L’immobilier, le private equity et les hedge funds en direct constituent les principales classes d’actifs des cent principaux gestionnaires alternatifs étudiés par le cabinet de conseil Towers Watson dans son enquête annuelle Global Alternatives Survey 2014. L’an dernier, ces trois segments ont représenté respectivement 1.000 milliards, 753 milliards et 724 milliards de dollars d’encours. A fin 2013, le montant total des encours des cent principaux gestionnaires alternatifs atteignait 3.300 milliards de dollars, en hausse de 6,5% sur un an. L’ensemble de la classe d’actifs alternative, toutes tailles de gérants confondues, représentait 5.700 milliards de dollars sous gestion. Sans surprise l’Amérique du Nord demeure la principale pourvoyeuse de capitaux en gestion alternative (45 %), talonnée de près par l’Europe (38 %). L’autre information clé du rapport concerne l’augmentation de la part dédiée aux actifs alternatifs, en perpétuelle croissance depuis onze ans. Selon les auteurs de l'étude, elle englobe de plus en plus «les actifs réels, le crédit non liquide et les matières premières». L’explication de cet engouement repose sur une stratégie de diversification adoptée par les fonds de pension depuis la crise des subprimes de 2007. Ceux-ci restent prééminents en tant qu’investisseurs, à hauteur du tiers des actifs gérés par les vent principaux fonds mondiaux. Macquarie Group, principal gestionnaire d’infrastructure avec environ 96 milliards de dollars, domine le classement général des 25 premiers gestionnaires, tandis que Blackstone (70 milliards de dollars) est le principal gestionnaire d’actifs immobiliers. Le français Axa Real Estate, spécialisé dans l’immobilier direct, occupe la cinquième place avec un peu plus de 60 milliards de dollars.
L’indice CDS high yield surperforme les obligations HY en euro depuis 2005, y compris en 2008, de +13.2%. Ces performances et les avantages uniques des indices CDS high yield - d’une part leur absence d’exposition aux taux d’intérêt et d’autre part leur excellente liquidité, quelles que soient les conditions de marché - séduisent les investisseurs institutionnels soucieux de diversifier leurs expositions high yield traditionnelles. Ces dernières, souffrent d’un risque de taux d’intérêt non négligeable et croissant ainsi que d’une liquidité structurellement imparfaite. Chez UBI (Groupe Union Bancaire Privée), nous privilégions, depuis plus de 3 ans pour l’allocation high yield des OPCVM UCITS de notre gamme UBAM, les indices CDS high yield : le Markit iTraxx Crossover Europe et le Markit CDX North America High Yield à 5 ans. Premier avantage de ces indices : ils n’ont pas d’exposition aux taux d’intérêt mais uniquement aux marges de crédit. A l’inverse, le high yield obligataire a nécessairement une sensibilité aux taux d’intérêt : 3.2 années de moyenne en euro. Le high yield européen est certes plus court d’une année que le high yield américain mais il n’en demeure pas moins que l’exposition au taux d’intérêt fait peser un risque significatif et croissant sur une allocation au high yield. Dans un scénario de croissance modérée ou faible, le coût d’opportunité d’une exposition aux taux d’intérêt reste très élevé avec le taux 5 ans Allemand à 20 pb seulement de son plus bas historique. Sur ces niveaux, une remontée de 10 pb du rendement du Bund annule le carry d’une année entière. De plus, dans un scénario où la croissance économique surprendrait à la hausse, les taux seraient exposés à un risque de choc obligataire. Le mouvement d’ajustement des valorisations enregistré en mai et juin 2013 lorsque Mr Bernanke a pré-annoncé la fin du Quantitative Easing a été à ce titre un avertissement fort des risques que poserait une remontée des taux. Face à ce type de scénario, une exposition nulle aux taux d’intérêt constitue indéniablement un avantage. Ainsi un portefeuille high yield construit avec des indices CDS offre un profil de risque particulièrement intéressant avec un rendement de 5.1% (yield-to-worst) pour un risque de taux inférieur à 1 an. Cela représente un surcroît de rendement de 1.5% par rapport au yield-to-worst moyen des obligations cash. Par ailleurs, les indices CDS high yield n’ont pas de risque de call, à la différence des obligations high yield classiques. Ainsi, une exposition crédit à 5 ans génère bien un rendement à 5 ans. Deuxième avantage des indices CDS: ils restent liquides dans toutes les conditions de marché. Preuve en est, le marché high yield obligataire en euro recule de 34.2% en 2008 alors que l’indice iTraxx Crossover, sans l’effet bénéfique du rallye obligataire, de seulement 