Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé mercredi les entreprises françaises à se préparer au «pire scénario», au lendemain du rejet par le Parlement britannique de l’accord entre Londres et Bruxelles sur le Brexit. «Le vote d’hier soir ajoute de l’incertitude à l’incertitude. Face au Brexit, la seule urgence pour nous est d’accélérer la préparation des entreprises au pire scénario, même si le pire n’est pas sûr», a-t-il déclaré dans un communiqué. «Il n’y aurait alors ni transition, ni délais, ni dérogation. Les personnes, les biens, les services et les capitaux ne pourraient plus circuler librement entre l’Europe et le Royaume-Uni», prévient l’organisation patronale.
Le taux d’inflation britannique a décéléré à 2,1% en décembre, un chiffre conforme aux attentes qui résulte notamment de la baisse des prix de l'énergie, montrent les données publiées ce matin par l’Office national de la statistique. L’inflation revient ainsi à son plus bas niveau depuis janvier 2017. La hausse des prix à la consommation était de 2,3% en novembre. D’un mois sur l’autre, les prix ont augmenté de 0,2% en décembre, comme le mois précédent.
Le groupe danois de logistique DSV a lancé aujourd’hui une offre d’environ 4 milliards de francs suisses (3,5 milliards d’euros) sur son concurrent suisse Panalpina dont 12,3% du capital est détenu par l’investisseur activiste Cevian. Le groupe suisse a indiqué qu’il avait reçu une offre en titres et en numéraire de la part de DSV, qui met 170 francs suisses par action sur la table, soit une prime de 24% par rapport au cours de clôture de mardi. Panalpina, qui avait été approché par l’allemand Kühne & Nagel à l’automne dernier, a ajouté qu’il allait examiner la proposition de DSV.
Le groupe familial Arnault demeurele plus large actionnaire du CAC 40 dont il détenait 3,9% fin 2017, selon une étude d’Euronext relayée par le journal Les Echos. La Bourse de Paris s’est penchée sur la composition de l’actionnariat du CAC 40 sur une période s'étendant de fin 2012 à fin 2017. Cette étude a également concerné les sociétés du SBF 120 cette année, soit une valorisation totale de 2 100 milliards d’euros à fin 2017. 60% de l’actionnariat de ces 120 compagnies a pu être être identifié par la recherche d’Euronext selon Les Echos. L’Etat français arrive en deuxième position (2,7%) comme détenteur des entreprises du CAC40, suivi de la famille Bettencourt-Meyers (2,3%) Côté gestionnaires d’actifs, on retrouve cinq sociétés dans le top 10 des actionnaires du CAC 40 dressé par Euronext : Vanguard (2%), BlackRock (1,9%), Natixis (1,2%), Amundi (1,1%) et Capital Group (0,9%). L'étude note par ailleurs que les gestionnaires d’actifs restent les principaux actionnaires du SBF 120 avec une part estimée à 24,1%, les fonds souverains et étrangers ne représentant que 2,1% et les fonds de pension 1,1% des actionnaires identifiés par Euronext.
Les discussions vont se poursuivre entre Elliott et Pernod Ricard après une rencontre intervenue ce mardi entre le PDG du groupe de spiritueux français et le fonds activiste américain, a déclaré à Reuters une source proche du dossier. Plusieurs réunions techniques ont déjà eu lieu entre représentants des deux parties et les échanges, qualifiés jusqu’ici de «cordiaux», vont se poursuivre sur les deux grands sujets mis sur la table par le fonds américain, à savoir l’amélioration des marges et de la gouvernance de l’entreprise. Interrogé, Pernod Ricard a fait savoir que «la teneur des discussions restait confidentielle». Le fonds réclame à Pernod Ricard des économies massives de 500 millions d’euros pour combler l'écart de rentabilité avec Diageo ainsi qu’une modification de sa gouvernance, plaidant notamment pour plus d’indépendance au sein du conseil d’administration. Face à ces critiques, le groupe dirigé par Alexandre Ricard répond que les portefeuilles et l’exposition géographique biaisent les comparaisons entre Pernod Ricard et Diageo.
Rome a placé un record de 10 milliards d’euros de titres à 16 ans par syndication hier, juste avant le vote sur le Brexit, grâce à une demande de 35 milliards.
