On peut être un chantre de la gestion durable et décider de ne plus labelliser une partie de son offre. Ce 29 janvier, au travers d’un point presse, BlackRock rappelait les grandes tendances du marché des ETF (Exchange traded funds) en 2024 et celles entrevues pour l’année à venir. Si l’approche durable s’inscrit comme une tendance de long terme, - les véhicules listés actions intégrant des critères ESG ont collecté 14,5 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre 2024 -, la société de gestion a décidé d’abandonner pour partie de sa gamme d’Opcvm actifs et ETF, le label ISR en raison de nouvelles exigences imposées par sa version 3. « Nous nous sommes tournés vers nos investisseurs pour leur demander s’ils souhaitaient le maintiendu référentiel d’Etat des stratégies concernées, argue Arnaud Gihan, responsable de la distribution pour la France, la Belgique et le Luxembourg. Or bon nombre d’entre eux ont préféré que soit préservée la nature des portefeuilles sous-jacents. En conséquence, à ce jour,deux fonds actifs et un ETFrestent estampillés du label ISR de Place, contre 26 précédemment ».
Cette stratégie commerciale, d’autres compétiteurs, spécialistes de la gestion passive mais aussi active, l’ont retenue. L’an dernier, l’Etat français avait souhaité que le Label ISR de Place soit refondu au travers une troisième version plus resserrée autour de l’exclusion du financement des énergies fossiles, mais aussi d’un univers d’investissement sensiblement plus réduit (seuil de sélectivité rehaussé…). Grand nombre d’asset managers avaient alors dû jauger l’intérêt commercial de garder ce référentiel moyennant une stratégie de gestion parfois profondément modifiée.
Depuis le 1er mars 2024, les nouveaux véhicules labellisés et à compter du 1er janvier 2025 pour ceux anciennement estampillés, tous doivent respecter les nouvelles règles du jeu.
Après avoir passé 14 ans chez BlackRock, Andrew Brickman va piloter l’activité ETF dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique pour le gestionnaire d’actifs basé à Baltimore.
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