les directions assurances des enseignes sont représentées. Celles-ci constituent trois pôles dirigés chacun par : Joaquim Pinheiro, qui a pris le 1er janvier 2014, à 46 ans, la direction générale de Maaf à la suite du départ à la retraite d’Etienne Couturier ; Hervé Frapsauce, 60 ans, directeur général de MMA depuis juillet 2013 ; et Laurent Tollié, 49 ans, nommé le même mois au même poste chez GMF. Egalement pourvue de toutes les fonctions supports ad hoc, la Sgam Covéa a ainsi tous les attributs d’une holding classique. Pour des acteurs tels qu’Axa France ou Allianz France, il s’agit d’un concurrent à part entière, avec un patron : Thierry Derez. Ainsi, les « sociétés de personnes » peuvent avoir la même efficacité que les « sociétés de capitaux », même si la préparation des successions de leurs dirigeants ou plus largement de gouvernance n’est pas de même teneur et n’a pas le même impact sur leur stratégie (lire l’entretien page 19). On l’a vu chez BNP Paribas Cardif, lors du départ d’Eric Lombard pour la direction générale de Generali France fin octobre 2013 : son directeur général délégué, Pierre de Villeneuve, un des premiers salariés de la société, a pu tenir le rôle qui lui revenait naturellement. Numéro deux depuis 2005, il n’avait toutefois pas été programmé en tant que successeur. La compagnie devrait maintenant former le suivant ou le recruter à l’extérieur. De la même manière, Henri de Castries, PDG d’Axa, a été renouvelé dans ses fonctions en AG le 23 avril, pour quatre ans, mais devrait ensuite passer le relais. « Dans un groupe qui analyse ses risques, le sujet de la succession des dirigeants est primordial et doit être préparé », a-t-il déclaré dans un entretien aux Echos.
L’idée progresse chez les investisseurs institutionnels de mutualiser les moyens d’analyse des risques, dans le crédit listé. Des réflexions s’engagent pour mutualiser les capacités dans le cadre d’un GIE, indique Eric Dubos, directeur des gestions du groupe MACSF, et membre du comité exécutif depuis le départ de Marcel Kahn.