Nestlé a indiqué ce matin qu’il prévoyait de supprimer jusqu'à 400 postes en France, dans son siège hexagonal et dans les fonctions support, confirmant une information de Bloomberg. Le leader mondial de l’alimentation, qui emploie 13.000 personnes en France, veut éviter les licenciements et compte en partie sur le non-remplacement de départs naturels. Le groupe helvétique, qui veut regrouper sept sites autour de Paris en un seul d’ici 2020, a déjà annoncé en septembre son intention de supprimer jusqu'à 450 emplois dans son centre de R&D du laboratoire dermatologique Galderma, près de Nice.
Le chinois JD.com se prépare à entrer aux Etats-Unis d’ici à la fin de l’année et à venir ainsi concurrencer à la fois son compatriote Alibaba et l’américain Amazon. Le distributeur en ligne cherche des fonds pour financer son expansion internationale et discute de la vente d’une participation de 15% dans sa filiale logistique à son actionnaire Tencent Holdings et à d’autres investisseurs, a précisé à Bloomberg Richard Liu, fondateur de JD.com. Cette opération sera achevée d’ici la mi-février, constitue un préalable à l’introduction en Bourse de cette filiale en Chine continentale ou à Hong Kong dans trois ans environ, a ajouté le dirigeant.
L’Union européenne s’apprête à débloquer 578 millions d’euros pour la construction d’une ligne électrique en partie sous-marine reliant la France et l’Espagne, rapporte Reuters. Ce projet d’interconnexion, qui doit courir entre Cubnezais (près de Bordeaux) et Gatika (près de Bilbao), vise à acheminer vers la France les excédents de production électrique espagnole d’origine renouvelable. Il doublera quasiment les capacités d'échanges entre les deux pays, les portant à 5.000 mW. Sa mise en service est prévue en 2025, pour un investissement total de 1,75 milliard d’euros. Cet investissement s’inscrit dans un ensemble de 873 millions pour 17 projets d’infrastructures électriques pour améliorer l’intégration du marché électrique européen.
Giuseppe Recchi, vice-président de Telecom Italia (TIM), aurait renoncé à ses fonctions opérationnelles d’après Reuters. Il resterait toutefois membre du conseil d’administration. Depuis qu’il est le principal actionnaire de TIM, Vivendi a écarté deux administrateurs délégués. Reuters évoquait déjà mercredi des désaccords profonds entre le nouvel administrateur Amos Genish et Vivendi, mais ce dernier a démenti qu’il serait sur le départ. Par ailleurs, TIM s’apprêterait à déposer un recours exceptionnel auprès du Président de la République italienne contre le décret accordant des pouvoirs spéciaux à l’Etat concernant sa stratégie.
LVMH a publié jeudi des résultats annuels en très forte hausse, portés par l’intégration de Dior Couture et les performances de Louis Vuitton. Le groupe de luxe a vu son chiffre d’affaires progresser de 13% à 42,63 milliards d’euros, un chiffre proche du consensus de 42,3 milliards établi par Inquiry Financial. Sa croissance a atteint 12% à taux de change constants, après une progression de 6% en 2016. Au centre de l’attention des investisseurs, la division mode et maroquinerie (qui loge Louis Vuitton) a signé une croissance organique de 10% au quatrième trimestre et de 13% sur l’année. Le résultat opérationnel courant grimpe quant à lui de 18% en 2017 (à 8,29 milliards d’euros), porté par le poids de Vuitton (le malletier compte pour plus de la moitié du résultat du groupe) et l’intégration de Dior. Le résultat net bondit de 29% à 5,13 milliards et le dividende proposé est relevé de 25% à 5,00 euros.
Le fabricant américain de semi-conducteurs Intel a clos le quatrième trimestre 2017 sur une perte nette de 687 millions de dollars, contre un profit de 3,6 milliards de dollars en 2016. Les comptes ont souffert d’une charge de 5,4 milliards liée à la réforme fiscale américaine. Mais sans cet élément, le groupe affiche des comptes records: un bénéfice hors éléments exceptionnels de 5,2 milliards, soit 1,08 dollar par action, et un chiffre d’affaires à 17,1 milliards. Le groupe prévoit en 2018 un nouvel exercice record. Ces performances ont incité le conseil d’administration à proposer une hausse de 10% du dividende, à 1,20 dollar.
Framatome, l’ex-Areva NP désormais filiale d’EDF spécialisée dans la conception de réacteurs nucléaires, a annoncé jeudi le lancement d’une coentreprise à parité avec l’américain Lightbridge Corporation pour commercialiser des combustibles innovants. La société, dénommée Enfission, développera des assemblages de combustibles fondés sur la technologie de combustible nucléaire métallique de Lightbridge, précise Framatome.
Les sociétés qui affichent depuis plusieurs années des oppositions de plus de 20% au «say on pay» pourraient être sanctionnées, ont expliqué les proxys à L’Hebdo des AG.
