Les Couronnes 2025 de L’Agefi récompensent Maud Colin-Livet du Fonds de garantie des victimes
La 14ᵉ édition des Couronnes de L’Agefi a une nouvelle fois mis en lumière les initiatives les plus remarquables du monde institutionnel au cours d’une cérémonie prestigieuse rythmée par le saxophoniste Ferdi. Voici le récapitulatif complet des prix remis cette année, avec pour chacun le lauréat suivi des nommés.
Le Prix de la meilleure initiative contribuant à la transition écologique (climat & biodiversité) a été remis au Crédit Agricole assurances et à Malakoff Humanis. Cette année, le jury a choisi de distinguer deux acteurs dont les démarches se sont particulièrement démarquées en matière de climat et de biodiversité.
L’autre nommé était la Maif.
Le Prix de la meilleure initiative en matière d’impact sur la transition sociale, a été remis à la Maif. La mutuelle est récompensée pour son approche engagée et structurante de la transition sociale. Les autres nommés sont l’Ircantec et l’UMR.
Le Prix de la meilleure initiative en matière de financement des territoires et de l’économie réelle a été décerné à AG2R La Mondiale. Les autres nommés sont L’Auxiliaire et le Fonds de réserve des retraites (FRR).
Le Prix spécial du jury est revenu à L’Auxiliaire. Le jury a tenu à distinguer L’Auxiliaire pour une initiative hors catégorie, particulièrement remarquable.
Relyens a reçu le Prix de la meilleure initiative en matière d’immobilier. Les nommés étaient AG2R La Mondiale et Groupe SOS.
Le Prix coup de cœur du jury est revenu à Groupe SOS, une récompense attribuée à un projet inspirant qui a marqué les membres du jury.
Le Prix de l’investisseur institutionnel pour sa gestion de la performance financière est décerné à Sacra.
Le Prix de la transparence dans la communication financière est revenu au FRR.
Enfin, le Prix de la personnalité instit de l’année a été décerné à Maud Colin-Livet, responsable de l’investissement durable au Fonds de garantie des victimes (FGV), saluée pour son rôle structurant et son engagement dans les enjeux institutionnels.
Les autres nommés étaient :
Michel Andignac – directeur général de la Carac
Olivier Héreil – directeur général adjoint en charge des investissements et de la gestion d’actifs de BNP Paribas Cardif
Karine Leymarie – responsable expertises investissements et finance durable à la Maif
Nathalie Tubiana – directrice des finances et de la politique durable du Groupe Caisse des dépôts
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Strasbourg - Sous la pression de Donald Trump, l’Union européenne est parvenue mercredi à un compromis provisoire pour mettre en oeuvre l’accord commercial conclu l’an dernier avec les Etats-Unis, espérant clore un chapitre tumultueux des relations transatlantiques. «Le Conseil et le Parlement parviennent à un accord sur la mise en oeuvre des dispositions relatives aux droits de douane de la déclaration commune» UE-Etats-Unis adoptée le 21 août 2025, a écrit la présidence chypriote de l’UE dans un communiqué. Les représentants des eurodéputés et des 27 Etats membres avaient démarré dans la soirée ces nouvelles discussions à huis clos, dans une salle du Parlement européen à Strasbourg, après une tentative infructueuse début mai. La présidence chypriote de l’UE a finalement annoncé mercredi à l’aube un «accord provisoire». Le président américain a donné à l’UE jusqu’au 4 juillet, jour qui marquera les 250 ans de l’indépendance américaine, pour ratifier l’accord négocié l'été dernier à Turnberry, en Ecosse. Faisant valoir que les engagements américains ont été, pour leur part, rapidement mis en oeuvre, il a menacé l’UE de porter de 15% à 25% les droits de douane sur les voitures et camions européens. «Aujourd’hui, l’Union européenne tient ses engagements», a claironné dans un communiqué Michael Damianos, ministre chypriote de l’Energie, du Commerce et de l’Industrie. «Le maintien d’un partenariat transatlantique stable, prévisible et équilibré est dans l’intérêt des deux parties», a-t-il ajouté. Dans son pacte avec Washington, l’UE s’est engagée à supprimer les droits de douane appliqués sur la plupart des importations en provenance des Etats-Unis, en échange d’un plafonnement à 15% des droits de douane imposés par M. Trump sur les produits européens. Mais le Parlement avait réclamé le mois dernier un ensemble de garde-fous difficilement endossables par les Etats membres, soucieux d'éviter un nouvel accès de fureur de la Maison Blanche. Points de blocage L’un des points de blocage concernait une clause de suspension renforcée, qui prévoyait la suppression des conditions douanières favorables accordées aux exportateurs américains si les Etats-Unis venaient à enfreindre les termes de l’accord. Les eurodéputés ont accepté de revoir ces exigences à la baisse. Selon un communiqué du Parlement européen, le texte final donne notamment aux Etats-Unis jusqu'à la fin de l’année pour supprimer les surtaxes supérieures à 15% sur les composants en acier, au lieu d’en faire une condition préalable. Un autre point de discorde concernait les clauses dites «sunrise» («lever de soleil») et «sunset» («coucher de soleil»), en vertu desquelles la partie européenne de l’accord entrerait en vigueur dès que les Etats-Unis auraient pleinement respecté leurs engagements, et expirerait à moins d'être renouvelée en 2028. La clause «sunrise» a été purement et simplement supprimée, tandis que la clause «sunset» a été repoussée à la fin de 2029. Le président de la commission du commerce international du Parlement européen, Bernd Lange, a dû relever le défi de dégager une position commune entre les différents groupes parlementaires, qui ont négocié jusqu’au dernier moment. M. Lange a minimisé les concessions, déclarant après l’annonce de l’accord que «le Parlement a obtenu gain de cause avec ses exigences concernant un filet de sécurité complet». «Il existe un mécanisme de suspension si les Etats-Unis ne respectent pas l’accord, un mécanisme de suivi de l’impact sur notre économie, des dispositions concernant les droits de douane injustifiés sur certains produits, une date d’expiration pour la législation et une forte implication du Parlement européen», a-t-il souligné. Si Parlement européen a dès le départ traîné des pieds pour ratifier l’accord avec les Etats-Unis, le processus a aussi été entravé ces derniers mois par les visées de Donald Trump sur le Groenland, puis par le revers judiciaire sur les droits de douane infligé au milliardaire républicain par la Cour suprême américaine. Plusieurs pays européens ont en outre attisé la colère de la Maison Blanche ces dernières semaines en raison de leur opposition ou de leurs critiques concernant la guerre en Iran. Mais la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré malgré ces tensions qu’"un accord est un accord», et que l’UE respecterait ses engagements, pour préserver les relations avec son premier partenaire commercial. Jana HEMMERSMEIER © Agence France-Presse -
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