L'apathie prolongée des bénéfices publiés et la morosité des prévisions des entreprises émergentes ont induit une sous-performance d'égale durée des actions émergentes par rapport à leurs homologues développées. Après trois ans de flux négatifs de la part des investisseurs privés et plusieurs mois de rachats toute clientèle confondue, la « capitulation » des investisseurs va-t-elle coïncider avec un point bas de marché ?
Crédit Mutuel Arkéa souscrit aux obligations convertibles émises ce jour par le groupe Primonial permettant le financement du rachat des titres. Avec cette opération, Crédit Mutuel Arkéa détiendra 45% du capital du groupe Primonial. Les deux entités entendent renforcer leur synergie commerciale tout en soutenant le plan de croissance du groupe Primonial. Un tiers investisseur complétera ce tour de table d’ici la fin de l’année 2014. En 2013, il a réalisé une collecte record de 2,5 Mds €, pour un encours global de 7 Mds €. L’entrée au capital du Crédit Mutuel Arkéa, à hauteur de 45 %, permettra au groupe Primonial de s’appuyer sur un groupe bancaire solide et de pérenniser son actionnariat, dans l’objectif de maintenir une croissance forte. Les deux acteurs collaborent déjà via Suravenir, la filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, pour la commercialisation du contrat Sérénipierre. « L’entrée du Crédit Mutuel Arkéa au capital du groupe Primonial s’inscrit en parfaite cohérence avec notre stratégie de développement : le groupe Primonial dispose d’une véritable expertise immobilière, d’un pôle multiboutiques en asset management et d’un réseau de distribution performant, trois socles sur lesquels nous allons bâtir de nouvelles synergies commerciales. Nous sommes heureux de renforcer les relations déjà existantes avec ce fleuron de la gestion patrimoniale et de l’accompagner dans ses projets de croissance », commente Humbert de Fresnoye, Directeur général délégué du Crédit Mutuel Arkéa.
Le Conseil d’Administration de la MIF du 24 juin 2014 a élu Serge Gayraud, Président du Conseil d’Administration de la MIF, la mutuelle d'épargne, de retraite et de prévoyance des agents SNCF et de leur famille depuis 1865. Il succède à Claude Lagarrigue qui, sur le point d’atteindre l'âge limite d'éligibilité, a souhaité passer la main après huit ans de présidence. Agé de 62 ans, ingénieur de formation, précédemment directeur des Services RH au sein de la SNCF, Serge Gayraud bénéficie de l’expérience et de la proximité au monde cheminot.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a déposé un dossier à Paris afin d’obtenir une licence d’investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi (RQFII ou Renminbi Qualified Foreign Institutional Investor), ce qui lui permettrait d’avoir un accès direct aux valeurs et titres chinois, rapporte Asian Investor. Cette démarche intervient alors que le programme RQFII a été étendu à Paris le mois dernier, le régulateur chinois ayant même déclaré le 20 juin qu’il acceptait les demandes de licence. Londres a été la première ville européenne à recevoir des quotas RQFII, rappelle le site d’information asiatique.L’obtention de cette licence, dont la demande aurait été déposée à la fin du mois dernier auprès de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), permettrait à BNPP IP de créer «un pont avec les clients pour investir dans une économie en croissance», a déclaré Danièle Tohmé-Adet, responsable à Paris de la distribution externe, citée par Asian Investor.HFT Investment Management, une coentreprise détenue par BNPP IP et Haitong Securities à Hong Kong, a déjà obtenu une licence RQFII et un quota de 4,4 milliards de renminbi.
Plusieurs banques suisses ont brandi la menace de geler les comptes de leurs clients américains à moins que ces derniers puissent démonter qu’ils ont pris ou qu’ils vont prendre des mesures pour se conformer aux règles fiscales du pays, rapporte le Financial Times qui cite trois sources proches du dossier. Une menace qui intervient alors que les établissements bancaires suisses cherchent à résoudre le conflit sur l’évasion fiscale qui les oppose aux Etats-Unis. La démarche des banques suisses intervient avant la date butoir de fin juillet prévue par le programme dans lequel elles sont engagées avec le Département de la Justice américaine, mis en place l’an dernier, visant à s’assurer que les clients américains se conformaient aux exigences fiscales des Etats-Unis. Selon le quotidien britannique, la validité de l’initiative des banques suisses divise les experts juridiques, certains y voyant un acte de coercition.
Pour Standard & Poor’s, les assureurs sont bien placés pour participer au comblement de l'écart de financement annuel de 500 Md$ pour les projets d’infrastructure entre aujourd’hui et 2030, sur les 3400 Md$ de besoins de financements annuels évalués au niveau mondial. L’agence de notation estime ainsi que si les assureurs allouaient 3% de leurs actifs sous gestion aux projets d’infrastructures dans les 20 ans qui viennent, au lieu de 2% aujourd’hui, ce serait 80 Md$ par an de financement qui seraient ainsi libérés et alloués à cette classe d’actifs. Rendement attractif L’intérêt des assureurs, notamment des assureurs vie, pour les projets d’infrastructure s’explique par le fait que ces investissements, grâce à leur maturité à long-terme et leurs rendements attractifs, peuvent être adossés à leurs passifs. S&P évoque ainsi un rendement de l’ordre de 4% à 5% pour obligations cotées de projets d’infrastructure, à comparer à moins de 3% pour les obligations d’Etat de notation équivalente. Certains groupes, comme AXA, Allianz ou CNP, ne cachent pas leur intérêt pour ce type d’actifs non corrélés avec les marchés financiers. Faible taux de défaut En outre, ces projets sont dans les faits assez peu risqués. S&P n’a ainsi relevé que 34 projets défaillants sur les 510 notés depuis 1991. Le taux de défaut pour la dette cotée d’infrastructure est ainsi estimé à moins de 1,5% par an depuis 1998, contre 1,8% pour les obligations d’entreprises. De surcroît, les projets d’infrastructure se caractérisent par un recovery rate élevé en cas de défaut, de l’ordre de 75%. Réglementation paradoxale En pratique, la participation des assureurs dans ce type d’investissement peut être bloquée par la réglementation ainsi que la complexité, l’illiquidité et le manque de projets appropriés. Certes, la formule standard de Solvabilité 2 ne favorise pas les investissements dans les infrastructures - la Commission européenne souhaiterait que l’Eiopa, le superviseur européen des assurances, assouplisse sa position sur ce point. Mais dans les faits, la nouvelle réglementation prudentielle de l’assurance serait plus favorable à ce type d’allocation que Solvabilité 1, du moins pour les groupes ayant opté pour un modèle interne, défend S&P. L’agence s’attend en outre à ce que Solvabilité 2, en poussant à ce que le prix de ces investissements coïncide mieux avec les risques pris, tende à discipliner le marché de l’investissement dans les infrastructures.
Jean-Louis Faure est nommé en tant que membre du collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en remplacement de Jean-Marie Levaux. Depuis 1999, Jean-Louis Faure exerçait au poste de délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (CTip), fonction désormais occupée par Jean-Paul Lacam, précédemment directeur général délégué du groupe Humanis.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } H2O AM, strongly anchored in the institutional world, has posted inflows of EUR1.5bn since the beginning of the year, which brings assets under management to EUR4.5bn. After four years in existence, the firm, which has 25 employees, including ten managers, and which is preparing to recruit six more people by the end of the year, owes its good results above all to the large institutions. These now represent 60% of assets, with a strong international slant, as 29% of assets under management come from the Middle East, while Asia-Australia acounts for 26%, while 29% comes from Erope, and the United Kingdom, 16%, In an interview with Newsmanagers, Bruno Crastes, founder and director of H2O AM, explains the success of the firm, particularly in Asia, as the result of the interest that investors in this part of the world pay to “boutiques with a long track record and a well-established structure.” However, the head, who says that asset management mandates represent 76% of assets, while the remainder come from open-ended fund, would now like to increase the market share for these mutual funds, and particularly to develop the client base of mid-sized institutionals. This time, the asset management firm is targeting European investors, particularly British and French ones, though, as Crastes says, French institutional investors are difficult to win over, since they are unused to unconstrained alpha products of the type his firm offers – in other words, absolute return funds.
En marge de l'évènement, Eric Lombard, directeur général de Generali France, et Bernard Spitz, président de la FFSA, pointent les grands thèmes macro-économiques susceptibles d’impacter durablement le marché : le contexte de taux bas, l’absence de croissance, le réchauffement climatique et le digital. Indiscutablement, les compagnies d’assurances doivent désormais être gérées dans un environnement de taux bas et cela « durablement», souligne Eric Lombard qui estime qu’il s’agit là d’un « nouveau modèle de l’assurance ». En vie, en 2013, jamais l'écart entre l’OAT (taux d’emprunt de l’Etat français à 10 ans) et le rendement n’aura été aussi élevé : 110 points de base. « C’est dire si les rendements des contrats en euro sont favorables aux emprunteurs », lance le directeur général de Generali. Ce contexte rare conduit les assureurs à modifier les stratégies d’allocation d’actifs tout en tenant compte des règles de Solvabilité 2, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2016. « Nous ne sommes pas revenus vers les dettes souveraines périphériques qui n’offrent finalement pas des rendements très intéressants. En revanche, nous faisons beaucoup de crédits aux entreprises en obligataire ou en loans ». L'économie en panne A cette faiblesse des taux s’ajoute une absence de croissance criante en Europe en général et plus particulièrement dans la zone euro. Si ce contexte pèse sur le moral, la confiance et donc l’investissement, comme l’ont souligné plusieurs orateurs d’une table ronde consacrée à ce thème lors des Rencontres économiques d’Aix, les assureurs en souffriraient moins que d’autres. « Il y a de la croissance dans nos activités à la faveur de la création de nouveaux risques, du désengagement des pouvoirs publics sur la santé, par exemple, ou encore d’une demande de protection en perpétuelle croissance », analyse Eric Lombard. Reste que bien souvent les assureurs sont appelés à la rescousse en tant qu’investisseurs au service d’une économie aujourd’hui en panne. Et si des initiatives comme les fonds Novo sont régulièrement saluées, le directeur général de Generali souligne qu’en termes de financement des entreprises, « le problème n’est pas le financement, mais l’absence de projet ! ». Un objectif : la conférence climat de novembre 2015 Dire que les assureurs sont météo-sensibles est un euphémisme, et les récents épisodes de grêles ne font que confirmer cet état de fait. « Or, nous constatons un manque de réaction des pouvoirs politiques qui nous incite à prendre, nous, ce sujet très au sérieux », affirme Eric Lombard, rejoint dans ses propos par Bernard Spitz qui annonce d’ores et déjà une présence très significative de la FFSA lors de la Conférence Climat de novembre 2015, qui se tiendra à Paris. Cette question majeure du réchauffement climatique et des investissements qu’il faudrait consentir pour en limiter des effets a animé de nombreux échanges à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix. Il en ressort, en substance, que si les indicateurs sont tous dans le rouge, la seule solution pour les Etats est de « déplacer le débat de la peur vers le bénéfice individuel », comme l’explique Vera Songwe de la Banque Mondiale. Une stratégie déjà conduite en Corée du Sud où toutes les actions en faveur de l’environnement sont présentées sous le prisme de la création d’emplois et de l’amélioration de la qualité de vie. Digital « first » Pas un sujet n’est évoqué lors des nombreux échanges organisés à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix sans que le mot « digital » n’intervienne dans les 10 premières minutes. Et nul hasard derrière le choix de l’intitulé de la séance inaugurale «L’investissement, rythme de l’histoire du monde ». Il a permis à Yossi Vardi d’International Technologies de redire devant un très large auditoire déjà convaincu que « la croissance économique est uniquement conditionnée par les nouvelles technologies et le numérique ». Cette révolution n’a pas échappé au secteur de l’assurance, à tel point que Eric Lombard comme Bernard Spitz, la place parmi les thèmes économiques majeurs, même si à les entendre « elle n’est pas encore totalement intégrée dans le secteur de l’assurance ». Néanmoins, les choses avancent avec, entre autres, la création d’une commission numérique commune à la FFSA et au Gema. Une commission qui devrait favoriser la création de solutions de place à l’image de ce que le e-constat s’apprête à faire... davantage que l'échange de bonnes pratiques, les ambitions et moyens déployés par les uns et les autres étant encore, à l’heure actuelle, bien trop stratégiques pour être portés sur la place publique.
