WisdomTree innove avec un ETF axé sur les marchés véritablement émergents
WisdomTree souhaite revenir à l’essence même des stratégies liées aux marchés émergents. Le fournisseur américain a annoncé ce 15 avril le lancement du WisdomTree True Emerging Markets Ucits ETF (WEM). L’ETF est coté depuis le 15 avril sur Börse Xetra, Borsa Italiana, Euronext Paris et SIX Swiss Exchange, et sera listé le 16 avril sur le London Stock Exchange. Avec le WisdomTree True Emerging Markets UCITS Index comme indice de référence, le produit présente des frais totaux de 0,25%.
A la différence des ETF traditionnels sur ces marchés, WisdomTree veut apporter «une exposition diversifiée à des pays véritablement émergents en termes de développement économique et de maturité des marchés financiers». Concrètement, l’ETF exclut la Chine, la Corée du Sud et Taïwan.
A lire aussi : WisdomTree lance deux nouveaux ETF sur la défense
Des pays qui sont généralement présents dans les stratégies classiques sur les marchés émergents et qui ont pris une place prépondérante : «Une exposition large aux marchés émergents peut de plus en plus se comporter comme une allocation concentrée sur quelques pays ou titres», justifie un communiqué.
WisdomTree vise à s’éloigner de la classification historique pour utiliser ses propres critères : «Ce lancement offre aux investisseurs une approche plus intentionnelle d’accéder à la croissance des marchés émergents […] tout en venant compléter de manière disciplinée et transparente des allocations actions globales plus larges», affirme Alexis Marinof, directeur général Europe chez WisdomTree.
A lire aussi : Les marchés émergents ont effacé leurs gains de début d’année
L’objectif de ce fonds est notamment d’identifier les pays qui correspondent encore à la définition de «véritables marchés émergents». Le cadre prend en compte les données macroéconomiques – qu’il s’agisse de la classification du FMI (Fonds monétaire international), du PIB par habitant, de l’indice de développement humain des Nations Unies, de la notation souveraine et de la dynamique de croissance du PIB – ainsi que des notions d’accessibilité et de négociabilité des marchés actions locaux.
L’émetteur a donc défini des pays émergents, encore souvent sous pondérés, mais qui possèdent une forte croissance tirée par le développement. Il estime que les économies des pays retenus sont soutenues par les dynamiques démographiques, les avancées numériques et la faible pénétration des marchés financiers pour assurer un potentiel de croissance à l’avenir. WisdomTree cite notamment l’Afrique du Sud, l’Arabie Saoudite, le Brésil, le Mexique, l’Inde, l’Indonésie et le Vietnam.
Plus d'articles du même thème
-
La demande intérieure et les services, deux atouts pour l'économie indienne
Touchée par la flambée des prix de l’énergie, l’Inde s’adapte et continue de se transformer. Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, le pays a mené des réformes importantes et veut gagner sa place parmi les grands de ce monde. -
Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
Pour les grandes entreprises françaises, les promesses du marché indien n'ont plus rien de théorique. Mais l'hypercroissance impose de relever nombre de défis. -
Crédit Agricole CIB entend faire fructifier son héritage indien
La filiale spécialisée dans les activités de financement et d’investissement de Crédit Agricole SA ne cache pas ses ambitions en Inde. Pour y déployer sa stratégie de niche, elle a doublé son allocation de capital consacrée au pays. Et compte y monter encore en puissance.
A la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Contenu de nos partenaires
-
« Un vote historique » : comment Zohran Mamdani a réussi à geler les loyers à New York
Jeudi soir, une commission de la Ville a voté le gel des loyers des logements régulés. Un vote historique sur une promesse de campagne du maire démocrate, mais controversé -
Pourquoi le gouvernement reporte l'examen du projet de loi « Etat local »
Face à l’opposition des élus locaux et des experts, le gouvernement de Sébastien Lecornu recule sur un transfert inédit de fonctionnaires à l’autorité préfectorale -
Défaillances dans l’enseignement supérieur privé : un nouveau rapport accablant
Un nouveau rapport d’inspection publié ce vendredi constate des dérives et formule des propositions pour mieux réguler le secteur de l'enseignement supérieur privé. Quelque 400 000 étudiants y sont scolarisés