La justice italienne a ouvert une enquête contre Netflix pour des faits présumés d'évasion fiscale, indique Reuters, confirmant une information du Corriere della Sera. Les procureurs de Milan soutiennent que la plateforme de vidéos en ligne devrait payer des impôts en Italie même si elle n’a pas de bureaux dans le pays. Selon eux, les câbles et serveurs informatiques que la plateforme utilise pour acheminer ses contenus dans les foyers italiens sont équivalents à une présence physique sur le territoire. L’enquête n’en est qu'à un stade préliminaire. Netflix compte 1,4 million d’abonnés en Italie.
L’Agence France Trésor (AFT) a procédé jeudi matin à l’adjudication d’OAT à long terme pour un total de 9,498 milliards d’euros, face à une demande supérieure à 16 milliards. Dans le détail, l’adjudication a permis de lever 5,8 milliards de plus sur l’OAT 0,00% 2029, 2,4 milliards sur l’OAT 1,50% 2050 et 1,3 milliard de l’OAT 4,00% 2055, avec des taux de rendement de respectivement -0,24%, 0,55% et 0,60% (soit un prix d’émission à 208% du pair pour cette dernière).
«On va fixer des règles d’or»: Emmanuel Macron s’est efforcé jeudi soir, lors d’un débat dans l’Aveyron, de rassurer sur la réforme des retraites à venir. Renouant avec l’esprit du «grand débat» organisé face à la crise des Gilets jaunes, ce débat entame la grande «consultation» prévue jusqu'à la fin de l’année par l’exécutif. Initialement prévue pour 2019 avant d'être reportée à l'été 2020 compte tenu de la sensibilité du sujet, elle cristallise en effet l’ire des syndicats qui ont multiplié les journées d’action ces dernières semaines. Le projet de réforme vise à faire fusionner les 42 régimes existants d’ici 2025 en un système unique par points. L'âge légal de départ à la retraite, «c’est 62 ans, (il) ne bougera pas», a répété Emmanuel Macron.
La Bourse de New York a rebondi jeudi de près de 0,5%, après la publication d’une nouvelle statistique américaine plutôt pessimiste pour la croissance nourrissant l’espoir d’un assouplissement de la politique monétaire de la Fed. L’indice Dow Jones a gagné 122,42 points. Le S&P-500, plus large, a pris 23,02 points, soit 0,8%, et le Nasdaq Composite a avancé de 87,02 points (+1,12%). Plombés par les craintes de récession aux Etats-Unis, les trois indices avaient enregistré mercredi leur plus fort recul en pourcentage sur une séance en six semaines. Jeudi, les indices sont repassés dans le vert, les opérateurs pariant que les signes de ralentissement de l'économie américaine qui s’accumulent contraindraient la Réserve fédérale à opter pour de nouvelles baisses de taux.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) français devrait conserver son rythme des trimestres précédents (+0,3% par trimestre) et s’établirait à +1,3% en 2019 après +1,7% en 2018, estime l’Insee dans sa note de conjoncture trimestrielle. «Cette résistance tient surtout à la demande intérieure : l’investissement des entreprises bénéficie comme dans d’autres pays de conditions favorables, notamment les taux d’intérêt bas, tandis que celui des administrations publiques est dopé par le cycle municipal», indique l’Insee. «La consommation privée profite quant à elle (...) du retour de la confiance des ménages en lien avec la vigueur du pouvoir d’achat (+2,3 % prévu en 2019).» En revanche, la note de conjoncture prend acte de la dégradation de l’environnement international et de la faiblesse des voisins de la France, avec une activité atone en Allemagne et en Italie.
La publication, jeudi après-midi, d’un mauvais indice ISM non-manufacturier américain, deux jours après celle d’un ISM manufacturier au plus bas depuis 2009, a provoqué un nouvel accès de tension sur les marchés financiers. A 52,6 en septembre, son pire niveau depuis août 2016, l’indice des services a plongé de 3,8 points, et est bien loin des 55 attendu par le consensus. Cela a fait plonger de plus de 2% le prix du baril de pétrole brut WTI. Le rendement à 2 ans des emprunts d’Etat américains s’est resserré de 9 points de base à la suite de la publication de l’ISM, à 1,39%.
Groupama Immobilier a annoncé la signature définitive de la vente de l’immeuble situé au 79 avenue des Champs-Elysées au fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management. Le principe de la vente avait été annoncé en décembre 2018. Le montant de la transaction s’élève à 613 millions d’euros. L’immeuble a été rénové et accueillera le siège de Nike, ainsi que son plus grand flagship store en Europe, sur 4.300 m². Il s’agira de la troisième «house of innovation» du groupe américain avec celles de Shanghai et de New York.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) français devrait conserver son rythme des trimestres précédents (+0,3 % par trimestre) et s’établirait à +1,3 % en 2019 après +1,7 % en 2018, estime l’Insee dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée ce jeudi à 18h00. «Cette résistance tient surtout à la demande intérieure : l’investissement des entreprises bénéficie comme dans d’autres pays de conditions favorables, notamment les taux d’intérêt bas, tandis que celui des administrations publiques est dopé par le cycle municipal», indique l’Insee. «La consommation privée profite quant à elle – certes graduellement, compte tenu d’un taux d’épargne encore élevé – du retour de la confiance des ménages en lien avec la vigueur du pouvoir d’achat (+2,3 % prévu en 2019).»
Groupama Immobilier a annoncé la signature définitive de la vente de l’immeuble situé au 79 avenue des Champs-Elysées au fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management. Le principe de la vente avait été annoncé en décembre 2018. Le montant de la transaction s’élève à 613 millions d’euros, « une valorisation rare y compris pour les Champs Elysées, justifiée par les caractéristiques uniques de l’actif et du projet », explique la filiale d’immobilier de Groupama.
La justice italienne a ouvert une enquête contre Netflix pour des faits présumés d'évasion fiscale, indique Reuters de source proche du dossier, confirmant une information du Corriere della Sera. Les procureurs de Milan soutiennent que la plateforme de vidéos en ligne devrait payer des impôts en Italie même si elle n’a pas de présence physique dans le pays. Selon eux, les câbles et serveurs informatiques que la plateforme utilise pour acheminer ses contenus dans les foyers italiens sont équivalents à une présence physique sur le territoire.
La faiblesse du secteur de l’industrie s’étend désormais à celui des services, de part et d’autre de l’Atlantique. La publication, jeudi après-midi, d’un mauvais indice ISM non-manufacturier américain, deux jours après celle d’un ISM manufacturier au plus bas depuis 2009, a provoqué un nouvel accès de tension sur les marchés financiers. A 52,6 en septembre, son pire niveau depuis août 2016, l’indice des services a plongé de 3,8 points et se révèle bien inférieur au niveau de 55 attendu par le consensus des économistes.
Les marchés actions européens se reprennent au lendemain d’une forte chute provoquée notamment par l’annonce de la prochaine mise en oeuvre par les Etats-Unis de droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations en provenance de l’Union européenne. A la mi-séance, le CAC 40 progresse de 0,59% à 5.454 points. Il avait chuté de 3,12% mercredi. L’Euro Stoxx reprend 0,38%.
Le dépositaire central de titres renforce en France son rôle auprès d’Euronext. A l’étranger, sa présence équivaut à un label pour les investisseurs internationaux.
Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Une des explications aux turbulences sur le marché du repo américain, qui ont vu la Fed intervenir en urgence en injectant des liquidités au jour le jour jusqu’à 70 milliards de dollars pour éviter une crise de liquidités, est l’insuffisance d’actifs liquides de qualité (HQLA) à amener en collatéral. Le responsable de cette situation serait la masse retenue de ces actifs de qualité dans les banques pour respecter le LCR (liquidity coverage ratio), un ratio de liquidités à un mois créé pour justement éviter une… crise de liquidité à court terme. Encore une ruse de la Raison.