16.3%. Cette surperformance de 18.0% est uniquement la conséquence de l’illiquidité du marché des obligations high yield. On peut faire le même constat pour le high yield aux Etats-Unis avec une sur-performance de 17.7% en 2008 pour l’indice CDS. Cette liquidité, quelles que soient les conditions marché, se traduit par deux caractéristiques majeures par rapport aux obligations high yield classiques : des coûts de transaction très faibles et l’absence de contrainte en termes de capacité d’investissement (et de désinvestissement). Le coût d’un achat - vente d’une obligation high yield (bid - offer spread) est de l’ordre de 1.5% à 1.8% en moyenne pour le high yield européen avec un pic proche de 5.0% après le défaut de Lehman. Ils sont stables et très faibles, de l’ordre de 0.05% , pour l’indice iTraxx Crossover. Par ailleurs, alors que le marché obligataire high yield européen est plus de 5 fois plus étroit que le marché américain, l’iTraxx Crossover est aussi liquide que son équivalent américain avec 9 milliards de dollars échangés en moyenne sur les 12 derniers mois pour chaque indice . Enfin, à la différence du marché obligataire, la liquidité des indices CDS high yield ne dépend pas du dynamisme du marché primaire. Au final, l’excellente qualité de la liquidité qu’offre le marché des indices CDS et leurs faibles coûts de transactions limitent structurellement les coûts de friction d’une gestion via les indices par rapport à une gestion obligataire classique. Cela a contribué à la surperformance de ces instruments au cours des dernières années et devraient continuer à l’avenir. Par ailleurs, les pratiques de marché des indices de CDS sont aujourd’hui alignées sur les pratiques de compensation des marchés des futures sur taux d’intérêt. Ce basculement est effectif aux Etats-Unis dans le cadre de la réglementation Dodd-Frank et pour les entités européennes qui ont devancé le calendrier prévu par la réglementation européenne EMIR. C’est le choix que nous avons fait au sein du Groupe Union Bancaire Privée. Depuis le 31 mars, les indices de CDS que nous traitons pour nos OPCVM high yield sont tous dénoués auprès d’une chambre de compensation, ICE Clear Credit Inc, évitant ainsi tout risque de contreparties. En Europe, le clearing des indices CDS ne sera rendu obligatoire au plus tôt qu’au 4ème trimestre 2014. En conclusion, la gestion d’une allocation high yield via les indices CDS est pleinement adaptée aux exigences des investisseurs institutionnels, aussi bien en terme opérationnel que de positionnement : une exposition aux marges de crédit sans exposition aux taux d’intérêt avec une liquidité bien supérieure au marché obligataire high yield, soit un yield-to-worst courant de 5.1% pour une exposition aux taux d’intérêt de 0.9 années : un pick-up de 1.5% par rapport aux obligations HY en euro, quasiment sans risque de taux.
Arielle Lévi, responsable du comité d'investissement de la Fondation HEC, a pris ses fonctions en février 2014. Elle détaille les projets d'investissement innovants de la fondation ainsi que l'organisation de sa gestion financière.
EDF est engagé dans un processus de standardisation de ses conventions, ce qui nécessite de les modifier afin de converger vers un modèle de convention-type. Ce travail porte sur la prise en compte des niveaux de frais comme éléments intrinsèques du processus de choix des fonds (alpha attendu versus frais de gestion nets de rétrocessions). Le premier objectif est d???uniformiser la méthodologie de calcul des frais et rétrocessions : facturation des frais de gestion directement au fonds (pas de facturation séparée) et rétrocessions en cash (pas de rétrocession en titre). Le second objectif est d’intégrer des obligations d’information (litiges, modification de processus, mouvement hommes-clés). EDF souhaite également évoluer vers un modèle de rétrocessions progressives afin d'éviter une phase de négociation à chaque souscription importante, source de délai et de risque opérationnel dans la gestion des rétrocessions. Pour la société de gestion, il s’agit également d’appréhender de manière globale sa relation avec l’investisseur indépendamment de l’allocation. Pour l’investisseur, il s’agit d’un élément de décision lors d’investissements complémentaires liés à l’allocation. Concrètement, les prestataires devront mentionner dans la convention les fonds concernés et les taux par tranches d’encours. Ce processus est en cours pour les nouveaux fonds ou pour les investissements complémentaires dans les fonds existants. In fine, EDF espère une convergence des frais des fonds ouverts vers ceux des mandats.
