Le directeur général de SoLocal Jean-Pierre Remy quittera ses fonctions dès le 30 juin prochain, a annoncé le groupe hier. La démission de Jean-Pierre Remy, «pour se consacrer à un projet entrepreneurial», intervient quelques jours avant l’assemblée générale du 13 juin et alors qu’il a été capital à la récente restructuration financière et au plan stratégique de la société. La société précise qu’il a décidé de ne pas percevoir d’indemnité de départ ou de rémunération au titre de 2017. En l’absence de successeur désigné, un chasseur de têtes a été mandaté pour le remplacer. Dans l’intervalle, le directeur général délégué Christophe Pingard et les autres membres du comité exécutif assureront la continuité des opérations.
Europcar et EasyJet ont annoncé hier la prolongation pour deux ans de leur partenariat mis en place il y a 13 ans. Ce partenariat permet aux clients d’EasyJet de bénéficier de tarifs préférentiels lorsqu’ils louent un véhicule Europcar via le transporteur aérien.
Hewlett Packard Entreprise a fait état hier d’une forte baisse du chiffre d’affaires de sa principale division, celle qui vend des serveurs ainsi que des équipements réseaux et stockage de données aux entreprises, en raison, entre autres, d’une demande atone et d’une vive concurrence. Sur les trois mois à fin avril, deuxième trimestre de l’exercice 2016-2017, le chiffre d’affaires des serveurs a baissé de 14%, à 2,99 milliards de dollars (2,66 milliards d’euros). HPE a accusé une perte de 612 millions de dollars, soit 0,37 dollar par action, sur le deuxième trimestre de son exercice, contre un bénéfice de 320 millions (0,18 dollar/action) il y a un an. Dans des échanges après-Bourse, le titre HPE reculait de 2,4%.
Une fissure est apparue dans l’opposition des représentants syndicaux du groupe allemand de gaz industriels Linde au projet de fusion avec l’américain Praxair, ont indiqué à Reuters trois sources proches du dossier, ajoutant que, de ce fait, la transaction devrait être approuvée ce jour. Un des représentants syndicaux siégant au conseil de surveillance pourrait ne pas joindre sa voix à celle des cinq autres qui restent contre le projet, ce qui, le cas échéant, veut dire que ce sont les six représentants des actionnaires, favorables à la fusion, qui vont l’emporter.
L’agence de privatisation de la Grèce a accepté hier une offre améliorée à 600 millions d’euros de l’opérateur de l’aéroport d’Athènes pour prolonger sa concession de 20 ans. Dans le cadre du troisième plan d’aide conclu l’année dernière avec le Fonds monétaire international et l’Union européenne, Athènes s’est engagée à renouveler un accord avec l’opérateur aéroportuaire allemand AviaAlliance et l'énergéticien grec Copelouzos pour les autoriser à exploiter l’aéroport d’Athènes jusqu’en 2046. L’agence de privatisation, HRADF, s’attend à des revenus supplémentaires pour l’Etat d’environ 894 millions d’euros de cette prolongation de 20 ans.
Emmanuel Macron s’est prononcé hier pour une révision des équilibres de principe conclus en avril dernier sous le précédent gouvernement concernant la future structure actionnariale des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), que l’italien Fincantieri souhaite acquérir. Soulignant avoir entendu les «préoccupations» des salariés, il a souhaité que la nouvelle structure actionnariale «permette d’abord de consolider le plan de charge industrielle». Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire négociera dans les prochaines semaines avec les parties prenantes pour «préserver ces équilibres et notre souveraineté industrielle», le savoir- faire de l’entreprise, l’emploi et les intérêts de l'économie régionale.
Le groupe volailler LDC a indiqué hier qu’il entendait développer ses activités à l’export après des résultats annuels supérieurs aux attentes. LDC, qui commercialise les marques Loué, Le Gaulois, Maître Coq ou encore Marie, a réalisé un chiffre d’affaires de près de 3,6 milliards d’euros (+2,9%) lors de son exercice à fin février 2017, dont environ 600 millions à l’export, soit 17% du total. Il entend augmenter ses exportations de 6% en volume cette année et envisage également des acquisitions dans des pays portuaires, comme la Belgique, les Pays-Bas ou l’Italie notamment, fort d’une trésorerie nette de quelque 180 millions d’euros.
L’énergéticien finlandais Fortum est en négociations avec E.ON pour le rachat de sa participation dans Uniper, la société qui regroupe les activités de production d'électricité classique et de négoce du groupe allemand, rapporte mercredi l’agence Bloomberg de sources proches du dossier. Après la mise en Bourse d’Uniper en septembre dernier, E.ON avait conservé une participation de 46,65% - valorisée actuellement quelque 2,8 milliards d’euros - en disant avoir l’intention de la céder rapidement mais pas avant 2018 du fait de considérations fiscales.