PROVISOIRE Avec son projet de budget pour 2020, l’administration de Donald Trump a choisi de rester sur la même ligne politique que l’année passée : une augmentation des dépenses de défense, à 750 milliards de dollars, et une diminution des autres budgets à hauteur de 5 %. En particulier, le budget prévoit une ligne budgétaire de près de 9 milliards de dollars afin de poursuivre la construction du mur à la frontière mexicaine, venant s’ajouter aux 6,7 milliards de dollars réaffectés à ce projet au cours de l’été, au prétexte d’une situation d’urgence nationale, ce qui a provoqué des remous jusque dans le camp des Républicains. L’année fiscale 2020 démarrant le 1er octobre, le Sénat a approuvé de justesse un budget provisoire allant jusqu’au 26 novembre. Rien n’est moins sûr que les deux Chambres auront trouvé un terrain d’entente d’ici-là. Les fonctionnaires américains peuvent craindre un nouveau shutdown au cours des prochains mois.
C’est le nombre de candidats à la Bourse emmenés par Euronext en cette rentrée, dans le cadre de Techshare. Le programme propose aux jeunes sociétés de se préparer à une IPO prévue dans les deux ou trois ans, avec ateliers techniques et présentation de conseils et de spécialistes. La promotion 2019 compte 35 entreprises françaises. Lancé il y a cinq ans, Techshare comptait 30 recrues à son premier millésime. Elle se déploie dans neuf pays contre 4 au départ.
TAUX DE RÉFÉRENCE Le tribunal de l’Union Européenne a donné raison au groupe qui contestait l’amende de 33,6 millions d’euros réclamée par la Commission européenne pour avoir participé à la manipulation de l’indice du Taux interbancaire offert européen (Euribor). Le tribunal a annulé l’amende car le régulateur n’en a pas suffisamment motivé le calcul. Conseillé par le cabinet Norton Rose Fulbright, le groupe bancaire a contesté le reproche de comportement anticoncurrentiel qui lui était adressé. Une stratégie payante, comparée à celle des quatre banques qui ont suivi la voie de la négociation avec la Commission et payé ensemble 824,6 milllions d’euros dans cette affaire. Par ailleurs, JPMorgan Chase et Crédit Agricole SA ont aussi entrepris de contester leur amendes, plus importantes encore dans cette affaire. La Commission européenne peut faire appel du jugement ou décider d’une nouvelle amende.
« Fake news », a vitupéré Peter Navarro (photo), conseiller de la Maison Blanche pour le commerce international. Il dénonçait des informations de presse faisant état de l’exclusion prochaine par l’administration Trump d’entreprises chinoises des marchés boursiers américains. « C’est du journalisme irresponsable », s’est-il exclamé à propos d’un article de Bloomberg : « Plus de la moitié de son contenu est fortement inexact, voire carrément faux. » Il est vrai que le nombre d’entreprises cotées aux Etats-Unis diminue année après année. Si en plus, la Maison Blanche décidait de sortir les firmes chinoises, l’attrition du marché prendrait une dimension supplémentaire.
IPO Verallia a dévoilé les modalités de son introduction en Bourse, une des principales opérations de l’année 2019 sur la place financière de Paris. Le fabricant d’emballages en verre a fixé sa fourchette d’introduction entre 26,50 euros et 29,50 euros par action. Soit une capitalisation de 3,1 milliards à 3,5 milliards d’euros, conduisant à une valeur d’entreprise de 4,9 milliards à 5,3 milliards d’euros. Le prix de l’offre fixé le 3 octobre, les négociations débuteront le lendemain. Fin juin, le groupe affichait un endettement net de 1,69 milliard d’euros. Sur la base de son anticipation d’Ebitda de 610 millions pour cette année, Verallia se valorise – en milieu de fourchette – sur un ratio valeur d’entreprise sur Ebitda 2019 de 8,4 fois, contre 5,9 fois pour l’américain Owens-Illinois (O-I) et 9,6 fois pour l’espagnol Vidrala, ses principaux concurrents.
La tuyauterie des marchés financiers porte bien son nom. Son réseau souterrain de conduites se dérobe aux regards, un simple bouchon ou une fuite y déclenche des catastrophes, et le plombier appelé en urgence prend des allures de sauveur. Le mois dernier, le marché monétaire américain s’est subitement grippé, menaçant de congestion le système financier. C’est là que les banques et les fonds d’investissement se prêtent les uns aux autres et que se détermine le taux effectif de la Réserve fédérale ; c’est là que se manifestent d’abord les crises, qu’elles soient ponctuelles à l’image du 11 septembre 2001 ou plus profondes, comme lors de la faillite de Lehman Brothers. La Fed a mis deux semaines pour y rétablir un semblant d’ordre, au prix d’injections massives de liquidités au jour le jour. Elle a dissipé les mauvais souvenirs de la décennie passée, mais n’a pas remédié aux causes de ce soudain dysfonctionnement.
FRAGILITÉ Selon une étude de S&P Global Ratings, la part des émetteurs notés B- aux Etats-unis et en Europe est en forte hausse depuis début 2017, atteignant un niveau record de 20,5 % aux Etats-Unis à la fin du deuxième trimestre 2019 et un niveau de 12,7 % en Europe. Ces émetteurs B- sont concentrés dans une poignée de secteurs. Le secteur de la haute technologie arrive en tête aux Etats-Unis. En Europe, ce sont les produits de consommation. Historiquement, le segment de notation B- devait une bonne partie de ses membres à des déclassements antérieurs. Les populations actuelles proviennent surtout d’émetteurs avec une notation initiale B ou B-. Les faibles taux d’intérêt dans le monde après la crise financière ont permis à des entreprises déjà endettées de s’endetter davantage à un coût avantageux. En ce qui concerne les CLO, les crédits B- seraient une source de préoccupation potentielle pour les investisseurs, car ces émetteurs se situent seulement un cran au-dessus de la catégorie de notation CCC, pour laquelle les CLO peuvent subir des haircut. Et même dans des environnements relativement sains, les émetteurs B- subissent une détérioration du crédit supérieure à celle du marché des titres spéculatifs. S&P Global Ratings s’attend à ce que le taux de défaut augmente aux Etats-Unis.
Le groupe de ciment décarboné prévoit de lever environ 55 millions d’euros sur Euronext Growth à Paris pour construire deux nouvelles usines en France.
Les principaux instituts d'études économiques allemands ont revu mercredi à la baisse leurs prévisions de croissance de la première économie d’Europe en raison du déclin de la demande mondiale en biens manufacturés et des incertitudes liées aux tensions commerciales. Ils tablent désormais sur une hausse du PIB de +0,5% pour 2019 et de +1,1% pour 2020, contre respectivement +0,8% et +1,8% en avril. Pour 2021, ils prévoient une expansion de +1,4%. Ces prévisions, que le gouvernement doit prendre en compte pour bâtir ses propres projections économiques, traduisent les inquiétudes croissantes autour de l'économie allemande, qui pourrait entraîner la zone euro dans son sillage.
Les courtiers en ligne américains Charles Schwab et TD Ameritrade ont annoncé la gratuité des ordres de leurs clients sur les actions, les ETF (fonds indiciels cotés) et les options cotées aux Etats-Unis et au Canada. Le premier facturait auparavant 4,95 dollars par ordre, le second 6,95 dollars. Ils emboîtent le pas d’Interactive Brokers qui avait dévoilé la semaine dernière une offre gratuite. Ces déclarations ont de nouveau fait chuter les cours du secteur, TD Ameritrade perdant 25% de sa valeur à la clôture. Les brokers traditionnels adaptent leur politique commerciale face aux fintechs comme Robinhood et des géants de la gestion d’actifs comme Fidelity et Vanguard, qui ont supprimé les frais de certains fonds indiciels.