Frappé comme ses homologues par la libération du marché sucrier européen depuis septembre 2017, dans un contexte de surproduction, Südzucker a publié des comptes très dégradés au deuxième trimestre de son exercice (clos le 31 août). Le bénéfice opérationnel du groupe allemand (et numéro un européen) a chuté de 55% à 28 millions d’euros, tandis que le chiffre d’affaires a reculé de 5,2% (à 1,64 milliard d’euros). La division Sucre creuse fortement sa perte opérationnelle, qui atteint 55 millions d’euros, contre 6 millions d’euros un an plus tôt.
L’action Philips chutait de 8,3% à 38,13 euros en fin de matinée, après la publication par le groupe néerlandais d’un avertissement sur ses résultats du troisième trimestre et de l’exercice 2019. Affecté par les difficultés de l'économie mondiale et celles de son activité de Soins de santé connectés, celui-ci anticipe désormais une hausse de 10 à 20 points de base de sa marge opérationnelle ajustée cette année. Il visait auparavant une amélioration de cette marge de 100 points de base par an en moyenne pour la période 2017-2020.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé jeudi son intention de fermer son usine de La Roche-sur-Yon d’ici fin 2020 en raison des difficultés du marché des enveloppes haut de gamme pour poids lourds. Le financement de cette opération contraindra Michelin à enregistrer une provision d’environ 120 millions d’euros en charges non récurrentes dans ses comptes consolidés au 31 décembre 2019. «L’engagement remarquable des salariés, la qualité du dialogue social et les efforts du groupe n’ont pas suffi à mener à bien le projet Skipper, destiné à renforcer l’activité du site de La Roche-sur-Yon», indique Michelin dans un communiqué. Ce projet a notamment donné lieu à un investissement de 70 millions d’euros de la part du groupe clermontois.
Facebook et ses alliés avaient-ils anticipé l’étendue des critiques qu’ils s’attireraient en annonçant leur projet de cryptomonnaie ? PayPal, engagé dans l’aventure, a pratiqué la politique de la chaise vide lors d’une réunion des 28 membres de la Libra Association, le 3 octobre. Le géant des paiements reprocherait au réseau social de n’avoir pas assez préparé les esprits des régulateurs en amont de ses annonces. Si PayPal a décidé d’arrêter les frais, d’autres membres, comme Visa et Mastercard, craindraient également que la salve d’enquêtes déclenchées par le projet Libra ne finisse par nuire à leur coeur de métier. On ne conteste pas impunément le droit des Etats à battre monnaie.
LVMH a fait état mercredi d’une croissance de ses ventes bien meilleure qu’attendu au troisième trimestre en dépit du climat instable qui prévaut à Hong Kong, où de nombreuses marques ont fermé leurs points de vente. Le propriétaire de 70 marques dont Louis Vuitton, Dior, Bulgari ou Sephora, a réalisé 13,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires de juillet à septembre, soit une croissance de 17%. Hors effets de change et à périmètre comparable, la croissance des ventes s’est élevée à 11%. Dans le segment de la distribution sélective, qui compte notamment sa société de duty free DFS, les ventes ont toutefois enregistré un ralentissement plus marqué au troisième trimestre. En cause, notamment, les fermetures de magasins à l’aéroport de Hong Kong mi-août.
La division Défense et Espace d’Airbus a lancé un programme d’amélioration de la performance en avertissant son personnel dans une note interne qu’elle faisait face à un défi de taille pour atteindre son objectif de trésorerie cette année, rapporte Reuters. Ces difficultés sont accentuées par le gel des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite décidé par l’Allemagne après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul. Ce moratoire empêche le groupe de finir de livrer au royaume wahhabite un système de sécurité aux frontières. Au premier semestre, le groupe a inscrit 208 millions d’euros de charges liées au contrat saoudien.