Dans le cadre du rapprochement entre les groupes de protection sociale AG2R et La Mondiale, initié en 2008, Sylviane Masson a géré à partir de 2010 la convergence de la société de gestion de cette dernière, La Mondiale Gestion d'Actifs, dont elle était le directeur général, avec celle d'AG2R, Agicam. Elle nous détaille l'organisation et le rôle de la société de gestion d'AG2R La Mondiale, à nouveau en cours de rapprochement avec un autre acteur de la protection sociale, Réunica.
M&G Investments France s’ouvre de nouveaux horizons. Après avoir réussi à s’imposer dans l’Hexagone, avec des encours qui atteignent 5,5 milliards d’euros à fin mars après seulement sept ans d’existence, la structure française vise désormais les marchés belge et luxembourgeois. « En mai, nous avons enregistré nos fonds à la distribution en Belgique, a ainsi annoncé Brice Anger, directeur général de M&G en France, lors d’une rencontre avec la presse. La structure française va donc maintenant couvrir la Belgique et le Luxembourg. Notre ambition est d’essayer de capitaliser sur ce que nous avons fait en France pour voir comment le dupliquer sur ces marchés. » Jusqu’à présent, le marché luxembourgeois était couvert depuis le bureau de M&G à Francfort tandis que la société de gestion travaillait en Belgique essentiellement en placements privés. Afin de couvrir ces deux nouveaux marchés, les effectifs de M&G en France vont devoir s’étoffer. De fait, « nous allons recruter une personne d’origine néerlandaise en septembre pour couvrir ces marchés », a indiqué Brice Anger. Ce recrutement portera alors les effectifs du bureau de Paris à 13 personnes. « Mais nous serons très probablement 14 personnes début 2015 », a ajouté Brice Anger.Ce développement intervient après un bon début d’année 2014. Ainsi, à fin mars, M&G en France a réalisé une collecte de 150 millions d’euros, portant ses encours à 5,5 milliards d’euros à la fin du premier trimestre. « Notre activité se porte bien et elle est en ligne avec nos objectifs et le plan de marche que nous nous sommes fixés pour l’année en cours », a commenté Brice Anger. Depuis, la tendance semble se poursuivre, ses actifs sous gestion atteignant quasiment les 6 milliards d’euros. « La croissance est moins forte qu’en 2013, 2012 et 2011, a concédé Brice Anger. Mais nous avions connu une croissance très forte qui avait d’ailleurs surpris le marché. Il faut donc être raisonnable sur l’attente qu’on peut avoir pour une structure de notre taille. »La société de gestion entend bien cependant poursuivre et accélérer son développement en France. Si le dirigeant estime que le marché des institutionnels et des clients discrétionnaires (fonds de fonds par exemple) pâtit d’un manque de croissance et qu’« il est difficile de le voir progresser dans les trois ans à venir », il se montre toutefois plus confiant et optimiste sur le segment du « retail », des conseillers financiers et des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Un segment qui représente environ 1,250 milliard d’encours à ce stade. « Notre travail sur ce terrain continue de porter ses fruits, nos performances sont bonnes et l’architecture ouvertes en termes de distribution se développe, a jugé Brice Anger. C’est ce segment qui va nous aider à faire grossir nos encours. » Sur le terrain de l’architecture ouverte, M&G travaille déjà avec LCL Banque Privée, qui fait appel à ses services pour accompagner et former ses conseilleurs à la vente de fonds tiers, et avec Axa pour sa gestion privée. « Je suis assez optimiste sur le développement de l’architecture ouverte dans les années à venir », a déclaré Brice Anger. Le gestionnaire d’actifs réfléchit au lancement prochain d’une campagne de publicité et de communication visant le client final, à l’instar de DNCA ou Financière de L’Echiquier. « L’idée est de développer notre marque dans une logique B-to-B-to-C pour qu’elle soit de plus en plus connue », a conclu Brice Anger.
