La demande pour les fonds monétaires chinois devrait continuer de croitre mais à un rythme plus ralenti que par le passé, estime l’agence de notation Fitch Ratings dans une étude intitulée «Chinese Money Market Funds: Growth Set to Slow». Ce constat intervient après 18 mois de développement rapide notamment auprès de la clientèle «retail», faisant ainsi de la Chine le cinquième plus important marché de fonds monétaires à l’échelle mondiale. «Depuis le second semestre 2013, le marché des fonds monétaires chinois a connu une expansion rapide et prononcée, tirée principalement par les investissements des particuliers dans des fonds issus de l’e-commerce liés à leur propre plateforme de paiement et au rendement attrayants des fonds monétaires, note Fitch Ratings. Au début de l’année 2015, les encours totaux des 231 fonds monétaires chinois ont atteint 353 milliards de dollars (2.200 milliards de yuans), soit plus de six fois le niveau observé 18 mois plus tôt.» A l’avenir, l’agence de notation estime que la demande pour les fonds monétaires chinois viendra de plus en plus d’investisseurs institutionnels et d’entreprises multinationales opérant en Chine, des investisseurs moins attiré par les rendements que les clients particuliers. De fait, «les fonds monétaires gagnent en popularité auprès des investisseurs institutionnels depuis l’internationalisation du renminbi tout en permettant aux entreprises évoluant en Chine de répondre à leurs besoins de gestion de trésorerie», avance Fitch Ratings. De fait, les actifs institutionnels représentaient seulement 30% des encours mi-2014, augmentant cependant de 50% au cours du premier semestre 2014 pour atteindre 442 milliards de yuans à fin juin 2014.
RBC Investor & Treasury Services a annoncé la nomination mardi 10 mars d’Andrea Cecchini tant que managing director en Italie. Il sera rattaché à Sébastien Danloy, head of Continental Europe & Offshore. Ses responsabilités comprennent le développement de l’activité auprès des entreprises, la gestion des relations concernant les questions réglementaires et le management global de RBC Investor and Treasury Services en Italie.Auparavant, Andrea Cecchini a travaillé chez Cariparma où il occupait la fonction de head of Financial Markets. Plus tôt, il a occupé des postes de direction dans des banques italiennes et étrangères et des sociétés de gestion dont Unicredit, Calyon, Eurizon Capital et Crédit Agricole.Cette nomination intervient alors que RBC Investor and Treasury Services renforce son administration de fonds et ses liens en matière de distribution entre les activités luxembourgeoises de la société et d’autres pays européens, en particulier pour les fonds Ucits, indique un communiqué. L’an dernier, au troisième trimestre, précise ce dernier, l’Italie a enregistré les flux sur les fonds Ucits parmi les plus importants en Europe.
Dans une interview à Il Sole - 24 Ore, Giampiero Maioli, responsable du Crédit Agricole en Italie, souligne que l’activité de gestion d’actifs du groupe, via Amundi, a atteint un encours de 31,5 milliards d’euros d’encours le 31 décembre en Italie, soit une hausse de 23 % par rapport à 2013. Le dirigeant indique par ailleurs que le groupe a décidé de relancer, également en Italie, la marque Indosuez, «susceptible de devenir l’un des acteurs de référence pour la gestion de fortune haut de gamme». Enfin, Caceis a ouvert une filiale à Milan.
Le fournisseur d’ETF et d’ETP WisdomTree lance ce mardi six ETF Ucits sur la Bourse suisse SIX Swiss Exchange. La société d’origine américaine continue ainsi à tisser sa toile en Europe. En octobre 2014, elle a en effet introduit sa gamme sur le London Stock Exchange au Royaume-Uni, puis, en janvier 2015, sur Borsa Italiana à Milan et, enfin, en février 2015, sur la plate-forme allemande Deutsche Börse Xetra. Ce développement européen fait suite à la création de WisdomTree Europe en avril 2014 après l’acquisition par le groupe américain de Boost ETP. Les ETF lancés en Suisse par WisdomTree sont de type « smart beta » et couvrent les actions européennes, américaines et émergentes de petites et grandes capitalisations. La liste inclut WisdomTree Europe Equity Income Ucits ETF, WIsdomTree Europe SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree US Equity Income Ucits ETF, WisdomTree US SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree Emerging Markets Equity Income Ucits ETF et WisdomTree Emerging Markets SmallCap Dividend Ucits ETF.WisdomTree ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Dans une interview au FTAdviser.com, Hector McNeil, co-CEO de WisdomTree Europe, indique vouloir lancer six à huit ETF supplémentaires en Europe sur les trois à six prochains mois.