Selon les informations de l’Argus de l’assurance, La Mutuelle des étudiants (LMDE) a été placée sous administration provisoire par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Anne-Marie Cozien, ancienne directrice générale de la mutuelle de militaires Unéo, aurait été nommée administratrice provisoire. Contactée par l’Argus de l’assurance, cette dernière n’a pas répondu. En septembre 2013, un plan d’adossement de la LMDE à la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN), qui substitue la LMDE depuis sa création, avait été mis en oeuvre, après son acceptation par l’ACPR, pour résoudre les difficultés récurrentes de la mutuelle étudiante. Au printemps 2014, on apprenait que la mise en ??uvre de la convention de délégation de gestion prévue par ce plan était bloquée.
D’après le communiqué de la BCE du 2 juillet, au premier trimestre 2014, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro a atteint 8181 milliards (contre 7921 au trimestre précédent), soit une hausse de 3,18%. Au premier trimestre 2014, les provisions techniques d’assurance, principale composante du passif des sociétés d’assurance et des fonds de pension, ont augmenté de 2,31% (passant de 6674 à 6832 milliards d’euros). Cette évolution s’explique principalement par une augmentation des transactions à hauteur de 100 milliards d’euros. Concernant la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro, les avoirs en titres autres que des actions représentaient, à fin mars 2014, 40% du total des actifs financiers de ce secteur. Les titres d’OPCVM constituent le deuxième poste avec 26% du total des actifs financiers quand les actions et autres participations ne représentent que 11% du total. De plus, concernant les transactions, les droits nets des ménages sur les provisions techniques d’assurance-vie ont augmenté de 44 milliards au premier trimestre 2014 tandis que les droits nets des ménages sur les fonds de pension se sont inscrits en hausse de 26 milliards sur la période. A noter néanmoins que les provisions pour primes non acquises et pour sinistres ont enregistré une progression de 31 milliards d’euros. Pour finir, les actifs financiers des sociétés d’assurance se sont élevés à 6306 milliards d’euros à fin mars 2014, soit 77% du bilan agrégé du secteur constitué des fonds de pension et des sociétés d’assurance, tandis que les actifs financiers des fonds de pension ont représenté 1875 milliards au total sur la période. Lire la suite : cliquez ici
Compte tenu des opportunités offertes par l’entrée en vigueur de la Directive AIFM et de la version révisée de la Directive OPCVM IV, le groupe Allianz Global Investors fait évoluer la structure juridique de ses entités en Europe par la mise en place d’une seule et même entité opérationnelle couvrant l’ensemble de l’Europe. Allianz GI France deviendra ainsi, le 21 juillet au plus tard, la succursale française d’Allianz GI Europe dans le cadre d’une opération de fusion-absorption qui s’inscrit dans la suite logique des fusions déjà réalisées en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et au Royaume-Uni. A compter du 21 juillet, les droits et obligations d’Allianz GI France sont donc automatiquement transférés à Allianz GI Europe.
Une nouvelle page d’OFI Asset Management s’est tournée lors des Assemblées Générales des trois sociétés de gestion constituant le c??ur de l’activité du Groupe OFI le 27 juin 2014. Depuis le 1er juillet 2014, les activités de mandat et de gestion collective de ces trois structures sont intégralement regroupées au sein d’OFI Asset Management. OFI Asset Management est désormais la 4e société de gestion ISR (1) et la 8e société de gestion institutionnelle (2) sur le marché français. Elle gère plus de 60 milliards d’euros d’actifs sous mandat et en gestion collective. Alain Montarant, nouveau Président de la Macif et Daniel Havis, Président de la Matmut sont respectivement nommés Président et Vice-Président d’OFI Asset Management. Les actionnaires Macif, Matmut et Ofivalmo Partenaires (holding contrôlé par les partenaires et actionnaires adhérents à la Mutualité Française et au GEMA) ont renouvelé leur confiance aux équipes dirigeantes opérationnelles : Gérard Bourret est reconduit dans ses fonctions de Directeur Général ; Deux Directeurs Généraux Délégués, en les personnes de Franck Dussoge (précédemment Président du Directoire d’OFI Mandats et Directeur Général de Macif Gestion)et de Jean-Marie Mercadal (en charge des gestions du Groupe) sont nommés pour le seconder. Ces Conseils ont également permis de constituer une nouvelle gouvernance pour le Groupe OFI : de nouveaux membres du Conseil d’Administration sont nommés au sein des administrateurs des acteurs de la Mutualité Française et du GEMA, accompagnés des organes de contrôle qui en émanent. (1) Source Novethic, en taille d’encours dans les fonds ouverts (2) Classement bfinance en France, avril 2014
La géopolitique va-t-elle casser le cycle haussier sur les marchés ? Alors que de nombreux observateurs s’interrogent, sceptiques, sur la remontée des valorisations des marchés risqués (et de celles des marchés de taux également), le risque géopolitique grandissant est tombé à point nommé pour leur donner en partie raison en juin. Alors que le mois avait débuté en trombe grâce à l’action bazooka de la BCE, il se termine dans le rouge pour les actions de la zone Euro principalement à cause de l’escalade en Irak. Lire la suite en pièce jointe.
Le gestionnaire d’actifs américain Polen Capital a annoncé avoir recruté Julian Pick, un spécialiste expérimenté des actions, en provenance de Janus Capital, au poste de gérant de portefeuille international. L’arrivée de Julian Pick intervient alors que la société de gestion cherche à développer ses capacités d’investissement au-delà de sa stratégie US Large Cap Growth, précise un communiqué de presse. Ainsi, le nouvel entrant sera chargé de construire et de lancer une nouvelle stratégie «Global Growth» au sein de Polen Capital.Julian Pick affiche plus de 25 ans d’expérience dans le secteur de la gestion. Il a passé l’essentiel de sa carrière en tant que «research analyst» et gérant de portefeuille chez Janus Capital où il a co-géré le Janus Institutional International Equity Portfolio et le Janus Advisor International Equity Fund.
Mirabaud Asset Management a annoncé le 3 juillet la nomination de Joachim Suter en qualité de responsable du marché suisse depuis le 1er juillet. L’arrivée de Joachim Suter est une nouvelle étape importante dans le cadre de la stratégie de développement mise en oeuvre par Mirabaud Asset Management depuis 2011. Joachim Suter aura pour mission de répondre aux besoins des investisseurs institutionnels de Suisse alémanique aux côtés de Patrick Stauffer, responsable de la clientèle des intermédiaires financiers dans la région.Il a débuté sa carrière pendant ses études, chez Credit Suisse et Credit Suisse First Boston à Zurich, avant de s’orienter vers le développement et la gestion de solutions sur mesure et non standard dans différentes classes d’actifs pour les investisseurs institutionnels chez UBS. Il rejoint PIMCO en 2005 au poste de responsable du développement de la clientèle institutionnelle avant d’entrer chez Macquarie Infrastructure and Real Assets en 2008 où il couvre les régions germanophones d’Europe, ainsi que l’Italie et le Luxembourg. En 2012, il participe au financement de différents projets avant de rejoindre Altius Associates l’année suivante, où il s’occupe de la distribution des solutions d’investissement.Selon Bertrand Bricheux, responsable des ventes et du marketing chez Mirabaud Asset Management, « l’arrivée de Joachim Suter permet à Mirabaud Asset Management de renforcer sa présence sur son marché domestique et de répondre à la forte demande émanant de la clientèle institutionnelle et privée pour ses produits et ses solutions d’investissement dédiées. Alors même que notre expansion se poursuit avec succès en Europe, le recrutement de Jaochim Suter démontre notre engagement vis-à-vis des investisseurs de long terme, qui nous accordent leur confiance depuis de longues années. »L’arrivée de Joachim Suter intervient après la nomination de plusieurs collaborateurs de renom au sein de Mirabaud Asset Management, dont Matthias Egger (auparavant chez DWS), Dan Tubbs (auparavant chez Blackrock), Anu Narula (auparavant chez Axa Framlington), Nicolas Crémieux (auparavant chez Dexia AM), Andrew Lake (auparavant chez Aviva Investors), Fatima Luis (auparavant chez F&C) and Kirill Pyshkin (auparavant chez Aviva Investors), et plus récemment Isabelle Richard (auparavant chez Candriam) et David Basola (auparavant chez Syz).
La firme américaine de capital investissement TPG fait son entrée sur le marché du financement des start-up et de nouveaux hedge funds en Asie en nouant un accord avec HS Group à Hong Kong, rapporte Bloomberg. De fait, TPG a acquis une participation au capital de HS Group tandis que Tim Dattels, managing director et co-responsable de TPG Capital Asia, intègre le comité consultatif du fonds de HS Group qui fournit du capital à long terme aux hedge funds. Ni le pourcentage de cette participation ni le montant de l’opération n’ont été dévoilés.Cet accord intervient alors que les actifs des hedge funds au niveau mondial ont atteint le niveau record de 3.000 milliards de dollars, les investisseurs ayant apporté 93,3 milliards de dollars de capitaux dans l’industrie au cours des cinq premiers mois de l’année 2014, selon des données du cabinet eVestment.
L’Université Paris Dauphine met en place une formation professionnelle inédite à compter d’octobre 2014, le Certificat Pilotage International des fonds de pension, en partenariat avec le Think Tank GENERATIONS E.R.I.C. Notre objectif est double, indique Lionel Tourtier, responsable de la formation et délégué général de GENERATIONS E.R.I.C. D’une part, former en France des spécialistes pour le pilotage international des fonds de pension. Nous souhaitons créer ainsi un vivier d’experts qui fait défaut dans notre pays, notamment pour accompagner les grandes entreprises françaises dans la montée en puissance des fonds de pension paneuropéens. C’est le Luxembourg et la Belgique qui sont les centres de gestion au c??ur de ce mouvement, ce qui risque de marginaliser davantage la Place financière de Paris, notamment en raison de flux d'épargne retraite trop faibles dans notre pays, poursuit Lionel Tourtier. Notre certificat devrait permettre d’ici cinq ans de créer une cinquantaine d’experts capables d’enclencher une vraie dynamique en France pour booster l'épargne longue. L’affaire Alsthom montre combien des fonds de pensions français nous font défaut. D’autre part, ces experts permettront aux grandes entreprises et aux prestataires Français d’intervenir de façon plus intense au sein des instances européennes de régulation, notamment l’EIOPA. L’expérience montre que nous ne sommes pas assez présents pour défendre nos spécificités, en particulier les éléments clefs des politiques sociales de nos grandes entreprises et leurs engagements sociaux. A qui s’adresse cette formation ? Il s’agit d’un certificat universitaire qualifiant, précise Lionel Tourtier. La formation est ouverte aux professionnels évoluant depuis au moins cinq ans dans de multiples domaines en rapport avec la retraite ou la gestion d’actifs. Sont notamment concernés des responsables Benefits dans les entreprises, des trésoriers, cadres dans les fonctions comptables et financières, et pour les prestataires, assureurs, banques dépositaires, des commerciaux ou des techniciens, ainsi que des actuaires, des gérants de fonds, etc. Une dizaine de participants par an devraient prendre part à ce certificat de spécialisation, sur la base de cours dispensés deux fois par mois, d’octobre à juillet, au sein de l’Université de Paris Dauphine. C’est Najat El Mekkaoui de Freitas, professeur associé, qui en assure la direction. C’est l’une des meilleures expertes en France sur ce sujet et sa notoriété internationale est forte. C’est donc un gage de qualité pour cette formation innovante. Pour plus d’informations, découvrez la plaquette dédiée à la formation
Bientôt deux ans se sont écoulés depuis le premier financement par placement privé au format « Euro PP » et force est de constater que le développement de cette nouvelle manne ne s’est pas fait au rythme escompté. Le décret du 2 août 2013 modifiant le code des assurances a ouvert des perspectives en portant à quelque 90 milliards d’euros la capacité d’investissement des assureurs français dans le financement de l'économie, en direct ou via les fonds de prêt à l'économie. Cependant, les montants levés, 8 milliards d’euros environ à fin mai, essentiellement en direct (5 milliards d’euros) et dans une moindre mesure par l’intermédiaire de fonds de dette spécialisés (3 milliards d’euros), ne sont pas négligeables. Symptomatique de la situation, l’initiative de place NOVO, qui regroupe sous l'égide de la Caisse des Dépôts et Consignations les intérêts de 27 investisseurs à travers deux fonds, n'était pas encore parvenue au quart de son objectif (1,1 milliard d’euros), ayant jusque-là attribué 250 millions d’euros de financement à des entreprises de taille intermédiaire (ETI). «Nous sommes dans le rythme de déploiement prévu», a relativisé Bertrand Labilloy, directeur des affaires économiques et financières de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) au cours d’une table ronde organisée par la Revue Banque. «Les gérants sont très soucieux de la qualité de la souscription et de la structuration des opérations. Ils cherchent notamment à parer au risque de la survenance d’un incident qui pourrait inciter le régulateur à fermer les vannes», a-t-il expliqué. Relation gérants-entreprises Dans l’ombre de NOVO, d’autres fonds de prêts aux entreprises sont en train de voir le jour (AG2R La Mondiale, Schelcher Prince Gestion, Ofi AM...), imitant ainsi les premières sociétés de gestion à s'être lancées dans le financement direct des ETI/PME (Amundi, Tikehau ou encore AXA IM), sans compter les quelques initiatives de dette immobilière et d’infrastructure. Ces fonds, qu’ils soient abondés par l’assureur maison ou des souscripteurs tiers, affichent en règle générale des capacités de financement de plusieurs centaines de millions d’euros. «Le développement d’un fonds se fait en trois temps. La communication sur son lancement, plutôt de l’ordre de l’effet d’annonce, est suivi du closing, pour lequel il faut convaincre des investisseurs institutionnels de participer au tour de table. Le gérant doit enfin procéder au déploiement des capitaux, qui est de loin l'étape la plus longue», détaille Thibaut de Saint-Priest, directeur général d’Acofi. Le rythme de réalisation des investissements est notamment soumis à une phase d’apprentissage des gérants de la relation avec les candidats à l’emprunt, d’autant plus longue que ceux-ci sont le plus souvent des sociétés non notées voire non cotées. «Contrairement à une banque, les sociétés de gestion n’entretiennent pas une relation au quotidien avec les entreprises et peuvent avoir de fait des exigences spécifiques qui ne sont pas toujours bien comprises», observe Thibaut de Saint-Priest. Ces nouveaux fonds de dette sont également soucieux de leur capacité à structurer une documentation juridique qui protège suffisamment leurs intérêts en cas d’incident. «De fait, comme NOVO et les autres fonds sont en période sensible de réalisation des investissements, ils n’ont quasiment pas le droit à l’erreur. Pour pouvoir lever de nouveaux fonds, les sociétés de gestion doivent être en mesure d’offrir un fort niveau de sécurité à leurs clients institutionnels», souligne Muriel Nahmias, Senior Director, responsable Conseil en Dette Privée chez bfinance. À cela s’ajoute un contexte de marché marqué par l’accélération de la baisse des taux longs et du resserrement des spreads de crédit, ce qui ne facilite pas la tâche des assureurs. «Risque ou rendement ? Vers quoi va pencher la balance dans les mois à venir ? Certains fonds sont en train de revoir leur couple rendement / risque. De leur choix dépendra en partie l'élargissement du gisement des ETI/PME éligibles à l’EuroPP», anticipe Muriel Nahmias. Duration et diversification Les termes et conditions des Euro PP traduisent le plus souvent côté prêteur la prise