BlackRock renonce au label ISR sur 23 de ses fonds
On peut être un chantre de la gestion durable et décider de ne plus labelliser une partie de son offre. Ce 29 janvier, au travers d’un point presse, BlackRock rappelait les grandes tendances du marché des ETF (Exchange traded funds) en 2024 et celles entrevues pour l’année à venir. Si l’approche durable s’inscrit comme une tendance de long terme, - les véhicules listés actions intégrant des critères ESG ont collecté 14,5 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre 2024 -, la société de gestion a décidé d’abandonner pour partie de sa gamme d’Opcvm actifs et ETF, le label ISR en raison de nouvelles exigences imposées par sa version 3. « Nous nous sommes tournés vers nos investisseurs pour leur demander s’ils souhaitaient le maintien du référentiel d’Etat des stratégies concernées, argue Arnaud Gihan, responsable de la distribution pour la France, la Belgique et le Luxembourg. Or bon nombre d’entre eux ont préféré que soit préservée la nature des portefeuilles sous-jacents. En conséquence, à ce jour, deux fonds actifs et un ETF restent estampillés du label ISR de Place, contre 26 précédemment ».
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Une fonte drastique
Cette stratégie commerciale, d’autres compétiteurs, spécialistes de la gestion passive mais aussi active, l’ont retenue. L’an dernier, l’Etat français avait souhaité que le Label ISR de Place soit refondu au travers une troisième version plus resserrée autour de l’exclusion du financement des énergies fossiles, mais aussi d’un univers d’investissement sensiblement plus réduit (seuil de sélectivité rehaussé…). Grand nombre d’asset managers avaient alors dû jauger l’intérêt commercial de garder ce référentiel moyennant une stratégie de gestion parfois profondément modifiée.
Depuis le 1er mars 2024, les nouveaux véhicules labellisés et à compter du 1er janvier 2025 pour ceux anciennement estampillés, tous doivent respecter les nouvelles règles du jeu.
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