The ETF and ETP provider WisdomTree is this Tuesday launching six UCITS ETFs on the SIX Swiss Exchange. The US asset management firm is continuing to spread its wings in Europe, as in October 2014 it launched its range on the London Stock Exchange in the United Kingdom, then in January 2015, on the Borsa Italiana in Milan, and in February 2015, on the German Deutsche Börse Xetra platform. This European development follows the creation of WisdomTree Europe in April 2014, after the acquisition of Boost ETP by the US group.ETFs launched by WisdowmTree in Switzerland are smart beta type funds, covering European, US and emerging small and large cap equities. The list includes WisdomTree Europe Equity Income Ucits ETF, WIsdomTree Europe SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree US Equity Income Ucits ETF, WisdomTree US SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree Emerging Markets Equity Income Ucits ETF and WisdomTree Emerging Markets SmallCap Dividend Ucits ETF.WisdowmTree is not expected to stop halfway. In an interview with FTAdviser.com, Hector McNeil, co-CEO of WisdomTree Europe, says he wants to launch eight more ETFs in Europe in the next three to six months.
L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) annonce la création d’un Club dédié à l’Afrique pour fédérer les acteurs du non coté ouverts sur le continent africain
BNP Paribas Securities Services annonce aujourd’hui avoir transmis à CNP Assurances les premiers rapports relatifs aux fonds transparisés permettant au leader français de l’assurance vie de se mettre en conformité avec la directive Solvabilité 2, dont la date d'entrée en application est fixée au 1er janvier 2016.
Membre actif de l’AFTE depuis de nombreuses années, avant d’être président de la commission Financement, puis vice-président de la commission Placements depuis trois ans, Cyril Merkel, également trader en salle des marchés chez Sanofi, explique son rôle au sein de l’AFTE et évoque les projets sur lesquels la commission travaille actuellement.
Christophe Leroy, a été nommé, en mars, responsable de développement commercial senior, gestion assurantielle, au sein de Tikehau Investment Management. Il était, depuis juillet 2011, fondateur & directeur général de Caram Partners, société de tierce partie marketing dédiée aux sociétés de gestion d’actifs et institutions financières spécialisée dans les actifs tangibles tels que le private equity, les infrastructures et l’immobilier. Christophe Leroy a auparavant occupé les poste de responsable du développement / chargé de vente institutionnelle chez UBS Global Asset Management (de juin 2007 à mai 2011) et de responsable du développement commercial France/Monaco/Geneva au sein de Henderson Global Investors (de juin 2002 à mai 2007). Il a débuté sa carrière en tant que commercial institutionnel chez Paribas en juin 1997, avant de rejoindre Alliance Capital Management en mars 2000 pour y devenir directeur des ventes.
Laissons aller notre imagination… Pendant plusieurs décennies, dans les pays développés, une tendance a perduré. On a pu observer une perte de pouvoir quasi-totale des hommes politiques et une prise de pouvoir de la Finance et des grandes multinationales qui, grâce aux Banques Centrales indépendantes et au lobbying, orientaient toutes les décisions et pesaient sur les récalcitrants.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a recruté Lindsay Wright au poste nouvellement créé de responsable des institutions et des solutions alternatives et d’investissements pour l’Asie-Pacifique, rapporte Asian Investor. L’intéressée, qui est basée à Hong Kong, a intégré Invesco le mois dernier et est rattachée à Andrew Lo, responsable régional d’Invesco en Asie-Pacifique.Lindsay Wright, qui compte plus de 28 années d’expérience dans les services financiers, arrive en provenance de Harvest Fund Management où elle a travaillé pendant quatre ans et demi. Elle officiait précédemment en qualité de co-directeur général de Harvest Capital, une filiale de Harvest Fund Management. Auparavant, elle a travaillé chez Deutsche Bank, occupant notamment les postes de directeur des opérations pour l’Asie Pacifique et de responsable du développement et de la stratégie pour l’Asie. Avant cela, elle a officié pendant douze ans chez Bankers Trust en Nouvelle Zélande.Le recrutement de Lindsay Wright intervient quelques semaines après celui de Terry Pan, nommé directeur général pour la Grande Chine, Singapour et la Corée du Sud, après avoir travaillé chez J.P. Morgan Asset Management (lire NewsManagers du 9 février 2015).