en considération des contraintes propres aux assureurs qui, outre le fait d'être les principaux investisseurs dans les fonds de prêts, sont nombreux à souscrire en direct aux opérations. «Du point de vue de l’emprunteur, une des valeurs ajoutées d’un financement par un investisseur institutionnel se situe dans la possibilité d’allonger la maturité par rapport à un prêt bancaire», indique Muriel Nahmias. «Jusqu’ici, 80 % des placements privés au format euroPP affichent une échéance initiale de 6 ou 7 ans. C’est plus long qu’un financement bancaire mais pas encore assez pour être différenciant, du moins tant que le marché bancaire restera aussi compétitif», précise-t-elle. À l’instar des banques avec les règles de Bâle III, les assureurs doivent se conformer à une réglementation prudentielle européenne (Solvabilité II) qui les contraint à mobiliser des fonds propres selon le risque de crédit et la duration de leurs actifs. «La duration moyenne des passifs de l’assurance-vie est certes de dix ans mais la grille de pondération en capital prévue dans Solvabilité II se veut relativement plus pénalisante pour les prêts d’une telle maturité ou plus. D’autre part, les assureurs cherchent à se protéger contre le risque de hausse des taux en prêtant un peu plus court que la duration de leur passif», justifie Bertrand Labilloy. L’intérêt des assureurs pour le financement des entreprises est soutenu par la faiblesse historique des taux souverains, qui les incite à diversifier leurs placements. Dans cette perspective, ils cherchent avant tout à ce que les spreads « ne soient pas trop écrasés » de manière à préserver le niveau des rendements servis à leurs assurés. «Les assureurs offrent également aux entreprises la possibilité de diversifier leur base de prêteurs dans une optique de partenariat à long terme. Certes, les Euro PP sont encore, dans certains cas, 150 à 200 points de base plus chers qu’un crédit bancaire mais la documentation juridique est généralement plus flexible et la question de l’allocation du side-business ne se pose pas», souligne Muriel Nahmias. «Pour l’heure, l’apport des assureurs dans le financement des entreprises ne peut être que complémentaire à celui des banques compte tenu de capacités de prêt limitées au regard d’un encours actuel de crédits mobilisés en France de l’ordre de 800 milliards d’euros - dont 700 milliards à plus d’un an et 570 milliards sur les PME et ETI». Vers une européanisation de l’euroPP ? Reste que les capacités d’investissement du secteur institutionnel français dans les prêts aux entreprises de taille intermédiaire devraient bientôt bénéficier d’un nouveau relais de croissance. Une proposition de texte prévoyant d’ouvrir l’accès des fonds de prêts aux mutuelles de santé et de prévoyance vient d'être soumis à consultation et des modifications sont attendues pour août ou septembre. L’extension des dispositions réglementaires laisse néanmoins de côté certains investisseurs institutionnels de premier plan, tels que le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) ou encore les institutions de l’Agirc et de l’Arrco, dont les règles de fonctionnement ne sont pas régies par le Trésor. Enfin, les travaux qui ont contribué à l’essor de l’Euro PP en France pourraient bien servir de base à la constitution d’un marché paneuropéen du placement privé. Un groupe de travail coordonné par l’association internationale des marchés de capitaux (ICMA), et incluant des associations issues de plusieurs pays en Europe, ??uvre actuellement au développement de pratiques communes en s’appuyant notamment sur le contenu de la charte €PP française. Un groupe de travail a également été mis en place au niveau de la Loan Market Association (LMA) pour réfléchir à une adaptation de la documentation standard des crédits bancaires afin de compléter le document français par un modèle de contrat de placement privé non coté.
Pimco ne parvient pas à stopper l’hémorragie. Le fonds phare de la société de gestion américaine, le Pimco Total Return géré par Bill Gross, a enregistré un 14éme mois consécutif de décollecte en juin, rapporte le Financial Times qui évoque les dernières données de Morningstar. De fait, le cabinet de recherche estime que la décollecte du mois de juin à atteint 4,5 milliards de dollars, portant ainsi à 64 milliards de dollars la décollecte enregistré depuis avril 2013.Le quotidien britannique note cependant que cette décollecte intervient alors que la performance du fonds s’est sensiblement améliorée, dépassant de 88 % celle des fonds similaires au cours du mois écoulé et, surtout, ayant battu son indice de référence, le Barclays Aggregate Bond Index, de 32 points de base.
Le Conseil d’Administration de la MFP (Mutualité Fonction Publique), réuni le 30 juin 2014, a élu Serge Brichet comme nouveau président. Il succède à Alain Arnaud à ce poste. Le Conseil d’Administration de la MFP, vient d'élire son nouveau président en la personne de Serge Brichet, qui occupe également depuis 2007 la tête de la Mutuelle Générale de l'Économie, des Finances et de l’Industrie (MGEFI). Âgé de 60 ans, Serge Brichet a été élu administrateur de la MFP en 2004 puis vice-président en 2008. Il est également membre du Conseil des présidents d’Istya (l’union mutualiste de groupe composée de la MGEN, la MNT, la MGET, la MAEE, la MCDEF et la MGEFI). Au sein de la Mutualité Fonction Publique (qui regroupe aujourd’hui 23 mutuelles ou unions de mutuelles professionnelles), Serge Brichet sera accompagné de Marc Tranchat (MGEN) qui occuepra le poste de Secrétaire général, ainsi que de 5 vice-présidents : Hubert Borderie (MGET), Denis Engelmann (MNT), Christophe Lafond (MGEN), Maurice Mouhet (MNH) et David Ollivier-Lannuzel (MCDEF). Enfin, Dominique Combe (MASFIP) devient trésorière générale et Alain Doyen (MNT) et Régis Bardou (CNG-MG) occuperont tous deux le poste de trésorier général adjoint.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 281.000 emplois en juin, un chiffre nettement supérieur aux attentes et le plus élevé enregistré depuis novembre 2012, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 200.000 créations de postes. Le chiffre de mai est confirmé à 179.000. La publication de l’enquête ADP intervient à la veille de celle des statistiques officielles du marché du travail, avancées à jeudi en raison de la fête du 4 juillet aux Etats-Unis.
Manuel Valls annonce dans une interview au quotidien un report partiel de l’application du compte personnel de prévention de la pénibilité, geste envers le patronat qui menace de boycotter la conférence sociale de la semaine prochaine. Il demandera aux ministres du Travail et des Affaires sociales, François Rebsamen et Marisol Touraine, de reprendre les projets de décrets d’application «pour aller plus loin dans la simplification et la sécurisation du dispositif».