La Commission européenne a proposé mercredi de limiter le nombre de jours pendant lesquels les conducteurs de poids lourds à bas coûts sont autorisés à exercer dans un autre pays de l’Union. Les transporteurs routiers en France, en Allemagne et dans d’autres pays à hauts revenus estiment subir une concurrence déloyale quand les chauffeurs à faibles revenus d’Europe de l’Est viennent exercer sur leurs territoires. Ils les accusent d’avoir pris une part indue du marché européen du fret routier.
Nicox a annoncé en début d’après-midi dans un communiqué l’approbation par la FDA américaine (Food and Drug Administration) de la demande d’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis pour Zerviate (solution ophtalmique de la cétirizine), la première formulation oculaire topique de l’antihistaminique utilisé dans le traitement du prurit oculaire associé aux conjonctivites allergiques. Suspendue en fin de matinée, l’action de la société biopharmaceutique a bondi de 21% à la reprise de sa cotation.
Le tribunal de commerce de Beauvais a examiné le 30 mai les offres de reprise en plan de cession des activités des sociétés Kindy SA, holding cotée sur Alternext, Kindy Bloquert, Business Sport Socks, The Socks Office et GBB. Le groupe confirme qu’aucun plan de continuation, ni pour sa holding, ni pour ses filiales n’a été présenté et que les offres reçues pour la reprise de ses actifs opérationnels, y compris ses marques, ne lui permettront pas d’apurer l’intégralité de ses passifs. Une décision sera rendue le vendredi 2 juin après-midi. Dans cette attente, le Groupe a demandé la suspension de sa cotation sur Alternext.
ChemChina a annoncé ce matin avoir reçu 94,7% des titres du groupe de pesticides et de semences suisse Syngenta au terme de la plus grande OPA jamais lancée par une entreprise chinoise à l'étranger. L’offre du groupe chinois représentait 43 milliards de dollars (plus de 39 milliards d’euros). Ce dernier a confirmé son intention de demander l’annulation des titres restants si le seuil de 98% était dépassé. Dans le cas contraire, il compte procéder au rachat forcé des minoritaires.
Toshiba a annoncé mercredi qu’il ne serait pas en mesure de présenter des comptes annuels audités à ses actionnaires lors de l’assemblée générale prévue le 28 juin. Des divergences de vues opposent le conglomérat japonais aux experts comptables du cabinet PwC Aarata depuis une dépréciation surprise de Westinghouse, la filiale nucléaire américaine de Toshiba désormais placée en faillite. Le groupe japonais ajoute qu’il va continuer à travailler avec ses commissaires aux comptes pour pouvoir présenter avant la date-butoir du 30 juin, prévue par les textes officiels, des comptes annuels certifiés pour l’exercice fiscal clos en mars dernier.
Le distributeur allemand, qui prévoit de se scinder en deux entreprises, a annoncé mercredi une perte trimestrielle dans ses activités d'électronique grand public en raison d’investissements massifs dans la technologie, tandis que ses activités de distribution alimentaire ont été soutenues par le raffermissement du rouble. La division d'électronique grand public, qui sera rebaptisée Ceconomy, a enregistré au premier trimestre 2017 une perte d’exploitation hors exceptionnels de 19 millions d’euros, contre un bénéfice de 24 millions attendu par le consensus. Les ventes de Ceconomy se sont contractées de 0,5% à 5,258 milliards d’euros, alors que celles des activités de gros et de Real ont progressé de 2,4% à 8,5 milliards avec le raffermissement du rouble en Russie et diverses acquisitions.
Michel Landel, directeur général de Sodexo a annoncé hier son intention de prendre sa retraite à l’issue de l’assemblée générale du 28 janvier 2018. Denis Machuel, actuel directeur général, Services Avantages et Récompenses et Services aux Particuliers et à Domicile, et directeur digital groupe, le remplacera alors comme directeur général et président du comité exécutif. Il deviendra directeur général adjoint dès le 1er septembre pour permettre une transition progressive. Michel Landel restera administrateur du groupe de restauration jusqu’au terme de son mandat en janvier 2020. Diplômé de l'école d’ingénieurs ENSIMAG de Grenoble et titulaire d’un master en science de l’université A&M du Texas, Denis Machuel s’attachera à poursuivre la transformation digitale de l’entreprise et à accélérer son développement à l’international, qui représente désormais 87% du chiffre d’affaires. «Nous sommes dans un monde très incertain, très mouvant. Le digital est une transformation en profondeur des entreprises. Le digital va aussi contribuer à mettre nos activités en synergies», a-t-il ainsi souligné lors d’un entretien téléphonique à Reuters.
