BMW étudiera avec attention la possibilité de renforcer sa participation dans sa coentreprise chinoise, a rapporté hier l’agence de presse officielle Chine nouvelle, citant Thomas Becker, vice-président des affaires gouvernementales chez BMW. La possibilité de porter sa part dans BMW Brilliance Automotive, de 50% actuellement, à au moins 75% a été ouverte par l’annonce en avril par la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC) de la suppression des seuils de participation au capital des constructeurs de véhicules commerciaux en 2020 et de voitures passagers en 2022. BMW et son partenaire dans la société commune basée à Shenyang ont accepté début juillet de développer la capacité des deux sites de cette société à 520.000 véhicules de la marque BMW au total en 2019.
L’actuel patron de Volkswagen, Herbert Diess, avait été prévenu de l’existence d’un logiciel fraudeur pour minimiser les résultats des tests d’émissions polluantes sur les véhicules de l’entreprise deux mois avant que le scandale éclate en 2015, rapportait samedi Der Spiegel. Le magazine a eu accès à des documents inédits du parquet de Brunswick qui posent la question de savoir si le groupe automobile a informé dans les temps ses investisseurs de l’ampleur financière du scandale, dont le coût dépasse 27 milliards de dollars (23,7 milliards d’euros) en pénalités et amendes.
L’action ThyssenKrupp a terminé en baisse de 1,78%, à 19,33 euros, vendredi en réaction à une information selon laquelle le président du directoire de Lanxess, Matthias Zachert, n’était pas candidat pour prendre la tête du conglomérat industriel allemand, mettant fin aux spéculations selon lesquelles il pourrait remplacer l’actuel patron par intérim, Guido Kerkhoff. Le groupe traverse une passe difficile avec les départs coup sur coup de son président du directoire et du président du conseil de surveillance en juillet, se plaignant tous deux du manque de soutien des principales parties prenantes de l’entreprise face aux critiques des fonds Cevian et Elliott, qui réclament une réorganisation en profondeur.
Le producteur d’électricité China Resources Power a accepté de vendre trois actifs charbonniers à la société d’investissement chinoise publique Guoyuan Shidai Coal Asset Management pour une valeur globale de 11 milliards de yuans (1,4 milliard d’euros) afin de rembourser des prêts consentis à des filiales, selon un avis publié hier par la Bourse de Hong Kong. China Resources Power, qui exploitait jusqu’ici principalement des centrales à charbon dans l’empire du Milieu, investit de plus en plus dans des projets liés aux énergies solaire et éolienne.
Selon Bloomberg, qui se référait vendredi à des sources proches du dossier, la banque britannique a choisi Peter Kimpel, l’actuel directeur financier de la société d’investissement allemande Rocket Internet, pour diriger ses activités outre-Rhin. Il remplacera Alexander Doll, parti fin 2017, ajoute l’agence, qui précise qu’une annonce devrait être faite dès cette semaine. Le nouveau dirigeant avait auparavant travaillé pour Goldman Sachs à Londres et à Francfort. Barclays a été engagée le mois dernier par le Land de Basse-Saxe pour le conseiller en vue de renforcer le capital de la Norddeutsche Landesbank.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé vendredi que sa directrice financière adjointe, Katie Murray, deviendrait temporairement directrice financière en remplacement d’Ewen Stevenson. Le groupe bancaire britannique a ajouté qu’Ewen Stevenson démissionnerait du conseil d’administration et de son poste de directeur financier le 30 septembre, et que la recherche de son successeur était en cours. La démission d’Ewen Stevenson a été annoncée en mai. En juin, la banque HSBC a indiqué que celui-ci deviendrait son directeur financier.
Afin de se concentrer sur le transport maritime, le groupe danois va scinder en Bourse son activité de forage et distribuer à ses actionnaires ses dernières actions Total.
Bitcoin, Ripple, Litecoin… Les cryptomonnaies pourront-elles un jour concurrencer les monnaies émises par les Banques centrales ? Et ainsi influer sur la politique monétaire et sa transmission ? La question se pose avec une acuité particulière avec l’émergence de la blockchain et de la technologie de registre décentralisé (decentralised ledger technology, DLT).
Starboard Value veut obtenir cinq sièges au conseil d’administration de Symantec après avoir pris une participation de 5,8% au capital du groupe de cybersécurité. Le fonds activiste juge l’action sous-valorisée. Symantec, qui mène depuis plusieurs semaines une enquête comptable interne et a lancé un plan d’économies, a indiqué qu’il évaluait la proposition de Starboard. «Au cours des dernières semaines, nous avons eu un dialogue avec Starboard et nous avons l’intention de poursuivre ces discussions», a indiqué le groupe.
