Malgré la hausse de détention d’assurances vie, le nombre de Français possédant un actif financier, autre qu’un compte-chèques (88,3% des ménages en 2018), a diminué de 1,8point en trois ans, entraîné par le recul du Livret A ainsi que par la baisse depuis 2010 de la détention des valeurs mobilières, selon la dernière étude de l’Insee sur le patrimoine. Les Français se sont détournés logiquement du Livret A, détenu par 72,8% des ménages en 2018 (en baisse de plus de deux points depuis 2015), en raison de la faiblesse des taux d’intérêt passés de 2,25% en août 2011-février 2013 à 0,75% depuis août 2015. Les taux réels des livrets défiscalisés sont devenus négatifs depuis 2017 avec le retour de l’inflation. Le repli concerne également la détention de valeurs mobilières en baisse de 0,9point en trois ans. Le mouvement est ancien, entretenu «probablement» selon l’Insee par «la crise financière et économique ayant conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées à partir de 2008». En 2004, 24,2% des ménages détenaient encore des valeurs mobilières, cette part est passée à 15,6% début 2018. La détention de comptes-titres ordinaires continue de diminuer: moins de 9% des ménages en possèdent en 2018 contre plus de 11% en 2010. Malgré les avantages fiscaux qu’il offre, le plan d’épargne en actions (PEA) n’attire pas plus de ménages que les comptes- titres ordinaires. Les Français détenant un patrimoine immobilier (61,7% des ménages) sont un peu moins nombreux en 2018 avec une baisse de 0,9point. Les Français favorisent toujours la détention d’assurance vie dans leur patrimoine financier. Après les livrets d’épargne, l’assurance vie reste le placement financier préféré des ménagespour 39% d’entre eux avec une hausse de 2,5 points depuis 2015. La progression est continue depuis 2004 avec une accélération entre 2010 et 2018. Depuis 2015, cette hausse s’explique par l’intérêt pour les contrats multi-supports avec des investissements sur des supports à risque qui a concerné 11,4% en 2018 des ménages contre 9,3% en 2015. 63,5% des assurances-vie restent des contrats mono-support, ne permettant l’investissement que sur des fonds euros garantis.
La société de biotechnologies américaine Moderna Therapeutics, qui cherche à utiliser les cellules du corps humain pour combattre les maladies, a réalisé l’une des plus importantes introductions en Bourse (IPO) du secteur jeudi soir.
Fosun Tourism, la division tourisme du chinois Fosun qui comprend notamment le Club Med, a levé 428 millions de dollars (376 millions d’euros) lors de son introduction à la Bourse de Hong Kong. Les actions ont été offertes en bas de la fourchette indicative de 15,60 et 20 dollars hong-kongais. Fosun Tourism est ainsi valorisé 2,44 milliards de dollars.
L’Iran semble être le principal obstacle à un accord de réduction de la production de l’Opep, l’Arabie saoudite, leader de facto du cartel, n’ayant pas encore accepté la demande de Téhéran d’en être exempté en raison des sanctions américaines, rapporte Reuters citant deux sources à l’Opep.
La coalition au pouvoir en Italie compte présenter à la Commission européenne mercredi, veille du conseil européen de Bruxelles, un projet de budget amendé, a indiqué vendredi une source gouvernementale à l’agence Reuters.
Pékin pourrait freiner sa politique de désendettement et tolérer un déficit budgétaire plus élevé l’an prochain afin de soutenir l'économie, qui subit des pressions à la baisse de plus en plus fortes, écrit vendredi un journal contrôlé par l’Etat.
La production industrielle de la France est repartie en nette hausse en octobre après son fléchissement de septembre, rebondissant de 1,2%, grâce à un redémarrage dans la quasi-totalité des secteurs, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Ce rebond de la production industrielle en octobre - le plus marqué depuis février dernier - fait suite à un recul révisé à 1,6% en septembre (contre -1,8% en première estimation). Il s’avère nettement supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur +0,7%.
