Spie s’attend à enregistrer cette année une accélération de sa croissance et une amélioration de sa marge, tout en poursuivant sa politique d’acquisitions. Le groupe de génie électrique et de services multitechniques table sur une croissance à taux de change constants de plus de 7% de sa production globale, les acquisitions réalisées l’an dernier apportant 370 millions d’euros de production supplémentaire (dont environ 200 millions d’euros pour SAG uniquement), tandis que la croissance organique devrait s’améliorer par rapport à 2017. La marge opérationnelle (Ebita) est attendue à 6% ou plus, en progression par rapport à son niveau pro forma de 5,9% en 2017. Selon Oddo BHF, 2018 «semble se présenter comme une année de transition, marquée par une reprise de la croissance organique et une amélioration de la rentabilité, mais sur des niveaux un peu plus faibles» qu’estimé. En fin de matinée, le cous de l’action Spie cède 4,86% à 20,36 euros, dans un marché en légère baisse (-0,10% pour le SBF 120).
Veolia a annoncé vendredi que sa filiale gabonaise, la Société d'énergie et d’eau du Gabon (SEEG), avait déposé une demande de conciliation au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) à l’encontre du Gabon, en réponse à «son expropriation en violation des règles élémentaires du droit international et des principes reconnus par la communauté des nations». «Cette demande fait suite à la réquisition de ses actifs et de son personnel et à la résiliation brutale de la concession de service public de production, de transport et de distribution d’eau potable et d'énergie électrique par la République du Gabon le 16 février 2018. La SEEG estime que la résiliation et la réquisition sont illégales et lui ont causé un très grave préjudice», a indiqué Veolia dans un communiqué.
Sans révolutionner le droit français, le rapport Sénard-Notat sur « l’Entreprise, objet d’intérêt collectif », propose de modifier le code civil en ajoutant à l’article fondateur 1833, qui n’est pas modifié, un second alinéa : « La société doit être gérée, dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Le rapport invite aussi les entreprises à inscrire leur « raison d’être » dans leurs statuts. Le conseil devra désormais définir l’orientation de la société en référence à la raison d’être de l’entreprise, selon la nouvelle définition de l’article L225-35 du code de commerce. Le poids des administrateurs salariés est également renforcé, de un à trois administrateurs en fonction de la taille du conseil.
La réussite du plan de transformation du groupe, visible dans les résultats 2017, facilitera l’allégement programmé de l’Etat au capital après le vote de la loi Pacte.
Arnaud de Puyfontaine, le président exécutif du conseil d’administration de Telecom Italia (TIM), a déclaré jeudi ne pas avoir discuté avec des représentants d’Elliott et n’avoir entendu que des rumeurs au sujet de l’opposition du fonds activiste au plan stratégique de l’opérateur télécoms italien, a-t-il fait savoir à Reuters lors d’une conférence à Londres. Selon le Financial Times, une rencontre pourrait toutefois avoir lieu aujourd’hui à Londres. Elliott a annoncé mardi être monté au capital de TIM, contrôlé par Vivendi, et prévenu qu’il pourrait tenter de renouveler le conseil d’administration pour améliorer la gouvernance et la stratégie de TIM.
Les 12 assemblées générales extraordinaires qui se sont tenues du 29 janvier au 5 mars 2018 ont approuvé la fusion des coopératives betteravières, féculières et de luzerne qui constituaient Tereos Union de coopératives agricoles en une coopérative unique, indique le premier groupe sucrier français. L’opération a été approuvée par le conseil de surveillance de Tereos, donnant ainsi naissance à la coopérative unique Tereos SCA. Désormais, «chaque coopérateur, quelle que soit sa coopérative d’origine, dispose des mêmes conditions notamment en matières de prix, de règles opérationnelles, de distribution des dividendes et d’indemnités», indique le groupe. Le conseil de surveillance a renouvelé les mandats des membres du directoire.
Dans un vote non contraignant en assemblée générale, les actionnaires de Walt Disney ont rejeté à 52% le projet de rémunération du PDG Bob Iger et d’autres dirigeants du groupe. «Le conseil d’administration accepte le résultat du vote non contraignant et le prendra en considération pour les futures rémunérations de dirigeants», a déclaré Aylwin Lewis, président de la commission des rémunérations. Dans le cadre de son contrat de prolongation jusqu'à fin 2021, le PDG est habilité à recevoir un salaire et des bonus de 48,5 millions de dollars une fois l’acquisition de Fox bouclée.
Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe Lagardère, a évoqué jeudi des annonces à venir pour sa branche médias. «La génération de cash ne me plaît pas beaucoup. C’est pourquoi nous allons modifier le profil du groupe avec des cessions mais aussi des acquisitions», a-t-il déclaré lors de la présentation des comptes du groupe, ajoutant que des opérations sont sur le point d'être annoncées. S’il a réaffirmé que le Journal du Dimanche, Paris Match et Europe 1 n’avaient pas vocation à être vendus, il s’est montré plus évasif sur le magazine Elle. Pour 2018, le groupe prévoit un résultat opérationnel stable, après une progression de 6,7% en 2017 (à 403 millions d’euros) grâce aux performances du travel retail et de l'édition. Le groupe veut verser un dividende stable de 1,30 euro par action.