Le déficit du budget de l’Etat français s’est établi à 76,1 milliards d’euros en 2018, se dégradant de 8,4 milliards par rapport à 2017 sous l’effet du coût des baisses de prélèvements obligatoires mises en oeuvre l’an dernier, notamment la diminution de la taxe d’habitation et des cotisations salariales, selon le ministère de l’Action et des Comptes publics. Il s’inscrit néanmoins en deçà de la prévision de 80,0 milliards d’euros inscrite dans la loi de finances rectificative de fin d’année, du fait «d’un rendement meilleur qu’espéré des recettes fiscales», tandis que l’objectif de dépenses fixé dans la loi de finances initiale a été «strictement tenu».
L’excédent commercial de la zone euro a diminué en novembre sur un an pour revenir à 19 milliards d’euros contre 23,4 milliards en novembre 2017, selon les statistiques Eurostat. Les exportations de biens des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont progressé de 1,9% en rythme annuel, moins que la hausse de 4,7% de leurs importations. Sur les 11 premiers mois de 2018, le surplus commercial de la zone euro a reculé à 175,2 milliards d’euros contre 210,4 milliards sur la même période de 2017. La croissance des exportations sur cette période ressort à 4,2%, celle des importations à 6,6%.
L'économie allemande a enregistré une croissance de 1,5% au cours de l’année dernière, le taux le plus faible en cinq ans et qui marque un net ralentissement par rapport à 2017, après celle de 2,2% enregistrée en 2017, selon une estimation préliminaire publiée mardi par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Selon Destatis, le pays a évité de justesse la récession technique en fin d’année, en réussissant à dégager une légère hausse de son PIB au dernier trimestre, après la contraction de 0,2% au trimestre précédent. L’expansion a été principalement tirée par la demande intérieure, avec une progression de la consommation des ménages et des dépenses publiques.
Les autorités de régulation chinoises ont annoncé que le quota alloué aux investissements étrangers en actifs locaux était porté à 300 milliards de dollars, dans le cadre de son programme QFII qui a été lancé en 2013. Il s’agit ainsi d’un nouveau signe d’ouverture des marchés chinois, dans un contexte de détente des discussions commerciales avec les Etats-Unis. Le geste semble néanmoins symbolique puisqu’au mois de décembre, seuls 101,1 milliards ont été alloués sur les 150 milliards autorisés.
La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a informé mardi le collège des commissaires européens de l'état des lieux de la procédure de contrôle des fusions entre Alstom et Siemens - il doit trancher d’ici le 18 février. «Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain. (...) Les décisions prises par la Commission ne sont jamais basées sur une ligne idéologique», a déclaré mardi Pierre Moscovici. Depuis quelques semaines, l’opposition monte contre le projet de rapprochement des deux équipementiers ferroviaires. L’autorité allemande de la concurrence s’est prononcée contre cette fusion soutenue par Paris et Berlin, et les services de la Commission seraient du même avis.
Le fonds d’investissement américain est sur le point de boucler le plus large fonds d’investissement immobilier, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Il devrait lever au total 20 milliards de dollars, auprès de fonds de pension américains et internationaux, ainsi que de gouvernements étrangers. Le closing est prévu pour la fin de ce premier trimestre 2019. Son fonds est deux fois plus important que celui bouclé par un concurrent, selon Preqin. Avec ce nouveau fonds, le nouveau pouvoir d’achat de Blackstone s'élève à 60 milliards de dollars (52,60 millions d’euros), puisque les fonds immobiliers utilisent en général 2 dollars de dette pour chaque dollar de fonds propres.
Le directeur général de Deutsche Bank, Christian Sewing, a lancé une nouvelle enquête interne sur le rôle de la banque dans le scandale de blanchiment de l’entité estonienne de Danske Bank, même s’il n’a pas relevé, pour l’instant, de preuves de quelque méfait. La banque avait auparavant enquêté sur son rôle dans une affaire d'évasion fiscale citée dans les Panama Papers, «bien avant que l’affaire ne devienne publique», a précisé Christian Sewing lors d’un événement à Berlin, mardi. L’examen du rôle de Deutsche Bank dans les deux affaires s’est intensifié en novembre et décembre dernier, et a contribué à la forte baisse de son cours de bourse. 170 agents de la force publique avaient effectué une perquisition au siège de la banque, à Francfort, fin novembre dernier.