L'économie de la zone euro a connu au troisième trimestre une croissance de 0,2%, la plus faible depuis quatre ans, et ce ralentissement a aussi touché l’emploi, a annoncé vendredi Eurostat, l’institut de la statistique de l’Union européenne, confirmant ses précédentes estimations. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie commune avait atteint 0,4% au deuxième trimestre. En rythme annuel, elle ressort à 1,6% sur la période juillet-septembre, en léger retrait par rapport à la première estimation, qui la donnait à 1,7%.
Les fonds britanniques commercialisés aux particuliers ont connu en octobre leur plus forte décollecte depuis le référendum sur le Brexit, à -1,6 milliard de livres, montrent les dernières statistiques de l’Investment Association au Royaume-Uni. Les rachats ont principalement concerné les fonds obligataires, qui ont vu sortir 1,6 milliard de livres. Les fonds diversifiés pour le retail représentent la catégorie qui s’est le mieux vendue, avec 443 millions de livres de collecte nette. Les fonds actions retail ont pour leur part drainé 100 millions de livres. Les fonds dédiés aux institutionnels sont aussi dans le rouge, avec une décollecte de 630 millions de livres. A fin octobre, les encours du secteur ont atteint 1.200 milliards de livres.
L’incapacité de l’Opep à prendre une décision claire sur la réduction de la production hier illustre l’influence croissante de la Russie sur la politique du cartel.
Seus 18% des épargnants français connaissent le DICI, le document d’information clé pour l’investisseur, remis avant toute souscription d’un produit d’investissement (fonds, Sicav, assurance-vie, etc.), selon le deuxième baromètre de l'épargne publié jeudi par l’AMF, basé sur une enquête menée par Audirep auprès de 1.244 personnes. Parmi ces épargnants, 42% l’ont déjà utilisé, soit 8% de la base totale des répondants. L’appétit pour l’investissement en actions progresse un peu, mais à des niveaux faibles : 22% des répondants seraient prêts à souscrire des actions, contre 18% l’an dernier.
La plupart des analystes prévoient un rebond des cours du métal jaune l’an prochain, aidé par des fondamentaux favorables mais avant tout par la baisse attendue du dollar.
La Commission européenne offrira aux marchés d’actions suisses une prolongation de 2 ans de leur droit à opérer dans l’Union européenne, si Berne approuve un traité bilatéral encadrant ses relations avec Bruxelles, selon Reuters. Mais si la Suisse n’accepte pas le projet de traité, la Commission européenne n'étendra pas la reconnaissance de l’opérateur boursier SIX et d’autres systèmes de négociation au-delà du 1er janvier. Le gouvernement suisse doit décider ce vendredi de signer ou non le projet de traité avec Bruxelles sur leurs futures relations. Bruxelles souhaite que le projet de traité soit ratifié par la Suisse avant de prolonger la reconnaissance des marchés d’actions suisses, qui expire en fin d’année. En réponse, le gouvernement suisse a lancé un projet visant à empêcher au 1er janvier 2019 le négoce des actions suisses sur les places boursières de l’UE. L’opérateur boursier SIX risque de perdre une partie de son activité de négoce faute d’accord sur un traité bilatéral entre Bruxelles et Berne.
Lyft, le principal concurrent américain d’Uber Technologies, a déposé auprès de la Securities and Exchange commission (SEC) son document de base, ouvrant ainsi la voie à une introduction en Bourse ces prochains mois. Le groupe californien était valorisé 15 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros) après une levée de fonds de 600 millions en juin.Ce premier document confidentiel, qui sera détaillé progressivement, n’indique pas encore à ce stade le nombre d’actions que souhaite mettre sur le marché la plate-forme de VTC, ni la fourchette de prix pour cette IPO. L’IPO devrait être réalisée au cours du premier semestre de 2019. Uber pourrait rapidement emboîter le pas à Lyft. Airbnb, plate-forme de locations de logements entre particuliers évaluée à 31 milliards de dollars, prévoit aussi d'être cotée l’année prochaine.
