Saxo Banque mise sur le modèle des plans d’investissement en ETF
Placer tous les mois de manière automatique un montant fixe dans une sélection prédéfinie de « trackers » : tel est le principe des plans d’investissement en ETF qui font fureur depuis quelques années en Allemagne. Une étude d’extraETF et iShares en comptabilise 9,5 millions à fin 2024. Un engouement qui donne des idées aux acteurs de l’épargne digitale un peu partout en Europe. C’est le cas du danois Saxo Banque qui lance ce jour en France un plan d’épargne programmée en ETF baptisé « PEPS ». « Nous voulons démocratiser l’accès à des solutions financières adaptées aux épargnants français qui ont des économies, mais qui pensent que l’investissement boursier est réservé à une élite, qu’elle soit fortunée ou experte », indique Fabien Keryell, directeur général France de Saxo Banque.
Concrètement, ce plan d’investissement est logé dans un compte titres dédié – le client peut en ouvrir jusqu’à dix – donnant accès à un nombre limité de supports : 20 ETF indiciels, auxquels ont été ajoutés 5 fonds de gestion active pour répondre à toutes les préférences. L’épargnant peut en combiner jusqu’à 10 pour concevoir son portefeuille, parmi des supports généralistes (MSCI World, CAC 40, S&P 500…) ou sectoriels et thématiques (banques, IA, défense…). Trois fournisseurs d’ETF sont représentés : Amundi (14 supports), BlackRock (5) et State Street (1). Le produit, qui ne facture ni frais mensuel (hors frais de gestion prélevés par le gérant) ni commission d’achat, se rémunère grâce à ces derniers. « Les huit points de base au titre de la commission d’achat est prise en charge par les émetteurs d’ETF », explique Fabien Keryell.
A lire aussi: Franklin Templeton va pouvoir vendre ses ETF sur Trade Republic en Allemagne
A la différence de néo-brokers qui proposent déjà des plans d’investissement sur le marché français, comme Trade Republic ou BUX, Saxo Bank n’a pas recours au fractionnement de parts d’ETF. Cette pratique permet d’investir la totalité du montant alloué mensuellement, même si ce n’est pas un multiple de la valeur nominale de la part. « Le fractionnement est une technique intéressante mais qui introduit de la complexité, justifie Fabien Keryell. Cela alourdit le parcours d’entrée en relation, car il faut s’assurer du caractère approprié du produit pour l’épargnant. Or, nous voulons que notre offre reste simple et accessible à tous. » La marche est déjà suffisamment haute sans cela, dans un pays comme la France où l’éducation financière reste très faible : selon une étude commandée par Saxo Banque, 64 % des Français n’ont jamais entendu parler d’ETF et 24 % connaissent le terme sans savoir de quoi il s’agit précisément.
Plus d'articles du même thème
-
Betashares cote en Australie le premier ETF consacré à l’espace
En répliquant l’indice Solactive Space Industry, l’initiative du fournisseur australien constitue une première sur l'Australian Securities Exchange. -
EXCLUSIF
Indosuez Wealth Management se lance à son tour sur le segment des ETF
La filiale de gestion de fortune de Crédit Agricole lancera au second semestre 2026 quatre ETF actifs. -
Samsung AM commercialise un ETF sur les semi-conducteurs
Ce fonds réplique l’indice KRX Semiconductor TR, avec 31,4 % investis sur SK Hynix et 21,4 % sur Samsung Electronics.
A la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle