A défaut de pouvoir obtenir rapidement de Bruxelles un peu de marge de manoeuvre sur la réduction du déficit, le gouvernement devrait mettre les bouchées doubles pour faire avancer les dossiers potentiellement les plus porteurs de croissance dans les prochains mois. Outre la relance du logement, avec une salve de mesures de simplification attendues à la rentrée (lire ci-dessous) et la très controversée reforme territoriale, dont l’exécutif a fait un symbole de sa volonté de réformer, plusieurs chantiers sont déjà engagés : Impôts Après la réduction d’impôt de 350 euros destinée aux ménages modestes cette année, de nouvelles mesures sont attendues dans le budget 2015, en faveur des foyers défavorisés et des classes moyennes. L’enveloppe prévue est à ce stade de 2 milliards d’euros, mais le gouvernement pourrait décider d’aller plus loin. Il s’est en effet engagé à proposer une mesure de compensation à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel de son projet de réduction des cotisations salariales, qui devait lui aussi doper le pouvoir d’achat des ménages de 2 milliards d’euros. Il pourrait proposer d’autres mesures sociales (CSG, prime pour l’emploi...), ou bien opter pour une baisse d’impôt plus importante. Professions réglementées Dans le collimateur du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, les professions réglementées feront l’objet d’une trentaine de mesures dans la loi sur la croissance et le pouvoir d’achat qu’il a promis pour l’automne. « Au total, nous espérons restituer l'équivalent de 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français », avait affirmé le ministre début juillet. Selon un rapport confidentiel dévoilé par « Les Echos » (nos éditions du 15 juillet), seront ciblés en priorité les notaires, les huissiers, les greffiers de tribunal de commerce, les pharmaciens. Des professions en situation de monopole injustifié, selon Bercy. Celles-ci se sont violemment insurgées contre le rapport, qui les dépeint comme des « rentiers ». Seuils sociaux Le patronat réclame leur suspension, voire leur suppression depuis longtemps. Et le gouvernement songe à l'écouter. François Rebsamen avait évoqué, en mai, la possibilité de suspendre le déclenchement des seuils sociaux pour la représentation du personnel pendant trois ans, suscitant une levée de boucliers des syndicats. Le Premier ministre a été plus prudent en renvoyant la balle vers les partenaires sociaux. Le sujet est tendu. Les patrons aimeraient un assouplissement des règles qui leur imposent d’avoir un représentant du personnel dès 11 salariés, ou encore la création d’un CE dès 50 salariés. Un sujet sur lesquels les syndicats hésitent à bouger. Apprentissage L’Etat veut relancer les embauches d’apprentis. Il a annoncé le déblocage de 200 millions d’euros pour financer une aide de 1.000 euros, conditionnée par la signature d’un accord de branche, attribué à tout employeur qui embauche un premier apprenti. « C’est une incitation forte pour les chefs d’entreprise », avait insisté Manuel Valls, qui, par cette mesure, espère enrayer la chute du nombre d’apprentis (- 8 % en 2013, et - 14 % au premier semestre 2014) et atteindre 500.000 apprentis en 2017. Le gouvernement s’est aussi engagé à embaucher 10.000 apprentis par an dans la fonction publique d’ici à 2016 (contre 700 à présent). Ces annonces ont été bien accueillies à la fois par le patronat et par la CFDT. Investissement Le chef de l’Etat a annoncé, lors de la conférence sociale, la tenue d’assises de l’investissement en automne. Objectif : réorienter l'épargne des Français en direction de l'économie réelle et développer davantage l'épargne salariale. L’Etat cherche aussi à mobiliser les 200 milliards d’euros d’actifs des retraites complémentaires.
« Etudiant, j'étais intéressé par l'économie et l'environnement international, mais aussi par les langues », raconte Jean-Marc Didier, directeur commercial des clients institutionnels et des entreprises chez Fidelity Worldwide Investment à Paris. Dans le cadre de son cursus à l'ESIAE (Ecole Supérieure Internationale d'Administration des Entreprises), il part faire sa troisième année d'étude à Canterbury, en Angleterre.
AXA Investment Managers (AXA IM) annonce la nomination de Christophe Coquema à la tête du Client Group en remplacement de Laurent Seyer, qui a décidé de quitter AXA IM. Julien Fourtou remplacera Christophe Coquema à la tête de MACS & TSF (Multi-Asset Client Solutions & Trading and Securities Financing) et rejoindra le Comité de direction. Andrea Rossi, CEO d’AXA IM a commenté les nominations : « Christophe a une excellente connaissance d’AXA IM, acquise au travers des différentes fonctions qu’il a occupées depuis qu’il a rejoint la société en 2006, en particulier dans la stratégie et le développement de nos activités en tant que responsable des équipes Market and Investment Strategy, et dans les fonctions supports en tant que Chief Operating Officer. Il a joué un rôle clé dans la mise en ??uvre de changements majeurs au sein de ces départements, et a les compétences et l’expérience nécessaire pour continuer à renforcer l’organisation et les processus du Client Group, dont l’objectif est d’accélérer notre croissance auprès de clients tiers et de continuer à renforcer la présence d’AXA IM dans le monde. » Le Client Group a été créé début 2014 afin de renforcer la dynamique de croissance d’AXA IM auprès de la clientèle tiers. Il a pour mission de développer l’offre d’AXA IM selon une approche client segmentée (institutionnels, et retail), tout en assurant la coordination des activités marketing et le suivi de la relation clients. Christophe Coquema, responsable du Client Group, ajoute : « Le Client Group a un rôle central à jouer dans notre ambition de devenir un leader mondial, capable de satisfaire en permanence les besoins de nos clients. Pour cette raison je suis heureux et impatient de prendre ces nouvelles fonctions. J’ai hâte de travailler avec le Client Group afin de promouvoir les compétences variées et innovantes de nos plateformes d’investissement, en élargissant notre empreinte géographique et en continuant à développer une culture d’entreprise axée sur nos clients et le développement de solutions adaptées à leurs besoins ». Julien Fourtou remplace Christophe à la tête de MACS & TSF. Depuis qu’il a rejoint AXA IM en 2000, Julien a occupé diverses fonctions au sein des équipes d’investissement d’AXA IM et a acquis une connaissance approfondie des plateformes d’investissement d’AXA IM. En tant que Chief Operating Officer du département Fixed Income, il a joué un rôle important dans le développement de l’offre obligataire d’AXA IM ces dernières années. Julien rejoint le Comité de direction d’AXA IM. Andrea Rossi conclut : « Je tiens à féliciter Christophe et Julien pour leurs nouvelles fonctions, mais aussi à remercier Laurent Seyer pour son importante contribution au développement d’AXA IM depuis qu’il nous a rejoint en mai 2012. A la tête de MACS, Laurent nous a aidés à développer nos capacités dans l’univers des solutions d’investissement. Puis, plus récemment, en tant que responsable de notre département de Distribution, devenu Client Group début 2014, il a contribué à créer deux équipes chargées de définir la stratégie et l’offre de produits et son contenu pour nos deux segments de clientèle principaux, les institutionnels et le retail. Je lui souhaite le meilleur pour la suite. »
Le Global Financial Markets Association accepte bon nombre des recommandations du Conseil de stabilité financière, notamment un élargissement du fixing
Le marché de l’assurance au Luxembourg avait été frappé par un fort ralentissement en fin d’année 2013 et une faible décroissance sur le premier trimestre 2014 (-0,52% vs 2013). Il s’est bien repris pour la période d’avril à juin, en enregistrant une hausse de 37,6% des primes collectées toutes branches comprises et porte ainsi les comptes pour le semestre. Selon le Commissariat aux assurances du Luxembourg, qui publie les chiffres semestriels du secteur, les primes décollent depuis 3 mois. Ce phénomène s’exprime par une croissance globale des encaissements de 16,19% sur les 6 premiers mois de l’année. Dans le détail, ce sont les versements sur les contrats d’assurance-vie « classique » qui portent cette croissance. En effet, avec un gain de 1,494 milliard d’euros sur les 6 premiers mois, cette activité réalise à elle seule les trois quarts des 1,8 milliard d’euros de primes supplémentaires. En dommage, le ralentissement de l’assurance maritime, à -4,47% sur le semestre n’est pas significatif car seuls les chiffres du 1er trimestre sont disponibles, détaille le communiqué du Commissariat aux assurances. Il est compensé par la reprise des affaires internationales (+3,13%) et du marché local (3,14%), même si ce dernier représente 479 millions d’euros contre 810 millions d’euros pour l’international. Les affaires internationales sont en croissance moins rapide qu’en 2013 en raison d’un effet de comparaison, le gonflement de l’encaissement de 2013 par une prime pluriannuelle très importante et non récurrente, explique le Commissariat aux assurances. En assurance non-vie, la hausse est de 2,04% sur 6 mois, avec 1,49 milliard d’euros encaissés. En assurance-vie, les assureurs luxembourgeois et les filiales étrangères opérant sur le territoire atteignent 11,4 milliard d’euros, soit une hausse par rapport à 2013 de 18,33%. En 2013, 57,2% des primes encaissées au Luxembourg l'étaient pour le compte de contrats d’assurance-vie étrangers. La reprise de ce marché, par exemple, chez le voisin français peut donc avoir une incidence également sur l’activité du Grand Duché.
La ministre française de la Culture dénonce dans une interview au Monde les «pratiques inqualifiables et anticoncurrentielles» du groupe Amazon, en guerre contre Hachette sur le prix des livres numériques aux Etats-Unis. Amazon milite en faveur d’une baisse des prix des «ebooks», qui n’ont, selon lui, pas de frais d'édition papier, de stockage ou de distribution, face à la filiale américaine d’Hachette (groupe Lagardère), qui maintient ses tarifs.
L’assureur helvétique Swiss Life a publié mercredi 13 août un bénéfice net supérieur aux attentes pour le premier semestre et a annoncé l’acquisition d’un prestataire indépendant en gestion d’actifs immobiliers en Allemagne. Sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net de Swiss Life a atteint 487 millions de francs suisses (401 millions d’euros), en hausse de 3,1% par rapport à la période comparable l’an passé, a indiqué l’assureur zurichois dans un communiqué. Ses primes brutes ont augmenté de 4,2% à 10,8 milliards de francs. En Suisse, son plus gros marché, le volume des primes s’est accru de 12% à 6,6 milliards de francs suisses, porté par ses activités dans la prévoyance professionnelle. En France, son marché de référence hors de ses frontières, les primes ont quant à elle enregistré une progression de 4% à 2,4 milliards. En Allemagne, elles ont toutefois reculé de 8% à 783 millions de francs suisses. Le groupe a par ailleurs indiqué qu’il allait débourser 210 millions pour racheter Corpus Sire, un gestionnaire d’actifs immobiliers, auprès de trois caisses d'épargne allemandes. Cette acquisition nous permet de franchir une étape cruciale dans la gestion d’actifs immobiliers, l’un de nos domaines stratégiques clés, a déclaré Patrick Frost, le nouveau directeur général du groupe Swiss Life. La transaction sera réalisée au cours du second semestre sous réserve de l’approbation des autorités de concurrence. Pour lire l’intégralité du communiqué, cliquez ici.
Article de Vincent Puche, Président du cabinet de Conseil en Investissements Financiers Insti7, paru dans le magazine n° 4 des Professions financières et de l'économie.
Créée en 2006, Primonial Asset Management, la filiale de gestion du groupe Primonial, est spécialisée dans la multigestion. Celle-ci intègre sept fonds ouverts tous gérés de façon flexible, ainsi que des fonds dédiés pour un total de 850 millions d’euros.
Si Marie-Carmen Cambon (Mutlog) est de retour à son bureau depuis longtemps, étant partie en vacances fin mai-début juin pour découvrir le Botswana, de son côté, Raphaël Dressler (CCI Finance) prend actuellement de la hauteur en faisant un trek au Ladakh à 5000 mètres d'altitude... Cet été, il vous sera donc plus facile de croiser Vincent Malandain (Thélem Assurances) car, comme chaque année, il a choisi de séjourner dans une villa de la cité phocéenne.
Aviva France a annoncé, ce jeudi 7 août, de bonnes performances sur le premier semestre 2014, avec une hausse de son résultat opérationnel IFRS vie, dommages et santé de 6%, à 270,2 M€ au 30 juin 2014, contre 254,7 M€ sur la même période en 2013. Des résultats notamment portés par une augmentation de 27% des affaires nouvelles vie, épargne et retraite individuelle par rapport au premier semestre 2013. La part des unités de compte est notamment passée de 20% à 27%, et la collecte sur ces marchés enregistre une hausse de 7%, à 2 799 M€. En prévoyance, la valeur des affaires nouvelles a progressé de 4,2%. Le dommages et la santé en bonne forme En dommages, le chiffre d’affaires (CA) de 806,2 M€ au premier semestre augmente de 5% par rapport à 2013 (765,4 M€), et le ratio combiné «très favorable», comme indiqué dans un communiqué, s'établit à 94,4%. Même écho en santé, dont le CA augmente de 9%, à 168,7 M€, contre 159,6 M€ l’an dernier. Une hausse qui, dans le contexte de l’ANI, est «notamment liée à la refonte des offres et plus particulièrement à celles destinées aux professionnels et aux seniors», comme précisé dans le communiqué. Eurofil, la filiale de vente directe de l’assureur qui vient de se dote d’une nouvelle interface, se satisfait également d’un volume des affaires nouvelles en hausse, avec 6 000 contrats supplémentaires sur le premier semestre 2014. Aviva poursuit son redressement Outre-Manche, l’assureur britannique a annoncé, ce jeudi 7 août, une hausse de son bénéfice opérationnel ajusté de 4% à 1,052 M£ (1,32 M€), grâce à l’activité de gestion de fonds et à l’assurance vie, malgré un déclin dans l’assurance générale et santé. «Le semestre démontre que la dynamique du redressement d’Aviva se poursuit», a commenté dans un communiqué le CEO d’Aviva, Mark Wilson.
Selon nos informations, Adrien Galy-Dejean vient de rejoindre, en août, Crédit Suisse à Zurich, en tant que Consultant senior en investissements. Suite à son départ d’Opportunité S.A en mars 2013, Adrien Galy-Dejean occupait jusqu’alors le poste de Managing Partner chez Heieck Siebrecht Capital Advisors AG, un hedge fund qui gère une stratégie long-short actions européennes (valeurs allemandes vs compétiteurs européens).
Mercer a annoncé le départ de Christian Bodmer, qui était jusque-là responsable du conseil en investissement. Ce dernier devait être remplacé par Philippe Lüthy, consultant en investissement senior au sein de Mercer Suisse, au début du mois. Mercer n’a pas fourni d’explications pour expliquer le départ de Christian Bodmer, cependant un porte-parole a confirmé à IPE qu’il quittait l’entreprise pour occuper un emploi dans le secteur financier à Zurich.
Avec 900 millions d'euros investis en infrastructures, BNP Paribas Cardif envisage d'aller plus loin, mais attend pour cela une stabilisation complète de Solvabilité 2 et une évolution du Code des assurances.
Crédit Agricole Assurances enregistre un chiffre d’affaires de 7,1 milliards d’euros pour le deuxième trimestre 2014, en progression de 18,4 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Pour le premier semestre 2014, le chiffre d’affaires s'élève à 15,4 milliards d’euros en progression de 9,7% par rapport au premier semestre 2013. En Epargne /retraite, Crédit Agricole Assurances a réalisé d’excellentes performances avec un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros au deuxième trimestre et de 12,1 milliards d’euros au premier semestre. En France, la croissance du chiffre d’affaires atteint 14 % entre les deuxièmes trimestres 2013 et 2014 et 3,5 % entre les premiers semestres 2013 et 2014, dans un marché en baisse de -1 % (source FFSA). A l’international, le chiffre d’affaires est en hausse de 51,5% entre le deuxième trimestre 2013 et le deuxième trimestre 2014 dont une progression en Italie particulièrement forte (+ 60,7 %) et nettement supérieure au marché (+ 25 % à fin mai selon l’IAMA). Les encours gérés sont en hausse de 5,6 % sur un an et atteignent 242 milliards d’euros fin juin 2014, dont 196,5 milliards d’euros pour les contrats en euros (+ 4,4 % sur un an) et 45,5 milliards d’euros pour les contrats en unités de compte (+ 11,1 % sur un an), soit 18,8% du total (+ 0,9 point sur un an). Depuis le début de l’année, la collecte nette s'élève à 4,3 milliards d’euros, dont 2,6 milliards d’euros en France. En Prévoyance / santé / emprunteur, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2014 s'élève à 864 millions d’euros, en progression de 4,5 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Il atteint 1,9 milliard d’euros au premier semestre 2014 en progression de 4,6%. Entre les deuxièmes trimestres 2013 et 2014, le chiffre d’affaires de la Prévoyance / Santé augmente de 6,5% et de 2,6% pour l’assurance Emprunteur, grâce aux bonnes performances sur le crédit habitat. L’assurance dommages maintient une dynamique commerciale très soutenue et affiche un chiffre d’affaires de 543millions d’euros pour le deuxième trimestre et de 1,5 milliard d’euros pour le premier semestre 2014. En France, où le groupe réalise l’essentiel de son activité, le chiffre d’affaires est en hausse de 5,6% par rapport au deuxième trimestre 2013. Le ratio combiné (net de réassurance) reste bien maîtrisé, à 95,9???% sur le premier semestre 2014, en dépit des évènements climatiques du semestre. Crédit Agricole Assurances est un contributeur significatif aux résultats de Crédit Agricole S.A. avec un résultat net part du Groupe à 268 millions d’euros au deuxième trimestre 2014 et 528 millions d’euros au premier semestre 2014, en progression de 3 % par rapport au deuxième trimestre 2013 et de 2,7 % par rapport au premier semestre 2013 malgré la taxe systémique et la hausse de 1,9 point du taux d’impôt sur les sociétés.
Le pessimiste est celui qui entre deux maux choisit les deux », Oscar Wilde Nous percevons depuis 2 mois un pessimisme grandissant chez nos interlocuteurs et à travers la recherche que nous lisons. Alors que depuis 2012, nous tablions souvent sur le consensus de marché comme étant notre scénario optimiste, nous aurions presque envie de dire aujourd’hui que nous sommes plus positifs que ce consensus. Lire la suite en pièce jointe
Le FSOC va concentrer ses efforts sur les activités et les produits présentant un risque systémique, et non plus sur la rédaction d’une liste d’acteurs
Pierre de Pellegars, actuel Responsable du département gestion de fortune de BNP Paribas et membre du comité de direction de BNP Paribas Banque Privée, connaît bien les rouages de la banque pour y avoir fait toute sa carrière professionnelle à différents postes. Il est entré chez BNP Paribas en 1989 après des études d’ingénieurs couronnées par un diplôme obtenu à l'Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Caen.
Philippe Sabbah est élève de 5ème au collège de Bures-sur-Yvette dans l'Essonne en 1977, quand son enfance est chamboulée : son père, ingénieur TP pour le compte de Spie Batignolles, décide d'emmener la famille en Iran sur un gros contrat de BTP.
CNP Assurances annonce aujourd’hui avoir franchi une étape importante de ses discussions avec le Groupe BPCE relatives aux accords de distribution de produits d’assurance des personnes dans le réseau des Caisses d’Epargne qui arrivent à échéance fin 2015. Son Conseil d’administration a en effet autorisé la direction générale à négocier un protocole d’accord sur la base des principes du projet de partenariat renouvelé, issus des discussions entre les deux groupes. Ce projet, pleinement en cohérence avec les orientations stratégiques de CNP Assurances, serait mis en ??uvre à compter du 1er janvier 2016 pour une durée initiale de 7 ans puis reconductible par période de 3 ans, et reposerait sur les axes suivants : un partenariat renforcé en protection/prévoyance, qui constitue une priorité de développement pour CNP Assurances, à travers les partenariats suivants : en assurance des emprunteurs (ADE) collective, sur l’ensemble des réseaux Caisses d’Epargne, Banques Populaires et Crédit Foncier, dans le cadre d’un accord de coassurance à hauteur de 66% par CNP Assurances et 34% par Natixis Assurances ; en prévoyance collective pour la couverture des besoins des salariés des clientèles professionnelles et entreprises, sur l’ensemble des réseaux Caisses d’Epargne et Banques Populaires ; en prévoyance individuelle, de manière ciblée sur certains produits ; la gestion par CNP Assurances de l’ensemble des contrats d’assurance vie et capitalisation issus du réseau des Caisses d'Épargne ouverts avant le 1er janvier 2016, et dont les versements ultérieurs continueraient à être perçus par CNP Assurances ; un mécanisme de protection de ces encours par BPCE ainsi qu’une réassurance de ces mêmes encours en quote-part de 10% par Natixis Assurances ; la conception et la gestion par Natixis Assurances, filiale du Groupe BPCE, des nouveaux produits d'épargne (assurance vie et capitalisation) qui seraient distribués dans le réseau des Caisses d'Épargne, à compter du 1er janvier 2016. Sur la base de ces principes un protocole cadre sera négocié. Il fera l’objet de la procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel et sera soumis pour approbation au Conseil d’administration de CNP Assurances, avant conclusion des accords définitifs qui seront soumis aux autorités réglementaires compétentes. Par ailleurs, CNP Assurances entend engager rapidement des discussions avec La Banque Postale. « Nous avions engagé les discussions avec le Groupe BPCE avec un objectif : définir un modèle de partenariat renouvelé, en ligne avec les grandes orientations stratégiques de CNP Assurances et préservant les intérêts de ses assurés, de ses actionnaires et de ses collaborateurs. Les principes du projet de partenariat qui viennent d'être approuvés par notre Conseil d’administration répondent pleinement à cet objectif et je m’en réjouis », a déclaré Frédéric Lavenir, directeur général de CNP Assurances.
Dans un contexte réglementaire intense (du fait de Solvabilité II notamment), les sociétés d’assurance et de réassurance sont amenées à : renforcer voire mettre en place leur système de gouvernance et leurs dispositifs de gestion de risques, optimiser et organiser leur filière risque. Au sein de son département « Risk », EY conseille ses clients dans la mise en place et la revue de leur gouvernance (yc fonctions clés), leur filière risque et leurs dispositifs de maîtrise des risques : de la refonte de la filière risque à l’identification des risques (techniques, financiers, opérationnels, non-conformité, stratégiques, émergents, réputation,...) et à la réalisation de reporting réglementaires, en passant par la définition et la réalisation des plans de contrôles et d’audit interne. Afin de répondre aux enjeux des clients et en lien avec les autres départements d’EY (Actuariat, Performance Improvement et ITRA notamment), le département « Risk » recherche des profils hautement qualifiés sur le secteur de l’assurance. Pour postuler, cliquez ici