Nissan a rétrogradé mercredi Hari Nada, l’un de ses vice-présidents qui a contribué à la chute de Carlos Ghosn, à un poste de conseiller en charge des opérations spéciales. Le dirigeant a été rattrapé à son tour par des accusations selon lesquelles il aurait lui aussi touché des sommes indues, selon Reuters. Hari Nada reste placé sous la responsabilité directe du directeur général en exercice Yasuhiro Yamauchi. Nissan a annoncé la veille que Makoto Uchida lui succédera en janvier prochain.
AT&T prévoit de céder ses activités mobiles et fixes à Porto Rico et dans les Iles Vierges américaines à Liberty Latin America, moyennant 1,95 milliard de dollars (1,78 milliard d’euros) en numéraire à la clôture, sous réserve d’ajustements usuels. La transaction comprend des actifs réseaux (y compris du spectre), de l’immobilier, une base de clientèle (dont environ 1,1 million d’abonnés mobiles) et des contrats. Environ 1.300 employés seront ainsi transférés à Liberty Latin America. Soumise aux revues de la FCC et du Département de la Justice, l’opération devrait être finalisée dans six à neuf mois. L’opérateur télécoms perdait 1,15% en clôture de Bourse mercredi.
Jürg Zeltner, nommé en août dernier membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank, pourrait se heurter au veto conjoint de la Banque centrale européenne et de la Bafin allemande, rapporte le FT en citant des sources proches des superviseurs. Raison invoquée : un conflit d’intérêts potentiel, le dirigeant suisse étant par ailleurs depuis mai le patron de la banque privée KBL European Private Bankers. Cette dernière est la propriété du Qatar, par ailleurs actionnaire de Deutsche Bank, et ses activités pourraient se trouver directement en concurrence avec celles de la première banque allemande. Les autorités n’auraient été prévenues que quelques jours à l’avance de la nomination de Jürg Zeltner au conseil de surveillance.
Les principaux créanciers ont soumis une offre de reprise qui, si elle est acceptée par le tribunal de commerce, évincera le président et premier actionnaire Jacques de Chateauvieux.
Jürg Zeltner, nommé en août dernier membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank, pourrait se heurter au veto conjoint de la Banque centrale européenne et de la Bafin allemande, rapporte le FT en citant des sources proches des superviseurs. Raison invoquée : un conflit d’intérêt potentiel, le dirigeant suisse étant par ailleurs depuis mai le patron de la banque privée KBL European Private Bankers. Cette dernière est la propriété du Qatar, par ailleurs actionnaire de Deutsche Bank, et ses activités pourraient se trouver directement en concurrence avec celles de la première banque allemande.
La division Défense et Espace d’Airbus a lancé un programme d’amélioration de la performance en avertissant son personnel dans une note interne qu’elle faisait face à un défi de taille pour atteindre son objectif de trésorerie cette année, rapporte Reuters. Ces difficultés sont accentuées par le gel des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite décidé par l’Allemagne après l’assassinat le 2 octobre 2018 du journaliste Jamal Khashoggi par des agents saoudiens à Istanbul. Ce moratoire empêche le groupe de finir de livrer au royaume wahhabite un système de sécurité aux frontières.
Nissan a rétrogradé mercredi Hari Nada, l’un de ses vice-présidents qui a contribué à la chute de Carlos Ghosn, à un poste de conseiller en charge des opérations spéciales. Le dirigeant, l’un des principaux lanceurs d’alerte sur l’affaire Ghosn en 2018, a été depuis rattrapé à son tour par des accusations selon lesquelles il aurait lui aussi touché des sommes indues, selon Reuters, qui cite plusieurs sources.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a proposé mercredi une réforme en profondeur de la fiscalité transfrontalière, qui devrait donner aux Etats davantage de marges de manoeuvre pour taxer les grandes entreprises internationales, notamment les géants du numérique comme Google ou Facebook (Gafa). Ces nouvelles règles s’appliqueraient aux entreprises disposant d’un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros et ayant une interaction «durable et importante» auprès du grand public dans un pays donné, qu’elles aient ou non une présence physique sur son territoire. Les entreprises remplissant ces conditions pourraient être soumises à un impôt dont le taux serait basé sur les bénéfices.
