La maison mère de SFR a officialisé qu’elle envisageait d’introduire en Bourse ses activités américaines. Une telle opération faciliterait son expansion sur ce marché.
Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la loi dite Sapin 2 mais a censuré une mesure visant à contraindre les multinationales à rendre publiques des informations sur leurs activités et leur imposition à l'étranger. Le Conseil avait été saisi à la mi-novembre par le président du Sénat Gérard Larcher, une soixantaine de sénateurs Les Républicains (LR) et le groupe LR de l’Assemblée nationale, qui avaient déposé trois recours dénonçant plusieurs dispositions de ce texte destiné à renforcer la transparence de la vie économique et la lutte contre la corruption. Les Sages ont estimé que l’article 137 de la loi, imposant aux grandes entreprises la publicité du reporting pays par pays porte «une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre» et est donc «contraire à la Constitution». Le projet de loi a été adopté le 8 novembre par le Parlement.
Le PDG d’Orange Stéphane Richard a déclaré hier que l’opérateur télécoms regarderait un possible rachat de Canal+ dans l'éventualité où le groupe de télévision, filiale de Vivendi, serait mis en vente. Le dirigeant de l’opérateur historique est favorable à une alliance entre les deux groupes qui ont multiplié récemment les coopérations. «Si demain matin Canal+ était à vendre, c’est certain qu’Orange s’y intéresserait. Evidemment», a déclaré le PDG d’Orange à des journalistes en marge d’une conférence de presse au Maroc. Une alliance avec Canal+ permettrait à Orange de riposter à l’offensive de son concurrent SFR, filiale d’Altice, qui a frappé un nouveau coup en concluant un accord pour distribuer les chaînes de Discovery et NBC Universal après avoir déjà raflé les droits de la Premier League anglaise. Par ailleurs, Orange souhaite acquérir 15% à 16% du capital supplémentaire de sa filiale tunisienne.
Le groupe de recyclage reprend la filiale de la Saur pour un montant estimé à 285 millions d'euros. L'opération sera refinancée sur le marché obligataire high yield.
Alors que la directive européenne sur le reporting non financier est en cours de transposition, Paris Europlace a présenté hier à Londres sept recommandations sur la notion de création de valeur et leurs reporting associés. Le lobby de la Place de Paris est notamment favorable à une vision intégrée de la performance financière et extrafinancière de l’entreprise. L’organisation estime que le cadre de référence de l’IIRC (International Integrated Reporting Council) doit rester une démarche volontaire et ne pas devenir une nouvelle norme. Pour les investisseurs et les fournisseurs d’informations extrafinancières, Paris Europlace recommande de mieux cibler leurs demandes afin d’alléger la volumétrie d’informations. Les autorités françaises et européennes devraient de leur côté simplifier le cadre juridique afin d’éviter l’accumulation d’obligations et privilégier l’accompagnement. Paris Europlace demande également les mêmes niveaux d’exigence pour l’ensemble des pays de l’OCDE.
Les ventes d’automobiles diminueront à 17,2 millions d’unités aux Etats-Unis en 2017, par rapport à 17,4 millions en 2016, et la contraction se poursuivra l’année suivante, estime WardsAuto. Le consultant spécialisé prévoit que les ventes toucheront un creux de 16,8 millions de véhicules en 2018. Les ventes repartiront légèrement en 2019 mais jusqu’en 2023, elles n'égaleront pas les records de 2015 et de 2016. La raison tient essentiellement aux promotions massives que consentent les constructeurs, à des niveaux sans précédent ces derniers mois, pour conserver leurs parts de marché.
Renault Trucks Defense, du groupe Volvo, a annoncé avoir décroché un contrat de construction et d’entretien de 3.700 véhicules légers de transport pour un total d’environ 500 millions d’euros. Ces véhicules de 3,5 tonnes seront fabriqués à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pendant plus de quatre ans et livrés à partir de 2017, précise le groupe dans un communiqué. Volvo a annoncé début novembre un projet de cession de sa division Governmental Sales, une unité dont l’actif principal est Renault Trucks Defense, qui fabrique en France des véhicules blindés très utilisés par l’armée française.
L’Association internationale du transport aérien (Iata) a invité jeudi les pays européens à définir une stratégie nationale plutôt que régionale pour améliorer l’utilisation de l’espace aérien et tirer profit du projet «Ciel unique européen». Ce projet s’est heurté à l’opposition des syndicats et d’Etats-membres réticents à renoncer au contrôle de leur espace aérien et redoutant des suppressions d’emplois. L’Iata estime que la modernisation de l’espace aérien européen pourrait générer 245 milliards d’euros de PIB supplémentaires et créer un million d’emplois d’ici 2035. Sa requête s’adresse à sept pays: la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la Turquie.