L’Etat a demandé à Areva et à EDF de repenser leurs relations industrielles et commerciales mais une fusion entre les deux groupes n’est pas à l’ordre du jour, a déclaré hier soir Emmanuel Macron dans une interview à Reuters. Le ministre de l’Economie a indiqué que la refonte souhaitée de la filière nucléaire française pouvait en revanche déboucher sur des rapprochements capitalistiques entre le groupe nucléaire et l'électricien dans certaines activités, notamment les réacteurs. Cette mise au point fait suite aux propos de la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, qui avait déclaré qu’une fusion entre Areva, lourdement déficitaire en 2014, et l’énergéticien français était une des hypothèses envisageables. L’action EDF a d’ailleurs cédé 2,8% à 22,3 euros, les investisseurs craignant qu’il soit fait appel aux moyens de l'électricien pour consolider la situation financière d’Areva.
Le nombre d’actionnaires salariés a diminué de 342.000 en trois ans en Europe et de 125.000 en France. La principale raison : le recul des incitations fiscales, notamment dans l’Hexagone.
Covéa veut lancer prochainement une activité de réassurance à destination des mutuelles santé et des institutions de prévoyance (IP) bousculées par le choc de l’ANI. Une nouvel instrument qui vise à compléter l’arsenal du groupe mutualiste sur le terrain de la santé et de la prévoyance.
Une fusion entre EDF et Areva fait partie des hypothèses envisagées par le gouvernement dans le cadre de sa réflexion sur l’avenir de la filière énergétique en France, a déclaré lundi la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal. «Rapprochement, convergence, bien sûr. Fusion ? Peut-être, toutes les hypothèses sont sur la table, toutes les hypothèses sont actuellement regardées pour voir où est l’intérêt de notre pays», a-t-elle dit au cours d’une interview accordée à BFM TV. EDF et Areva, dont l’Etat détient respectivement 84,5% et 87% du capital, n’ont pas souhaité commenter ces déclarations.
La Grèce pourrait organiser un référendum ou des élections législatives anticipées si ses partenaires de la zone euro rejettent ses propositions sur sa dette et sur la relance de sa croissance, déclare le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, dans une interview publiée hier par le Corriere della Sera. Si Bruxelles rejette les propositions de la Grèce, «des problèmes pourraient apparaître. Mais (…) nous ne sommes pas inamovibles. Nous pourrions en revenir à des élections, ou organiser un référendum», indique-t-il au journal italien. Il souligne que jusqu'à présent, ses partenaires ont répondu par le «silence» à ses propositions visant à remplacer la dette actuelle par des obligations indexées sur la croissance nominale. Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir aujourd’hui à Bruxelles pour discuter de la lettre envoyée par Athènes concernant les promesses de réformes du pays.
La politique monétaire de la BCE fait basculer la performance de nombreux supports de placement de trésorerie en territoire négatif. Gérants de fonds et trésoriers cherchent des solutions pour contrer l’érosion de la performance de leurs investissements monétaires.
