Alan lève 50 millions d’euros pour viser l’international
L’assurtech française fait entrer Temasek à son capital. Elle ouvrira des bureaux en Espagne et en Belgique cet été.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Pauline Armandet
assurtech ALAN assurance
-
DR.
L’assurtech française Alan, spécialiste de l’assurance santé, annonce aujourd’hui une levée de fonds de 50 millions d’euros. La société d’investissement Temasek et l’investisseur historique Index Ventures ont participé à l’opération. «Temasek est un acteur institutionnel qui dépend de Singapour, ce qui nous permet d’avoir un partenaire à très long terme. Ils ont un très bon lien avec les systèmes de santé en Asie. Cela conforte notre stratégie à l’international», explique à L’Agefi Charles Gorintin, co-fondateur et chief technology officer (CTO) d’Alan.
Ce tour de table porte le total des fonds levés par Alan à 125 millions d’euros en quatre ans. CNP Assurances, qui avait participé à une levée de fonds de 12 millions d’euros en 2016, n’a pas participé à cette nouvelle opération. «CNP Assurances a été acquis par la Banque Postale, cela crée de nouveaux enjeux», précise Charles Gorintin.
Depuis son lancement en 2016, Alan a développé de nombreux services afin de faciliter l’accès des clients aux professionnels de santé (plate-forme Livi, «Alan Map»). Dans le contexte du Covid-19, la fintech a investi 1 million d’euros dans la solution «Coup de pouce», qui offre des services gratuits et accessibles à tous pour leur santé.
Des outils digitaux pour rembourser en quelques minutes
Avec cette levée de fonds, Alan continuera à développer ses outils digitaux. «Nous avons passé l’année à développer des outils pour pouvoir rembourser nos membres en quelques minutes. Dans le contexte du Covid-19, c’est important pour nos membres de recevoir l’argent qui leur est dû le plus rapidement possible», précise le dirigeant. De même, Alan continuera de s’adresser aux entreprises, afin de mieux répondre à leurs besoin.
Enfin, Alan souhaite aussi se développer à l’international : cet été, la fintech ouvrira des bureaux en Espagne et en Belgique. «Chaque pays européen a un système de santé différent. A la fin de l’année, 20 personnes travailleront sur l’international, en Espagne et en Belgique, et développeront la solution d’Alan dans ces pays», souligne le co-fondateur. Elle ambitionne également de s’implanter dans la plupart des pays européens dans les cinq prochaines années.
Fondée en 2016, la fintech compte aujourd’hui 70.000 membres clients et revendique un chiffre d’affaires annuel de 58 millions d’euros. «Notre objectif reste de dépasser les 100.000 membres à la fin de l’année. Les circonstances sont particulières mais on garde le cap sur cet objectif», conclut le co-fondateur.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
En dépit d’un quasi-doublement de son enveloppe de rachat d’actions à 350 millions d’euros, l’assureur vie néerlandais inquiète avec le départ de son directeur financier.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.