BNP Paribas a perdu 80 millions de dollars aux Etats-Unis, selon l’agence Bloomberg, citant des sources proches. Cela est survenu dans le cadre d’opérations de dérivés liées au S&P 500, l’indice boursier des valeurs américaines, dans la tourmente fin 2018. La banque n’a pas souhaité commenter. Antoine Lours, à la tête du trading sur les indices américains, basé à New York, n’est pas revenu à son poste depuis les vacances de Noël, poursuit Bloomberg. Cela survient alors que BNP Paribas vient d’annoncer la fermeture de son bureau américain spécialisé en matières premières. Sa filiale «prop trading» (activités de marché pour compte propre) va aussi fermer d’ici trois mois, le temps de liquider ses dernières positions (lire par ailleurs).
La Banque centrale européenne (BCE) a reconnu aujourd’hui que l'économie progressait moins bien que prévu en zone euro sur fond de risques internationaux, selon le président de l’institution Mario Draghi, devant le Parlement européen à Strasbourg. Cela impose selon lui une «importante politique de relance monétaire» pour aider à faire remonter les prix au niveau recherché par l’institution à moyen terme, soit un taux d’inflation proche de 2%. Depuis qu’elle a mis un terme, fin décembre, à ses rachats nets d’actifs publics et privés sur le marché, la BCE garde dans son arsenal de mesures d’une part ses anticipations d’actions sur les taux directeurs, et d’autre part le réinvestissement du stock considérable d’actifs acquis - environ 2.600 milliards d’euros fin décembre dernier. La BCE se réunira jeudi 24 janvier pour décider de l’avenir de sa politique monétaire.
Le trafic des aéroports parisiens Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle a augmenté de 3,8% en 2018, ralenti par les grèves d’Air France au premier semestre, mais tiré par une belle progression des liaisons internationales, a annoncé mardi leur gestionnaire Groupe ADP. Paris Aéroport a accueilli un total de 105,3 millions de passagers sur l’année, dont 72,2 millions à Paris-Charles-de-Gaulle (+4%) et 33,1 millions à Paris-Orly (+3,4%), des chiffres supérieurs à ses prévisions d’une croissance entre 2,5 et 3,5%, selon un communiqué du groupe.
L’État norvégien à travers son fonds souverain - le plus gros au monde avec 1.000 milliards de dollars - détient 1,6% de la capitalisation du CAC40 à fin 2017. Il arrive à la 6ème place du classement des 10 plus gros actionnaires de l’indice, selon la dernière étude d’Euronext sur l’actionnariat connu des sociétés de l’indice CAC 40 et du SBF120. Le fonds norvégien est au capital de 38 entreprises des 40 plus grandes capitalisations françaises (hormis Safran et Airbus qui lui sont proscrites), avec 21 milliards d’euros détenus. Le premier actionnaire de l’indice est la famille Arnault avec 3,9% de la cote, actionnaire de LVMH mais aussi de Carrefour. Il est suivi par l’État français avec 2,7% à fin 2017 (contre 3% à fin 2016) et par la famille Bettencourt Meyers (L’Oréal) avec 2,3%. Suivent les fonds Vanguard (2%) et Blackrock (1,9%). Par typologie, les gestionnaires d’actifs sont les principaux détenteurs du CAC40 (25,9%) et du SBF 120 (24,2%). Les familles et fondateurs détiennent 11,2 % de la capitalisation contre 10% un an auparavant. Ils détiennent 13,7% du SBF120. Les investisseurs particuliers sont en recul à 4,6% de la capitalisation du CAC40 contre 5,3% à fin 2016. Enfin, l’État détient 2,7% de l’indice. TV
Impliqué de longue date dans l’intégration de la durabilité dans sa gestion d’actifs, le fonds suédois AP4 a annoncé ce 16 janvier étendre sa politique d'exclusion. Le fonds avait déjà cessé ses investissements dans le tabac, les mines, ou encore le charbon thermique.
Acteur dans le domaine de la biologie médicale en Ile-de-France, le groupe Bioclinic a annoncé mardi 15 janvier son association avec un nouveau consortium de fonds composé d’Amundi Private Equity Funds, Idia Capital Investissement, Socadif et Andera Partners (ActoMezz), pour l’accompagner dans son nouveau cycle de développement. Fondé en 1995 par le Dr Philippe Dabi, Bioclinic a bâti sa croissance grâce à l’acquisition de laboratoires existants et par la prise de parts de marché dans les structures de soins. Le groupe propose aujourd’hui à ses patients 60 sites répartis sur Paris et la région parisienne. «Ce développement par croissances externes et organiques sur un marché en forte consolidation a notamment été rendu possible grâce au soutien d’Azulis Capital et de Galia Gestion, partenaires financiers historiques de la société depuis 2011, qui ont permis d’accélérer la croissance du Groupe par l’acquisition de 34 sites entre 2011 et 2018", explique Amundidans un communiqué. L’entrée au capital du consortium s’est faite àl’issue d’un processus intermédié par Crédit Agricole Corporate & Investment Bank (CACIB). Le financement de l’opération est en outre complété par une dette bancaire arrangée par la banque LCL. «Ce nouveau partenariat permettra d’accompagner la société dans son nouveau cycle de développement, qui devrait être marqué par l’intensification de nouvelles acquisitions», précise Amundi. Cette opération, qui permet de réaliser la liquidité des partenaires financiers historiques, renforce par ailleurs la détention capitalistique de Philippe Dabi en tant qu’actionnaire principal du groupe aux côtés de son équipe de management. «L’arrivée de nos nouveaux partenaires va nous donner les moyens nécessaires afin de continuer à participer de façon active à la consolidation du marché. Le diagnostic est un maillon essentiel dans le parcours de soins et la prise en charge du patient. Le groupe Bioclinic a les atouts pour répondre aux enjeux du secteur», détaille Philippe Dabi cité dans le communiqué.
Axa Investment Managers – Real Assets a levé 643 millions d’euros pour son deuxième fonds Pan-European Value-Added Venture auprès d’investisseurs institutionnels. L’objectif de levée de fonds de 500 millions d’euros a donc été dépassé.Cela fournit à Axa IM Real Assets une capacité d’investissement de 1,3 milliard d’euros, levier inclus, pour investir dans des opportunités «value-add» à travers l’Europe. Le gros des fonds levés l’a été auprès d’investisseurs qui participaient déjà au premier fonds, lequel avait réuni 445 millions d’euros. 240 millions d’euros ont été levés auprès de cinq nouveaux institutionnels d’Europe, d’Israël et de Corée du Sud. Les pays ciblés prioritairement par le fonds sont la France, l’Allemagne, les pays nordiques, l’Espagne et le Royaume-Uni. Les investissements seront compris entre 50 millions d’euros et 150 millions.
L’émission de 10 milliards euros d’obligations réalisée aujourd’hui par le Trésor italien a rencontré un vif succès auprès des investisseurs. La demande a dépassé 35 milliards d’euros, soit environ 10% de plus que le carnet d’ordres qui avait été constitué l’an dernier à pareille époque pour la première émission annuelle du Trésor italien, signe que les inquiétudes entourant la situation financière du pays se sont apaisées à la suite de l’accord budgétaire trouvé avec la Commission européenne en fin d’année dernière.
La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a informé mardi le collège des commissaires européens de l'état des lieux de la procédure de contrôle des fusions entre Alstom et Siemens et ces derniers prendront une décision au plus tard le 18 février, a annoncé mardi Pierre Moscovici. « Le collège prendra une décision sur ce cas important au plus tard le 18 février » en fonction « d’une proposition de la commissaire Vestager, sur la base de nos règles et des procédures applicables dans ces cas », a déclaré lors d’un compte rendu, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières. « Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain. Nous ne sommes pas naïfs. Nous ne regardons pas l’avenir avec le prisme de demain. Les décisions prises par la Commission ne sont jamais basées sur une ligne idéologique », a-t-il ajouté.
L’excédent commercial de la zone euro a diminué en novembre sur un an pour revenir à 19,0 milliards d’euros contre 23,4 milliards en novembre 2017, montrent les statistiques publiées aujourd’hui par Eurostat. Les exportations de biens des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont progressé de 1,9% en rythme annuel, moins que la hausse de 4,7% de leurs importations.
Le déficit du budget de l’Etat français s’est établi à 76,1 milliards d’euros en 2018, se dégradant de 8,4 milliards par rapport à 2017 sous l’effet du coût des baisses de prélèvements obligatoires mises en oeuvre l’an dernier, notamment la diminution de la taxe d’habitation et des cotisations salariales, selon les données publiées ce matin par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Il s’inscrit néanmoins en deçà de la prévision de 80,0 milliards d’euros inscrite dans la loi de finances rectificative de fin d’année, du fait «d’un rendement meilleur qu’espéré des recettes fiscales», tandis que l’objectif de dépenses fixé dans la loi de finances initiale a été «strictement tenu», précise le communiqué de Bercy.