Benoit Jullien, directeur des investissements du Groupe Maif dans le cadre d’un interview accordée à Newsmanagers : «Nous avions 2,5% de placements monétaires début 2014 et nous avons fini l’année avec 1,6% de monétaires en portefeuille. Quand les taux d’intérêt nominaux ont augmenté au cours du 1er trimestre 2014, nous avons augmenté assez significativement la duration de nos placements taux et crédits. En parallèle, nous avons accentué notre diversification en renforçant graduellement nos expositions sur les dettes émergentes, les obligations high yield puis, dès le début du 3ème trimestre 2014, sur des fonds obligataires US libellés Dollar US. Finalement, nous avons réduit notre poche taux et crédit de 0,8 % entre 2013 et 2014, l’allocation monétaire se réduisant de 28% et l’obligataire en direct diminuant de 0,5%. En revanche, la gestion obligataire déléguée a été augmentée de 40%. En parallèle, notre poche actions a augmenté de 31%, passant de 9,4% à 10,8% aujourd’hui tandis que la poche convertibles a progressé de 2,6% pour atteindre 3,5% entre 2013 et 2014. Nous avons également continué d’investir dans les actifs réels (immobilier et infrastructures), à hauteur de 175 millions d’euros en 2014 permettant à cette poche de progresser de 25 %.»
Fin 2014, la Fondation Abbé Pierre a lancé Solifap, une société d’investissements solidaires, en partenariat avec AG2R La Mondiale. Avec cet outil financier assez novateur au service de la lutte contre le mal logement, la Fondation Abbé Pierre entend soutenir les acteurs associatifs dans toute la France et renforcer son action sur cette thématique.
Au début du mois de février Patrick Doutreligne a présenté son dernier rapport annuel sur le mal logement en tant que délégué général de la Fondation Abbé Pierre avant son départ en retraite, mi avril. Arrivé en 2001, il s’est battu au sein de la Fondation pour montrer « que le dynamique du mal logement n’était pas inéluctable ». Une thématique qui a été le fil rouge de sa carrière.
Patrick Frost préside la direction du groupe Swiss Life depuis juillet dernier. Il est entré à sa direction en 2006, en tant que responsable des placements, après avoir dirigé les placements en taux d’intérêt au sein du groupe Winterthur. Après avoir présenté les résultats du groupe vendredi dernier, il a répondu aux questions du Temps. Le Temps: Avec 183 milliards de francs, les actifs sous gestion de Swiss Life correspondent à deux fois ceux de Vontobel ou à l’équivalent de ceux de Lombard Odier. Quand allez-vous demander la licence bancaire? Patrick Frost: Nous n’allons pas demander la licence bancaire, par ailleurs très onéreuse. La gestion d’actifs («asset management») n’est pas une activité bancaire à proprement parler, elle ne requiert donc pas de licence bancaire. A l’étranger, la gestion d’actifs n’est d’ailleurs pas proposée en priorité par des banques. Et nous n’allons pas réintroduire le modèle de bancassurance. Le premier objectif de notre activité de gestion porte sur les placements à long terme des assurés. C’est de loin la majeure partie des fonds sous gestion: 149 milliards. Les autres 34 milliards proviennent de clients externes. Je me réjouis que les revenus des commissions de ce dernier segment soient presque au même niveau que ceux de l’assurance. Nous avons triplé ce montant en cinq ans. La plus grande partie de la progression est organique. En 2014, Swiss Life a enregistré un afflux net de nouveaux capitaux de 4,5 milliards de francs. Je pense qu’une acquisition de taille moyenne s’intègre facilement à ce modèle. Les deux dernières proviennent de l’immobilier. Dans la hiérarchie du groupe, la gestion d’actifs passe devant les activités en France en termes de bénéfice. N’est-ce pas une indication de la future stratégie ? Les raisons de notre présence dans l’asset management méritent d’être rappelées. Nous gérons des actifs depuis longtemps et profitons d’une réelle crédibilité dans la branche. C’est aussi une partie de la croissance organique des frais et commissions, aux côtés de Swiss Life Select et des affaires d’assurances, par exemple à travers les unités de compte en France. C’est une bonne combinaison de revenus. Les gérants des autres sociétés suisses de gestion d’actifs sont en général à Londres, seule la distribution étant en Suisse. Pourquoi faites-vous exception et restez un producteur suisse ? Je suis content qu’une personne l’ait remarqué. Nous gérons directement en Suisse, ainsi qu’en Allemagne et en France. Je crois beaucoup aux atouts d’une présence locale. La plupart des clients honorent notre choix. En outre, dans