Avec plus de 6 milliards d'euros d'encours sous gestion dans le fonds de démantèlement et plus d'un milliard d'euros en contrepartie des engagements sociaux, le groupe Areva fait partie des investisseurs institutionnels de long terme. Il dispose de ce fait d'une équipe importante composée d'une trentaine de personnes dédiées aux opérations financières et de trésorerie qui est dirigée par Jérôme Guttieres.
Nos économistes tablent sur une reprise très progressive sur ces marchés en 2014 : +1,2% en moyenne, avec un rebond plus marqué sur La Grèce et le Portugal.
Le vice-président de l’ACPR, Jean-Marie LEVAUX, vient d’informer par lettre recommandée le groupe Pasteur Mutualité que le collège de supervision ne le plaçait pas sous administration provisoire. Il semble donc que les explications fournies lors de la réunion du 19 juin, évoquée par la Lettre, aient convaincu le collège qu’une mesure d’exception ne se justifiait pas. En revanche, l’ACPR donne un mois au groupe pour présenter un plan de rétablissement de sa gouvernance. Ce plan doit notamment prévoir la régularisation de l’adhésion d’un certain nombre d’administrateurs élus sans avoir signé de bulletin ad hoc. Le pire semble donc à ce stade évité pour le groupe.
?Le secteur de l’immobilier avance?. C’est le sentiment qui prédomine chez Yona Kamelgarn. La chargée d'étude immobilier durable de Novethic fait le constat d’une réelle amélioration des pratiques environnementales des 20 plus grandes foncières françaises (société dont l’objet est de détenir et de gérer un parc immobilier). ? 60 % d’entre elles s’engagent sur des objectifs de résultats. 10 % s’engagent à mettre en place des moyens pour améliorer leurs pratiques. Et 30 % n’affichent aucun engagement. Mais cela ne signifie pas qu’elles sont indifférentes à la question ?. Atteindre ces fameux objectifs n’est pas toujours aisé pour ces sociétés. Le bilan est globalement très satisfaisant sur la gestion de l’eau et sur la gestion de leurs déchets. Il est en revanche très insuffisant en matière d'émission de gaz à effet de serre et dans l'économie d'énergie. Une démarche volontaire efficace ?Pour aller plus loin il faut travailler avec les utilisateurs, explique François Cantin, Directeur Groupe Ingénierie Immobilière et Développement Durable d’Unibail Rodamco.Nous avons par exemple 80 centres commerciaux. Cela représente 8 000 baux avec des commerces différents. Leur sensibilité environnementale restant généralement faible, nous travaillons à un programme global avec les sièges internationaux des grandes marques franchisées pour qu’ils conçoivent des équipements eco-friendly pour tous les magasins. Les avancées dont témoigne le baromètre publié le 1er juillet 2014 par le centre de recherche de Novethic sont d’autant plus remarquables que les foncières n’ont pas d’obligation légale d’amélioration de leurs pratiques. Elles ont uniquement une obligation de reporting RSE (document qui concentre les informations et indicateurs sociales, sociétales et environnementales de l’entreprise). Mais cette obligation joue, par ricochet, un rôle auprès des entreprises qui louent leurs bureaux : Nos démarches environnementales les intéressent dans le cadre de leur reporting RSE explique Odile Batsere, Directrice de la Gestion Immobilière et Environnementale de la société de la Tour Eiffel qui louent des bureaux à de grandes entreprises en Ile-de-France. Des efforts à faire sur les usages ?Globalement, le comportement des utilisateurs est encore plutôt un frein. Que ce soit sur la température des bureaux ou l’extinction des ordinateurs en quittant son bureau. Dans le premier cas, baisser la température d’un degré fait économiser 7 % d'énergie. Dans le second, les ordinateurs consomment 80 % de l'énergie dans des immeubles de bureaux. Il est donc clef de travailler aussi sur ce levier puisque l’amélioration environnementale du secteur immobilier reste un processus collectif. Et c’est là que le bât blesse. Car si les grandes foncières affichent des objectifs et mettent en ??uvre les moyens de les atteindre globalement sur une grande partie de leurs actifs immobiliers, ce n’est pas forcément le cas du reste de la chaîne (constructeurs, promoteurs, utilisateurs). Pour Anne-Catherine Husson-Traore, la directrice générale de Novethic,? il faut que le concept de valeur verte progresse, ce qui est toujours plus difficile en temps de crise économique. Améliorer les performances environnementales d’un bâtiment permet de mieux le commercialiser et d’anticiper sur son obsolescence. Le succès de la green bond émise par Unibail Rodamco témoigne de l’intérêt des investisseurs pour ces stratégies ?.