Le fonds souverain japonais, le GPIF (Japan’s Government Pension Investment Fund), a fait savoir par la voix du président de son comité d’investissement, Yasuhiro Yonezawa, qu’il souhaitait faire tout son possible pour limiter l’impact sur les prix des obligations souveraines japonaises et éviter de perturber le marché obligataire lors de la réduction de son exposition aux obligations dans le cadre de sa réallocation d’actifs au profit des actions, rapporte Bloomberg.Le GPIF est «une entité publique et doit éviter, autant que possible, de perturber indûment les marchés», a déclaré Yonezawa dans une interview à Tokyo le 9 juillet.
Instit Invest a souhaité analyser les besoins des investisseurs institutionnels en matière de reporting et comprendre quelles sont les grandes tendances. pour cela, nous avons réuni le 6 mars dernier un panel d’experts : Véronique Cherret, responsable du développement des ventes chez Aviva Investors France, Laurent Plumet, responsable Produits pour les services d’administration de fonds chez Société Générale Securities Services (SGSS), Frédéric Sadaca, responsable de la gestion overlay chez Pro BTP et Raphael Cretinon, senior manager chez Péricles Group. Instit Invest vous propose de découvrir ce Panel sous deux supports : Ecoutez le podcast de la conférence-débat Retrouvez le PDF interactif
Infrastructures, énergies renouvelables, immobilier commercial, prêts aux PME et entreprises de taille intermédiaire : en 2013, Allianz France a multiplié les annonces reflétant sa volonté de diversifier ses investissements, une stratégie encouragée par sa maison mère dans un contexte de baisse de taux d’intérêts. Sur le périmètre du groupe Allianz, les financements directs à l'économie représentent encore une faible part de l’ensemble des actifs : 65,9 Md€ en 2013 sur un portefeuille total de 536,7 Md€ mais ils ont augmenté de 9% en un an. A moyen terme, c’est-à-dire dans les trois à quatre ans, cette catégorie de placements devrait atteindre les 80 Md€, selon Andreas Gruber, directeur des investissements du groupe Allianz. Infrastructures et énergies renouvelables : 4,6 Md€ investis au 1er trimestre 2014 Dans le détail, les prêts hypothécaires et l’immobilier constituent l’essentiel de ces financements directs à l'économie (51,8 Md€) mais ce sont les infrastructures (2Md€ sous forme de dette ou d’investissement direct) et les énergies renouvelables (1,6 Md€) qui enregistrent les plus fortes croissances. Au premier trimestre 2014, Allianz a poursuivi dans cette logique d’investissements alternatifs en consacrant 3 Md€ à des infrastructures et 1,6 Md€ à des équipements solaires ou éoliens. Allianz France a contribué à ce mouvement de diversification en participant à des opérations telles que le financement de la construction de la Rocade de Marseille, de la Cité musicale sur l’Ile Seguin à Boulogne-Billancourt ou en investissant dans des parcs éoliens. Mutualiser les investissements Les opérations de ce type font souvent intervenir plusieurs entités du groupe Allianz. C’est le cas de la Rocade de Marseille ou, dans le domaine de l’immobilier, de la tour Skyper à Francfort, projets auxquels participent les entités française et allemande d’Allianz. Une formule qui permet « d’accéder à des projets de taille plus importante, et donc plus intéressants financièrement que des opérations plus modestes, sans que cela pèse trop lourdement sur le bilan de chacune des entités », explique Andréas Gruber. A fin mai 2014, l’engagement d’Allianz France dans le financement d’infrastructure s'élève à 500 M€.
Crédit Agricole Assurances a annoncé la fusion de ses deux filiales d’assurance vie Spirica (1,7 Md€ d’encours sous gestion) et Dolcea Vie. Cette dernière assurait jusqu’ici les contrats d’assurance vie de BforBank, la banque en ligne du Crédit Agricole. Ces contrats seront dorénavant assurés par Spirica. Des contrats sur mesure BforBank va ainsi pouvoir bénéficier du savoir-faire de Spirica en termes de création et de gestion de contrats d’assurance vie sur mesure et à son large éventail de supports et d’options de gestion. « Cette fusion est dans la droite ligne de nos objectifs de développement sur le segment de la clientèle patrimoniale et de notre déploiement commercial sur les canaux de distribution alternatifs comme internet », a indiqué Daniel Collignon, directeur général de Spirica.
Philippe de Vandière (CIIA, SFAF) a quitté Altedia Investment Consulting où il occupait le poste de consultant en investissements. Il vient de rejoindre Allianz Global Investors en tant que Commercial Institutionnels. Chez Altedia IC, Philippe de Vandière était responsable du screening quantitatif, de l’analyse des fonds et du conseil auprès d’une clientèle d’entreprises principalement sur l'épargne retraite et salariale (PERCO, PEE, Article 83, 39, pré retraite, actionnariat salarié).
Initialement, EDF impose à ses partenaires existants ou potentiels, de leur retourner, de façon distincte du RFP des fonds, le questionnaire SGP au standard AFG/Af2i comme socle de base (114 questions réparties sur 5 thèmes). EDF utilise les questionnaires AFG dans les processus de consultation et de due diligence. Annuellement, les sociétés de gestion doivent envoyer le rapport annuel (société de gestion titulaire + délégataire gestion financière). En cas d'événement (changement d’actionnaire, mouvement d'équipe), EDF exige l’envoi d’une mise à jour (marked-up) du questionnaire. La transmission et la mise à jour de ces éléments sont une exigence pour l’entrée et le maintien de la relation commerciale avec EDF. En 2012 et 2013, plus de 50% de l’univers de prestataires et de prospects d’EDF ont transmis spontanément le questionnaire AFG (+ rapport annuel), soit une cinquantaine de sociétés de gestion.
Une enquête indépendante et gratuite réalisée auprès d’une centaine de sociétés de gestion proposant une large gamme de produits et de services. Un questionnaire réalisé via internet comprenant une vingtaine de questions: des questions relatives aux anticipations afférentes à différentes classes et typologies d’actifs ainsi qu’aux stratégies d’investissement mises en ??uvre ; des questions relatives aux anticipations d’ordre macro-économique. Une synthèse bimestrielle, accessible gratuitement, qui permet de confronter les anticipations des sociétés de gestion sur différentes classes d’actifs plus ou moins risquées avec le niveau de risque qu’elles prennent réellement au sein de leurs portefeuilles de référence. Ce baromètre permet également de voir évoluer l’appétit pour le risque des sociétés de gestion dans le temps. Pour télécharger le baromètre de juin : cliquez ici
Les assemblées générales d’Eovi Mcd mutuelle et de Myriade viennent de voter la fusion de leurs mutuelles. Cette fusion prendra effet fin 2014, dès la publication de l’arrêté au Journal officiel et sera opérationnellement effective début 2015. Engagé dans un mouvement de développement rapide, le nouvel ensemble trouve son origine dans la fusion en 2011 de 8 mutuelles du Sud-Est et du Centre de la France, suivie en 2013 de celle avec Mcd, mutuelle nationale, pour se consolider désormais dans le Sud-Ouest avec cette nouvelle alliance. Une alliance qui englobe également Vittavi, mutuelle dédiée au régime obligatoire et complémentaire des étudiants, reprise en substitution. Avec un chiffre d’affaires de plus de 800 M€, un portefeuille de plus de 1,5 millions de personnes protégées, 265 agences de proximité réparties sur tout le territoire et 1 775 collaborateurs dédiés aux métiers de la santé, de la prévoyance, de la dépendance, de l'épargne et de la retraite, le nouvel ensemble se positionne désormais au rang de 2ème mutuelle interprofessionnelle française. S’appuyant sur un modèle d’organisation politique et opérationnel ouvert et évolutif, il fonctionne sur l’articulation entre un pilotage national unifié, garantissant une qualité de service homogène sur tout le territoire, et un fort ancrage local pour assurer proximité et réactivité au plus près des adhérents.
Dans une interview accordée au journal Les Echos, Gérard Mestrallet, Président de Paris Europlace, se réjouit du retour d’Euronext en Bourse estimant de surcroît que la constitution d’un noyau stable d’actionnaires « permet de préparer l’avenir et d'être là, ultérieurement, en cas de consolidation future du marché ».Une issue largement privilégiée par le président de Paris Europlace qui juge qu’une Bourse forte, de qualité, avec des services compétitifs, est un élément de compétitivité pour les entreprises françaises. Après l’echec des négociations pour un rapprochement entre la Deutsche Börse et Euronext il y a 8 ans, Gérard Mestrallet espère « qu’il y aura à nouveau une opportunité de faire un projet européen, équilibré. Nous serons en position de dire comment la consolidation est possible ». Cette consolidation pourrait aussi bien se faire par un rapprochement avec Francfort ou Londres, selon Gérard Mestrallet.