La France mettra en place en 2019 une taxation des géants du numérique à l'échelle nationale si les pays européens ne parviennent pas à s’accorder sur le sujet, a annoncé jeudi Bruno Le Maire sur France 2. «Je me donne jusqu’en mars pour qu’on obtienne une taxation européenne des géants du numérique (...) sinon nous le ferons au niveau national», a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances. «Nous le ferons dès 2019 au niveau national, nous taxerons les géants du numérique si les Etats européens ne prennent pas leurs responsabilités». Les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus mardi à s’accorder sur la taxation des géants du numérique, malgré une proposition franco-allemande de dernière minute pour sauver le projet en le limitant à leur chiffre d’affaires publicitaire.
Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a écarté jeudi un éventuel relèvement des taux à court terme, compte tenu de la faiblesse de l’inflation et les divers risques économiques, qui contraignent l’autorité à maintenir sa politique de soutien. «Relever les taux d’intérêt maintenant pour créer une marge de manoeuvre en cas de futur retournement économique risquerait de retarder la réalisation de notre objectif d’inflation», a-t-il expliqué. Une inflation toujours atone oblige la BoJ à maintenir son QE et des taux bas encore longtemps, malgré son coût pour les banques et ses effets de distorsion de marchés.
Gérald Darmanin a assuré jeudi que les comptes publics de la France seraient tenus en 2019, malgré l’abandon de la hausse de la taxe carbone. Tout en concédant que l’objectif d’un déficit public à 2,8% du PIB pourrait être revu. «Le manque à gagner, si la taxe carbone n’est pas dans le projet de loi de finances, c’est 4 milliards d’euros», a précisé Gérald Darmanin sur France Inter, au lendemain de la décision de l’exécutif de renoncer à la taxe carbone en 2019. Le gouvernement va être confronté à un nouveau casse-tête budgétaire pour rester dans les clous européens, alors que le projet de loi de finances 2019 doit être adopté d’ici la fin du mois. Pour autant, «nous tiendrons nos comptes publics», a-t-il assuré.
Le vote du Parlement britannique sur l’accord de Brexit négocié par le gouvernement de Theresa May avec Bruxelles aura bien lieu mardi prochain, ont indiqué jeudi les services de la Première ministre. Selon le journal The Times, plusieurs ministres souhaitaient que ce vote soit repoussé pour éviter un échec trop cuisant susceptible d’entraîner la chute du gouvernement. Theresa May affronte à la Chambre des communes une forte opposition à son accord de retrait, tant de la part des partisans du Brexit que de ceux du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE. Elle souligne que si le projet qu’elle a mis au point avec Bruxelles est rejeté par les députés de Westminster, le seul choix qui restera sera soit un Brexit sans accord, soit le maintien dans l’Union.
L'économie américaine devrait croître de 2,7% en rythme annualisé au quatrième trimestre au vu de la statistique de la balance commerciale, montre jeudi le modèle de prévisions GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation se compare à une précédente projection de 2,8% en date de lundi dernier. Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint en octobre son niveau le plus élevé en dix ans, les exportations de soja continuant de chuter et les importations de biens de consommation ayant atteint un record, suggérant que les mesures mises en oeuvre par l’administration Trump pour équilibrer la balance commerciale se sont révélées pour l’heure inefficaces.
Les fonds souverains, supranationaux et fonds de pension d’État considèrent la montée du protectionnisme comme leur risque majeur même si la probabilité d’occurrence est faible («tail risks»), d’après l’enquête trimestrielle du Sovereign Wealth Fund Institute, réalisée en novembre 2018, et qui représente 2.380 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Mais des opportunités peuvent aussi se présenter selon les investisseurs, sur les actions cotées en fonction des gagnants et perdants de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les gérants de ces fonds choisissent de surpondérer les actions émergentes américaines et internationales. Ils privilégient le Japon et l’Inde pour les 12 prochains mois et s'écartent de l’Europe. En deuxième position, arrivent les risques sur la dette émergente selon l’enquête. Les investisseurs sont également peu allants sur les stratégies crédit, les fonds immobilier, les matières premières et les infrastructures cotées. Enfin, contrairement aux enquêtes précédentes, les gérants de ces fonds ont relégué à l’arrière plan les investissements dans la blockchain. TV
Seulement 18% des épargnants français ont déjà entendu parler du DICI, le document d’information clé pour l’investisseur, qui est remis avant toute souscription d’un produit d’investissement (fonds, Sicav, assurance-vie, etc.). C’est ce qu’indique le deuxième baromètre de l'épargne publié jeudi par l’Autorité des marchés financiers (AMF), et qui se base sur une enquête menée par Audirep auprès de 1.244 personnes. Parmi ces épargnants au fait de l’existence du DICI, 42% l’ont déjà utilisé, soit 8% de la base totale des répondants.
Lyft, le principal concurrent américain d’Uber Technologies, a déposé auprès de la Securities and Exchange commission (SEC) son document de base, ouvrant ainsi la voie à une introduction en Bourse dans les prochains mois. Ce premier document, qui sera détaillé progressivement, n’indique pas encore à ce stade le nombre d’actions que souhaite mettre sur le marché la plate-forme de VTC.
La Commission européenne offrira aux marchés d’actions suisses une prolongation de deux ans de leur droit à opérer dans l’Union européenne (UE), si Berne approuve un traité bilatéral encadrant ses relations avec Bruxelles, ont indiqué des sources à Reuters, suite à une réunion mercredi de diplomates européens sur le sujet.
La correction s’amplifie sur les marchés actions. La performance annuelle du S&P 500 est passée en territoire négatif. L’indice de référence de la Bourse américaine, qui perd plus de 2,5% après quelques heures de cotation aujourd’hui, cède 1,5% depuis le début de l’année. Le Nasdaq résiste encore, avec un gain annuel de 1,3%, malgré une chute de 2,2% aujourd’hui.
Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a écarté ce matin l'éventualité d’un relèvement des taux à court terme, compte tenu de la faiblesse de l’inflation et les divers risques auxquels est confrontée l'économie, qui contraignent l’autorité à maintenir sa politique de soutien massif à la croissance. «Les risques pour l'économie japonaise sont orientés en baisse. Nous devons accorder une attention particulière aux évolutions protectionnistes telles que le conflit commercial sino-américain (...). Relever les taux d’intérêt maintenant pour créer une marge de manoeuvre en cas de futur retournement économique risquerait de retarder la réalisation de notre objectif d’inflation», a expliqué Haruhiko Kuroda.
La France mettra en place en 2019 une taxation des géants du numérique à l'échelle nationale si les pays européens ne parviennent pas à s’accorder sur le sujet, a annoncé jeudi Bruno Le Maire.
L’ampleur de la baisse attendue de la production de pétrole de l’Opep dépendra de la contribution de la Russie, ont déclaré jeudi plusieurs délégués de l’organisation, qui se réunit à Vienne pour tenter de freiner la baisse des cours. Cinq représentants du cartel ont indiqué à Reuters que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) attendait des nouvelles de Moscou, alors que le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a quitté la capitale autrichienne pour une possible rencontre avec le président Vladimir Poutine.
L’annonce hier soir de l’arrestation le 1er décembre à Vancouver de Meng Wanzhou, la directrice financière de l'équipementier en télécoms chinois Huawei, a ravivé les inquiétudes des marchés financiers. Le ministère canadien de la Justice n’a pas précisé les motifs de cette arrestation mais cette décision de mettre à mal la trêve commerciale de 90 jours conclue le week-end dernier entre les Etats-Unis et la Chine. Selon plusieurs sources de presse, l’arrestation de Meng Wanzhou est liée à une violation des sanctions contre l’Iran instaurées par Washington.