La grève des pilotes a coûté 100 millions d’euros à Lufthansa cette année, mais le président du directoire Carsten Spohr pense pouvoir d’en éviter de nouvelles grâce à la médiation. Les pilotes du syndicat Vereinigung Cockpit (VC) ont fait grève pendant six jours au cours des deux dernières semaines, un mouvement qui a immobilisé 4.460 vols et affecté 525.000 passagers dans le cadre d’un long conflit salarial. Carsten Spohr s’attend à entrer en médiation avec le syndicat, qui représente 5.400 pilotes, avant la fin de l’année.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les anomalies détectées à l’usine d’Areva du Creusot (Saône-et-Loire) dans la fabrication de pièces de réacteurs nucléaires, a appris Reuters de source judiciaire. L’enquête a été ouverte mercredi pour «mise en danger d’autrui, faux et usage de faux et tromperie aggravée» et a été confiée à la gendarmerie nationale, a précisé la source. «Nous n’avons pas été informés à ce stade. Le groupe se tient bien sûr à la disposition de la justice et communiquera en toute transparence tous les éléments à sa disposition», a indiqué une porte-parole d’Areva. L’enquête fait notamment suite à un signalement de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Le groupe pétrolier américain a annoncé prévoir une diminution de 15% de ses dépenses d’investissement l’année prochaine, à 19,8 milliards de dollars. Chevron a précisé que ses dépenses d’investissement s’inscrivaient en baisse de 42% par rapport à 2015 et allaient diminuer pour la quatrième année consécutive l’an prochain. «La construction est en voie d’achèvement sur plusieurs grands projets d’investissement, qui sont désormais en service ou en passe de l'être dans les tout prochains trimestre. Cette combinaison entre baisse des dépenses et croissance des revenus de la production soutient notre objectif d’ensemble de retrouver un équilibre en matière de trésorerie d’exploitation», a indiqué le groupe. Selon l’analyste de la banque d’investissement RBC, le consensus prévoyait des dépenses d’investissement de 18 milliards de dollars pour Chevron en 2017.
L’Union européenne (UE) a ouvert jeudi des procédures contre sept pays qui n’ont pas sanctionné les constructeurs automobiles qui ne respectent pas la réglementation en matière d'émissions polluantes, après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen. L’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Luxembourg, la République tchèque, la Lituanie et la Grèce sont ainsi dans le collimateur de la Commission européenne.
Pénalisé par le repli de la livre sterling, Sports Direct a fait état jeudi d’une baisse de 57% à 71,6 millions de livres (84,3 millions d’euros) de son bénéfice courant avant impôt au premier semestre, clos le 23 octobre, de son exercice 2016/2017. Son chiffre d’affaires a progressé sur la même période de 4,2%, hors effets de change. L’action du distributeur britannique d’articles de sport chutait de 8,5% à 288,30 pence en fin de matinée, portant à 50% son repli depuis le début de l’année. La classe politique avait qualifié l’été dernier de «victoriennes» les conditions de travail chez Sports Direct.
Le leader européen des services informatiques a annoncé jeudi que son conseil d’administration avait décidé d’engager le processus de modification du statut juridique de l’entreprise en «société européenne». CapGemini indique aussi que le conseil a nommé Xavier Musca en tant que président du comité d’audit, en remplacement de Yann Delabrière qui a souhaité remettre son mandat compte tenu des nouvelles dispositions du code Afep-Medef sur l’indépendance des administrateurs. Le groupe renforcera par ailleurs de 500 millions d’euros son programme pluriannuel de rachat d’actions car son programme initial d’un montant de 600 millions d’euros, approuvé en février 2016, a déjà été mobilisé à hauteur de 250 millions.
TUI, premier voyagiste européen, a fait état jeudi d’une progression de son bénéfice courant (Ebita) de 12,5% à 1,03 milliard d’euros sur son exercice clos le 30 septembre 2016, un chiffre conforme aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur une croissance comprise entre 12 et 13%. Confiant sur ses perspectives, TUI prévoit une hausse d’au moins 10% de son bénéfice courant pour l’exercice en cours et le suivant.
Au sein du SBF 120, les salariés ont touché en moyenne 4.200 euros de participation, intéressement et abondement. Un montant 40% inférieur dans les PME.