l’immobilier, la présence locale est une nécessité. La gestion de produits de taux d’intérêt est également en Suisse où nous présentons d’excellentes performances, par exemple dans les obligations étrangères. La Suisse n’est-elle pas plus chère que l’Union européenne (UE) ? Nous ne sommes pas plus chers qu’ailleurs. Nous profitons aussi du fait que l’informatique est partagée avec d’autres activités. La gestion d’actifs, même séparée de l’assurance, n’est pas plus chère en Suisse qu’à Londres. Est-ce que vous diversifiez les activités dans d’autres domaines que les obligations et l’immobilier ? Oui, nous investissons aussi dans les infrastructures, où nous avons créé une équipe de sept personnes spécialisées dans les énergies éolienne, solaire, les réseaux d’électricité, qui gèrent quelques centaines de millions. Nous avons aussi environ 4 milliards en actions, ainsi que des hypothèques. Grâce à la BNS et aux taux négatifs, notre offre est très compétitive par rapport aux banques. Leurs besoins de couverture ont conduit à une hausse de leurs taux hypothécaires alors que les nôtres ont légèrement baissé. De combien ? A dix ans, notre taux hypothécaire s’élève à 1,5%. Nous sommes dans le quart le meilleur marché. Mais nous restons plus chers que les hypothèques liées au taux Libor parce que nous ne sommes pas intéressés par les placements à court terme. Nous visons les 10, 15 et 20 ans, qui sont d’ailleurs les échéances les plus demandées. Nous investissons aussi dans les obligations d’entreprises et les crédits aux entreprises, surtout en dehors de Suisse. Si les surfaces vacantes doublaient dans l’immobilier, le rendement ne diminuerait que de 4 à 3,8%. Comment est-ce possible ? Nos revenus de loyers atteignent 720 millions de francs. Si les surfaces vacantes doublaient de 5 à 10%, les revenus ne baisseraient pas tellement. Le risque est plus élevé dans le cas où les prix de l’immobilier devaient baisser. Vos actifs immobiliers représentent le tiers des actifs (63 milliards de francs). 2% de ce montant fait déjà plus de 1 milliard de francs, le bénéfice annuel du groupe. Mais est-ce que l’immobilier représente un dixième du bénéfice du groupe ? Non. La réponse est complexe. La part de l’immobilier au bilan qui exerce un impact sur le bénéfice atteint 14% et représente environ 20 milliards de francs. Nous avons aussi une partie immobilière dans nos affaires avec les clients externes (12 milliards) et environ 32 milliards de francs en actifs immobiliers sous administration. Le résultat des placements du groupe s’élève à 5,1 milliards, dont un cinquième dans l’immobilier. La grande partie de ce montant est partagée avec les assurés. Il faut ajouter les frais d’administration immobiliers qui ne sont pas partagés avec les assurés. Le bénéfice du groupe réalisé avec les immobiliers est naturellement important. Devez-vous prendre des mesures d’économies supplémentaires à cause du franc fort ? Nous devons être plus efficients non pas à cause du franc mais de la concurrence. Nous avons atteint nos objectifs d’économies pour 2015 avec une année d’avance. Et nous continuerons sur cette voie. Nous avons l’avantage de ne guère être présents dans les affaires transfrontalières. Nos coûts sont dans les pays où nous faisons des affaires. Le siège fait exception, mais il reste modeste. La hausse du franc ne vous incite-t-elle pas à acquérir une société en Europe? L’arrivée de Solvabilité II dans l’UE peut en être l’occasion, non ? Nous voulons rester un acteur local. L’assurance l’est par définition en raison des régulations locales. Nous n’avons pas l’ambition d’augmenter nos coûts en Europe. Même les coûts informatiques sont essentiellement locaux puisqu’il s’agit de frais de maintenance. Je ne crois pas que la directive Solvabilité II modifiera le marché. La période de transition prévue en Allemagne (16 ans) montre qu’il n’y aura pas de choc de ce côté. Le SST [ndlr: exigences de fonds propres pour les assureurs] est nettement plus strict que Solvabilité II. Quels sont les principaux risques en 2015 ? Une crise financière représente sans doute un risque majeur, mais très peu probable. Nous avons bien maîtrisé la hausse du franc. Mais nous prenons des risques au bilan et une récession mondiale ne nous épargnerait pas. Dans le passé, j’aurais craint une baisse des taux. Mais aujourd’hui, je vois mal comment la baisse pourrait se poursuivre. Enfin, la réforme Berset constitue un risque, mais je suis optimiste. J’espère que nos vues finiront par l’emporter. Si les taux restent longtemps à 0%, votre portefeuille ne risque-t-il pas de souffrir