Xiaomi, Oppo et Vivo craignent que l’OPA hostile de Broadcom ait un impact négatif sur les investissements en R&D dans les composants pour smartphones.
Le groupe public de loteries et de paris sportifs a mis fin en 2017 à la tendance baissière du nombre de clients. Il se dit prêt à une ouverture de son capital.
Euronext a annoncé jeudi dans un communiqué le départ début avril de Lee Hodgkinson, responsable des marchés et des ventes mondiales et directeur général d’Euronext Londres. Ce dernier va prendre la direction générale de la société de négoce OSTC, basée à Londres. L’opérateur de marchés, qui n’indique pas de successeur, assure qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer une transition en douceur.
Le groupe de télévision britannique, qui fait l’objet d’une OPA de 11,7 milliards de livres de 21st Century Fox, a annoncé une croissance de 10% de son résultat brut d’exploitation, à 1,1 milliard de livres, au premier semestre de son exercice 2017/2018. Son bénéfice par action a progressé de 11% à 31,3 pence. Le chiffre d’affaires a augmenté de 5% à 6,7 milliards. «Cette performance reflète les choix d’investissement [...] qui nous ont permis de compenser les pressions s’exerçant sur les dépenses des ménages en Europe», a déclaré le directeur général Jeremy Darroch.
American Airlines a annoncé un bénéfice net en repli de 10,5% au quatrième trimestre 2017, à 258 millions de dollars. Les charges d’exploitation ont bondi de 9,8% sur un an à 9,9 milliards de dollars, en raison d’une hausse de 23,5% des dépenses de carburant et de 7% des salaires et autres avantages. La compagnie aérienne a surpris l’an dernier en proposant à ses pilotes et personnel navigant une augmentation de salaire non sollicitée, qui devrait représenter un coût de 350 millions de dollars par an en 2018 et en 2019.
Caterpillar a réalisé au quatrième trimestre 2017 un bénéfice supérieur aux attentes pour un septième trimestre d’affilée, grâce à la demande pour ses engins de chantier dans la construction, les mines et l'énergie. Son bénéfice ajusté ressort à 2,16 dollars par action, contre un consensus Thomson Reuters de 1,71 dollar. Caterpillar a passé une charge de 2,4 milliards de dollars liée à la réforme fiscale américaine, ce qui a creusé sa perte nette avant ajustements (à 1,3 milliard, contre 1,17 milliard un an plus tôt). Caterpillar voit des «indicateurs économiques positifs presque partout dans le monde» et affirme être en mesure de répercuter la hausse des coûts des matériaux. Pour 2018, Caterpillar anticipe un bénéfice ajusté de 8,25 à 9,25 dollars par action.
Le groupe de travail demande aux codes de gouvernance d’interdire à un directeur général ou à un PDG de devenir président non exécutif de la même société.
L’Union européenne s’apprête à débloquer 578 millions d’euros pour financer la construction d’une ligne électrique en partie sous-marine reliant la France et l’Espagne, rapporte Reuters de source européenne. Ce projet d’interconnexion électrique, qui doit courir sur 370 kilomètres entre Cubnezais (près de Bordeaux) et Gatika (près de Bilbao), vise à acheminer vers la France les excédents de production électrique espagnole basée sur des sources renouvelables. Il doublera quasiment les capacités d'échanges électriques entre les deux pays, les portant à 5.000 mégawatts. Sa mise en service est prévue pour 2025, pour un investissement total estimé à 1,75 milliard d’euros.
L’éditeur allemand de logiciels professionnels a publié un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (Ebita) ajusté en hausse de 9% à 98,4 millions d’euros au quatrième trimestre 2017, conforme au consensus. La marge d’Ebita a augmenté de 2,5 points de pourcentage à 36,7%, un record. Le chiffre d’affaires a progressé de 7% à 268,4 millions d’euros contre 274 millions anticipés par les analystes. Software AG prévoit une marge d’Ebita de 30% à 32% en 2018, contre 31,7% sur l’ensemble de 2017.
Le groupe de télévision britannique, qui fait l’objet d’une OPA de 11,7 milliards de livres (13,34 milliards d’euros) de Twenty-First Century Fox, a annoncé aujourd’hui une croissance de 10% de son résultat brut d’exploitation à 1,1 milliard de livres au premier semestre de son exercice 2017/2018. Son bénéfice par action a progressé de 11% à 31,3 pence. Le chiffre d’affaires a augmenté de 5% à 6,7 milliards de livres (7,7 milliards d’euros), une croissance comparable à celle du trimestre précédent.
La première compagnie aérienne américaine par le nombre de passagers a annoncé au titre du quatrième trimestre 2017 un bénéfice net en repli de 10,5% à 258 millions de dollars (208 millions d’euros) par rapport à la même période de 2016. Les charges d’exploitation ont bondi de 9,8% sur un an à 9,9 milliards de dollars, en raison d’une hausse de 23,5% des dépenses de carburant et de 7% des salaires et autres avantages. American Airlines a surpris l’an dernier les investisseurs en proposant à ses pilotes et personnel navigant une augmentation de salaire non sollicitée qui devrait représenter un coût de 350 millions de dollars par an en 2018 et en 2019.