Denis Kessler, le PDG de Scor, a de quoi être satisfait. Les résultats du premier semestre répondent en effet à « l'équation magique rentabilité - solvabilité - croissance » au c??ur de son nouveau plan stratégique « Optimal Dynamics », annoncé en septembre dernier. « Au premier semestre, nous avons réussi à combiner les trois éléments », se félicite-t-il ainsi. Croissance tirée par Generali US Concrètement, le réassureur, qui profite notamment des effets de « la très bonne intégration réussie » de Generali US sur son activité vie (les primes brutes ont progressé de 19,5% en vie, dont 2,6% de croissance organique), mais aussi des « bons renouvellements de Scor Global P&C et de la signature d’importants nouveaux contrats par Scor Global Life », affiche une croissance de 12,5% de ses primes brutes émises à 5427 M€ à taux de change constants (+8,9% à taux de change courants). « En vertu du principe de congruence, qui fait que nous gérons nos actifs dans la monnaie correspondant à nos engagements, raisonner à taux de change constants est ce qui reflète le mieux la croissance du groupe », explique Denis Kessler. Le semestre a été marqué par d’importants effets de change pour le groupe, dont les primes sont facturées à 38% en dollars, 24% en euros, 10 % en livres et le reste en monnaies diverses (yen, won, Rmbi). Erosion tarifaire limitée Scor indique par ailleurs de pas pâtir de la baisse des tarifs à deux chiffres constatée sur certaines branches en dommages, du fait de sa faible exposition aux catastrophes naturelles aux Etats-Unis, notamment comparé à certain de ses concurrents. « Notre situation nous immunise de la baisse des tarifs sur les cat’ aux Etats-Unis, et nos programmes cat’ américains sont rentables », avance Denis Kessler. Rappelant que « les évolutions tarifaires dépendent de chaque portefeuille », il indique que les renouvellements du 1er juillet, qui incluent notamment les traités catastrophe aux Etats-Unis, se sont soldés par une baisse des prix de l’ordre de 3% cat’ comprises, et de 0,8% en les excluant. Bonne rentabilité technique La croissance ne s’est donc pas faite au détriment de la rentabilité. « Nos résultats techniques sont très bons. Le ratio combiné, à 90,9% (contre 94,3% au premier semestre 2013), est le plus bas jamais enregistré depuis que je suis à la tête de Scor », indique Denis Kessler. Certes, le premier semestre 2014 s’est montré particulièrement clément sur le front des catastrophes naturelles, dont le budget annuel est chiffré par Scor à 7 points de ratio combiné. Mais le ratio combiné attritionnel (hors cat’ nat’) s’est également amélioré, de l’ordre de 0,7 point, reflet « d’une activité de meilleure qualité globalement ». En vie, la marge s’est légèrement dégradée, passant de 7,4% à 7,2%, mais reste en ligne avec ce que cible le groupe. Le rendement de fonds propres (ROE) annualisé est, à 10,3%, cohérent avec l’objectif d’un rendement supérieur de 1000 points de base au taux sans risque, et le rendement des actifs, à 2,9%, se situe dans le haut de la fourchette de 2,5% à 2,9% évoquée par le groupe sur l’année. Enfin, le ratio de solvabilité, calculé à partir du modèle interne du groupe, ressort à 231%, contre 221% à fin 2013. Impact limité des catastrophes aériennes Revenant sur la série de catastrophes aériennes récentes (Air Algérie, Malaysia Airlines, bombardements de l’aéroport de Tripoli), qui impacteront les comptes du troisième trimestre, Denis Kessler explique qu’elles auront un impact de l’ordre de 25 à 35 M$ (après rétrocession et avant impôt. « Cela peut sembler important, mais rapporté au 5 Md€ de primes de Scor Global P&C sur l’année, cela reste totalement dans le budget et cela n’aura pas d’incidence sur la rentabilité du troisième trimestre », indique Denis Kessler. Le groupe est présent dans le domaine des risques aériens via deux pools, la Réunion Aérienne et le pool mondial de Londres, mais il n’est pas présent dans l’aviation war business, qui est un risque spécifique.
