Et le Prix Nobel de l’avidité est attribué... à Jeff Frase, ancien codirecteur général du courtier en pétrole et gaz Noble Groupe, parti en novembre. Le dirigeant a reçu au titre de 2017 un package de 20 millions de dollars, alors que le groupe singapourien a perdu près de 5 milliards et négocie avec ses créanciers une énorme restructuration de dette. A l’issue de ce processus, le management entend se réserver 20 % du capital d’un Noble assaini. Aux porteurs de 400 millions de dollars d’obligations perpétuelles, il propose un dédommagement de 15 millions, un quart de moins que les modestes étrennes de Jeff Frase.
Airbus a annoncé mercredi que la réduction des rythmes de production de l’A380 et de l’A400M affecterait jusqu'à 3.700 postes. Le groupe a présenté son plan de réduction des cadences sur ces deux appareils au Conseil d’entreprise européen. A l’issue de cette rencontre, Airbus indique «qu'à ce stade» ces mesures «affecteront au maximum 3.700 postes sur les sites des pays fondateurs de l’entreprise: la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne». L’avionneur est «convaincu» qu’il «pourra proposer des opportunités à la plupart des employés impactés dans les programmes qui connaissent une montée en cadence».
Bayer a annoncé mercredi être en négociations exclusives avec BASF pour lui céder son activité de semences de légumes, une opération qui pourrait l’aider à obtenir l’aval de la Commission européenne à l’achat de Monsanto. «A travers cette initiative et d’autres projets associés, Bayer est convaincu de répondre à toutes les préoccupations de la Commission européenne», a déclaré le groupe allemand. Bruxelles doit rendre sa décision sur Monsanto le 5 avril au plus tard. En octobre dernier, Bayer avait déjà accepté de céder certaines activités de semences et d’herbicides non sélectifs à BASF pour un montant de 5,9 milliards d’euros.
Le constructeur automobile japonais Nissan et le ministère de l’Economie et des Finances ont démenti hier négocier la vente de la part de l’Etat français dans Renault, ce qu’affirmait pourtant l’agence Reuters un peu plus tôt dans l’après-midi. «Comme indiqué la semaine dernière par Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi, l’Alliance étudie un renforcement des synergies et une plus grande convergence opérationnelle, mais n’entend pas modifier les niveaux de participations croisées de ses membres. Les discussions évoquées entre Renault, Nissan et l’Etat français au sujet d’une opération capitalistique sont pure spéculation», a indiqué l’Alliance dans une déclaration à l’agence Agefi-Dow Jones. Un porte-parole à Bercy a affirmé à L’Agefi que l’Etat n'était pas prêt à céder sa participation et apporté un démenti «total et ferme à ‘l’information’ de Reuters». L’Etat détient 15,01% du capital de Renault, tandis que Renault contrôle 43,4% de Nissan, qui possède 15% de Renault et 34% de Mitsubishi. Reuters expliquait dans sa dépêche que Carlos Ghosn aurait également proposé la création d’une fondation néerlandaise qui superviserait directement les directions des trois groupes, prélude à une fusion complète. Reuters indiquait aussi que BNP Paribas conseillait Renault et Nomura, Nissan.
Près de 94% des grandes entreprises européennes offrent un plan à leurs salariés, contre 73% en 2006, selon la FEAS. Ces derniers détiennent 3,20% du capital.
Mersen vise une croissance organique du chiffre d’affaires entre 3 et 6% en 2018 (après 8% à 809 millions d’euros en 2017), pour une marge opérationnelle courante de 9,6% à 10,1% (+9,2% par rapport à 2017). Avec l’accélération de certains de ses marchés (solaire, électronique) et le développement de nouveaux produits dans les véhicules électriques, le groupe industriel anticipe entre 45 et 50 millions d’euros d’investissements en 2018 (hors ceux prévus dans le plan de compétitivité), contre 37 millions en 2017.
Dans un arrêt, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rejeté le pourvoi de la SNCF, confirmant la décision de première instance et la décision de la Commission européenne de mars 2012. A l’époque Bruxelles avait conclu que l’ensemble des aides dont Sernam avait bénéficié, soit plus de 642 millions d’euros (hors intérêts), devaient être remboursées par la Financière Sernam et ses filiales, en raison de la continuité économique existante entre Sernam et ces sociétés.
La Commission européenne va indiquer aux grandes entreprises de l'économie numérique (les «Gafa») concernant leur fiscalité qu’elle privilégie une nouvelle méthode pour taxer leurs bénéfices plutôt que leurs revenus, selon une ébauche du projet obtenue par Reuters. Bruxelles, qui cherche à accroître l’imposition des Gafa, qui payent très peu d’impôt dans les grands pays européens par rapport aux profits qui y sont générés, semble donc faire une concession aux Gafa. La solution s’oriente vers la taxation des bénéfices de ces groupes dans les pays où ils sont réalisés.
Airbus a annoncé mercredi que la réduction des rythmes de production de l’A380 et de l’A400M affecteraient au maximum 3.700 postes. Le groupe a présenté son plan de réduction des cadences de production sur ces deux appareils au Conseil d’entreprise européen. A l’issue de cette rencontre, Airbus indique «qu'à ce stade» ces mesures «affecteront au maximum 3.700 postes sur les sites situés dans les pays fondateurs de l’entreprise: la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne».
Le constructeur automobile japonais Nissan a démenti négocier l’acquisition de la participation de l’Etat français dans Renault, ce qu’affirmait pourtant l’agence Reuters un peu plus tôt dans l’après-midi. L’Etat détient 15,01% du capital du groupe français, tandis que Renault contrôle 43,4% de Nissan et le Japonais possède 15% de Renault et 34% de Mitsubishi. Les trois constructeurs sont associés au sein de l'«Alliance». «L’Alliance cherche à renforcer ses synergies et à accroître sa convergence opérationnelle, mais n’a aucun projet de modifier les participations croisées de ses sociétés membres. Toute discussion sur une transaction en actions impliquant Renault, Nissan ou l’Etat français n’est que pure spéculation», a indiqué le porte-parole de l’Alliance Jonathan Adashek à l’agence Bloomberg.
Bayer a annoncé mercredi être en négociations exclusives avec son concurrent BASF en vue de la cession de son activité de semences de légumes, une opération qui pourrait l’aider à obtenir l’aval de la Commission européenne au rachat de Monsanto. «A travers cette initiative et d’autres projets associés, Bayer est convaincu de répondre à toutes les préoccupations de la Commission européenne», a déclaré le groupe allemand. Bruxelles, qui craint que l’acquisition de Monsanto engendre des pressions sur les agriculteurs, doit rendre sa décision sur le projet d’acquisition du groupe américain par Bayer le 5 avril au plus tard.
Le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) a relevé sa prévision de croissance du marché automobile français en 2018 au vu des ventes dynamiques du début d’année et attend désormais une progression d’environ 2% des immatriculations, alors qu’il estimait jusqu’ici le marché au mieux en légère hausse, et au pire stable. «Autour de 2%, c’est un ordre de grandeur», a indiqué à Reuters Christian Peugeot, président du CCFA lors des journées presse du salon de l’auto de Genève. «Le marché peut encore rester incertain, il peut y avoir des perturbations, mais ce sera une hausse quand même», a-t-il ajouté. En 2017, le marché automobile français avait augmenté de 4,74%.
Mersen vise une croissance organique du chiffre d’affaires entre 3 et 6% en 2018 (après +8% à 809 millions d’euros en 2017), pour une marge opérationnelle courante comprise entre 9,6% et 10,1%, en amélioration par rapport à 2017 (9,2%). Ces prévisions tiennent compte d’une augmentation des prix dans le pôle Advanced Materials.
Dans un arrêt, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rejeté le pourvoi de la SNCF, confirmant la décision de première instance et la décision de la Commission européenne de mars 2012. A l’époque Bruxelles avait conclu que l’ensemble des aides dont Sernam avait bénéficié, soit plus de 642 millions d’euros (hors intérêts), devaient être remboursées par la Financière Sernam et ses filiales, en raison de la continuité économique existante entre Sernam et ces sociétés.
A mi-parcours de son plan 2013-2023, visant à investir 1 milliard d’euros dans de nouvelles centrales de production d'électricité, biomasse ou solaire, Albioma a déjà sécurisé 774 millions d’euros d’investissements fin 2017. Ces projets développés dans les départements d’outre-mer et au Brésil visent à porter la part de la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables à 80% en 2023, contre 53% fin 2017. Les 47% sont essentiellement composés de charbon. Albioma n’exclut pas de se développer sur de nouveaux marchés, comme la Thailande ou la Colombie, où les ressources en résidus de canne à sucre (bagasse) brûlés par ses centrales sont abondants.
Si les actionnaires relèvent le 24 mai la limite d'âge des mandataires sociaux, Jean Lemierre serait en mesure de prétendre à un nouveau mandat de président après 2020.
IAG pourrait acheter plus d’A380 à Airbus si ce dernier faisait des efforts sur le prix du très gros porteur, a déclaré mardi Willie Walsh, le directeur général de la compagnie aérienne. «Les prix proposés par Airbus par le passé sont inacceptables pour nous. Nous avons très clairement dit à Airbus que s’il veut vendre l’A380, il doit être énergique sur le prix et quand il saura comment vendre l’avion, il n’aura qu'à nous le faire savoir et nous serons prêts à discuter», a expliqué Willie Walsh en marge d’une conférence. La signature mi-janvier avec Emirates d’un protocole de commande d’A380 a permis à Airbus de maintenir ce programme.
Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler, estime que toute alliance industrielle avec le constructeur chinois Geely - dont le président Li Shufu vient de prendre une participation dans le constructeur allemand - dépendra de l’avis de son partenaire local BAIC. «Nos examinerons tout, à condition que ce soit conforme aux souhaits de notre partenaire» avec BAIC, avec lequel Daimler exploite une usine à Pékin, a déclaré Dieter Zetsche au salon automobile de Genève. Par ailleurs, Dieter Zetsche admet avoir été surpris par l’importante de la participation acquise par Li Shufu (9,69%), malgré leurs discussions préliminaires. L’initiative pourrait inciter BAIC à tenter à nouveau de prendre une participation dans Daimler, a supposé Dieter Zetsche.
Sanofi a annoncé mardi qu’il proposerait lors de sa prochaine assemblée générale la nomination d’Emmanuel Babeau au poste d’administrateur indépendant. Directeur financier de Schneider Electric, il apportera son expérience des fusions-acquisitions internationales, a ajouté le laboratoire. Le groupe proposera aussi le renouvellement des mandats d’Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, de Patrick Kron et de Christian Mulliez. Robert Castaigne ne briguera pas de nouveau mandat. Sanofi a enfin annoncé la création d’un comité scientifique présidé par le prix Nobel Thomas Südhof, administrateur indépendant depuis 2016.
Fnac Darty a annoncé mardi la nomination de Peggy Vendel au poste de responsable M&A (fusions-acquisitions) du groupe. Elle sera également en charge du pôle innovation et sera rattachée à la direction de la stratégie du groupe. Diplômée de l’Université Paris-Dauphine, Peggy Vendel a passé l’essentiel de sa carrière chez Edmond de Rothschild Corporate Finance où elle a participé à une vingtaine d’opérations de M&A «avec une forte spécialisation dans le domaine du retail», comme la cession de Gérard Darel et du groupe SMCP, ainsi que l’ouverture du capital de Sonia Rykiel.
Les droits de douane que Donald Trump entend imposer sur les importations américaines d’acier et d’aluminium sont trop importants et pourraient exposer le pays à des représailles, a jugé mardi Paul Ryan, chef de file de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. «Evidemment, il y a des abus. Evidemment, il y a des surcapacités, du dumping [...]. Mais je pense que la méthode la plus judicieuse serait d'être plus chirurgicaux et plus ciblés», a-t-il déclaré lors d’un point presse.
Kobe Steel a annoncé mardi la démission de son PDG à la suite du scandale de falsification de données. Hiroya Kawasaki démissionnera de son poste le 1er avril, le choix de son successeur devant être décidé lors d’une prochaine réunion du conseil d’administration. Le sidérurgiste a également annoncé la démission du vice-président exécutif Akira Kaneko et une réduction temporaire des salaires allant jusqu'à 80% pour les responsables. Le sidérurgiste va aussi nommer un tiers d’administrateurs externes. Kobe Steel fait actuellement l’objet d’une enquête de la justice américaine.
Korian a démenti mardi matin toute discussion concernant l’achat de l’entreprise par une société d’investissement. «Suite à une rumeur de presse, la société Korian indique qu’elle n’est à ce jour en discussion avec aucun fonds concernant un rachat de la société», selon un communiqué du groupe de maisons de retraite. L’action avait gagné 8,8% lundi, suite à une dépêche de Bloomberg indiquant que Korian suscitait l’intérêt de fonds tels que PAI Partners et KKR. L’action a corrigé de 6,1% hier, à 27,20 euros.
Eurofins Scientific a relevé mardi son objectif de revenus pour 2018, après avoir dépassé ses projections en 2017 malgré un léger tassement de sa marge opérationnelle dû à l’effet dilutif des acquisitions effectuées en 2016. Le laboratoire d’analyses anticipe cette année un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros, contre un précédent objectif, relevé en octobre, de 3,6 milliards. A taux de change constants, l’Ebitda est attendu à 700 millions d’euros. Eurofins se dit confiant dans l’objectif de 4 milliards de revenus en 2019, soit un nouveau doublement de taille en quatre années.
Fnac Darty a annoncé mardi la nomination de Peggy Vendel au poste de responsable M&A (fusions-acquisitions) du groupe. Elle sera également en charge du pôle innovation et sera rattachée à la direction de la stratégie du groupe, précise le groupe de distribution dans un communiqué. Diplômée de l’Université Paris-Dauphine, Peggy Vendel a passé l’essentiel de sa carrière chez Edmond de Rothschild Corporate Finance où elle a participé à une vingtaine d’opérations de cessions et acquisitions «avec une forte spécialisation dans le domaine du retail», souligne Fnac Darty. Peggy Vendel a notamment conseillé l’opération de cession de Gérard Darel et du groupe SMCP ainsi que l’ouverture du capital de Sonia Rykiel.