EDF a évalué à 1,5 milliard d’euros le coût de la réparation des 8 soudures de traversées défectueuses détectées sur son réacteur EPR de Flamanville, ce qui portera le coût total du chantier à 12,4 milliards d’euros, soit trois fois le budget initial. «Ces coûts supplémentaires seront comptabilisés pour l’essentiel en autres produits et charges d’exploitation et non en Capex», a précisé le producteur d'électricité dans un communiqué.
L’action Renault hésitait ce matin à la Bourse de Paris, suite à la publication hier soir d’un article sur un éventuel départ du directeur général Thierry Bolloré. Après avoir ouvert en baisse de 0,40%, à 50,20 euros, l’action Renault a navigué autour de la clôture de la veille pour repasser en territoire positif peu après 11h00. Elle s’adjugeait 0,70% vers 12h45, à 50,75 euros.
Les banques créancières de Bourbon Corporation ont soumis aux administrateurs judiciaires du groupe de services maritimes parapétroliers une offre de reprise. Cette offre a été « faite par une société détenue par un groupe de banques françaises » et « porte sur les actifs et les activités de Bourbon Corporation », indique le groupe dans un communiqué sans plus de détails. Les banques françaises de Bourbon détiennent environ 720 millions d’euros de créances. La banque chinoise ICBC possède pour sa part 800 millions de dollars sous forme de leasing.
Acciona devient le premier actionnaire de Nordex. En souscrivant à une augmentation de capital réservée de 100 millions d’euros, le groupe espagnol détient 36,27% du fabricant allemand de turbines éoliennes et va lancer une offre publique obligatoire sur le solde du capital. Acciona proposera un prix de 10,32 euros par action Nordex, soit une prime limitée de 1,8% par rapport au cours de clôture de lundi soir. Le marché joue déjà un relèvement du prix. A la Bourse de Francfort, le cours de l’action Nordex a fini en hausse de 5,42%, à 10,69 euros.
S4 Capital, la société créée l’an dernier par Martin Sorrell, l’ancien directeur général de WPP, a annoncé l’acquisition de Firewood pour 150 millions de dollars. Firewood est la principale agence de publicité indépendante de la côte Ouest américaine. Elle travaille notamment pour Facebook, Google, LinkedIn, Salesforce ou VMware. Pour financer l’opération, ainsi que d’autres opérations en cours de négociations, S4 a levé 100 millions de livres supplémentaires (111,5 millions d’euros). Elle a déjà réalisé plusieurs acquisitions depuis sa création, dont celle de MediaMonks.
Boeing a annoncé mercredi avoir livré moitié moins d’appareils de janvier à septembre qu’au cours des neuf premiers mois de l’année 2018, conséquence des difficultés qu’il rencontre avec son 737 MAX. Seuls 302 avions ont été livrés par l’avionneur américain, un niveau bien inférieur aux 571 unités d’Airbus, son concurrent européen. Par ailleurs, un syndicat représentant plus de 10.000 pilotes de la compagnie Southwest Airlines a porté plainte contre le constructeur aéronautique, estimant que l’immobilisation du 737 MAX avait eu pour conséquence des pertes de salaires de plus de 100 millions de dollars. Le titre a chuté mardi en séance avant de se ressaisir pour clôturer en baisse de 0,65% à 374 dollars.
Vodafone a annoncé la fermeture de 15% de ses points de vente en Europe, afin d’adapter son dispositif au développement du e-commerce. L’opérateur britannique de télécoms exploite 7.700 magasins en Europe. Le plan prévoit également de transformer 40% des boutiques d’ici à 2021 pour élargir leur palette de services.
La décision d’entamer des discussions formelles entre la banque Helaba, basée à Francfort, et le gérant d’actifs Deka, a été prise mardi par leurs dirigeants, rapporte le Financial Times. Cette fusion pourrait créer un géant financier comptant 260 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 11.000 salariés. Si l’opération aboutit, cela pourrait poser les bases d’une future consolidation dans un secteur bancaire fragmenté en Allemagne, et fragilisé par des taux d’intérêt bas, des prix élevés et des plans de sauvetage coûteux de banques locales.