Sanofi veut sous-traiter sa recherche et développement dans les maladies infectieuses, située à Marcy-L’Etoile (Lyon) à l’allemand Evotec: les deux groupes négocient la création d’une plate-forme d’innovation ouverte, sous la direction d’Evotec. Sanofi concéderait à Evotec la majeure partie de son portefeuille de R&D précoce et son unité de recherche. La transaction exclut l’unité R&D vaccins et ses projets. Le groupe français verserait 60 millions d’euros à Evotec et apporterait d’importants financements à long terme. Evotec s’engagerait sur l’emploi pour 5 ans et le maintien des activités dans la région de Lyon. Les syndicats ont condamné le «désengagement» de Sanofi.
Le groupe financier néerlandais ING a proposé d’accroître la rémunération de son directeur général, Ralph Hamers, de plus de 50%, à 3 millions d’euros. Dès 2018, Ralph Hamers recevra des actions supplémentaires à hauteur de 50% de son salaire fixe, de 1,75 million d’euros, sans qu’aucun objectif de performance ne soit fixé. Cette rémunération ne tombe donc pas sous le régime de restriction des bonus de 20% en vigueur dans les institutions financières néerlandaises. Le conseil d’administration justifie cette augmentation en soulignant que la rémunération de Ralph Hamers reste notablement inférieure à celle de dirigeants de même niveau. Dans une note interne, la banque demande à ses salariés d’expliquer à leurs amis et familles que c’est un moyen de conserver ses meilleurs talents.
Imerys a annoncé jeudi la dissociation des fonctions de président et de directeur général à compter du 4 mai 2018 et l’arrivée du Néerlandais Conrad Keijzer comme futur directeur général. Le leader mondial des spécialités minérales pour l’industrie ajoute que Gilles Michel, qui a souhaité pouvoir disposer de plus de temps personnel, sera reconduit en tant que président du conseil d’administration. Conrad Keijzer est nommé dans l’immédiat directeur général délégué, jusqu'à l’assemblée générale du 4 mai.
TF1 et Orange ont annoncé hier la signature d’un nouvel accord de distribution global. «Cet accord renouvelle la distribution par Orange de toutes les chaînes du groupe TF1 ainsi que les services non linéaires associés à ces chaînes. Il conforte le partenariat entre les deux sociétés», précise le communiqué commun. Le groupe de télévision et l’opérateur télécom étaient engagés depuis plusieurs mois dans un bras de fer, l’opérateur refusant de verser la rémunération réclamée par TF1 en contrepartie de la distribution de ses chaînes gratuites. Selon Le Figaro, Orange a accepté de verser «bien moins de 15 millions d’euros par an» pour la distribution des «services à valeur ajoutée» de TF1. En revanche, Orange ne rémunérera pas TF1 pour ses chaînes gratuites sur la TNT. TF1 est en revanche toujours en conflit avec le groupe Canal+.
Arnaud de Puyfontaine, le président exécutif du conseil d’administration de Telecom Italia, a déclaré jeudi ne pas avoir discuté avec des représentants d’Elliott et n’avoir entendu que des rumeurs au sujet de l’opposition du fonds activiste au plan stratégique de l’opérateur télécoms italien. «Ce que j’ai vu, ce sont des rumeurs, je n’ai pas plus d’informations. Ce dont je suis sûr, c’est que le plan (de Telecom Italia) est un plan convaincant», a-t-il déclaré à Reuters lors d’une conférence organisée par Deloitte-Enders Analysis à Londres. Selon le FT, une recontre pourrait toutefois avoir lieu demain à Londres entre Arnaud de Puyfontaine et Elliott.
Lagardère table sur un résultat opérationnel stable en 2018, après avoir signé une progression marquée en 2017, les bonnes performances du travel retail et de l'édition ayant compensé les difficultés de la radio Europe 1. Le groupe qui est présent dans les médias, la distribution dans les lieux de transport, l'édition et le sport, a enregistré en 2017 un «Résop Groupe» de 403 millions d’euros, en hausse de 6,7% à changes constants et hors impact de la cession d’actifs de distribution. Le résultat net part du groupe a par ailleurs progressé de 2,3% pour atteindre 179 millions.
Les 12 Assemblées générales extraordinaires qui se sont tenues du 29 janvier au 5 mars 2018 ont unanimement approuvé la fusion des coopératives betteravières, féculières et de luzerne qui constituaient Tereos Union de coopératives agricoles en une coopérative unique, indique le premier groupe sucrier français dans un communiqué. L’opération a été approuvée par le conseil de surveillance de Tereos, donnant ainsi naissance à la coopérative unique Tereos SCA. «Cette nouvelle organisation est l’aboutissement de quinze années d’un processus d’harmonisation mené afin que chaque coopérateur, quelle que soit sa coopérative d’origine, dispose des mêmes conditions notamment en matières de prix, de règles opérationnelles, de distribution des dividendes et d’indemnités, leur permettant ainsi de valoriser, dans la durée, leurs productions», indique le groupe.
Ryanair a reconnu jeudi un deuxième syndicat de pilotes, l’italien ANPAC, dans le cadre de ses discussions visant à éviter des grèves de pilotes sur ses marchés européens. En décembre dernier, la compagnie aérienne à bas coûts a reconnu un syndicat de pilotes irlandais pour la première fois depuis sa création il y a 32 ans. Les pilotes employés directement par Ryanair en Irlande et adhérents à l’IALPA avaient déposé un préavis de grève après l’annonce en septembre de l’annulation de 20.000 vols en raison de cafouillages dans les tableaux de services.
L’opérateur de satellites Eutelsat Communications a annoncé jeudi avoir commandé un nano-satellite auprès du fabricant Tyvak International, filiale de Terran Orbital. Les détails financiers du contrat n’ont pas été communiqués. Ce satellite, appelé ELO pour Eutelsat LEO for Objects, sera le premier satellite du groupe en orbite terrestre basse destiné à l’internet des objets. L’appareil servira «à évaluer les performances d’un satellite en orbite basse pour l'échange de données à bas débit des objets», a précisé Eutelsat. «L’opérateur s’appuiera notamment sur la technologie de Sigfox, qui possède un réseau terrestre mondial bas débit unique dédié à l’Internet des Objets (IoT)», a ajouté le groupe.
LVMH a annoncé ce matin la nomination de Pierre Louette comme PDG du groupe Les Echos-Le Parisien. «Il succédera à compter du 12 mars à Francis Morel, qui après sept ans passés à la tête de ce groupe de presse, a souhaité se consacrer à de nouveaux projets», indique le numéro un mondial du luxe, qui «salue le travail accompli par Francis Morel». Pierre Louette était jusqu'à présent directeur général délégué d’Orange, après avoir dirigé notamment l’AFP. De 2000 à 2003, il avait été l’un des dirigeants d’Europ@web, le pôle Internet de Groupe Arnault.
Engie anticipe une accélération de sa croissance organique en 2018, après avoir pratiquement achevé l’an dernier son repositionnement sur la production d'électricité faiblement carbonée, les infrastructures et les solutions clients, des activités moins exposées aux fluctuations des cours énergétiques et plus rentables. Ce recentrage a permis au groupe de remplir l’ensemble des objectifs financiers qu’il s'était fixé pour 2017 et sera concrétisé par l’annonce d’une hausse du dividende versé au titre de l’exercice 2018. Il sera porté à 0,75 euro par action, après 0,70 euro proposé pour 2017.
A l’issue de la réouverture de l’offre de Safran sur Zodiac Aerospace, l’initiateur de l’opération détient 97,57 % du capital de Zodiac Aerospace. Les actions non apportées pesant seulement 2,43 % du capital et au plus 4,74 % des droits de vote, Safran va solliciter dans les prochains jours auprès de l’AMF un retrait obligatoire des actions Zodiac Aerospace.
Lanterne rouge du SBF 120, Casino cédait plus de 7% à mi-séance après la publication de ses résultats 2017 et de ses perspectives 2018. Pourtant, le distributeur a annoncé un rebond de 20% de son résultat opérationnel courant (ROC) à 1,2 milliard d’euros (+17% à changes constants), en ligne avec son objectif abaissé en janvier dernier. Une progression tirée par les activités alimentaires en Amérique latine (+33% et +11% hors crédits fiscaux), tandis que le ROC en France a progressé de 9,5% à 556 millions d’euros, dont 92 millions provenant de la promotion immobilière, en ligne avec l’objectif d’au-moins 550 millions en janvier. La marge opérationnelle du groupe stéphanois augmente ainsi de 2,9% à 3,3%. Des résultats « bien en-dessous des attentes et un profil de risque encore élevé », note Invest Securities.
Le groupe allemand Evotec et Sanofi sont entrés en négociations exclusives pour accélérer la recherche et le développement dans le domaine des maladies infectieuses par la création d’une nouvelle plateforme d’innovation ouverte sous la direction d’Evotec et située dans la région de Lyon.
JCDecaux table sur une croissance organique de 2% au premier trimestre, une progression inférieure aux attentes du marché, entraînant un recul de plus de 3% de l’action à mi-séance. Le groupe de communication pâtira notamment de l’annulation du contrat provisoire du mobilier urbain d’information (MUI) à Paris et du report au deuxième trimestre de l’ouverture de l’aéroport de Canton Baiyun en Chine.
C’est, en milliards de dollars, le montant qu’Axa devrait dépenser (12,4 milliards d’euros), en numéraire, pour mettre la main sur le groupe XL, un spécialiste de l’assurance-dommages des entreprises et de la réassurance coté à Wall Street. Il s’agit de la plus importante acquisition d’Axa depuis le rachat de Winterthur en 2006 (8,9 milliards d’euros). Le prix de la transaction étant jugé élevé, le titre Axa a lourdement chuté à l’annonce de l’opération.