Ensco, spécialiste des forages en mer, a fait part hier de son intention de racheter son concurrent Atwood Oceanics dans le cadre d’une offre en actions qui valoriserait le nouvel ensemble à 6,9 milliards de dollars (6,1 milliards d’euros). Les actionnaires d’Atwood doivent recevoir 1,6 action Ensco pour chacune de leur action dans le cadre de cette offre qui valorise Atwood à 10,72 dollars pièce. Ensco prévoit des synergies de coûts de 45 millions de dollars en 2018 et des économies de coûts annuelles de 65 millions de dollars à partir de l’exercice 2019.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendra «probablement à l’automne» sa décision définitive sur la conformité de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville, a déclaré hier un porte-parole du gendarme du nucléaire français. L’ASN devrait recevoir les rapports techniques d’ici à la fin juillet. Elle les analysera et prendra alors un «projet de position», qui sera ensuite soumis à la consultation publique, aux autorités locales et aux entreprises concernées. «A la fin de cette procédure, nous prendrons une décision définitive», a précisé le porte-parole. L’ASN avait dévoilé en avril 2015 des anomalies dans l’acier du couvercle et du fond de cet équipement fabriqué par Areva dans sa forge du Creusot.
La Commission européenne lancera cette année une consultation publique en ligne, puis élaborera une analyse d’impact en vue d’une proposition législative.
Uber a licencié hier Anthony Levandowski, que la firme avait engagé l’année dernière pour mener à bien son projet de voiture autonome. Anthony Levandowski avait auparavant passé plusieurs années chez Google où il travaillait sur son projet de voiture autonome, désormais nommé Waymo. Il est au centre d’un litige judiciaire entre Uber et Waymo, ce dernier l’accusant d’avoir volé plusieurs milliers de documents en partant pour Uber.
Le fonds activiste suédois Cevian a acquis une participation de 5,6% dans Ericsson pour environ 940 millions d’euros, et a indiqué viser un poste au conseil d’administration de la société au comité des nominations. Ericsson a perdu près de 40% de sa valeur boursière ces deux dernières années et a annoncé une perte de 12,3 milliards de couronnes (1,26 milliard d’euros) au premier trimestre. Le groupe suédois fait notamment face à la concurrence de Nokia et de Huawei sur le marché des infrastructures mobiles. Cevian a précisé soutenir le plan de relance du président d’Ericsson Borje Ekholm, nommé en octobre dernier. Un porte-parole d’Ericsson a indiqué que la société se réjouissait de dialoguer avec Cevian au même titre qu’avec ses autres actionnaires.
E.ON a retenu Goldman Sachs pour étudier ses options concernant la cession de sa participation dans Uniper, rapportait hier Reuters de sources proches du dossier. E.ON dispose encore d’une participation de 46,65% dans Uniper suite à son introduction en Bourse en septembre dernier, valorisée aujourd’hui environ 2,8 milliards d’euros. Le groupe énergétique allemand souhaite se désengager rapidement en 2018.
Le groupe Veolia veut relancer son activité Eau en France, à la peine ces dernières années. Le groupe vise un chiffre d’affaires d’au moins 3 milliards d’euros d’ici 2020, contre 2,9 milliards d’euros en 2016, et veut surtout doubler sa profitabilité opérationnelle. «Nous ne voulons pas faire de course au chiffre d’affaires, ce qui compte c’est de retrouver nos marges», a argumenté à l’AFP Frédéric Van Heems, arrivé à la tête de Veolia Eau France en début d’année. Le volet social sera présenté aux syndicats le 20 juin prochain lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire. Le groupe mise notamment sur une vaste réorganisation de ses équipes qui comptent plus de 12.000 personnes, avec la création de 67 «territoires» regroupés dans neuf «régions» qui mutualiseront certaines fonctions, dans une logique de décentralisation, à partir du 1er janvier 2018.
Vivendi a obtenu ce mardi le feu vert de la Commission européenne à son projet de prise de contrôle sous conditions de Telecom Italia. Le groupe français s’est ainsi engagé à vendre la participation majoritaire de l’opérateur télécoms italien dans Persidera, un fournisseur d’accès aux réseaux terrestres numériques pour la diffusion de chaînes de télévision. L’exécutif européen craignait qu’avec la prise de contrôle de Telecom Italia, dont Vivendi est le premier actionnaire avec une participation de près de 24%, le groupe français ne soit en mesure d’augmenter les prix facturés aux chaînes de télévision en Italie pour cet accès aux réseaux numériques terrestres. Vivendi a renforcé ce mois-ci son emprise sur l’ancien monopole de la téléphonie en Italie en désignant 10 des 15 administrateurs de l’opérateur.