Caterpillar a réalisé au quatrième trimestre 2017 un bénéfice supérieur aux attentes pour un septième trimestre d’affilée, la forte demande mondiale pour ses engins de chantier dans la construction, les mines et l'énergie ayant débouché sur une hausse de 35% de son chiffre d’affaires. Son bénéfice ajusté du quatrième trimestre ressort à 2,16 dollars par action, contre un consensus Thomson Reuters de 1,71 dollar. Après une ouverture en hausse, l’action a pourtant inversé sa tendance en accusant la plus forte baisse du Dow Jones (-0,86%), victime de prises de profits sur une valeur qui a gagné 80% sur un an et 160% sur deux ans.
Schneider Electric détiendra 70,57% du capital de l'éditeur de logiciels d’aide à la conception et à la fabrication d’installations électriques IGE+XAO à l’issue de la livraison des titres apportés à son offre prévue le 30 janvier 2018, a indiqué jeudi l'équipementier électrique dans un communiqué. Conformément au règlement général de l’Autorité des marchés financiers, l’offre publique d’achat lancée par Schneider sera réouverte du 1er au 14 février «afin de permettre aux actionnaires n’ayant pas apporté leurs actions à l’offre de le faire dans des conditions inchangées», précise le communiqué. Au début novembre, Schneider a annoncé la signature d’un accord en vue d’acquérir IGE+XAO, valorisant la totalité du capital de l’entreprise à 188,4 millions d’euros.
La passation de pouvoir va se passer dans un excellent climat financier. STMicroelectronics (ST) a profité de la publication ce matin de ses résultats 2017, marqués par un quintuplement de son bénéfice net à 802 millions de dollars, pour officialiser son changement de gouvernance. Son directeur général délégué, Jean-Marc Chéry, succédera au PDG, Carlo Bozotti, dont le départ à la retraite sera effectif lors de la prochaine AG. Son mandat avait été prolongé d’une année en 2017. Carlo Bozotti avait rejoint le groupe franco-italien en 1977. Il était PDG depuis mars 2005. «Le conseil de surveillance de ST remercie chaleureusement Carlo Bozotti, qui, au cours de ses 41 années de carrière, a apporté une contribution exceptionnelle à la société et a mené son récent redressement», indique le groupe. Le cours de Bourse a progressé de 66% depuis un an et de 146% depuis trois ans. Le titre a été réintégré au CAC 40 l’an dernier.
Lors de son traditionnel rendez-vous annuel, L’Hebdo des AG a demandé aux principaux proxys (ISS, Glass Lewis, Proxinvest et l’AFG) leur position sur les sujets forts de l’année, les rémunérations et le renouvellement de 44 dirigeants du SBF 120. Ils pourraient recommander de voter contre les rémunérations si l’équilibre court terme/long terme n’est pas respecté (ISS), ou si l’entreprise ne change pas de politique après une opposition de plus de 20% sur les rémunérations en 2017 (Glass Lewis). Proxinvest conseille d’appliquer la recommandation du code Middlenext demandant de porter «une attention toute particulière aux votes négatifs en regardant, entre autres, comment s’est exprimée la majorité des minoritaires». Pour sa part, l’AFG mettra à jour ses recommandations la semaine prochaine.
FDJ affiche sa croissance au moment où l’Etat réfléchit à l’ouverture du capital de la loterie. Les ventes ont atteint 15,1 milliards d’euros en 2017, soit 5,7% de plus qu’en 2016. Elles avaient déjà augmenté de 4,6% en 2016 par rapport à 2015. Les ventes numérisées ont quasiment doublé à 1,7 milliard d’euros. Le groupe public se dit ainsi bien engagé pour atteindre les objectifs de son plan stratégique FDJ 2020 lancé en 2015. Celui-ci prévoit notamment 500 millions d’euros d’investissements, dont la moitié dans l’informatique ainsi que 180 millions pour moderniser le réseau et lancer de nouveaux jeux. Selon le groupe, à mi-parcours de ce plan, «la tendance baissière du nombre de clients constatée lors du lancement de FDJ 2020 est endiguée».
L’investisseur activiste White Tale a vendu sa part de 24,99% dans Clariant au saoudien Saudi Basic Industries Corp (Sabic), qui devient ainsi le principal actionnaire du groupe chimique suisse. Sabic n’a pas donné le montant de la transaction mais la participation représente 2,4 milliards de dollars (1,93 milliard d’euros) sur la base de la capitalisation boursière de la cible. White Tale avait dit précédemment qu’il était un actionnaire de Clariant de long terme mais le groupe suisse avait opposé un refus à ses demandes d’un examen stratégique indépendant et d’obtenir trois sièges au conseil d’administration.