Crédit Mutuel Arkéa souscrit aux obligations convertibles émises ce jour par le groupe Primonial permettant le financement du rachat des titres. Avec cette opération, Crédit Mutuel Arkéa détiendra 45% du capital du groupe Primonial. Les deux entités entendent renforcer leur synergie commerciale tout en soutenant le plan de croissance du groupe Primonial. Un tiers investisseur complétera ce tour de table d’ici la fin de l’année 2014. En 2013, il a réalisé une collecte record de 2,5 Mds €, pour un encours global de 7 Mds €. L’entrée au capital du Crédit Mutuel Arkéa, à hauteur de 45 %, permettra au groupe Primonial de s’appuyer sur un groupe bancaire solide et de pérenniser son actionnariat, dans l’objectif de maintenir une croissance forte. Les deux acteurs collaborent déjà via Suravenir, la filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, pour la commercialisation du contrat Sérénipierre. « L’entrée du Crédit Mutuel Arkéa au capital du groupe Primonial s’inscrit en parfaite cohérence avec notre stratégie de développement : le groupe Primonial dispose d’une véritable expertise immobilière, d’un pôle multiboutiques en asset management et d’un réseau de distribution performant, trois socles sur lesquels nous allons bâtir de nouvelles synergies commerciales. Nous sommes heureux de renforcer les relations déjà existantes avec ce fleuron de la gestion patrimoniale et de l’accompagner dans ses projets de croissance », commente Humbert de Fresnoye, Directeur général délégué du Crédit Mutuel Arkéa.
Le Conseil d’Administration de la MIF du 24 juin 2014 a élu Serge Gayraud, Président du Conseil d’Administration de la MIF, la mutuelle d'épargne, de retraite et de prévoyance des agents SNCF et de leur famille depuis 1865. Il succède à Claude Lagarrigue qui, sur le point d’atteindre l'âge limite d'éligibilité, a souhaité passer la main après huit ans de présidence. Agé de 62 ans, ingénieur de formation, précédemment directeur des Services RH au sein de la SNCF, Serge Gayraud bénéficie de l’expérience et de la proximité au monde cheminot.
L'apathie prolongée des bénéfices publiés et la morosité des prévisions des entreprises émergentes ont induit une sous-performance d'égale durée des actions émergentes par rapport à leurs homologues développées. Après trois ans de flux négatifs de la part des investisseurs privés et plusieurs mois de rachats toute clientèle confondue, la « capitulation » des investisseurs va-t-elle coïncider avec un point bas de marché ?
Pandat a choisi de faire partager les problématiques et les solutions mises en ??uvre par Fabrice Bizon, Directeur Adjoint en charge des investissements au sein des Mutuelles du Pays-Haut, dans le but de faciliter l'optimisation de ses excédents de trésorerie. L'institution gère entre 10-15 millions d'euros d'encours.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a déposé un dossier à Paris afin d’obtenir une licence d’investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi (RQFII ou Renminbi Qualified Foreign Institutional Investor), ce qui lui permettrait d’avoir un accès direct aux valeurs et titres chinois, rapporte Asian Investor. Cette démarche intervient alors que le programme RQFII a été étendu à Paris le mois dernier, le régulateur chinois ayant même déclaré le 20 juin qu’il acceptait les demandes de licence. Londres a été la première ville européenne à recevoir des quotas RQFII, rappelle le site d’information asiatique.L’obtention de cette licence, dont la demande aurait été déposée à la fin du mois dernier auprès de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), permettrait à BNPP IP de créer «un pont avec les clients pour investir dans une économie en croissance», a déclaré Danièle Tohmé-Adet, responsable à Paris de la distribution externe, citée par Asian Investor.HFT Investment Management, une coentreprise détenue par BNPP IP et Haitong Securities à Hong Kong, a déjà obtenu une licence RQFII et un quota de 4,4 milliards de renminbi.
Plusieurs banques suisses ont brandi la menace de geler les comptes de leurs clients américains à moins que ces derniers puissent démonter qu’ils ont pris ou qu’ils vont prendre des mesures pour se conformer aux règles fiscales du pays, rapporte le Financial Times qui cite trois sources proches du dossier. Une menace qui intervient alors que les établissements bancaires suisses cherchent à résoudre le conflit sur l’évasion fiscale qui les oppose aux Etats-Unis. La démarche des banques suisses intervient avant la date butoir de fin juillet prévue par le programme dans lequel elles sont engagées avec le Département de la Justice américaine, mis en place l’an dernier, visant à s’assurer que les clients américains se conformaient aux exigences fiscales des Etats-Unis. Selon le quotidien britannique, la validité de l’initiative des banques suisses divise les experts juridiques, certains y voyant un acte de coercition.