La Sicav Emergence, lancée à l’initiative de la Place de Paris il y a 2 ans, va aider une poignée de gérants sous les 100 millions d’euros d’encours à accélérer leur développement. Dénicher les talents de demain. C’est la mission que s'était donnée la Sicav Emergence, lancée il y a 2 ans à l’initiative de la place de Paris (Paris Europlace, AFG et Finance Innovation). Depuis, elle a participé à la création ou au développement de cinq (1) nouvelles sociétés de gestion en France, spécialisées dans la gestion alternative. Aujourd’hui, elle annonce le lancement d’un nouveau compartiment, spécialisé sur les gérants d’actions européennes. Le premier compartiment avait permis de rassembler 150 millions d’euros auprès d’un noyau dur de 9 grands investisseurs institutionnels (2), et après l’examen de près de 130 dossiers. «???Aujourd’hui, pour le nouveau compartiment, nous avons déjà reçu 70 dossiers de candidature???», se réjouit Antoine Rolland, le patron de NewAlpha AM (groupes La Française et OFI) qui a été sélectionné comme gérant délégataire de la Sicav. Autrement dit, c’est lui qui sélectionne les dossiers. Si une trentaine de dossiers ont déjà été rejetés, le premier nom retenu devrait être annoncé fin septembre. Un délai lié aussi au besoin de réunir tout l’argent nécessaire. « ???Avec la baisse des taux, il y a une pression forte sur les marges ce qui fait qu'économiquement parlant il est plus contraignant qu’avant de se développer. C’est pour cela que nous intervenons en apportant du ‘seed money’???», explique Antoine Rolland. Par «??? seed money??? », il faut entendre le capital investi dès l’origine d’un projet, souvent par les associés, leurs familles et donc ici la Sicav Emergence. Vigilance sur le risque de corrélation Pour ce deuxième compartiment, le dirigeant prévoit plus un accompagnement au développement des sociétés de gestion que des créations. Le nombre de sociétés de gestion agissant sur les actions européennes est en effet très important et concurrentiel, du coup la taille critique pour se développer dépasse souvent les 100 millions d’euros. «???On ira vers les sociétés qui gèrent entre 50 et 70 millions depuis quelques années pour leur donner le dernier coup de pouce nécessaire???», explique-t-il. Consciente que les gestions sélectionnées seront par conséquent corrélées entre elles puisqu’elles agiront toutes sur les actions européennes, Emergence mise sur la diversité des styles pour atténuer cette corrélation. « Nous espérons pouvoir lever jusqu'à 200 millions d’euros avec un noyau d’investisseurs institutionnels qui se sera peut-être élargi. Mais beaucoup d’entre eux attendent d’y voir plus clair sur la réglementation qui les concerne appelée Solvabilité 2. D’une façon générale, cette réforme est très destructrice pour la croissance car elle les gênent pour investir en actions???», glisse au passage Alain Leclerc, président d’Emergence. ??? (1) : Eiffel Investment Group, Bernheim Dreyfus & Co, Keyquant, Rcube et BlueHive Global Opportunities. (2) : Caisse des Dépôts, CNP Assurances, UMR, BNP Paribas Cardif, Aviva, CAVP, Macif, Matmut et Neuflize Vie.
Enderby, cabinet indépendant de conseil en stratégies de communication et relations publics spécialisé dans les métiers de conseil aux directions générales (secteurs finance, audit, conseil et juridique), publie les résultats de son étude capital-risque et réseaux sociaux, menée à partir d’un échantillon d’une centaine de fonds de private equity et de leurs dirigeants. Les résultats de cette étude apparaissent comme contre-intuitifs. Alors même que ces accompagnateurs de start-up présentent une appétence naturelle pour les nouvelles technologies, du fait de leur activité, les fonds de capital-risque sont peu présents sur Twitter et sur LinkedIn. Dans leur majorité, ils sous-utilisent ces outils. Alors que les réseaux sociaux constituent un levier de développement business indispensable, les fonds d’investissement actifs dans le segment du capital-risque n’ont que partiellement inscrit les réseaux sociaux dans leur feuille de route, ce qui constitue un paradoxe pour des sociétés exerçant dans le secteur high tech. Des sociétés de gestion frileuses, voire réticentes: Si 38% d’entre elles disposent d’un compte sur Twitter et 62 % ont un profil sur LinkedIn, à peine deux tiers (26 sociétés de gestion) s’en prévalent en faisant figurer de façon visible des boutons sur leur site Web. dans le cas où elles disposent de comptes officiels, elles n’animent pas toujours ceux-ci de façon active : 56% tweetent au moins une fois par semaine, en moyenne, mais 71% limitent leur profil sur LinkedIn au strict minimum. Au final, les fonds en capital-risque ont donc saisi l’opportunité de nourrir leur carnet d’adresses via LinkedIn, tout en choisissant de ne pas s’exprimer outre-mesure. Des patrons de fonds encore peu actifs Quant au comportement des dirigeants des sociétés de gestion passées au crible, il est cohérent avec l’action de leur structure. Afin d’optimiser leur utilisation des réseaux sociaux, sans s’exposer de façon exagérée, ils privilégient l'élargissement du carnet d’adresses à la prise de parole : seuls 20% des patrons de fonds disposent d’un compte actif sur Twitter ; ils sont toutefois 74% à avoir activé un profil sur LinkedIn. En France, certains dirigeants de société de gestion se distinguent du reste de la profession, notamment par un nombre élevé de followers sur Twitter : Toutefois, en élargissant les critères d’analyse à ceux que nous avons retenus dans notre méthodologie, il est possible d’identifier 11 bons élèves très actifs sur Twitter et sur LinkedIn, parmi lesquels figurent Olivier Goy (123Venture), Jean-Marc Bally (Aster Capital), Philippe Collombel (Partech Ventures), Benoît Bazzochi (SmartAngels) et Thierry Merquiol (Wiseed). Exerçant dans un secteur où les nouvelles technologies sont omniprésentes, la présence des fonds de capital-risque sur les réseaux sociaux apparaît aujourd’hui comme indispensable. En se faisant connaître et reconnaître par leurs clients, en parlant le même langage, les sociétés de gestion ont à portée de main un outil de développement, marketing et communication d’accès immédiat et unique, nécessitant néanmoins d’en maîtriser les codes. En France, les capital-risqueurs gèrent leur relation avec les réseaux sociaux de façon prudente, sans véritable réflexion de fond sur leur communication institutionnelle, explique Franck Moulins, directeur conseil chez Enderby. Ils disposent donc d’une grande marge de progression, afin de gagner en visibilité et en notoriété. Menée dans le courant du mois de mai 2014, l'étude capital-risque et réseaux sociaux d’Enderby décrypte le lien des investisseurs experts du financement des start-up avec les réseaux sociaux Twitter et LinkedIn. Ses résultats s’appuient sur l’analyse de 102 sociétés de gestion et sur leurs dirigeants. Etude complète disponible sur demande auprès d’Enderby.