Pressé de remporter l’appel d’offres sur l’activité de puces-mémoires de Toshiba (TMC), le directeur général de Western Digital tente d’amadouer le groupe japonais, qui fait traîner les négociations avec les prétendants. Dans un courrier consulté par Reuters, Stephen Milligan a présenté des excuses à son homologue pour les poursuites judiciaires intentées pour empêcher Toshiba de céder cet actif à des concurrents (Western Digital co-exploite les usines japonaises de TMC). Milligan cherche aussi dans ce courrier à rassurer Toshiba quant à sa volonté de répondre aux préoccupations d’Apple, l’un des principaux clients de TMC (numéro deux mondial des puces NAND), si ce dernier était vendu à Western Digital (numéro trois).
Le placement par l’Etat japonais d’une participation dans Japan Post Holdings est envisagé dès ce mois-ci, le premier du genre depuis la mise en Bourse du groupe en 2015, a déclaré vendredi à Reuters une source gouvernementale. Le ministère des Finances rencontrera des banques aujourd’hui pour en discuter. Le montant de l’opération n’est pas précisé. Japan Post déclaré que le calendrier d’un nouveau placement n’a pas été fixé.
Le cours de l’action Indivior s’est effondré de 36% vendredi à Londres, suite à une décision défavorable d’un tribunal américain. Ce dernier a estimé que l’indien Dr Reddy’s n’avait pas violé les brevets d’Indivior, ouvrant la voie à un potentiel concurrent pour le Suboxone Film, un traitement de la dépendance aux opiacés. Le groupe pharmaceutique britannique a indiqué qu’il ne pourrait pas empêcher Dr Reddy’s de fabriquer un générique du Suboxone, à moins que la décision judiciaire ne soit infirmée en appel. Les ventes du Suboxone ont représenté 80% du chiffre d’affaires d’Indivior en 2016.
Après avoir annoncé une modification de sa gouvernance la veille, Pirelli a publié vendredi ses prévisions et ses objectifs pour 2020, en préparation de son introduction en Bourse prévue prochainement. Le fabricant de pneumatiques italien, contrôlé par le chinois ChemChina, anticipe une croissance de son chiffre d’affaires d'«au moins 9%» par an. Pirelli entend accorder la priorité aux produits à forte valeur ajoutée. Le groupe entend faire passer leur proportion de 55% à 63% du chiffre d’affaires entre 2016 et 2020. Il prévoit d’investir 7% de son chiffre d’affaires annuel. Pirelli annonce également avoir renoué avec les bénéfices au premier semestre (67 millions d’euros).
Le projet de fusion entre Luxottica et Essilor fera l’objet d’un examen minutieux des autorités antitrust européennes, a déclaré la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager, invitée samedi du forum européen Ambrosetti en Italie. L’italien Luxottica, premier fabricant mondial de montures de lunettes, et le français Essilor, numéro un de l’optique ophtalmologique cumuleront un chiffre d’affaires supérieur à 15 milliards d’euros. «Même s’il s’agit d’une intégration verticale, quand on a des parts de marché de cette ampleur [...] une analyse approfondie est nécessaire», a-t-elle déclaré à Reuters.
Le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé samedi qu’il rencontrerait son homologue italien le 11 septembre, pour trouver un accord sur un contrôle conjoint des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire. «La coopération entre la France et Fincantieri reste la meilleure option pour Saint-Nazaire, donc nous devons régler quelques problèmes. Mais je suis convaincu que [...] nous trouverons un compromis avant la fin de septembre», a-t-il ajouté en marge du forum européen Ambrosetti en Italie. Un sommet franco-italien est prévu le 27 septembre.
Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire a indiqué samedi qu’il annoncerait dans «quelques semaines» la privatisation de certaines entreprises. «Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation», a déclaré Bruno Le Maire lors du forum européen d’Ambrosetti en Italie. Sans citer de noms, il a évoqué «certaines compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l’Etat français», a-t-il ajouté, sans citer de noms.
Saab va s’associer avec le conglomérat indien Adani Group en vue de participer à l’appel d’offres portant sur la fabrication d’avions de combat en Inde, a déclaré vendredi Hakan Buskhe, directeur général du groupe de défense suédois, en concurrence avec l’américain Lockheed Martin pour ce contrat. Saab propose de fabriquer son Gripen en Inde tandis que Lockheed Martin entend y assembler le F-16, l’aviation indienne ayant dit avoir besoin de centaines de nouveaux appareils pour remplacer sa flotte vieillissante, datant de l'époque soviétique. Le pays a déjà signé un accord d’achat de 36 avions de combat Rafale construits par le français Dassault Aviation pour un montant proche de 7,8 milliards d’euros.