Pour Standard & Poor’s, les assureurs sont bien placés pour participer au comblement de l'écart de financement annuel de 500 Md$ pour les projets d’infrastructure entre aujourd’hui et 2030, sur les 3400 Md$ de besoins de financements annuels évalués au niveau mondial. L’agence de notation estime ainsi que si les assureurs allouaient 3% de leurs actifs sous gestion aux projets d’infrastructures dans les 20 ans qui viennent, au lieu de 2% aujourd’hui, ce serait 80 Md$ par an de financement qui seraient ainsi libérés et alloués à cette classe d’actifs. Rendement attractif L’intérêt des assureurs, notamment des assureurs vie, pour les projets d’infrastructure s’explique par le fait que ces investissements, grâce à leur maturité à long-terme et leurs rendements attractifs, peuvent être adossés à leurs passifs. S&P évoque ainsi un rendement de l’ordre de 4% à 5% pour obligations cotées de projets d’infrastructure, à comparer à moins de 3% pour les obligations d’Etat de notation équivalente. Certains groupes, comme AXA, Allianz ou CNP, ne cachent pas leur intérêt pour ce type d’actifs non corrélés avec les marchés financiers. Faible taux de défaut En outre, ces projets sont dans les faits assez peu risqués. S&P n’a ainsi relevé que 34 projets défaillants sur les 510 notés depuis 1991. Le taux de défaut pour la dette cotée d’infrastructure est ainsi estimé à moins de 1,5% par an depuis 1998, contre 1,8% pour les obligations d’entreprises. De surcroît, les projets d’infrastructure se caractérisent par un recovery rate élevé en cas de défaut, de l’ordre de 75%. Réglementation paradoxale En pratique, la participation des assureurs dans ce type d’investissement peut être bloquée par la réglementation ainsi que la complexité, l’illiquidité et le manque de projets appropriés. Certes, la formule standard de Solvabilité 2 ne favorise pas les investissements dans les infrastructures - la Commission européenne souhaiterait que l’Eiopa, le superviseur européen des assurances, assouplisse sa position sur ce point. Mais dans les faits, la nouvelle réglementation prudentielle de l’assurance serait plus favorable à ce type d’allocation que Solvabilité 1, du moins pour les groupes ayant opté pour un modèle interne, défend S&P. L’agence s’attend en outre à ce que Solvabilité 2, en poussant à ce que le prix de ces investissements coïncide mieux avec les risques pris, tende à discipliner le marché de l’investissement dans les infrastructures.
Jean-Louis Faure est nommé en tant que membre du collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en remplacement de Jean-Marie Levaux. Depuis 1999, Jean-Louis Faure exerçait au poste de délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (CTip), fonction désormais occupée par Jean-Paul Lacam, précédemment directeur général délégué du groupe Humanis.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } H2O AM, strongly anchored in the institutional world, has posted inflows of EUR1.5bn since the beginning of the year, which brings assets under management to EUR4.5bn. After four years in existence, the firm, which has 25 employees, including ten managers, and which is preparing to recruit six more people by the end of the year, owes its good results above all to the large institutions. These now represent 60% of assets, with a strong international slant, as 29% of assets under management come from the Middle East, while Asia-Australia acounts for 26%, while 29% comes from Erope, and the United Kingdom, 16%, In an interview with Newsmanagers, Bruno Crastes, founder and director of H2O AM, explains the success of the firm, particularly in Asia, as the result of the interest that investors in this part of the world pay to “boutiques with a long track record and a well-established structure.” However, the head, who says that asset management mandates represent 76% of assets, while the remainder come from open-ended fund, would now like to increase the market share for these mutual funds, and particularly to develop the client base of mid-sized institutionals. This time, the asset management firm is targeting European investors, particularly British and French ones, though, as Crastes says, French institutional investors are difficult to win over, since they are unused to unconstrained alpha products of the type his firm offers – in other words, absolute return funds.
