Invesco fait le pari de l’ETF de trésorerie synthétique
Alors que les OPCVM de trésorerie sont parvenus à capter plus d’un tiers de la collecte sur les ETF obligataires depuis le début de l’année, le gestionnaire monte une gamme de trois véhicules de gestion de trésorerie alternatifs.
Ultra-liquides, performants et de réplication synthétique. Parmi l’afflux d’annonces d’ETF actifs, Invesco a pris le parti de structurer une gamme de trois ETF (fonds listés) de gestion de trésorerie qui se veulent hautement liquides et avec un potentiel de rendement supérieur à celui généralement délivré par les comptes de dépôt.
La société de gestion a recouru pour l’occasion, au modèle de réplication basé sur des swaps développé en interne. Le dispositif avait été lancé en 2009 et représente actuellement 83 milliards de dollars d’actifs clients répartis sur plus de 60 fonds, dont le cinquième plus grand ETF d’Europe. Grâce à cette plateforme, les ETF sont supposés offrir aux investisseurs une réplication efficace de l’indice de référence, mais également un rendement potentiel supérieur, leur permettant de surperformer leur indice de référence, dessiné par Solactive.
Swap
Les fonds recourent à des swaps non financés, c’est-à-dire que des accords ont été conclus entre le véhicule et différentes contreparties (banques) prévoyant l’échange de deux flux financiers. Concrètement, le fonds acquiert auprès de la contrepartie un panier d’actions et échange sa performance contre la performance de l’indice de référence. « En nous appuyant sur notre plateforme d’ETF à réplication par swap, nous pouvons négocier des conditions attractives auprès de nos banques contreparties, car nous leur offrons un moyen de financer leurs positions en actions, décrypte dans un communiquéThibaud de Cherisey, responsable de la distribution des ETF EMEA. En contrepartie, ces établissements proposent au fonds des conditions de swap avantageuses, générant ainsi un rendement supérieur à celui de l’indice de référence. »
Depuis le début de l’année, les véhicules cotés de gestion de trésorerie ont capté plus d’un tiers des flux orientés vers les ETF obligataires. Invesco veut sa part du gâteau. Chacun de ces trois ETF ambitionne la réplication des taux d’intérêt au jour le jour auxquels les banques se prêtent entre elles. Ces taux de référence sont calculés et publiés quotidiennement par la BCE, la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale, selon la devise concernée.
Dans un environnement de marché marqué par la faiblesse persistante des levées de fonds et des sorties, la banque publique d’investissement entend renforcer son rôle contracyclique en mettant l’accent sur ces deux chantiers stratégiques.
Le véhicule de growth levé par le fonds français et son partenaire allemand investira dans une vingtaine d’entreprises technologiques européennes. Un premier closing est attendu d’ici fin juin.
Muzinich & Co. lance son premier ETF européen, le UCITS Muzinich AAA CLO ETF dédié aux stratégies de loans (crédit), de CLO (dettes titrisées) et des stratégies investment grade à courte duration.
17 juin 2026 à 7:18 AM
Contenu de nos partenaires
PARTENARIAT
Par BNP PARIBAS AM
Arguments en faveur des stratégies obligataires non contraintes
PARTENARIAT
Par Covéa Finance
« La volonté de souveraineté des Etats estompe les avantages compétitifs des multinationales »
PARTENARIAT
Par Fidelity International
Relier la recherche à l'action
PARTENARIAT
Par Natixis Investment Managers
ABS européens : un changement générationnel d’allocation ?
PARTENARIAT
Par Principal AM
A la croisée de l’immobilier et des infrastructures : l’évolution de l’investissement dans les data centers
PARTENARIAT
Par Alteryx
« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
PARTENARIAT
Par SCHRODERS
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle »
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs