Sprott et HANetf lancent un ETF avec une exposition globale sur l’argent
HANetf et Sprott Asset Management ont annoncé le lancement du premier ETF sur l’argent en Europe avec une double exposition, sur l’argent physique et les minières.
Il s’agit du Sprott Silver Miners & Physical Silver UCITS ETF, coté sous le ticker SLVM sur Xetra et Borsa Italiana, avec une admission au London Stock Exchange annoncée prochainement.
Il combinera ainsi des positions sur des sociétés minières argentifères, producteurs, développeurs et explorateurs, avec une allocation directe à de l’argent physique, via le Sprott Physical Silver Trust.
Cette architecture reprend la philosophie déjà déployée dans deux véhicules existants de la gamme : le URNM, exposé à l’uranium minier et physique, et le CPPR, dédié au cuivre.
Faible corrélation
L’argent occupe une position singulière dans les portefeuilles institutionnels : métal précieux à faible corrélation avec les grandes classes d’actifs traditionnelles, il est aussi un intrant industriel critique dont la demande est soutenue par la transition énergétique, l’expansion de l’intelligence artificielle, l’innovation automobile et les applications médicales.
Sa haute conductivité électrique et ses propriétés physiques le rendent difficilement substituable dans nombre de ces usages.
Ce double statut, valeur refuge et matériau de l’industrie du futur, constitue précisément l’argument central du véhicule : les entreprises opérant en amont de la chaîne d’approvisionnement argentifère pourraient bénéficier d’un effet ciseau favorable, porté à la fois par la demande industrielle croissante et par l’intérêt persistant des investisseurs pour les métaux monétaires.
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Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse