Vanguard se tourne vers l’investissement factoriel dans sa gestion passive
La deuxième plus grande société de gestion au monde élargit sa gamme de fonds cotés (ETF). Le lancement de ces deux véhicules de gestion passive a pour objectif de répliquer des styles d’investissement. Ces stratégies sont répandues dans la gestion active sous forme d’investissement factoriel pouvant couvrir des styles de croissance, valeur, momentum ou encore de faible volatilité.
Les indices concernent les marchés développés (États-Unis exclus) avec des facteurs de croissance pour le premier et valeur pour le second.
« Les ETF sont conçus pour fournir une exposition ciblée aux actions des marchés développés par style d’investissement, tout en proposant aux investisseurs des options à faible coût et largement diversifiées pour leurs allocations en actions internationales. » déclare Dan Reyes, responsable mondial des produits d’investissement chez Vanguard.
Guerre des prix
Le fournisseur d’ETF décide de casser les prix dans ce segment de marché puisque les deux véhicules cotés ont des frais à 0.08% annuel, les positionnant comme les moins chers de leur catégorie. Les concurrents directs sur la gestion passive, à style équivalent, sont autour de 0.25%. Chaque point de base compte sur un marché ultra-concurrentiel. Avoir la tracking error la plus basse couplée avec des moindres frais que ses rivaux, une quête du minimum au service de la performance.
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Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse