La performance hebdomadaire des ETF technologiques a été largement dopée par Nvidia
La flambée boursière de Nvidia jeudi 25 mai a entraîné dans son sillage les ETF actions focalisés sur les thématiques technologiques, en particulier le secteur des semi-conducteurs. Après avoir annoncé des objectifs de revenus supérieurs de 50 % aux prévisions du marché sur fond d’essor de l’intelligence artificielle (IA), le spécialiste américain des cartes graphiques a vu son cours bondir de plus de 27 % entre jeudi et vendredi dernier. Ce qui a profité aux quelque 74 ETF du marché européen dont plus de 5 % du portefeuille est investi dans la valeur star du moment.
Selon les données de Trackinsight (inventaire à fin avril, sur le périmètre des ETF de réplication physique), deux véhicules détiennent même plus de 10 % de Nvidia : l’ETF VanEck Semiconductor Ucits – USD (ticker SMH, 960 millions d’euros d’encours), qui progresse de 11,3 % sur la semaine dernière, et l’ETF Amundi S&P Global Information Technology ESG Ucits (ticker WELU, 177 millions d’euros), qui s’octroie 6,1 %. Le poids lourd du segment, l’ETF iShares S&P 500 Information Technology Sector Ucits – USD (ticker IUIT) et ses 3,4 milliards d’euros d’encours, exposé quant à lui à hauteur de 8,21 % à Nvidia, signe également une progression de près de 6,2 % sur la semaine. Les fonds cotés liés aux thématiques de l’IA, du métavers, de la cybersécurité ou des nouvelles mobilités tirent également leur épingle du jeu.
A lire aussi : Nvidia flambe sur les promesses de symbiose entre puces et IA
Ces belles performances de la fin de semaine dernière ne se sont toutefois pas traduites par un afflux de souscriptions. Selon Trackinsight, les ETF européens détenant plus de 5 % de Nvidia ont certes attiré quelque 114 millions d’euros, mais sans que ce soit la conséquence des annonces du spécialiste des composants électroniques puisqu’ils enregistrent une légère décollecte sur les deux derniers jours de la semaine. Les flux se sont en effet une nouvelle fois dirigés vers les ETF obligataires, qui captent 1,23 milliard d’euros sur la semaine. Sur le mois de mai (données arrêtées au 26 mai), la collecte obligataire atteint 4,67 milliards, contre 2,88 milliards pour les ETF actions. Une donne qui pourrait s’inverser en juin si les valeurs technologiques continuent de briller comme ces derniers jours.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Avec 113 milliards de souscriptions nettes, le marché européen des ETF continue son expansion et dépasse 3.000 milliards d’euros d’encours à fin juin 2026. -
Les actions américaines sont préférées aux européennes pour la fin de l'année
Le S&P 500 pourrait grappiller 2,4% et les indices européens sont attendus au même niveau que fin juin, tandis que le Nikkei marquerait légèrement le pas. -
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
Le gestionnaire d’actifs britannique a déjà réuni 3,5 milliards de dollars d’actifs depuis le lancement de sa plateforme d’ETF actifs en septembre dernier.
A la Une
WisdomTree cote un ETF axé sur les dividendes élevés
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon