Au plus fort de l'été, la compagnie aérienne à bas coûts Ryanair a dû annuler vendredi près de 400 vols raison d’une grève de ses pilotes, la plus importante de son histoire. Les pilotes basés dans cinq pays européens ont décidé de cesser le travail à l’appui de revendications salariales et de meilleures conditions de travail. Le mouvement a affecté 55.000 passagers de Ryanair. Un peu moins de 400 vols ont été annulés, soit 17% des vols que Ryanair aurait dû assurer en Europe. Des discussions devraient s’ouvrir aujourd’hui, via un médiateur, avec le syndicat irlandais des pilotes. A Dublin, l’action Ryanair a perdu 4,17% à 12,98 euros.
Le producteur de spiritueux Diageo a annoncé vendredi qu’il allait commencer à racheter des actions et qu’il comptait en acquérir pour 1,4 milliard de livres (1,56 milliard d’euros) d’ici au 31 janvier, dans le cadre du programme de rachats d’actions approuvé par son conseil d’administration le mois dernier. Le groupe a précisé que les autres tranches de ce programme seraient annoncées au cours de l’exercice en cours, clos le 30 juin 2019. Le 26 juillet, le conseil de Diageo avait validé un programme de 2 milliards de livres.
La tentative du financier Carl Icahn de faire échouer l’acquisition d’Express Scripts par Cigna pour 54 milliards de dollars dans le secteur de l’assurance-santé a subi un revers important vendredi, l’influent cabinet de conseil aux actionnaires ISS ayant décidé de soutenir l’opération. ISS a recommandé aux actionnaires des deux groupes de se prononcer en faveur de la fusion lors du vote prévu le 24 août, selon sa note aux actionnaires. Il estime que renoncer à la fusion «laisserait le groupe exposé à la menace de long terme d’une hausse du coût de la santé».
Le Kremlin a annoncé vendredi avoir chargé le gouvernement d’examiner l’idée de surtaxer les grands conglomérats industriels russes, dont les revenus ont profité de la hausse des prix des matières premières, pour financer les promesses de campagne de Vladimir Poutine. Dans une lettre adressée au président, son conseiller Andreï Belooussov propose de taxer à hauteur de plus de 500 milliards de roubles (6,7 milliards d’euros au taux actuel) 14 entreprises métallurgiques ou pétrochimiques au titre des revenus supplémentaires tirés en 2017 de la hausse des marchés.
La filiale brésilienne d’Engie examine la possibilité d’une offre sur la société de production d'électricité Companhia Energética de Sao Paulo (CESP), a indiqué jeudi Eduardo Sattamini, le directeur général d’Engie Brasil Energia, selon des propos rapportés par Reuters. Une porte-parole d’Engie a confirmé à l’Agefi-Dow Jones que l’entreprise passait CESP en revue, dans le cadre des examens réguliers que mène l’entreprise sur des actifs susceptibles de compléter utilement son portefeuille.
Thyssenkrupp a présenté jeudi des objectifs à moyen terme chiffrés pour ses quatre divisions. Le groupe vise un flux de trésorerie disponible avant acquisitions d’au moins un milliard d’euros d’ici 2020-2021, contre un flux négatif de 855 millions au cours de l’exercice annuel 2017-2018. A moyen terme, Thyssenkrupp vise un objectif de marge d’au moins 13% pour la division ascenseurs, contre 12% l’année dernière, et une marge de plus de 7% pour son activité automobile, contre +5%. D’ici 2020-2021, les coûts devront passer de 535 millions l’an dernier à moins de 400 millions. Le conglomérat industriel a enregistré les départs coup sur coup de son président du directoire et du président du conseil de surveillance en juillet, se plaignant tous deux du manque de soutien face aux critiques des fonds activistes Cevian et Elliott, qui, avec 20% du capital, réclament une réorganisation en profondeur de l’entreprise, voire son démantèlement.
L’Oréal a annoncé jeudi un accord avec Facebook pour proposer des essais virtuels de maquillage, le numéro un mondial des cosmétiques poursuivant son développement dans le numérique. Les consommateurs, à travers une connexion directe entre Facebook et ModiFace, start-up récemment acquise par L’Oréal, pourront tester virtuellement les maquillages de ses marques phares telles que Maybelline, Lancôme ou Yves Saint Laurent. «Ce qu’on remarque sur nos sites, c’est que quand on a la présence d’un essayage virtuel, les taux de conversion augmentent significativement», a déclaré à Reuters Lubomira Rochet, directrice du digital de L’Oréal.
L'éditeur américain de statistiques sur les entreprises Dun & Bradstreet a annoncé mercredi soir son achat par les fonds CC Capital, Cannae Holdings et Thomas H. Lee Partners pour 5,38 milliards de dollars (4,64 milliards d’euros) en numéraire. Les actionnaires de Dun & Bradstreet recevront 145 dollars en espèces pour chaque action ordinaire apportée, soit une prime de 18% par rapport au cours de clôture de mercredi. Dette comprise, le montant de l’acquisition atteint 6,9 milliards. L'éditeur sera retiré de la cote.
TUI Group, le premier voyagiste européen, a prévenu jeudi que la vague de chaleur qui s’est abattue sur l’Europe du Nord cet été l’empêcherait de dépasser ses prévisions. Le groupe allemand a toutefois maintenu sa prévision d’une hausse d’au moins 10% de son bénéfice ajusté à taux de change constant, mais le président du directoire a averti qu’il ne ferait pas mieux. L’année dernière TUI avait dépassé les attentes, en affichant une hausse de 12% de son bénéfice brut, contre une prévision d’au moins 10%. L’action a perdu près de 10% à Londres hier, pour terminer en baisse de 2,5% à 1.542,5 pence.
Adecco a publié jeudi un bénéfice en baisse au deuxième trimestre, sous le coup d’un ralentissement des embauches sur plusieurs de ses marchés européens. Le groupe de travail temporaire a fait état d’un bénéfice net en baisse de 11% à 170 millions d’euros. Le chiffre d’affaires a ralenti sa croissance: il a augmenté de 4%, contre 6% au premier trimestre. Les placements ont renoué avec la croissance en Amérique du Nord, compensant partiellement un ralentissement en France, principal marché d’Adecco, au Benelux, en Italie et dans les pays nordiques. La concurrence s’intensifiant, la marge opérationnelle s’est tassée de 50 pb, à 4,3%.
Le groupe d’audiovisuel américain Tribune Media a annoncé avoir mis fin à son rapprochement avec Sinclair Broadcast et poursuivre ce dernier en justice pour ne pas avoir fait le nécessaire pour remporter l’adhésion des autorités. En mai 2017, Sinclair avait signé un accord pour acquérir Tribune Media pour 3,9 milliards de dollars. Selon Tribune Media, Sinclair «a mené des négociations de façon inutilement prolongée et agressive» avec la FCC, le régulateur des communications, en refusant de céder certaines stations de télévision. «Compte tenu de la décision unanime de la FCC de renvoyer la question du comportement de Sinclair devant un juge administratif, notre fusion ne peut pas être réalisée dans un délai acceptable», précise Tribune Media.
Un ancien managing director affirmant être un lanceur d’alerte a déposé plainte auprès d’un tribunal de Manhattan contre Goldman Sachs. Il accuse la banque de l’avoir licencié pour avoir dénoncé en interne les pratiques de certains responsables de l'établissement avec un «homme d’affaires européen célèbre» non nommé. Le plaignant, Christopher Rollins, aujourd’hui directeur général de la filiale londonienne de la banque d’investissement BTIG LLC, réclame au moins 50 millions de dollars, plus des dommages et intérêts. Goldman Sachs rappelle que Christopher Rollins, ancien co-responsable de l’exécution des ordres pour la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, a été licencié pour avoir passé des ordres pour le compte d’une contrepartie à qui Goldman Sachs avait pourtant refusé l’ouverture d’un compte titres pour des questions de conformité.
Deutsche Telekom a relevé jeudi sa prévision de bénéfice pour la deuxième fois de l’année au vu d’un solide deuxième trimestre. L’opérateur allemand prévoit désormais un Ebitda de 23,4 milliards d’euros en 2018, au lieu de 23,3 milliards précédemment. «La tendance en Allemagne est positive, aux Etats-Unis aussi. Nos filiales européennes affichent de nouveau une croissance soutenue», a commenté le directeur financier Thomas Dannenfeldt. Le bénéfice net ajusté a progressé de 3,3% à 1,238 milliard d’euros, non compris le règlement de 600 millions d’euros suite au litige sur Toll Collect, un système de taxation de poids lourds en Allemagne. Le chiffre d’affaires a diminué de 2,8% à 18,37 milliards d’euros, mais à change constant, il progresse de 1,3% et l’Ebitda de 3,9%.
En Europe, au deuxième trimestre, la croissance du chiffre d'affaires ressort à 8% pour les groupes du Stoxx 600. Aux Etats-Unis, la réforme fiscale dope les bénéfices.
