Le Fonds européen d’investissement (FEI) a porté, lundi, de 75 à 235 millions d’euros ses contre-garanties accordées à la Société de caution mutuelle de l’artisanat et des activités de proximité (Siagi), qui garantit et facilite les prêts alloués par les banques TPE-PME de proximité (jusqu’à 50 salariés et 10 millions de chiffre d’affaires). Le FEI, qui l’accompagne depuis quinze ans, a rehaussé la couverture des risques de crédit à 80%, contre 60% dans le programme initial, afin de stimuler l’octroi de prêts de trésorerie par les réseaux bancaires français.
Le laboratoire pharmaceutique américain Merck a annoncé aujourd’hui un investissement d’un milliard de dollars dans Seattle Genetics, ainsi qu’une collaboration entre les deux sociétés pour développer et commercialiser les traitements du cancer du sein élaborés par son partenaire. Merck va acquérir 5 millions d’actions Seattle Genetics, soit 2,9% du capital, à un prix unitaire d’environ 200 dollars. Seattle Genetics percevra également un paiement initial de 600 millions de dollars de la part de Merck et sera éligible à des paiements d'étape pouvant atteindre 2,6 milliards de dollars.
Le groupe pétrolier Total et le gouvernement ougandais ont annoncé ce matin un accord portant sur la construction d’un oléoduc d’une valeur de 3,5 milliards de dollars (3 milliards d’euros) à destination du port de Tanga en Tanzanie. Cet accord débloque le développement longtemps retardé des plus grandes réserves de brut de la région. La compagnie pétrolière nationale ougandaise, Uganda National Oil Company, participera également à ce projet de près de 1.500 kilomètres de long. Il vise à soutenir le développement des vastes champs de pétrole brut ougandais, qui contiennent des réserves estimées jusqu'à 6 milliards de barils de brut.
La production industrielle dans la zone euro a poursuivi son rebond en juillet, mais à un rythme moins marqué que lors des deux mois précédents. Selon les données publiées ce matin par Eurostat, l’agence européenne de la statistique, cet indicateur est ressorti en hausse de 4,1% en juillet par rapport à juin, mais en recul de 7,7% par rapport à juillet 2019. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 3,8% sur un mois et une baisse de 8,5% sur un an en juillet. En juin, la production industrielle a augmenté de 9,5% sur un mois et s’est repliée de 12% sur un an, selon les données révisées d’Eurostat.
La troisième revue trimestrielle de la Banque des règlements internationaux (BIS/BRI) confirme que la reprise apparaît inégale, et que la faiblesse des perspectives et la détérioration des bilans des entreprises et du crédit la rendent «fragile». Et ce même si les marchés se sont largement remis des tensions du mois de mars grâce aux politiques monétaire et budgétaire et aux indicateurs économiques en hausse après la fin du confinement.
La Banque de France (BdF) table désormais sur une contraction de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) pour 2020, contre un recul de 10,3% estimé en juin, alors que la reprise économique s’avère plus rapide que prévu grâce notamment à la résilience de la consommation domestique. L’Insee prévoyait pour sa part, la semaine dernière, une contraction de 9% sur l’année.
Le projet de loi britannique sur le marché intérieur, l’Internal Market Bill, présenté la semaine dernière par le gouvernement Johnson, doit faire l’objet d’un premier vote ce lundi à la Chambre des communes. Ce texte contredit plusieurs points de l’accord conclu avec Bruxelles pour encadrer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, et notamment l’avenir en Irlande du Nord. Londres reconnaît qu’il transgresse en partie le droit international mais le Premier ministre le justifie par la nécessité, a-t-il dit, de protéger la province nord-irlandaise des «ambiguïtés» présentes dans les textes déjà conclus avec Bruxelles. Boris Johnson dispose de 80 voix de majorité aux Communes. Mais il est confronté à une fronde grandissante dans ses rangs.
Intesa Sanpaolo a annoncé vendredi soir dans un communiqué détenir 98,8988 % du capital social d’UBI Banca, selon les résultats de son offre de rachat. Le transfert à Intesa Sanpaolo de la propriété des actions résiduelles et le paiement aux actionnaires sera effectué le quatrième jour de bourse suivant la date de clôture de la période de soumission de la demande de vente, soit le 17 septembre 2020. A l’issue de la procédure de rachat, les actions d’UBI seront retirées de la cote selon un calendrier à venir.
Yoshihide Suga, secrétaire général du gouvernement japonais et proche allié du Premier ministre sortant Shinzo Abe, a été très confortablement élu lundi à la direction du Parti libéral démocrate (PLD) et s’apprête à prendre la tête de l’exécutif. A 71 ans, il a obtenu 377 voix, devançant largement l’ex-ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida (89 voix) et l’ex-ministre de la Défense Shigeru Ishiba (68 voix). Le vote pour la succession à la tête du gouvernement de Shinzo Abe, qui a annoncé fin août sa démission pour raisons de santé, est programmé ce mercredi à la chambre des représentants. Avec sa large victoire dans la primaire interne au PLD, qui détient la majorité, plus rien ne semble s’y opposer. Il reviendra à Yoshihide Suga d’aller au terme du mandat de son prédécesseur à la tête du PLD, en septembre 2021. Lors d’un débat la semaine dernière face à ses deux rivaux, il s’est engagé à maintenir le cap de la politique économique de Shinzo Abe, les «Abenomics», privilégiant la croissance économique au redressement des finances publiques.
Le site de e-commerce Allegro devrait réaliser la plus grosse introduction à la Bourse de Varsovie depuis celle de l’assureur PZU en 2010. Le groupe a annoncé lundi matin vouloir lever environ 1 milliard de zlotys (225 millions d’euros) par l'émission de nouvelles actions afin de rembourser une partie de sa dette.
Le groupement d’investisseurs Climate Action 100+, représentant 47.000 milliards de dollars d’actifs, a écrit aux 161 directeurs généraux et présidents de conseils d’administration des principales entreprises émettrices de gaz à effet de serre, pour leur demander de mettre en place des stratégies de neutralité carbone et de définir des objectifs pour en appuyer la mise en œuvre. Le Climate Action 100+ souhaite aussi que les entreprises se fixent des objectifs à moyen terme compatibles avec une réduction globale des émissions de 45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. Les entreprises seront évaluées sur les progrès réalisés. Pour cela, le groupement s’appuiera sur un nouveau «Climate Action 100+ Net-Zero Company Benchmark», qui devrait être publié en 2021. Cet indice fournira une analyse complète des entreprises qui mènent la transition vers la neutralité carbone, ainsi qu’une série d’autres indicateurs utilisés par les investisseurs pour éclairer les stratégies d’investissement et d’engagement des entreprises. Les entreprises ciblées par l’initiative font partie principalement des secteurs pétroliers et gaziers (25 %), des utilities (19 %) et des transports (16 %). A noter que le secteur agroalimentaire figure aussi en bonne place (14 %). Parmi les entreprises ayant reçu la lettre figurent notamment Airbus, EDF, Engie, LafargeHolcim et Total. La liste complète se trouve sur le site de Climate Action (100 http://www.climateaction100.org/).
En Norvège, le SSB, son institut statistique, prévoit désormais une récession moins grave cette année. L’économie devrait se contracter de 3,2% contre 3,9% attendu. Affectée par la crise sanitaire et par la chute des prix du pétrole, la Norvège affiche une performance supérieure à la moyenne des autres économies européennes. L’institut statistique anticipe en outre une hausse des taux par la Norges Bank dès mi-2021 au lieu de 2022. La baisse des taux directeurs à 0% par la banque centrale pour faire face à la crise a provoqué un rebond des prix de l’immobilier. Cela devrait accélérer la hausse des taux. La Norges Bank devrait communiquer ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation le 24 septembre.
Après la conférence de presse de jeudi, pendant laquelle la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) n’a rien annoncé, son chef économiste a posté vendredi un billet sur son blog où il souligne que la banque centrale ne peut pas se montrer complaisante avec l’inflation. Face au risque de déflation lié à la crise du Covid-19, et à une hausse de l’euro que la situation américaine et la stratégie accommodante de la Fed pourraient amplifier, il avait évoqué une deuxième étape de mesures lors de son intervention à Jackson Hole, le 27 août juste après Jerome Powel, avant d’être «repris» par Isabel Schnabel, autre membre du directoire de l’institution. «Nous gardons toutes les options ouvertes et nous serons prêts à en faire plus si nécessaire», a aussi déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence financière à Berlin.
La banque centrale, qui se réunit jeudi, devra tenir compte des derniers indicateurs de PIB et du risque d’un essoufflement de la reprise et d’une hausse du chômage.
Les ministres des Finances européens ont défini un nouveau calendrier de travail et espèrent que le dispositif de soutien commun sera opérationnel fin 2021.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en août aux Etats-Unis par rapport au mois précédent, en données corrigées, a annoncé le département américain du Travail. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, a également progressé de 0,4% par rapport à juillet. Ces données sont légèrement supérieures aux attentes des économistes qui anticipaient une inflation de 0,3% en août pour l’indice global comme pour l’indice de base. Par rapport à août 2019, l’indice global a augmenté de 1,3% le mois dernier, tandis que l’indice de base a crû de 1,7%.
La France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas ont appelé la Commission européenne à réguler les cryptomonnaies adossées à des actifs afin de protéger les consommateurs et de préserver la souveraineté des Etats dans leur politique monétaire. Si ces monnaies connaissent actuellement un succès indéniable, cette mesure apparaît comme une manière, pour les Etats, de se prémunir contre l’arrivée du Libra de Facebook. Les cinq pays exigent que les stablecoin soient adossés à une monnaie traditionnelle, et que des réserves en euros ou en d’autres monnaies d’Etats membre de l’Union européenne soient déposées dans des institutions agréées par l’Union. Par ailleurs, toutes les sociétés qui émettront des stablecoin devront être enregistrées dans l’Union européenne. De quoi menacer l’association qui pilote le Libra, dont le siège est à Genève.
Nikola a déclaré vendredi qu’il pourrait intenter une action en justice contre Hindenburg Research, au lendemain de la publication par le vendeur à découvert d’un rapport cinglant accusant le constructeur de camions électriques d'être une « fraude ». « Ce n'était pas un rapport de recherche et il n’est pas exact. Il s’agissait d’un coup monté pour le profit de la vente à découvert, motivé par la cupidité », a lancé Nikola dans un communiqué, sans citer nommément Hindenburg. Le fabricant de batteries électriques, qui vient de signer un accord avec GM, a également déclaré qu’il comptait saisir la SEC.
Le groupe suisse de boulangerie industrielle Aryzta confirme être en discussions avancées avec le fonds activiste Elliott, en vue d’une éventuelle OPA. A ce stade, « il n’y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à une offre », précise Aryzta. Aryzta rebondissait de plus de 14% en fin de séance et capitalise 708 millions de francs suisses (658 millions d’euros). Sa dette nette s'élève à 1,7 milliard d’euros, dont 900 millions de dettes hybrides et 300 millions de dette de location, précise Octo Finances.
La baisse des prix à la consommation en Allemagne est confirmée en août. L’indice IPCH a reculé de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an, selon Destatis, l’office fédéral de la statistique, conformément à une première estimation. C’est la première fois depuis plus de quatre ans que les prix baissent outre-Rhin, en raison de la crise provoquée par le coronavirus mais aussi de la diminution temporaire de la TVA de 19% à 16% depuis le 1er juillet dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement d’Angela Merkel.
L’homme d’affaires Michael Bloomberg, qui a englouti un milliard de dollars (840 millions d’euros) dans sa candidature infructueuse à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020, va offrir 100 millions au moins pour soutenir la campagne de Joe Biden en Floride. La décision du milliardaire a été annoncée à 51 jours du scrutin du 3 novembre. L’avantage financier dont le président sortant bénéficiait au début de la course à la Maison blanche s’est amenuisée, les républicains ayant dépensé sans compter.
Après le quasi non événement de la conférence de presse de jeudi, pendant laquelle la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) n’a rien annoncé, son chef économiste a posté vendredi un billet sur son blog où il insiste sur le fait que la banque centrale ne peut pas se montrer complaisante avec l’inflation. «La récente appréciation du taux de change de l’euro amortit les perspectives d’inflation (…). L’inflation de base devrait demeurer basse de manière persistante à moyen terme malgré une remontée progressive au-delà de l’horizon des projections (…). Il doit être parfaitement clair qu’il n’y a pas de place pour la moindre complaisance.»