Steinhoff veut doubler le nombre de ses magasins de vêtements en Europe de l’Est dans les cinq prochaines années, pour les porter à 2.000, a déclaré hier son directeur général Markus Jooste. Cette stratégie illustre sa volonté de se développer sur l’un de ses marchés à plus forte croissance. Le groupe de distribution sud-africain, propriétaire de Castorama en France, achète des actifs en Europe, où il réalise la plus grande partie de ses bénéfices, pour compenser la faiblesse de son marché intérieur.
Soutenu publiquement par Donald Trump, le directeur général du propriétaire de l'opérateur Sprint attend un mouvement de déréglementation aux Etats-Unis.
Le fabricant de médicaments génériques américain Mylan envisage une restructuration qui pourrait l’amener à réduire ses effectifs d’un peu moins de 10%. Le groupe indique, sans autre précision, que le programme de réorganisation concernera «certains» de ses sites. Mylan, qui emploie 35.000 personnes dans le monde, a subi de vives critiques pour avoir fortement augmenté le prix de son stylo auto-injecteur d’adrénaline EpiPen, utilisé pour le traitement d’urgence des réactions allergiques sévères.
Royal Dutch Shell a annoncé hier avoir signé un protocole d’accord avec la compagnie publique National Iranian Oil Co afin d'étudier de futurs projets en Iran, signe que l’engagement de Donald Trump à renégocier ou annuler l’accord sur le nucléaire ne dissuade pas les géants mondiaux de l'énergie de faire affaire avec Téhéran. Le périmètre de l’accord signé par Shell n'était pas précisément connu. Un porte-parole de Shell a indiqué que l’accord avait pour objectif «d’explorer plus avant des domaines de coopération potentielle». Il ne s’accompagne d’aucun engagement d’investissement, contrairement à l’accord récemment conclu par Total avec Téhéran.
Abbott Laboratories a déclaré hier avoir demandé auprès de la Cour de la Chancellerie de l’Etat du Delaware l’abandon de son acquisition d’Alere Inc., évoquant la «perte importante» de valeur de la société spécialisée dans les diagnostics. Une accusation qu’Alere estime «sans fondement». Les deux entreprises avaient conclu un accord en début d’année pour 5,8 milliards de dollars. Alere a subi une série d'événements négatifs depuis, argumente Abbott.
Hier soir, Benjamin Jayet, Didier Calmels et leurs associations respectives Les Actionnaires de Solocal Group et Solocalensemble ont confirmé «totaliser, à ce stade, plus de 12% des droits de vote ou intentions manifestées de vote». Ils ont également confirmé le rejet du plan en l’état. Ils demandent aux administrateurs de «proposer un plan qui traite définitivement de la dette de la société sur des bases équitables». Le plan de restructuration révisé de SoLocal a été approuvé par les créanciers le 30 novembre et sera présenté aux actionnaires lors de l’AGE du 15 décembre. Il doit recueillir plus de deux tiers des voix pour être approuvé.
Les compagnies pétrolières russes ont été reçues hier au Ministère de l’Energie à Moscou pour discuter d’une réduction de la production, conformément à l’accord avec l’Opep que la Russie s’apprête à parachever. Mais aucun quota ne leur a été signifié. Au cours d’un entretien avec le ministre Alexandre Novak, les représentants de Lukoil, Gazprom Neft, Tatneft, Novatek et Surgutneftegaz ont exprimé leur soutien à une baisse concertée visant à réduire l’engorgement du marché mondial, a déclaré Olga Galant, porte-parole du ministère. Alexandre Novak sera samedi à Vienne pour rencontrer les pays de l’Opep et plusieurs producteurs non membres de l’organisation après l’accord annoncé le 30 novembre.
SFR enrichit son offre de chaînes payantes en acquérant la distribution exclusive de 4 chaînes Discovery et de trois chaînes de NBCUniversal, qui depuis des années étaient distribuées par CanalSat, a annoncé son actionnaire Altice. En outre, SFR pourra proposer des films produits par NBCUniversal et annonce qu’elle va créer une nouvelle chaîne en France, «entièrement dédiée au cinéma et aux séries», qui comprendra les productions du catalogue NBC Universal, mais également des productions françaises et européennes.
Les deux groupes de gaz industriels ont repris les négociations, tandis que le patron de Linde a accepté de partir immédiatement et non plus en avril 2017.
PostNL a annoncé hier qu’il rejetait l’offre définitive de 2,54 milliards d’euros de l’opérateur postal belge Bpost, évoquant des préoccupations politiques. L’opérateur néerlandais craint que la présence de l’Etat belge à hauteur de 40% du capital de Bpost ne se traduise par une incapacité de la société à s’adapter au changement. Le gouvernement néerlandais avait déjà indiqué qu’il passait en revue les possibilités de bloquer l’opération.