Les exportations japonaises ont augmenté moins qu’attendu en juillet, à cause notamment d’une diminution des livraisons automobiles vers les Etats-Unis et de l’incertitude provoquée par les tensions commerciales mondiales. Les exportations ont augmenté de 3,9% par rapport à juillet 2017, montrent les données publiées jeudi par le ministère des Finances, un rythme bien inférieur à la hausse de 6,3% attendue par les économistes interrogés par Reuters. En juin, la progression était ressortie à 6,7%. Donald Trump a menacé d’instaurer d’importantes taxes douanières sur les importations américaines d’automobiles, une mesure susceptible de pénaliser durement les groupes japonais. L’excédent commercial du Japon avec les Etats-Unis a baissé de 22,1% entre juillet 2017 et juillet 2018, pour s’établir à 502,7 milliards de yens (3,9 milliards d’euros).
Carlsberg a annoncé jeudi un chiffre d’affaires supérieur au consensus au deuxième trimestre et relevé son objectif de bénéfice annuel à la faveur d’une forte croissance des ventes de bière sur l’ensemble de ses grands marchés au premier semestre. Le chiffre d’affaires trimestriel du brasseur ressort à 18,3 milliards de couronnes danoises (2,45 milliards d’euros), un peu au-dessus du consensus Reuters, qui le donnait à 18 milliards. Carlsberg projette à présent un bénéfice d’exploitation annuel en hausse de 5% à 9% et non plus de l’ordre de 5%.
Kingfisher a annoncé une accélération de ses ventes au deuxième trimestre, portées par la canicule estivale. Le groupe de magasins de bricolage a souligné la reprise de ses enseignes britanniques B&Q et Screwfix, mais estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour le français Castorama. Les ventes à périmètre comparable ont augmenté de 1,6% au deuxième trimestre, après une baisse de 4% au premier, imputable aux tempêtes de neige hivernales. Mais chez Castorama, les ventes ont diminué de 3,8%. «Nous avons donc mis en place de nouvelles actions pour soutenir notre performance annuelle en France et leurs retombées devraient se manifester tout au long du second semestre», indique la directrice générale de Kingfisher, Véronique Laury.
Henkel a réduit jeudi son objectif de croissance du bénéfice annuel, la baisse des monnaies des marchés émergents et la hausse des prix des matières premières ayant rogné les résultats du deuxième trimestre. Son chiffre d’affaires a enregistré une croissance organique de 3,5%, à 5,143 milliards d’euros. Le bénéfice par action a augmenté de 2%, à 1,58 euro, en deçà du consensus (à 1,61 euro). Le bénéfice d’exploitation ajusté s’établit à 926 millions d’euros, contre un consensus à 937 millions. Henkel a confirmé son objectif de croissance organique annuelle de 2% à 4%, mais il a réduit celui de la croissance du bénéfice par action, ramené de 5%-8% à 3%-6%.
Au moins trois consortiums ont été constitués en vue de présenter une offre pour l’achat de la participation de 50,6% de l’Etat dans ADP, anciennement Aéroports de Paris, qui figure parmi les premières opérations de privatisation prévues au cours de l’année 2019, a appris Reuters de trois sources proches. L’un d’eux est mené par le fonds Global Infrastructure Partners (GIP), l’autre par Vinci et le troisième par le fonds australien IFM. Le groupe italien Atlantia a aussi envisagé de participer à l’appel d’offres en prenant la tête d’un quatrième consortium. Mais il reste à savoir si les conséquences de l’effondrement du viaduc autoroutier à Gênes ne le pousseront pas à renoncer à sa candidature. Selon l’une des sources, au moins une douzaine de consortiums participeront au premier tour de l’appel d’offres, chacun d’eux incluant un spécialiste aéroportuaire ou un fonds ayant déjà des actifs dans le secteur.
Le Takeover Panel, l’autorité de surveillance des fusions-acquisitions au Royaume-Uni, a confirmé jeudi que Walt Disney devrait faire une offre de 14 livres par action sur Sky si le groupe américain avait l’intention d’acquérir les actifs de divertissement de 21st Century Fox. Cette obligation ne s’appliquera pas si Fox acquiert 100% de l’opérateur de télévision payante, ou si Comcast ou un autre acteur achète plus de 50% de Sky avant la réalisation de l’opération prévue entre Fox et Disney.
Bayer a annoncé jeudi être prêt à intégrer Monsanto à la suite de la cession d’actifs exigés par les autorités de la concurrence, malgré la condamnation de ce dernier par un jury américain à payer 289 millions de dollars à un ancien jardinier victime d’un cancer, qui a encore fait chuter le titre du groupe allemand hier. «L’intégration de Monsanto [...] peut commencer après la finalisation jeudi de la vente par Bayer à BASF de certaines divisions de Crop Science, pour un montant total d’environ 2,2 milliards d’euros», indique-t-il. Bayer a bouclé le 7 juin l’achat de Monsanto, dont il a supprimé la raison sociale.
Tesla, mobilisé par le projet de retrait de cote présenté par Elon Musk, a renoncé à acheter la totalité de la production d’une usine de panneaux solaires opérée avec Panasonic, a indiqué jeudi le groupe japonais. De quoi mettre en évidence le manque de perspectives pour SolarCity, l’activité de Tesla dédiée au photovoltaïque, achetée en 2016 pour 2 milliards de dollars. L’action Panasonic a reculé de 2,12% hier, les analystes craignant que le groupe tombe dans la même situation aux Etats-Unis qu’au Japon, où son activité photovoltaïque est déficitaire.
Babytree Group, une société de conseil parental en ligne, soutenue par le chinois Alibaba, a l’intention de lever entre 800 millions et un milliard de dollars à la Bourse de Hong Kong en octobre, ont indiqué des sources proches de l’opération à Reuters. Elle ambitionnerait une valorisation comprise entre 3 et 5 milliards. Babytree entend obtenir l’approbation des autorités boursières fin septembre. En mai dernier, Alibaba a investi 214 millions de dollars dans Babytree, valorisant cette dernière 2 milliards. Babytree a réalisé 730 millions de yuans (93 millions d’euros) de revenus en 2017. La rentrée promet d’être animée pour les introductions en Bourse à Hong Kong.
L’opération pourrait être lancée en 2019, indique Reuters. Un “dividend recap” a déjà permis à Carlyle de toucher un dividende de 500 millions de dollars en début d’année.
Lagardère a annoncé mercredi la signature d’un accord en vue d’acquérir le groupe américain de restauration Hojeij Branded Foods (HBF) pour 330 millions de dollars. La valeur représente «sept fois l’Ebitda pro forma estimé de HBF pour l’exercice 2018, compte tenu des synergies récurrentes». Celles-ci sont évaluées à 10 millions par an à compter de la quatrième année suivant l’acquisition. L’opération sera financée par une partie du produit des cessions opérées par Lagardère. La société, qui exploite plus de 124 bars et restaurants dans 38 aéroports aux Etats-Unis et au Canada, rejoindra la division nord-américaine du groupe, qui pèsera 1,1 milliard de dollars en Amérique du Nord.
Le groupe Air France-KLM réunit jeudi après-midi son conseil d’administration, au cours duquel le choix de Benjamin Smith comme prochain directeur général de la compagnie aérienne devrait être entériné, indique mardi le journal Libération sur son site internet. «Face aux critiques récurrentes sur la lenteur de ce processus de recrutement, le conseil d’administration se serait décidé à passer à la vitesse supérieure», écrit le quotidien. Le nom de Benjamin Smith, l’actuel directeur de l’exploitation d’Air Canada, pour remplacer Jean-Marc Janaillac à la tête de la direction générale d’Air France-KLM, circule dans la presse depuis une semaine.
Fox Business affiche que Tesla a reçu une convocation de la part de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, après les récentes déclarations de son fondateur, Elon Musk, sur son projet de retirer Tesla de la cote. Par ailleurs, le conseil d’administration de Tesla a annoncé mardi la nomination d’un comité spécial de trois administrateurs indépendants pour évaluer la proposition d’Elon Musk ; parallèlement, le patron de Tesla a annoncé lundi sur Twitter avoir sollicité les conseils de Silver Lake Partners et de Goldman Sachs sur son projet.
Exyte, spécialisé dans la livraison d’usines de semi-conducteurs clés en main, compte s’introduire en Bourse de Francfort en septembre, ont déclaré mercredi plusieurs sources à Reuters. L’homme d’affaires autrichien Georg Stumpf, son propriétaire, souhaiterait une valorisation de 2,5 à 3 milliards d’euros et devrait placer entre 25% et 30% du capital sans émission d’actions nouvelles. Un bénéfice d’exploitation de l’ordre de 150 millions d’euros est anticipé pour 2018. L’entreprise (l’ex-M+W, issue du groupe suisse d’ingénierie Oerlikon) a dégagé en 2017 un bénéfice supérieur à 100 millions d’euros et réalisé un chiffre d’affaires de 2,4 milliards.