Horizon AM, société de gestion spécialisée sur l’immobilier non coté dans le secteur résidentiel en France et en Europe, a annoncé le financement d’un portefeuille de trois programmes immobiliers situés à Montfermeil et aux Pavillon-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, afin de viser le développement du projet de Grand Paris. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. « Ces trois projets ont pour particularité commune de créer des résidences à taille humaine en transformant d’ancien pavillons et en optimisant leur capacité de constructibilité. Dans une période où la raréfaction du foncier est l’une des causes principales du déficit de logements, cette mutation de l’individuel vers le collectif contribue à développer de nouvelles offres à prix accessibles tout en évitant l’étalement foncier », explique dans un communiqué Arnaud Monnet, directeur général. Le Grand Paris est considéré comme le plus grand chantier du siècle français, avec comme objectif principal, de placer la capitale parisienne comme la 5ème métropole mondiale. Il représente 35 milliards d’investissement, 800 000 emplois créés, 68 nouvelles gares et 200 km de lignes de métro supplémentaires (4 nouvelles lignes et 2 lignes prolongées). Côté immobilier, cela représente un besoin de 70.000 logements à construire par an d’ici 2030.
L’autorité des services et marchés financiers belges (FSMA) a révélé les résultats d’une étude sur le financement participatif de projets sous la forme d’un prêt ou d’un apport de fonds propres, deux variantes du crowdfunding encadrées par le régulateur. La recherche de la FSMA s’est concentrée sur les opérations menées sur les cinq plateformes de crowdfunding actives en Belgique (Lita.co, Ecco Nova, Look&Fin, Spreds et Bolero Crowdfunding) entre janvier 2012 et décembre 2017. Au total, 273 campagnes ont été financées via ces plateformes, dont 232 sont allées à leur terme quand les 41 autres n’ont pas permis de leverles fonds espérés. Plus de 40 millions d’euros ont été levés au cours des232 campagnes réussies sur la période étudiée. La FSMA estime également que 17 389projets ont été proposés aux cinq plateformes qui n’en ont seulement retenu que 273. Elle observe quetrois projets avaient été financés en 2012 contre92 en 2017, signe d’un intérêt croissant pour le crowdfunding en Belgique.Le montant moyen investi par personne et par campagne s’est élevé à 2871euros avec une centaine d’investisseurs en moyenne. «Plus de la moitié des investisseurs ont placé 500euros ou moins par campagne, tandis que moins de 3% ont investi plus de 5000euros par opération», relève la FSMA qui s’est aussi intéressé au mode de financement participatif utilisé. Ainsi les campagnes financées par endettement ont délivré un rendement moyen de 7,42% à leurs investisseurs. Quant auxcampagnes financées par prise de participation, deux sorties collectives du capital ont été organisées. «L’une d’elles a dégagé une plus-value importante (100% après déduction des frais), tandis que l’autre s’est soldée par une perte de 4% pour les investisseurs. Sept entreprises financées par participation au capital ont fait faillite», souligne la FSMA. Le régulateur belge ajoute:"L’on s’attend à ce que les investissements par crowdfunding continuent de croître, grâce notamment à l’exemption de prospectus pour les projets de moins de 5 millions d’euros. Le tax shelter instauré en 2017, qui permet entre autres à un particulier investissant en capital dans une micro-entreprise de déduire 45% de sa mise de l’impôt des personnes physiques, pourrait également favoriser le développement de ces opérations.» Néanmoins, le crowdfunding demeure un mode de placement et de financement marginal en Belgique, où131 milliards d’euros de prêts ont été octroyés par les établissements financiers aux entreprises en 2017 d’après les données de la FSMA.
Les fonds de droit français (OPC) ont collecté 6 milliards d’euros au mois d’octobre 2018, montrent les dernière statistiques de l’Association française de la gestion (AFG). Les fonds monétaires ont une contribution nette positive de 8,9 milliards tandis que les fonds obligataires, actions et diversifiés ont respectivement décollecté 1,6 milliard, 0,2 milliard et 1,2 milliard d’euros. Sur l’année, à fin octobre, les OPC français ont collecté 11,1 milliards d’euros. Au total, les encours des OPC français s'établissaient à 1.871 milliards d’euros fin octobre, dont 349 milliards d’euros de fonds monétaires. Ventilation des encours des OPC français
The investor pullback from the asset-management industry in 2018 is the most severe since the last financial crisis, a sign that doubts about the direction of global markets are intensifying, says The Wall Street Journal. Net inflows forU.S. mutual and exchange-traded funds in the first 11 months of the year fell to $237 billion, according to new estimates compiled by research firm Morningstar. That was down 62% from the year-ago period, the steepest decline since 2008. Asset managers attracted a record $629.5 billion in net flows during the same period in 2017, a boom year for the industry. The pullback was evident at indexing pioneer Vanguard, which started the first index mutual fund for individual investors more than four decades ago. The firm collected net inflows of $208.3 billion in the 11 months ended Nov. 30, down about 40% from the same year-ago period. It was the lowest amount of combined net inflows across index and actively managed strategies during that period for Vanguard since 2013.
Le journal économique espagnol El Confidencial rapporte que le hedge fund nord-américain Samlyn Capital est de retour en Espagne après avoir tiré profitdes déboiresde Banco Popular, rachetée pour un euro symbolique par Santander en 2017. Samlyn Capital s’attaque désormais à Bankia, selon le journal qui observe que lespositions à découvert ont augmenté sur le titre au cours des deux dernières semaines malgré la prolongation du délai de privatisation de Bankia par legouvernement espagnol jusqu’en décembre 2021.L’Etat hispanique, qui a nationaliséBankia en 2011, endétient 61,4% du capital. El Confidencial rappelle que Samlyn Capital était l’un des fonds spéculatifs les plus agressifs quant aux créances de Banco Popular. La firme, dont le siège se trouve à New York, a été fondée en 2007 par Rob Pohly.
Les levées de fonds par les fintech françaises ont atteint cette année quelque 365 millions d’euros à travers 72 opérations, selon la dernière étude de KPMG.
Après cinq week-ends de forte baisse due au mouvement des «gilets jaunes», la fréquentation des centres commerciaux a rebondi de plus de 6% samedi et dimanche en France, selon le Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Selon l’organisation professionnelle, son indice CNCC/Quantflow, basé sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux sur les 800 que compte le pays, a enregistré le week-end dernier une hausse de fréquentation plus de 6%, contre un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre. «Après cinq week-ends en forte baisse, c’est une bonne nouvelle même si ce rattrapage tardif ne permettra pas de récupérer le chiffre d’affaires qui aurait dû être réalisé sans la crise des ‘gilets jaunes’», indique Gontran Thüring, délégué général du CNCC. Le CNCC avait indiqué la semaine dernière que les cinq week-ends de méventes d’affilée avaient coûté 2 milliards d’euros au secteur du commerce.
Malgré le rebond de 5% hier du S&P500, la prime des indices américains par rapport aux autres marchés mondiaux s’est réduite avec la forte correction en décembre.
Relance de l’économie en Chine et apaisement des tensions commerciales avec les Etats-Unis assureraient un rebond après un recul de plus de 15% cette année.
La position de Jerome Powell à la présidence de la Réserve fédérale n’est pas menacée, a déclaré hier le conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, à la suite des critiques du président américain Donald Trump. Aux journalistes lui demandant si la position de Jerome Powell était assurée, le conseiller a répondu : «Oui, bien sûr, à 100%.» A une autre question lui demandant s’il pouvait affirmer que le poste de Powell n'était pas menacé, il a dit : «Absolument». Donald Trump avait renouvelé ces derniers jours ses attaques contre la Réserve fédérale américaine, qu’il accuse de procéder à une hausse trop rapide de ses taux.
Les prix immobiliers des 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 5,0% sur un an en octobre, un chiffre très proche des attentes, montraient hier les résultats de l’enquête mensuelle S&P CoreLogic Case-Shiller. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une progression de 4,9% après celle de 5,2% en septembre (5,1% en première estimation). Sur une base mensuelle et en données corrigées des variations saisonnières, les prix immobiliers des 20 grandes métropoles suivies par Case-Shiller sont en hausse de 0,4% après +0,7% en septembre, alors que les économistes attendaient en moyenne une augmentation de 0,2%.
Les ventes sur les deux derniers mois 2018 aux Etats-Unis ont progressé de 5,1%, à plus de 850 milliards de dollars (747 milliards d’euros), grâce à une économie robuste et aux rabais, montre une étude Mastercard publiée hier, soulignant qu’il s’agit de leur plus forte progression depuis six ans. Cette période prend en compte les ventes en magasins et sur internet réalisées entre le 1er novembre et le 24 décembre. La National Retail Federation (NRF) avait anticipé une hausse comprise entre 4,3 et 4,8% en novembre et en décembre. La veille de Noël tombant un lundi cette année, les consommateurs ont eu droit à une journée supplémentaire de shopping. Les ventes en ligne ont progressé de 19,1%, selon l'étude de SpendingPulse, le département analyses de Mastercard. En revanche, les ventes des grands magasins ont reculé de 1,3%, après deux années de croissance inférieure à 2%, principalement en raison de la fermeture de points de vente. Mais les ventes en ligne des distributeurs traditionnels ont augmenté de 10,2%, laissant penser que leurs investissements importants dans le commerce électronique portent leurs fruits.
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse hier sur le marché new-yorkais Nymex, profitant du rebond enregistré par les marchés boursiers américains après leur forte chute de lundi. Le contrat de février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 3,69 dollars, soit 8,68%, à 46,22 dollars le baril. La même échéance sur le Brent a pris quatre dollars, soit 7,93%, à 54,47 dollars le baril.
Le Japon a annoncé hier son intention de quitter la Commission baleinière internationale (CBI), l’organisme chargé de réglementer la chasse à la baleine, et de relancer la pêche commerciale des cétacés à partir du mois de juillet 2019. Le Japon mène ce qu’il qualifie de chasse à la baleine à des fins de recherche scientifique depuis 1987 après le moratoire international décidé en 1986. Tokyo tentait depuis longtemps d’obtenir l’autorisation de la CBI de reprendre la pêche commerciale. La décision du Japon, plutôt inhabituelle pour un pays plutôt favorable au multilatéralisme sur le plan diplomatique, a suscité un flot de critiques.
Le Qatar a annoncé hier avoir livré 24 véhicules blindés au Mali pour aider les pays du Sahel à «lutter contre le terrorisme». Le Qatar redouble d’efforts pour montrer qu’il représente un atout pour la sécurité internationale depuis le boycott diplomatique et économique qui lui a été imposé en juin 2017 par ses voisins arabes du Golfe qui l’accusent de financer des attentats. Avec l’appui de la France, le G5 Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie, a demandé pendant des mois de placer la force sous chapitre VII de la charte de l’Onu, pour qu’elle bénéficie d’un financement durable, mais les Etats-Unis s’y sont opposés.
L’ancien directeur général du groupe chimique chinois Sinochem a été condamné à 12 ans de prison pour corruption, a annoncé hier la télévision publique. Cai Xiyou n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés et a dit qu’il ne ferait pas appel. Il faisait l’objet d’une enquête depuis 2016. Il avait été nommé à la tête de Sinochem en 2014 après une longue carrière au sein de China Petroleum and Chemical Corp (Sinopec) où il a exercé plusieurs fonctions importantes. Il était accusé d’avoir encaissé 53,6 millions de yuans (6,8 millions d’euros) en pots-de-vin afin d’altérer des contrats et de faciliter le commerce illégal de produits raffinés entre 1997 et 2016 à l'époque où il était chez Sinopec.
La compagnie minière basée à Londres prévoit d’investir au total environ 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) dans Electrosteel Steels, une société indienne qu’elle a récemment acquise, en vue de renforcer la capacité de production de cette entreprise, a déclaré hier Anil Agarwal, président de Vedanta, au quotidien Business Standard. Vedanta Resources prévoit de porter la capacité de production d’acier d’Electrosteel à 7 millions de tonnes par an, contre seulement 1,5 million de tonnes à l’heure actuelle. Dans un premier temps, elle investira 300 millions de dollars sur deux ans pour porter cette capacité à 2,5 millions de tonnes.
Les régimes de retraite complémentaire gérés par les partenaires sociaux, Agirc (cadres) et Arrco (salariés), fusionnent au 1er janvier 2019 en un seul régime, le régime Agirc-Arrco, préfigurant peut-être la future réforme universelle des retraites. Régime de retraite obligatoire par répartition pour tous les salariés du secteur privé, il fonctionne par points. Chaque année, les cotisations sont transformées en points de retraite qui alimentent un compte ouvert au nom de chaque salarié. Les salariés se constituent ainsi des droits futurs à retraite. Pour connaître le montant de sa retraite, il faut multiplier le nombre de points par la valeur de ce point fixée tous les ans. Dans le régime unifié, la valeur du point correspondra à celle du point Arrco. La fusion n’aura d’incidence que pour les cadres qui ont acquis des points Agirc, ceux-ci seront tous convertis en points Agirc-Arrco avec «la garantie d’une stricte équivalence des droits, en allant jusqu'à 9 chiffres après la virgule», s’est engagé François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco. En outre, au 1er janvier 2019, les cotisations évoluent avec un taux d’appel porté de 125 % à 127 %. Enfin, pour prendre une retraite à taux plein, il faudra travailler un an de plus pour ne pas subir une décote de 10% sur la pension pendant trois ans, pour les personnes née à compter du 1er janvier 1957, et qui remplissent pourtant les conditions pour bénéficier de leur retraite de base à taux plein après le 1er janvier 2019. En décalant l'âge de départ de deux ans, les salariés bénéficieront d’une surcote de 10 %, en décalant de trois ans, d’une surcote de 20% et en décalant de quatre ans, d’une surcote de 30%. Les retraités totalement exonérés de la CSG sont également exonérées de la minoration temporaire sous certaines conditions. Les retraités qui payent la CSG à un taux réduit sont partiellement exonérés de la minoration temporaire. Pour ces retraités, le taux est de 5 % au lieu de 10 %.
L'éloignement des investisseurs du secteur de la gestion d’actifs en 2018 est le plus sévère depuis la dernière crise financière, signe que les doutes sur la direction des marchés mondiaux s’intensifient, écrit le Wall Street Journal.La collecte pour les fonds communs de placement et les fonds cotés en bourse (ETF) aux États-Unis a chuté à 237 milliards de dollars sur les onze premiers mois de l’année, selon les dernières estimations établies par le cabinet d’études Morningstar. Cela représente une baisse de 62% par rapport à la même périodel’an dernier, soit la plus forte baisse depuis 2008. Les gestionnaires d’actifs avaient en effet attiré des flux nets record de 629,5 milliards de dollars au cours de la même période en 2017, une année florissante pour le secteur. Le recul a été évident chez le pionnier des fonds indiciels Vanguard avec une collecte nette de 208,3 milliards de dollars sur 11 mois, en baisse d’environ 40% par rapport à la même période de l’exercice précédent.
J.P. Morgan Asset Management Real Estate a fait l’acquisition de l’immeuble «Vasco de Gama» situé à Levallois-Perret. Cet investissement a été réalisé auprès d’un véhicule géré par DWS mais son montant n’a pas été dévoilé. Il s’agit d’un ensemble de bureaux d’environ 16.700 m² (non-IGH) composé de trois bâtiments de 6 à 8 étages partiellement connectés et actuellement loué à 60% à un locataire unique.
Selon une lettre à ses investisseurs dont le Wall Street Journal a eu connaissance, le hedge fund américain Fir Tree a encaissé plus de 2,6 milliards de dollars depuis la crise financière des subprimes en pariant que les 12 millions de ménages américains mis à mal par la crise financière continueraient à payer leurs dettes immobilières malgré la remontée des taux d’intérêt. Fir Tree, qui gère environ 8 milliards de dollars, a privilégié les transactions complexes qui impliquaient souvent des poursuites judiciaires. Son pari hypothécaire comportait deux volets : la société s’appuyait sur la nature humaine - avec la conviction que les propriétaires rembourseraient leurs prêts même si leur maison ne valait plus le prix qu’ils l’avaient acheté - tout en prenant des mesures juridiques pour forcer les banques à payer les prêts défectueux qui ont fait défaut. Jusqu’à présent, environ la moitié de ses 2,6 milliards de dollars de bénéfices sont attribuables aux propriétaires qui ont payé leurs prêts hypothécaires. Le reste a été un remboursement des prêts en défaut par les banques, selon des personnes familières avec l’affaire.
Les fonds négociés en bourse (ETF) en Europe devraient figurer parmi les grands gagnants de 2019, alors que les institutions et les investisseurs particuliers continuent de rechercher des économies de coûts, selon la dernière étude « The Cerulli Edge ».
De nombreux analystes comptent sur l’Opep et ses alliés pour soutenir les cours l’an prochain malgré l’incertitude sur le dynamisme de l’économie mondiale.
La Maison Blanche a publié vendredi un document dévoilant les objectifs des négociations commerciales que les Etats-Unis entendent mener avec le Japon pour conclure un accord bilatéral de libre-échange, précisant vouloir étaler les pourparlers en plusieurs cycles à partir du 20 janvier. Donald Trump dénonce l’excédent commercial à ses yeux trop important du Japon (environ 59 milliards d’euros) vis-à-vis des Etats-Unis, dont près des deux tiers proviennent des exportations d’automobiles. Washington souhaite en outre dissuader Tokyo de toute manipulation des devises.