Michael Kors a publié mercredi un chiffre d’affaires et un bénéfice supérieurs aux attentes pour son premier trimestre clos fin juin, grâce à une solide demande pour les chaussures Jimmy Choo. Le bénéfice net du fabricant américain d’accessoires de mode a progressé de 48% sur un an, à 186,4 millions de dollars. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ressort à 1,32 dollar, supérieur aux 95 cents du consensus Thomson Reuters. Le chiffre d’affaires a progressé de 26,3% à 1,2 milliard de dollars, également au-dessus du consensus à 1,14 milliard. Le groupe a du coup relevé de 25 cents ses prévisions de BPA pour son exercice annuel décalé, dans une fourchette de 4,90 à 5 dollars.
Le gouvernement allemand veut disposer d’un pouvoir d’enquête lorsqu’une société étrangère entre à hauteur de 15% au moins du capital de certaines entreprises allemandes des secteurs de la défense et de la sécurité, a déclaré mercredi une porte-parole du ministère de l’Economie lors d’une conférence de presse. Berlin a renforcé le contrôle des investissements étrangers en 2017 à la suite d’une série d’OPA d’entreprises chinoises et le gouvernement peut désormais intervenir si le seuil de 25% du capital est atteint.
Le conglomérat Samsung investira 25.000 milliards de wons (19 milliards d’euros) durant les trois prochaines années dans l’intelligence artificielle, la technologie 5G et les composants électroniques pour l’automobile et la biopharmacie, a annoncé Samsung Electronics. Cet investissement fait partie d’un programme de 180.000 milliards de wons pour trouver des relais de croissance, alors que les activités principales (semi-conducteurs et smartphones) marquent le pas. Samsung Electronics en sera le principal contributeur. L’action du sous-traitant pharmaceutique Samsung BioLogics a terminé en hausse de 7,1% hier et celle de Samsung SDS (services informatiques) a pris 5,8%. Samsung Electronics a lui fini en hausse de 0,2%.
Macquarie, groupe bancaire australien et gros investisseur en infrastructures, étudie l’avenir de sa participation dans Open Grid Europe (OGE), premier gestionnaire de réseau de transport gazier en Allemagne, a appris Reuters auprès de trois sources. OGE pourrait être valorisé environ 4,5 milliards d’euros. Le comité d’investissement du fonds d’infrastructure MEIF4 de Macquarie se réunira le mois prochain pour faire le point sur le dossier, a précisé l’une des sources. OGE avait été vendu par la compagnie d'électricité allemande E.ON en 2012 à un consortium d’investisseurs pour 3,2 milliards d’euros. MEIF4 en avait récupéré 24%. GRTgaz, filiale d’Engie, a été considéré par le passé comme un prétendant potentiel pour OGE, mais Macquarie sollicitera aussi probablement des fonds d’infrastructure, fonds de pension et fonds souverains s’il décidait de vendre sa part, ont ajouté les sources,
Ahold Delhaize a annoncé mercredi des comptes à peu près conformes aux attentes des analystes au deuxième trimestre. Le chiffre d’affaires a diminué de 3,7% à 15,5 milliards d’euros, tandis que le bénéfice net a progressé de 15,5% à 410 millions d’euros, dans le sillage d’une hausse modeste des marges aux Etats-Unis. «Aux Etats-Unis, la croissance des ventes sur une base comparable, hors essence, a été de -0,1%, ou encore 1,0% si on ajuste en fonction du jour de Pâque», indique le directeur général Frans Muller, qui présentait ses premiers comptes. Ahold a confirmé son objectif de 1,9 milliard d’euros de cash flow disponible cette année.
Saudi Aramco va prendre la participation de 50% de Lanxess dans leur coentreprise Arlanxeo pour 1,4 milliard d’euros en numéraire, a annoncé mercredi le groupe allemand qui entend ainsi accélérer son recentrage sur la chimie de spécialité. Cette sortie du caoutchouc synthétique intervient plus tôt que prévu pour Lanxess, qui souhait à l’origine conserver ses parts au moins jusqu’en 2021.L’opération valorise Arlanxeo à 3 milliards d’euros, passif compris. «La transaction projetée souligne la stratégie de Saudi Aramco de diversifier son portefeuille dans l’aval et de renforcer ses capacités sur l’ensemble de la chaîne de valeur du pétrole et de la chimie», a déclaré Abdulaziz al-Judaimi, vice-président des activités aval de Saudi Aramco. Arlanxeo était valorisé 2,75 milliards d’euros en 2015 quand Lanxess en avait cédé 50% à Saudi Aramco.