très fortement? Ne perdez-vous pas annuellement 4% de vos obligations les mieux rémunérées qui arrivent à échéance ? Notre résultat d’épargne est positif. Cela signifie que les revenus des placements dépassent les garanties que nous versons. Chaque année, nous réduisons aussi la part de nos garanties. L’an dernier, cette diminution a été plus forte que celle du rendement des actifs. La marge s’est donc accrue en 2014. Je ne me fais pas de souci. L’an dernier, nous avons réussi à augmenter de 170 millions de francs nos revenus de placements. Je ne connais personne d’autre dans ce cas. La réforme Berset est l’un des risques cités. Est-ce que ce projet a modifié votre stratégie ? Non. Je pense que la raison va l’emporter. Les arguments en faveur d’une hausse du «legal quote», la quote-part du bénéfice de la prévoyance vieillesse que l’assureur est tenu de verser aux assurés, sont purement politiques. Si les affaires vont mal, nous devons supporter l’ensemble des risques et si elles vont bien nous ne pouvons garder qu’une part toujours plus infime. Une hausse du «legal quote» nous obligerait aussi à réduire les risques. Elle conduirait à un affaiblissement de la prévoyance vieillesse en Suisse parce que les rendements du troisième cotisant, le marché, diminueraient toujours davantage. C’est l’opposé des objectifs de la réforme.
Le gestionnaire d’actifs belge Petercam Institutional Asset Management a annoncé, ce jeudi 5 mars, que Koen Bosquet, gérant de portefeuille chez Petercam depuis juillet 2014, avait rejoint son équipe actions européennes («Core European equity team») à compter du 2 mars aux côtés de Guy Lerminiaux, directeur des investissements en charge des actions et Lieven Op De Beeck. Cette nomination intervient alors que Didier Van De Veire, co-gérant des fonds actions européennes et des mandats depuis septembre 2009, a décidé de quitter la compagnie. Selon Citywire, Didier Van de Veire doit rejoindre le 1er avril prochain le fonds souverain d’Abou Dhabi, Abu Dhabi Investment Authority. Koen Bosquet a démarré sa carrière chez Dexia Bank Belgium (aujourd’hui Belfius Bank) en 2004 avant de rejoindre Dexia Asset Management (désormais Candriam) en 2006. De 2007 à 2008, il a été en charge du fonds European High Dividend puis, de 2009 à juin 2014, il était impliqué dans la gestion des fonds actions européennes et des mandats actions institutionnels de Dexia Asset Management.
La société de private equity cotée Altamir qui a publié sur son site jeudi 5 mars ses résultats financiers en 2014, a fait état d’une croissance de 10,9% de son ANR (dividende inclus). L’ANR par action progresse de 7,9% sur un an à 16,04 euros après versement du dividende. La progression de l’ANR s’explique essentiellement par les bonnes performances opérationnelles des sociétés du portefeuille, indique un communiqué qui précise qu’elle provient pour les deux tiers de la croissance de l’EBITDA moyen des sociétés du portefeuille (+9,2% pour le portefeuille d’Apax Partners France et +13,4% pour les sociétés détenues par l’intermédiaire du Fonds Apax VIII LP), et pour environ un tiers de l’augmentation des multiples de valorisation. En 2014, Altamir a encaissé un total de 63,9 millions d’euros de produits de cession et revenus, contre 115,5 millions d’euros en 2013 provenant essentiellement de la cession de Buy Way Personal Finance pour 40 millions (soit un multiple de 8,3x sur cet investissement au global) ; d’un remboursement de 16,1 millions suite au refinancement de la dette de THOM Europe (enseignes Histoire d’Or, Marc Orian & Trésor), et enfin de la vente sur le marché du solde des titres DBV Technologies, dernière société «venture» du portefeuille, pour 6,8 millions. Au global, Altamir aura réalisé un multiple de 4,6x sa mise sur cet investissement d’opérations diverses pour 1 million.Par ailleurs, à l’occasion du Conseil de Surveillance du 3 mars 2015 qui a arrêté les résolutions de l’assemblée générale du 23 avril 2015, Joël Séché, après neuf ans en tant que mandataire social et sept ans en tant que président, a fait part de sa décision de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de membre du Conseil de Surveillance qui arrive à échéance lors de cette Assemblée Générale. Le Conseil a procédé à la nomination de Jean-Hugues Loyez en tant que président à effet du 3 mars 2015. Ce dernier est membre du conseil de surveillance d’Altamir depuis juin 2007 et intervient depuis 2002 en tant qu’investisseur privé et “business angel”. Il est président fondateur de la société A&A Partners, spécialisée dans l’édition de logiciels applicatifs.