Generali clôt le premier semestre 2014 sur un bilan positif, et en atteignant une bonne partie des objectifs du plan de redressement lancé l’an dernier par l’administrateur délégué Mario Greco. Le bénéfice net s’affiche à 1,075 Md€ contre 1,08 Md€ un an plus tôt, tandis que le résultat d’exploitation progresse de 9,5% à 2,5 Md€, annonce le troisième groupe d’assurance européen dans un communiqué. Le chiffre d’affaires augmente quant à lui de 3,4% à 35,3 Md€. En assurance vie, principale activité du groupe, les primes brutes progressent de 5,4% à 24,2 Md€, profitant notamment des bonnes performances en Italie (+ 27,4%) avec un résultat opérationnel en hausse de 4,8% à 1,5 Md€. Dans la branche dommages, les primes restent stables à 11,1 Md€ (-0,7%) avec un résultat opérationnel de plus de 1 Md€ (+14,8%) et un ratio combiné qui s’améliore à 92,8%. «En janvier 2013, lorsque nous avons présenté notre plan, il y a avait une large incrédulité. Aujourd’hui, nous avons atteint les objectifs financiers et, en ce qui concerne le business, nous pensons arriver également au but rapidement», assure le patron de l’assureur italien au cours d’une conférence de presse restreinte dans le siège de Generali à Milan. Amélioration de la solvabilité Le groupe italien a, grâce à une politique active de cessions d’actifs, notablement amélioré son ratio de solvabilité 1, qui s’affiche à 162%, dépassant ainsi « plus d’un an à l’avance, son objectif 2015 ». «Generali n’a jamais eu un ratio de 160% en 10 ans, lorsque je suis arrivé nous étions à 130%. Nous avons réussi à renforcer les fonds propres du groupe grâce à la cessions d’actifs sans toucher à la rentabilité, tout en continuant à faire des acquisitions», souligne Mario Greco, qui promet désormais «une politique de dividendes plus rémunératrice». Parmi les dernières opérations, l’achat de 45% de la société d’assurance malaisienne MPIB, via laquelle Generali souhaite se développer dans ce pays. «L’Europe a un problème de croissance, mais reste l’une des régions les plus riches du monde, où nous réalisons 90% de notre business. Il n’est pas question d’y réduire notre voilure, mais nous voulons croître aussi dans d’autres marchés, en particulier en Chine, Indonésie, Vietnam et Malaisie», conclut l’administrateur délégué.
La banque française a essuyé une perte nette de 4,32 milliards d'euros au deuxième trimestre du fait de cette sanction. Hors élément exceptionnel, son bénéfice net atteint 1,92 milliard.
Dans un article paru dans le magazine n° 4 des Professions Financières et de l'économie, Christian Brugeilles considère que l'action sociale peut être un levier d'investissement dans des domaines améliorant la vie des cotisants et de leurs ayants droits.
Le modèle des fonds en euros est sous pression. Les compagnies cherchent à pousser la vente des unités de compte. Les bonnes performances de l’assurance-vie ne doivent pas faire oublier une préoccupation de taille pour les assureurs. La période prolongée de taux d’intêrêt bas ne fait en effet pas leurs affaires. «???Le modèle de l’assurance-vie en euros est aujourd’hui en risque???», affirme ainsi Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du cabinet Facts & Figures. Obligées d’investir dans des obligations d’Etat moins rémunératrices, les compagnies d’assurance doivent faire face à une baisse significative de leurs marges financières. «???Une erreur???» Dans ce contexte délicat, nombre d’entre elles - comme AXA ou Groupama par exemple - cherchent à réorienter les épargnants vers les unités de compte (UC), des supports investis directement dans des actions, voire d’autres classes d’actifs. Un travail qui s’annonce de longue haleine, car la collecte se fait toujours à 85???% sur les supports en euros. Pour cause???: contrairement aux unités de compte, ces derniers présentent l’avantage d’offrir la garantie du capital aux assurés. L'érosion progressive et inexorable des rendements des fonds en euros, qui ont servi 2,80???% en moyenne au titre de 2013, contre 3,6???% quatre ans plus tôt, n’y change pour l’instant pas grand-chose. «???La profession a fait une erreur, à mon avis. Elle aurait dû marquer le coup en baissant plus fortement les taux servis pour donner un signal fort aux épargnants. Il n’est plus raisonnable de servir des taux aussi élevés dans un tel contexte???», estime Cyrille Chartier-Kastler. D’après lui, certains assureurs ne devraient désormais pas hésiter à trancher dans le vif pour les taux qui seront servis au titre de 2014. Il table sur un rendement moyen tournant autour de 2,50???% à 2,60???%, du fait des réserves importantes existantes dans les provisions pour participation aux excédents (PPE). Il sera également intéressant de voir comment seront lancés les premiers produits d’assurance-vie euro-croissance. Ils ont été justement conçus pour permettre aux assureurs d’avoir une politique d’investissement plus dynamique et de se porter davantage sur les actifs d’entreprise. Ils font espérer de meilleurs rendements que les fonds en euros, mais en contrepartie d’un blocage des fonds pendant au moins huit ans.