La guerre des prix se poursuit en Chine sur un marché des ETF en forte croissance
Pour capter des parts de marché dans une industrie des fonds indiciels cotés en plein boom, les sociétés de gestion chinoises ont dévoilé de nouvelles baisses de tarifs.
Les ETF répliquent la performance d'un indice
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Les principales sociétés de gestion chinoises ont annoncé une réduction des frais pour une série d’ETF mercredi, intensifiant ainsi la concurrence dans un secteur en pleine expansion qui pèse désormais 380 milliards d’euros.
La décision de réduire les frais de gestion et de garde est intervenue un jour après que Wu Qing, le principal régulateur chinois des valeurs mobilières, s’est engagé à encourager l’investissement indiciel et la réforme des frais de l’industrie des fonds.
Les ETF, des fonds cotés en Bourse qui répliquent la performance d’indices, ont connu un véritable essor cette année dans le pays, les sociétés de gestion se livrant une concurrence féroce pour attirer les investisseurs déçus par les performances médiocres des gestionnaires de fonds actifs.
China Asset Management Co (ChinaAMC), le principal gestionnaire d’ETF du pays, a déclaré dans un communiqué qu’il réduirait les frais de huit fonds indiciels, dont l’ETF China SSE 50, aux encours de 160 milliards de yuans (20,8 milliards d’euros), afin de «réduire les coûts de gestion du patrimoine des investisseurs». Les frais de gestion passeraient de 0,5% à 0,15%, tandis que les droits de garde seraient ramenés de 0,1% à 0,05%.
D’autres acteurs du secteur, tels que E Fund Management, Huatai-PineBridge Fund Management, Harvest Fund Management et HuaAn Fund Management ont fait des déclarations similaires.
Selon BNP Paribas, les entrées nettes dans les ETF chinois onshore ont dépassé 900 milliards de yuans depuis le début de l’année et sont en passe d’enregistrer les entrées les plus importantes de la dernière décennie.
Les ETF chinois investis sur les marchés actions ont vu leurs encours bondir de 66% en cinq mois, pour atteindre actuellement 3.000 milliards de yuans contre 1.810 milliards à fin juin dernier. Cette envolée a été en partie favorisée par les fonds d'État qui, au début de l’année, ont investi dans un marché en difficulté par l’intermédiaire d’ETF. Le fonds souverain Central Huijin devrait d’ailleurs particulièrement profiter des baisses de frais annoncées, lui qui détient plus de 100 milliards de dollars d’ETF.
Les investisseurs se tournent également vers les ETF en raison des performances décevantes des fonds actifs. La plupart de ces fonds traditionnels ont été pris au dépourvu par la hausse soudaine des actions chinoises, qui a débuté fin septembre, et leurs positions conservatrices ne leur ont pas permis de capter ce rebond.
«Les gestionnaires de fonds actifs ne peuvent même pas battre le marché, et ils ont perdu la confiance des investisseurs», a estimé Lu Deyong, un négociateur d’actions individuel dans le nord-est de la Chine. «Les investisseurs particuliers préfèrent désormais parier sur les ETF».
Le mois dernier, les fonds passifs chinois ont dépassé les fonds actifs en termes de détention d’actions chinoises, selon l’agence officielle Shanghai Securities News.
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