Gestion d’actifs des compagnies de Swiss Life France En dépit de la baisse des taux d’intérêt, 2014 a été marquée par une bonne performance des placements qui a contribué à l’augmentation du résultat opérationnel de Swiss Life France et au renforcement de la réserve de participation. Le rendement net de 3,9% est tiré par de bonnes performances des obligations, et en particulier du crédit, des actions et de l’immobilier. Swiss Life France a par ailleurs poursuivi sa politique d’investissement basée sur une politique d’optimisation des rendements et de diversification, combinée à une politique stricte de gestion des risques et du capital. Au 31 décembre 2014, le montant total des actifs gérés par Swiss Life France s’élevait à 25 milliards d’euros, en hausse de 19%. En assurance vie, le chiffre d’affaires s’élève à 2 488 millions d’euros, en augmentation de 17%, un niveau nettement supérieur au marché (8%) tant en termes de qualité que de volume des affaires. Les primes en unités de compte sont en augmentation de 38% dans un marché à +27%. La collecte nette est de 1,0 milliard d’euros, principalement orientée en unités de compte, sur un marché en collecte de 21,3 milliards d’euros. En termes de production nouvelle, la part en unités de compte est de 57% grâce d’une part, au positionnement haut de gamme et au dynamisme des réseaux de distribution, et d’autre part à une politique de participation aux bénéfices adaptée, combinée à la performance des différentes solutions d’investissement. Les encours d’assurance vie ont ainsi augmenté de 8% tirés tant par la bonne collecte nette que par des effets marchés positifs. Gestion d’actifs pour compte de tiers Avec une collecte nette de 1 256 Millions d’euros, le groupe Swiss Life poursuit son développement auprès de la clientèle tierce sur le marché français. Cette croissance est soutenue par la progression des actifs sous gestion de Swiss Life Asset Management (France) qui a collecté 437 M€ auprès de clients institutionnels mais surtout auprès de la clientèle individuelle, contribuant ainsi à la production nouvelle en Unités de compte du groupe. L’attractivité de sa gamme de fonds diversifiés, récompensée par la profession plus d’une douzaine de fois en 2014, notamment pour son produit phare SLF (F) Defensive, a nettement soutenu ce marché. Cette activité est également marquée par les très bonnes performances de Swiss Life REIM (France) (819M€ de collecte nette en 2014) qui conforte sa place de leader sur le marché français des OPCI et renforce sa notoriété dans le montage de fonds immobiliers experts (hôtels, résidence étudiants, maisons de soins) destinés aux investisseurs institutionnels. Au 31/12/2014, les encours gérés pour le compte de tiers sur le marché français se sont établis à 13,2 milliards d’euros en hausse de 14 %.
Directeur de l’actuariat groupe chez Scor, Eric Lecoeur revient sur l’importance du métier d’actuaire pour le réassureur et défend une profession parfois moquée, mais toujours synonyme d’excellence dans le secteur.
Jérôme Pentecoste et Emmanuel Paillard rejoignent Wragge Lawrence Graham & Co accompagnés de deux collaborateurs, Julie Vuagnoux et Paul Peyret. L’arrivée de cette équipe en Droit Public et Projets PPP constitue une nouvelle étape majeure pour le développement du cabinet, souligne un communiqué. Cette arrivée permet la création d’une nouvelle offre en droit public en parfaite interaction avec les offres existantes en immobilier, financement, fiscalité et corporate. « Les arrivées d’Emmanuel, de Jérôme et de leur équipe s’inscrivent dans la stratégie locale du cabinet, l’immobilier étant fondamental à Paris, et dans la stratégie plus globale de Wragge Lawrence Graham & Co en matière d’infrastructures et de financement de projets » déclare Pierre-Emmanuel Chevalier, co-managing Partner du cabinet. Cette nouvelle équipe a été conseil des sponsors attributaires des projets Balard, TGI de Paris et Université européenne de Bretagne, ou encore très récemment du contrat de partenariat relatif au nouveau campus de l’École Centrale Supélec à Saclay. Jérôme Pentecoste intervient depuis plus de vingt-cinq ans pour ses clients, publics ou privés, en droit public des affaires et financement de projets. Il possède une grande expertise en matière de financement privé d'équipements publics pour être intervenu sur les premiers PPP français, crédit-baux avec ou sans levier fiscal et financements obligataires de collectivités. Il conseille ses clients sur des schémas juridiques déconsolidant et sur le financement d'équipements d’intérêt général, et plus généralement dans les phases d'évaluation préalable, de passation et de closing, ainsi que de suivi d’exécution et de contentieux.Emmanuel Paillard, avocat associé spécialisé en droit public et construction, intervient depuis plus de quinze ans, tant en conseil qu’en contentieux, dans le cadre d’opérations publiques contractuelles complexes d’envergure et de projets immobilier et d’installations d’énergie renouvelable, pour le compte de développeurs, investisseurs ou prêteurs français et étrangers. Il accompagne également ses clients sur les questions d’urbanisme et d’environnement soulevées par la réalisation de leurs projets, et les conseille pour la rédaction, la négociation et l’exécution des contrats liés à l’opération de construction ou l’éventuelle mise en oeuvre des garanties légales. Julie Vuagnoux intervient, depuis huit ans, en droit public et plus particulièrement en droit de l’urbanisme et contrats publics, tant en conseil qu’en contentieux, ainsi qu’en matière de financement privé d'équipements publics. Elle a acquis une expérience très significative en PPP et en aménagement. Paul Peyret, collaborateur en droit Public depuis cinq ans, accompagne, tant en conseil qu’en contentieux, les collectivités publiques et leurs partenaires privés, ainsi que les institutions bancaires et financières, dans tous les domaines du droit public des affaires, et en particulier en droit de la commande publique.
Citigroup a annoncé avoir vendu sa participation de près de 10% dans le capital de la banque turque Akbank pour 1,2 milliard de dollars (1,09 milliard d’euros). Cette cession intervient dans le cadre du plan stratégique de la banque visant à réduire ses coûts et améliorer ses profits. C’est dans ce même contexte que Citi avait annoncé mardi la vente de sa filiale de crédit à la consommation OneMain Financial Holdings pour 4,25 milliards de dollars. Citigroup a néanmoins affirmé sa volonté de renforcer son activité en Turquie, où elle est présente depuis 40 ans et emploie 500 personnes.
Le groupe pharmaceutique américain AbbVie a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le rachat du laboratoire californien Pharmacyclics, spécialiste de l’oncologie, pour 21 milliards de dollars (19 milliards d’euros). Pharmacyclics produit l’Imbruvica, un traitement contre les cancers du sang et dont les ventes aux Etats-Unis devraient atteindre le milliard de dollars cette année. Pour cette opération, AbbVie versera 261,25 dollars en numéraire et en titres pour chaque action apportée, soit une prime de 13% par rapport au cours de clôture de Pharmacyclics mercredi soir sur le Nasdaq. Le laboratoire enttend financer l’acquisition sur ses fonds existants et par endettement. L’opération intervient après l’acquisition manquée du laboratoire irlandais Shire en 2014, une opération de 55 milliards de dollars à laquelle AbbVie avait choisi de renoncer après le durcissement des lois fiscales aux Etats-Unis.