D’après le communiqué de la BCE du 2 juillet, au premier trimestre 2014, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro a atteint 8181 milliards (contre 7921 au trimestre précédent), soit une hausse de 3,18%. Au premier trimestre 2014, les provisions techniques d’assurance, principale composante du passif des sociétés d’assurance et des fonds de pension, ont augmenté de 2,31% (passant de 6674 à 6832 milliards d’euros). Cette évolution s’explique principalement par une augmentation des transactions à hauteur de 100 milliards d’euros. Concernant la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro, les avoirs en titres autres que des actions représentaient, à fin mars 2014, 40% du total des actifs financiers de ce secteur. Les titres d’OPCVM constituent le deuxième poste avec 26% du total des actifs financiers quand les actions et autres participations ne représentent que 11% du total. De plus, concernant les transactions, les droits nets des ménages sur les provisions techniques d’assurance-vie ont augmenté de 44 milliards au premier trimestre 2014 tandis que les droits nets des ménages sur les fonds de pension se sont inscrits en hausse de 26 milliards sur la période. A noter néanmoins que les provisions pour primes non acquises et pour sinistres ont enregistré une progression de 31 milliards d’euros. Pour finir, les actifs financiers des sociétés d’assurance se sont élevés à 6306 milliards d’euros à fin mars 2014, soit 77% du bilan agrégé du secteur constitué des fonds de pension et des sociétés d’assurance, tandis que les actifs financiers des fonds de pension ont représenté 1875 milliards au total sur la période. Lire la suite : cliquez ici
Compte tenu des opportunités offertes par l’entrée en vigueur de la Directive AIFM et de la version révisée de la Directive OPCVM IV, le groupe Allianz Global Investors fait évoluer la structure juridique de ses entités en Europe par la mise en place d’une seule et même entité opérationnelle couvrant l’ensemble de l’Europe. Allianz GI France deviendra ainsi, le 21 juillet au plus tard, la succursale française d’Allianz GI Europe dans le cadre d’une opération de fusion-absorption qui s’inscrit dans la suite logique des fusions déjà réalisées en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et au Royaume-Uni. A compter du 21 juillet, les droits et obligations d’Allianz GI France sont donc automatiquement transférés à Allianz GI Europe.
Une nouvelle page d’OFI Asset Management s’est tournée lors des Assemblées Générales des trois sociétés de gestion constituant le c??ur de l’activité du Groupe OFI le 27 juin 2014. Depuis le 1er juillet 2014, les activités de mandat et de gestion collective de ces trois structures sont intégralement regroupées au sein d’OFI Asset Management. OFI Asset Management est désormais la 4e société de gestion ISR (1) et la 8e société de gestion institutionnelle (2) sur le marché français. Elle gère plus de 60 milliards d’euros d’actifs sous mandat et en gestion collective. Alain Montarant, nouveau Président de la Macif et Daniel Havis, Président de la Matmut sont respectivement nommés Président et Vice-Président d’OFI Asset Management. Les actionnaires Macif, Matmut et Ofivalmo Partenaires (holding contrôlé par les partenaires et actionnaires adhérents à la Mutualité Française et au GEMA) ont renouvelé leur confiance aux équipes dirigeantes opérationnelles : Gérard Bourret est reconduit dans ses fonctions de Directeur Général ; Deux Directeurs Généraux Délégués, en les personnes de Franck Dussoge (précédemment Président du Directoire d’OFI Mandats et Directeur Général de Macif Gestion)et de Jean-Marie Mercadal (en charge des gestions du Groupe) sont nommés pour le seconder. Ces Conseils ont également permis de constituer une nouvelle gouvernance pour le Groupe OFI : de nouveaux membres du Conseil d’Administration sont nommés au sein des administrateurs des acteurs de la Mutualité Française et du GEMA, accompagnés des organes de contrôle qui en émanent. (1) Source Novethic, en taille d’encours dans les fonds ouverts (2) Classement bfinance en France, avril 2014
La géopolitique va-t-elle casser le cycle haussier sur les marchés ? Alors que de nombreux observateurs s’interrogent, sceptiques, sur la remontée des valorisations des marchés risqués (et de celles des marchés de taux également), le risque géopolitique grandissant est tombé à point nommé pour leur donner en partie raison en juin. Alors que le mois avait débuté en trombe grâce à l’action bazooka de la BCE, il se termine dans le rouge pour les actions de la zone Euro principalement à cause de l’escalade en Irak. Lire la suite en pièce jointe.