Free, dont le projet de nouvelle box internet se fait attendre depuis plusieurs trimestres, estime que son lancement devient désormais nécessaire face à l’agressivité tarifaire de certains de ses concurrents dans le fixe, principalement Bouygues Telecom, a déclaré vendredi son fondateur Xavier Niel. Au premier semestre 2017, Free a enregistré un ralentissement de ses conquêtes d’abonnés et une érosion de sa rentabilité dans le fixe. L’opérateur a recruté 83.000 nouveaux abonnés (net de résiliation), soit une part de marché des recrutements nets de 27%. En 2016, sa part de marché des recrutements s'élevait à 32%.
Après avoir annoncé une modification de sa gouvernance hier, Pirelli a publié ce matin ses prévisions et ses objectifs pour la période 2017-2020 en préparation de son introduction en Bourse prévue prochainement. Le fabricant de pneumatiques italien, contrôlé par le chinois ChemChina, anticipe une croissance de son chiffre d’affaires d'«au moins 9%» par an. En terme de stratégie, Pirelli entend accorder la priorité aux produits à forte valeur ajoutée: les gammes Prestige pour les marques automobiles de luxe (Ferrari, Lamborghini, Rolls Royce...) et Premium pour le haut de gamme (Audi, Mercedes, Alfa Romeo...), les pneus spéciaux et pneus de motos. Le groupe entend faire passer la proportion de ces produits de 55% à 63% du chiffre d’affaires entre 2016 et 2020. Il prévoit des investissements annuels de l’ordre de 7% de son chiffre d’affaires.
Pressé de remporter l’appel d’offres portant sur l’activité de puces-mémoires de Toshiba (TMC), le directeur général de Western Digital tente d’amadouer la direction du groupe japonais, qui fait traîner les négociations avec les trois consortiums prétendants. Dans un courrier daté du 11 août et consulté par Reuters, il a présenté des excuses à son homologue pour les poursuites judiciaires intentées par l’entreprise américaine, qui visaient à empêcher Toshiba de céder cet actif à des concurrents (Western Digital est en effet co-exploitatant des usines japonaises de TMC). «Je comprends que le litige et les différends en cours aient provoqué un mécontentement significatif de la part de certains au sein de Toshiba. Cela est regrettable et je suis profondément désolé des sentiments que cela a créé», écrit Stephen Milligan dans un courrier que Reuters a pu consulter.
Le placement par l’Etat japonais d’une participation dans Japan Post Holdings est envisagé dès ce mois-ci, le premier du genre depuis la mise en Bourse du groupe en 2015, a déclaré vendredi à Reuters une source gouvernementale au fait du dossier. Le ministère des Finances rencontrera des banques lundi pour en discuter. Le montant de l’opération n’a pas été précisé. Une porte-parole de Japan Post a déclaré, sans autre précision, que le calendrier d’un nouveau placement n’a pas été fixé.
A la Bourse de Londres, le cours de l’action Indivior s’effondre de près de 40% vendredi matin, à la suite d’une décision défavorable au groupe pharmaceutique britannique. Un tribunal américain a estimé que le fabricant indiens de médicaments génériques Dr Reddy’s n’avait pas violé les brevets d’Indivior, ouvrant la voie à un potentiel concurrent pour le Suboxone Film, un traitement de la dépendance aux opiacés. Le groupe pharmaceutique britannique a indiqué qu’il ne pourrait pas empêcher Dr Reddy’s de fabriquer un générique du Suboxone Film à moins que la décision judiciaire ne soit infirmée en appel.
Ebranlé en 2016 par l'installation défaillante d'un ERP sur son site français, le groupe de traitements anti-allergiques retrouvera cette année son niveau de chiffre d'affaires de 2015.
A la suite de l’acquisition de Reynolds American pour 49 milliards de dollars (41,5 milliards d’euros), British American Tobacco (BAT) a annoncé hier qu’il réorganisait sa structure de direction pour placer ses produits alternatifs (cigarettes électroniques et tabacs chauffés) au cœur de son activité principale. L’intégration sera menée par le directeur de la division NGP (produits de nouvelle génération), Kingsley Wheaton. BAT veut doubler le nombre de pays où il commercialise ses produits de vapotage cette année et encore en 2018, pour concurrencer Philip Morris.
Le groupe table sur une hausse interne de 3% à 5% de son résultat opérationnel courant, après +3,3% en 2017. Les changes pèseront fortement sur les résultats.
Le cours de Bourse du distributeur s'est effondré de 13% hier. Une politique de baisse des prix et un plan de réduction des coûts paraissent inévitable.
Colas a annoncé hier la signature d’un accord pour le rachat par dette de 100% des titres du groupe familial canadien Miller McAsphlat, qui emploie 3.300 personnes. La filiale de construction routière de Colas n’a pas précisé le montant de l’opération, qu’elle compte boucler début 2018, indiquant que le prix d’acquisition devrait conduire à un multiple d’environ 12 fois le résultat opérationnel moyen, ce qui donne un montant d’acquisition de l’ordre de 1,1 milliard de dollars canadiens (environ 730 millions d’euros). Il s’agit de la plus grosse acquisition de Colas en Amérique du Nord.
Vivendi a annoncé hier la nomination à son directoire de Gilles Alix et de Cédric de Bailliencourt, deux proches de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi. Gilles Alix est directeur général du Groupe Bolloré et Cédric de Bailliencourt en est vice-président et directeur financier. Le directoire comptait jusqu'à présent cinq membres: Arnaud de Puyfontaine, son président, Frédéric Crépin, Simon Gillham, Hervé Philippe et Stéphane Roussel. Vivendi a publié un résultat net semestriel ajusté de 320 millions d’euros, en hausse de 12%. En intégrant le paiement de 2,32 milliards d’euros au Groupe Bolloré pour le rachat, le 3 juillet 2017 de sa part de 59,2% dans Havas, sa dette financière nette pro forma serait d’environ 1,8 milliard d’euros fin juin.
ThyssenKrupp a annoncé hier qu’il supprimerait jusqu'à 1.500 emplois supplémentaires dans la division solutions industrielles, essentiellement outre-Rhin, pour améliorer la compétitivité de cette dernière qui emploie plus de 21.000 salariés. Le sidérurgiste avait déjà annoncé 500 suppressions de postes dans cette division, qui conçoit des usines et construit des navires. Ces coupes, étalées sur trois ans, augmenteront le bénéfice d’exploitation de la division de 200 millions d’euros au maximum par an.
Renault a annoncé hier la signature d’un accord avec le spécialiste espagnol des infrastructures Ferrovial afin de créer en commun un nouveau service d’autopartage à Madrid. La première phase de ce projet dénommé Zity démarrera en octobre 2017, avec une flotte de 500 voitures électriques Renault Zoé, précise le groupe automobile français dans un communiqué.
Le groupe Crédit Mutuel Arkéa a publié hier le plus haut résultat net semestriel de son histoire, à 193 millions d’euros, en hausse de 3,5% par rapport au premier semestre 2016, tandis que son produit net de bancassurance (PNBA) a augmenté de 7,1% à plus d’un milliard d’euros grâce à un développement commercial dans toutes ses lignes de métier. Le coefficient d’exploitation s’améliore de 1,6 point à 68,6%. Le ratio de solvabilité Common Equity Tier 1 atteint 16,9% contre 15,3% à fin 2016, bien au-dessus des exigences réglementaires, confirmant la solidité du groupe.
Quelques semaines après l’annonce de la fin de l’accord de distribution de produits CNP au Brésil par la Caixa Economica Federal, troisième banque brésilienne, l’assureur a annoncé hier un changement à la tête de la «business unit» Amérique latine. Son directeur, Thierry Claudon, «a souhaité, pour raisons personnelles, mettre fin à ses fonctions qu’il exerçait depuis 2001», écrit la CNP. Il sera remplacé par Laurent Jumelle, en charge des activités d'épargne patrimoniale de CNP Assurances depuis avril 2014. Agé de 39 ans, celui-ci est diplômé de l’Ecole Polytechnique (1998-2001), de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (2001-2002) et du Collège des Ingénieurs (2002-2003). Il a débuté sa carrière en 2003 aux AGF Collectives, rejoignant le groupe Allianz lorsque celui-ci a repris les AGF. Il était depuis avril 2014 président du conseil d’administration de CNP Luxembourg et a rejoint en mai 2017 le comité exécutif de CNP Assurances.
Martin Bouygues, PDG éponyme du groupe de construction et de télécoms, s’est dit hier satisfait du dispositif actuel de gouvernance instauré un an plus tôt. Deux nouveaux directeurs généraux délégués, Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, et Philippe Marien, directeur financier du groupe, avaient rejoint l'état-major aux côtés d’Olivier Bouygues, directeur général délégué depuis 2002. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires semestriel de 15,16 milliards d’euros, en hausse de 3% à périmètre et change constants, un bénéfice opérationnel courant de 385 millions (+86,9%) et un bénéfice net redevenu positif à hauteur de 240 millions, contre une perte de 28 millions un an plus tôt.
La Société Générale a confirmé hier la mise en place à compter du 1er septembre de sa nouvelle organisation afin d’être plus agile et plus proche de ses clients. Cette nouvelle organisation plus horizontale, avec un axe régional renforcé, repose sur 17 business units (métiers ou régions) et 10 service units (fonction support ou de contrôle) directement rattachées à la direction générale et dotées de niveaux de délégation accrus sur les décisions relatives aux clients, aux crédits, aux recrutements et autres processus budgétaires. Les instances de gouvernance évoluent également en faveur d’une plus grande collégialité.